C’était un… 24 septembre

768 : mort, à Saint-Denis, de Pépin le Bref, fils de Charles Martel et père de Carloman (qui ne régna que quatre ans) et de Charlemagne. Issu d’une lignée de maires du palais (véritables détenteurs du pouvoir sous les derniers Mérovingiens), il s’était fait proclamer roi des Francs en 751, envoyant au monastère dernier roi mérovingien Childéric III. Il est le fondateur de la dynastie carolingienne.

Gisant de Pépin le Bref et sa femme Bertrade de Laon (dite Berthe aux grands pieds) à la Basilique de Saint-Denis.

1715 : mort, près d’Epernay, du moine bénédictin Dom Pérignon, inventeur du procédé de champagnisation.

1852 : l’ingénieur français Henri Giffaud réalise le premier vol en ballon dirigeable, reliant Paris à Trappes.

1853 : la France prend officiellement possession de la Nouvelle-Calédonie, avec l’arrivée du contre-amiral Febvrier Despointes. Une précédente expédition avait été conduite en 1850, pour compléter l’hydrographie de l’île, mais l’équipage avait été dévoré par les Canaques, hormis trois marins faits prisonniers. La colonie prendra son essor avec l’arrivée des proscrits et des Communards. En 1878, les Canaques massacrèrent 128 Blancs et brûlèrent leurs maisons.

1871 : création, par le marquis de la Tour du Pin et Albert de Mun (tous deux avaient été camarades de captivité en 1870), de l’Œuvre des cercles catholiques ouvriers, fer de lance du catholicisme social. Considéré comme le maître du corporatisme, La Tour du Pin fut l’un des premiers à rejoindre, en 1899, l’Action française. Il a exposé sa doctrine dans un ouvrage fameux : « Vers un ordre social chrétien ».

► pour des livres de la Tour du Pin ou sur lui, voir ici. Sur le catholicisme social en général, voir le livre de Léo Imbert.

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23 septembre 1940 : l’agression britannique sur Dakar

Vue du pont arrière du croiseur Georges Leygues

Un article de José Castano :

« Après avoir été donné à la France par le traité de Paris, le 30 mai 1814, Dakar devint, en 1904, la capitale de l’Afrique Occidentale Française (AOF). Située à l’extrémité occidentale de l’Afrique, elle occupait, en 1940, une position stratégique considérable qui faisait bien des envieux. Au point de séparation de l’Atlantique Nord et Sud, en avancée face à l’Amérique Latine, sur le chemin entre l’Afrique du Sud et l’Europe, Dakar intéressait tout le monde et en premier lieu les Britanniques qui, sur le chemin traditionnel de l’Afrique australe et de l’Asie par le Cap, retrouvaient là l’un des enjeux de leurs rivalités coloniales avec la France et voulaient profiter de son écrasement.

En septembre 1940, le Maréchal Pétain avait confié au général Weygand la délégation générale du gouvernement en Afrique et le commandement en chef des troupes. Ainsi se trouvait affirmée la volonté de défendre l’Afrique mais aussi de préparer les moyens de la revanche.

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C’était un 22 septembre…

1711 : parti de France le 9 juin et ayant débarqué le 12, le corsaire René Duguay-Trouin se rend maître de Rio de Janeiro, la plus riche colonie portugaise au Brésil. Cette victoire fit grand bruit en Europe, tant par la hardiesse de l’entreprise que par la vigueur de l’exécution.

1793 : défaite des Bleus (les républicains) à Saint Fulgent face à Lescure et Charette. Westermann doit s’enfuir à la Châtaigneraie. En 5 jours, la Vendée a remporté cinq éclatantes victoires et rompu le cercle des 115 000 hommes, qui, d’après le plan de Canclaux, devaient l’écraser.

Description de l'image Bataille de Saint-Fulgent 1793.jpg.
Bataille de Saint-Fulgent, 1793.

1862 : tentant d’arrêter l’avancée sudiste, le président yankee Abraham Lincoln proclame l’émancipation partielle et conditionnelle des esclaves noirs, « chez les États rebelles seulement » !

1940 : Continuer la lecture de « C’était un 22 septembre… »

C’était un 20 septembre : la bataille des champs catalauniques

En l’an 451, les Huns connurent une défaite lourde de conséquences.

