C’était un 15 mai…

1961 : inauguration du Canal  du Midi.

Long de 321 km, il relie la Garonne (au niveau de Toulouse) à la mer Méditerranée. Il fut considéré par ses contemporains comme le plus grand chantier du XVIIe siècle.
Sous le règne de Louis XIV, Pierre-Paul Riquet supervisa ce projet aux allures d’improbable défi, et fit preuve d’une grande largesse à l’égard des ouvriers et artisans (12 000 au total), posant d’indiscutables avancées sociales.
Il ne verra pas la fin de l’oeuvre débutée en 1666, rendant l’âme en 1680.
Le canal fournit, avec le canal latéral à la Garonne, une voie navigable de l’Atlantique à la mer Méditerranée.
Il a été prolongé par le canal du Rhône à Sète. D’abord nommé canal royal en Languedoc, les révolutionnaires le rebaptisent en canal du Midi en 1789.
Prisé des vacanciers, il est l’un des plus anciens canaux d’Europe encore en fonctionnement.

Le canal du Midi I Détours en France

Plus d’informations sur wikipedia et sur ce site bien illustré.

1815 : durant les Cent-Jours, début officiel d’une nouvelle chouannerie, quand plusieurs proclamations de révolte sont publiées en Bretagne, en Vendée et dans le Maine, face au régime et aux projets que veut mettre en place Napoléon.

1891 : publication de l’encyclique Rerum novarum (« des innovations »), par le pape Léon XIII. Elle constitue le texte inaugural de ce qu’on a appelé la doctrine sociale de l’Église, face à la montée de la question sociale. Elle dénonce la pauvreté qui pèse sur la majeure partie de la classe ouvrière et condamne les mouvements politiques d’inspiration socialiste et marxiste ainsi que les excès du capitalisme. On peut la lire ici par exemple.

1917 : le général Philippe Pétain remplace le général Robert Nivelle, comme commandant en chef français.

1948 : en Roumanie, le gouvernement communiste rafle l’essentiel des anciens cadres encore présents du « mouvement légionnaire », nationaliste et chrétien, de Corneliu Codreanu, soit environ 20 000 personnes. La plupart mourront en prison.

1958 : dissolution, par décret, en se fondant sur le décret-loi de 1936, de la Phalange française, du Front d’action nationale, de Jeune Nation et du Parti patriote révolutionnaire.

1960 : scission du syndicat étudiant UNEF, à la suite d’une motion pro-FLN.
Création de la Fédération des étudiants nationalistes (regroupant nombre des jeunes de l’organisation « Jeune nation », dissoute deux ans auparavant). Son texte fondateur, publié l’été suivant, Le Manifeste de la classe 60 (rédigé notamment par Dominique Venner, mais aussi par un François d’Orvical), fait écho à la célèbre Lettre à un