Cette confédération de barbares européens et asiatiques menée par Attila, dont le gigantesque empire était basé en Pannonie (Hongrie), entendait conquérir la Gaule.
Après avoir franchi le Rhin, les Huns détruisirent Metz. Mais ils se détournèrent de Paris suite à l’opposition menée par Sainte Geneviève, avant de se casser le nez sur la résistance d’Orléans. Quinze jours après, près de Chalons-en-Champagne se déroula la bataille des Champs catalauniques où les Huns furent battus par une coalition.

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C’était un… 19 septembre

1793 : à Torfou, victoire des Vendéens, commandés par Charette, face à l’armée dite « de Mayence », des soldats républicains commandés par Kleber.

► pour des livres, bandes dessinées et DVD sur la chouannerie et les guerres de Vendée, voir ici.

1812 : mort à Francfort, de Meyer Amschel Rothschild, le fondateur de la puissance financière de la famille.
Destiné à devenir rabbin, il entra chez un banquier de Hanovre où il se constitua un petit capital qui lui permit de s’installer comme prêteur et changeur à Francfort.
Il gagna la confiance du Landgrave de Hesse et devait rendre des services à l’Angleterre en lutte contre la France.
Il laissa cinq fils, anoblis par l’empereur Habsbourg d’Autriche en 1815 et faits barons en 1822. Son fils Nathan se constitua une énorme fortune en manipulant les cours de la bourse à l’occasion de la bataille de Waterloo.

1826 : disparition de William Morgan, ancien franc-maçon qui menaçait de dévoiler les secrets de la maçonnerie américaine. Le 10 septembre précédent, l’imprimerie qui devait publier son ouvrage fut incendiée. Le lendemain, Morgan fut arrêté sous un prétexte fallacieux. Rapidement disculpé, il fut à nouveau arrêté pour une dette de 2,68 dollars remontant à plus de cinq mois. Un inconnu régla sa dette le 12 septembre et emmena Morgan.
Il disparut finalement le 19 et ne fut jamais retrouvé vivant, ayant été très certainement tué par des « frères ». En octobre 1827, son corps fut repêché dans le lac Ontario. Le scandale fut énorme.
Dès 1828 fut fondé le « Parti anti-maçonnique ». Son candidat obtint, aux élections de 1832, plus de 1 300 000 suffrages et le parti compta jusqu’à 25 représentants à la Chambre, l’année suivante.
Entre 1827 et 1830, le nombre de loges de New York passa de 480 à 30 et celui de leurs membres de 20 000 à 3 000. Les loges ne reprirent leur essor qu’à partir de 1840.

1846 : apparition de la Sainte Vierge à la Salette (Isère), devant Maximin Giraud (11 ans) et Mélanie Calvat (14 ans).

« On ne respecte plus le dimanche, jour du Seigneur, on jure sans cesse en ne respectant pas le nom de mon Fils. Si mon peuple ne se convertit pas, il lui arrivera de grands malheurs. Je ne peux plus retenir le bras de mon Fils »

► pour des livres sur la Salette, voir ici.

1870 : début du siège de Paris par l’armée prussienne.

1914 : bombardement de la cathédrale de Reims par l’artillerie allemande.
Le toit, la charpente et le clocher de l’ange sont détruits. Le retentissement est mondial et Reims, déjà bombardée plusieurs fois, acquiert le statut de ville martyre.

la cathédrale de Reims en feu après le bombardement.

1946 : appel de Churchill, à Zurich, pour une union européenne. Ce jour peut être considéré comme la date de lancement de l’UE.

Source : Ephémérides nationalistes

18 septembre 1981 : abolition de la peine de mort en France

Le projet de loi abolissant la peine capitale, présenté par Robert Badinter, fut adopté par l’Assemblée nationale le 18 septembre 1981 (par la majorité de gauche mais aussi certaines voix de droite dont celles de Jacques Chirac et de Philippe Séguin), puis par le Sénat le 30 septembre 1981.
Badinter, avocat cosmopolite né en 1928, fut l’artisan majeur de cette petite révolution judiciaire (avec François Mitterrand, dont ce fut l’une des premières mesures), qu’il avait entamée en défendant et  sauvant de la guillotine Patrick Henry.
Ce dernier avait assassiné un enfant de 8 ans, qu’il avait kidnappé en demandant une rançon. Son procès s’ouvrit en 1977 et le tueur fut condamné à la prison à vie au lieu de la peine capitale.
Bien sûr, sa « perpétuité » n’atteint pas son terme et pris fin en 2001 alors que le détenu avait 48 ans.

La traditionnelle pyramide des peines lourdes fut décapitée avec l’abolition de la peine de mort, qui fut prise contre l’avis majoritaire des Français à l’époque !
En effet d’après des sondages d’octobre 1981, 62% des Français voulaient le maintien. Telle est la démocratie…
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C’était un… 17 septembre :

1394 : cent ans après l’Espagne, le roi de France Charles VI signe un décret bannissant perpétuellement les Juifs, aussi bien « de Languedoc comme de Languedoïl ». Tous comptes faits et toutes dettes réglées, ils doivent avoir « widié » le royaume avant le 3 décembre.
Un chroniqueur contemporaine relate : « Les usures des Juifs, qui devenaient de jour en jour plus odieuses et qui s’étendaient sur tout le royaume, avaient réduit plusieurs familles à la plus affreuse misère. Aussi ces ennemis de Jésus-Christ s’étaient-ils attiré la haine de tous les Français. […] Comme les Juifs tournaient en dérision le culte des chrétiens, la plupart de ceux qui vivaient continuellement avec eux perdaient toute l’ardeur de leur foi. C’était une honte pour le royaume de France, et il s’ensuivait de graves inconvénients. » (Chronique du religieux de Saint-Denys)

1665 : mort à Madrid, de Philippe IV, souverain espagnol. Ce décès déclenche la « guerre de dévolution » (qui durera jusqu’en 1668). Louis XIV réclame pour sa femme Marie-Thérèse, fille aînée du défunt, les provinces flamandes et la Franche-Comté.

1759 : chute de Québec, prise par les Anglais qui l’assiégeaient depuis trois mois.

• 1793 : petit rappel démocratique.
Ce jour, à la veille d’instaurer la Grande Terreur, la Convention vote la « loi des suspects ».
Elle permet l’arrestation de ceux qui « n’ayant rien fait contre la Liberté, n’ont rien fait pour elle ».
Tout le monde est menacé et les massacres vont prendre de l’ampleur. En un an, 500 000 « suspects » ont été arrêtés, et 300 000 placés en résidence surveillée. Notez que les manuels scolaires préfèrent évoquer avec effroi les minces « lettres de cachet » royales.

1863 : mort, à Paris, de l’écrivain royaliste Alfred de Vigny. Son livre Cinq-Mars (1826) fut le premier roman historique français.

1921 : dernier général des armées blanches, le baron Roman von Ungern-Sternberg – dit « le baron fou » – est fusillé par les Rouges à Novossibirsk.
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C’était un… 16 septembre

1380 : mort, à Nogent-sur-Marne, du roi de France Charles V « le Sage ». Il avait débarrassé le royaume des Grandes Compagnies et reprit aux Anglais presque toutes les régions qu’ils aaient occupées. Il créa la Bibliothèque nationale.

1943 : ainsi que le 23 septembre, les Alliés ravagent la ville de Nantes.
Leurs bombardements massifs font 1463 morts et 2500 blessés civils.
700 maisons et immeubles sont détruits et près de 3 000 rendus inhabitables, sans que l’on voit bien l’intérêt militaire de raids aussi meurtriers.
De Gaulle ne s’offusquera naturellement pas.

► Sur ce thème, on pourra lire Quand les Alliés bombardaient la France, d’Eddy Florentin.

1940 : la Roumanie est proclamée « Etat national légionnaire ». Le général Antonescu endosse à son tour la chemise verte des partisans de Codréanu.

1946 : mort du célèbre dessinateur montmartrois Francisque Poulbot, qui a donné son nom aux enfants pauvres de la butte Montmartre, qu’il a souvent illustrés. Patriote, très philantrope, il avait dessiné des cartes postales pour la Légion française des combattants.

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C’était un 15 septembre…

1635 : le flibustier Pierre Belain d’Esnambuc prend possession de la Martinique pour la France.

Pierre Belain d’Esnambuc débarquant à la Martinique.

Il débarque dans la rade de Saint-Pierre avec 150 colons français qui ont été chassés par les Anglais de l’île Saint-Christophe. Il installe ainsi la première colonie dans l’île, pour le compte de la couronne de France et de la Compagnie des îles d’Amérique. Il a reçu du cardinal de Richelieu le pouvoir de coloniser toutes les îles qu’il trouverait et qui ne seraient pas occupées par des chrétiens.

Description de cette image, également commentée ci-après1700 : mort, à l’âge de 87 ans, d’André Le Nôtre, jardinier du roi Louis XIV de 1645 à 1700.  Il eut notamment pour tâche de concevoir l’aménagement du parc et des jardins du château de Versailles, mais aussi celui de Vaux-le-Vicomte et Chantilly.

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C’était un 14 septembre…

1759 : mort du marquis Louis de Montcalm de saint-Véran, général français, en défendant Québec assiégée, des suites d’une blessure reçue la veille lors de la bataille des Plaines d’Abraham.
Un trou, qu’une bombe avait fait, servit de sépulture à ce maréchal de camp qui avait résolu de sauver le Canada des Anglais.
Sa mort entraîna pour la France la perte de la ville de Québec et bientôt de toute la Nouvelle-France.
A lire : Montcalm, de Marie-Magdeleine Del Perugia, Ed. de Paris, disponible ici.

1944 : Robert Brasillach se présente volontairement à la préfecture de police de Paris, afin d’obtenir la libération de sa mère, arrêtée le 25 août dans le seul but de l’obliger à se livrer.
Bien qu’il n’y ait pas de mandat d’arrêt contre lui, il est transféré au camp de Noisy le Sec, puis, le 15 octobre à Fresnes. On lui reproche ses articles dans Je suis partout.
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C’était un… 13 septembre

-490 : victoire de Marathon remportée par le général athénien Miltiade sur les Perses de Darius. Fin de la première guerre médique. On sait comment la nouvelle fut portée à Athènes, à près de 43 km du champ de bataille, par le célèbre « soldat de Marathon » qui tomba mort d’épuisement en arrivant sur l’Agora.  Il eut encore la force de crier : « réjouissez-vous, nous sommes vainqueurs ! »

1515 : victoire de Marignan.
Cet épisode d’importance s’est déroulé le 13 (et le 14) septembre 1515 en Italie, dans le Milanais.

Ce jour-là, les troupes de François Ier rencontrent les piquiers suisses (mercenaires au service du duché de Milan) dans une petite bourgade proche de la cité.
Après un essai de négociation, les Suisses attaquent.
Le roi, qui était à table, se lève et s’écrit : « Qui m’aime me suive ! », phrase passée à la postérité.
Au cours de ce combat long et furieux, l’artillerie et la cavalerie françaises ont raison des Suisses réputés invincibles.
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C’était un… 12 septembre

La Bataille de Vienne par Józef Brandt.

1683 : alors que Vienne est assiégée par les Turcs, qui occupent une partie de l’Europe et menacent l’autre, une bataille a lieu devant la ville, sur la colline du Kahlenberg.
Elle oppose d’un côté les troupes chrétiennes (60 000 Impériaux et 25 000 Polonais) venues briser le siège et menées par le roi polonais Jean III Sobieski et de l’autre les Turcs ottomans (entre 140 000 et 170 000 hommes).
C’est une victoire éclatante des Européens.
Cette défaite décisive des Ottomans fut le point de départ d’une campagne militaire de 16 ans qui devait permettre aux Habsbourg de reprendre les territoires de Hongrie-Croatie et de mettre fin à la menace ottomane en Europe centrale.
La fête du « très saint Nom de la bienheureuse Marie » fut instituée par ordre du souverain pontife Innocent XI, au jour du 12 septembre, en action de grâces de cette victoire remportée par la protection de la Vierge.
Pour l’anecdote, on attribue généralement à cette bataille l’origine du croissant de boulangerie, ayant la forme de l’emblème des Ottomans vaincus (mais les croissants ont de moins en moins une forme de… croissant ; vous l’avez peut-être noté…).

1764 : mort, à Paris, du compositeur et claveciniste Jean-Philippe Rameau. Injustement oublié par les romantiques, il fut réhabilité par Claude Debussy.

1889 : mort, à Massy, de l’historien Fustel de Coulanges, dont l’œuvre (particulièrement la Cité antique) constitue une réaction contre l’histoire romantique des libéraux et révolutionnaires Michelet et Augustin Thierry.

voir ici les livres de Fustel de Coulanges, et un à son propos.

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C’était un… 11 septembre

1709 : bataille de Malplaquet (aux Pays-Bas), au cours de la guerre de Succession d’Espagne, entre l’armée de Louis XIV et les coalisés hollandais et autrichiens. Bien que l’armée française fît retraite, elle infligea à ses ennemis des pertes quatre fois plus importantes que les siennes, et l’invasion de la France fut empêchée. Voir le détail en fin de cet article. « Malborough s’en va en guerre… »

1733 : mort, à Paris, du compositeur et organiste François Couperin, dit Couperin le Grand. Il réalisa une brillante synthèse des styles baroques français et italien dans près de 240 pièces pour clavecin.

1758 : la victoire de Saint-Cast-le-Guildo (Côtes-d’Armor) est remportée sur les Anglais par les miliciens bretons et les soldats du Roi commandés par Emmanuel de Vignerot du Plessis-Richelieu, duc d’Aiguillon, alors Gouverneur du Duché de Bretagne et petit neveu du Cardinal.
Les 10 000 fantassins anglais de Bligh échouent à s’emparer de Saint-Malo en débarquant trop à l’Ouest. Ils sont ensuite repoussés par les Bretons et rembarquent en abandonnant 4 000 tués et blessés et entre 600 et 800 prisonniers.

1912 : le Français Fourny réalise le premier vol aérien de plus de 1000 km.

1917 : Georges Guynemer, « as des as » à 23 ans, héros des ailes françaises déjà crédité de 53 victoires, disparaît dans le ciel de Flandre, entre Dixmude et Ypres. Les conseils de révision ayant deux fois refusé de l’incorporer en 1914, il était entré par subterfuge dans l’armée de l’air. Son corps ne fut jamais retrouvé.
Citation lue au pied du drapeau dans toutes les bases aériennes françaises : « mort au champ d’honneur, à Poelkapelle, le 11 septembre 1917.
Héros légendaire, tombé en plein ciel de gloire après trois ans de lutte ardente. Reste le plus pur symbole des qualités de la race : ténacité indomptable, énergie farouche, courage sublime.
Animé de la foi la plus inébranlable dans la victoire, il lègue au soldat français un souvenir impérissable qui exalte l’esprit de sacrifice et provoquera les plus nobles émulations.
»

Détails sur la bataille de Malplaquet :
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C’était un… 10 septembre

954 : mort, à Reims, de Louis IV, roi des Francs. Il avait poursuivi un loup qu’il avait aperçu, sur la route de Laon à Reims, jusqu’à faire une chute de cheval qui lui sera mortelle. Le chroniqueur Flodoard, contemporain, verra en ce loup fatal un prodige divin destiné à châtier le roi pour un crime de son passé.

1678 : signature de la paix de Nimègue. L’Espagne remet à la France douze villes-frontières flamandes, ainsi que le Comté de Bourgogne. Louis XIV devient l’arbitre de l’Europe.

1919 : traité de Saint-Germain-en-Laye signé entre l’Autriche et les Alliés. Il redécoupa l’Europe en démembrant les anciennes positions des Habsbourg : le Tyrol du Sud et le Trentin à l’Italie, les Sudètes à la Tchécoslovaquie, la Styrie du Sud et une partie de la Carinthie à la Yougoslavie. Ce qui allait créer des frustations. L’union de l’Allemagne et de l’Autriche (Anschluss) est interdite. Les forces militaires sont réduites à 30 000 hommes. L’Autriche doit reconnaître sa responsabilité dans le déclenchement de la guerre et payer des réparations.

Traité de St Germain en Laye :  l’Autriche signa mais ne put participer aux négociations

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C’était un… 9 septembre

9 : bataille de Teutoburg. Les Germains menés par Arminius (Hermann) défont l’armée romaine de Varus : plusieurs légions disparaissent, entre 16 000 et 20 000 légionnaires meurent. Cette victoire décisive porte un coup d’arrêt à l’expansion romaine en Germanie.

1087 : mort à Rouen, des suites d’une chute de cheval survenue trois mois plus tôt, de Guillaume le Conquérant, roi d’Angleterre et duc de Normandie (et à ce titre vassal du roi de France).

1899 : après la révision du procès ordonnée par Émile Loubet le 3 juin, cinq jurés sur sept du conseil de guerre de Rennes réitèrent leur jugement de 1894 : Alfred Dreyfus est à nouveau condamné (mais avec « circonstances atténuantes »), cette fois à dix ans de détention. Il est pourtant gracié, le 19 septembre, par le président de la République.

1922 : les forces turques, qui viennent de vaincre les armées grecques qui avaient récupéré l’Asie Mineure, entrent dans la ville de Smyrne (devenue « Izmir »), en commettant force massacres et atrocités, allant jusqu’à crucifier l’évêque orthodoxe du lieu sur les quais du port égéen. Les Britanniques ayant décidé d’abandonner les Grecs, pour ne pas pousser les Turcs dans le camp soviétique, les escadres de la Royal Navy, au large de Smyrne, n’interviennent pas et n’annulent même pas le concert prévu sur l’un des bâtiments de guerre. L’orchestre joue tandis que la ville est livrée aux flammes et que ses habitants sont violés et égorgés par les Turcs.

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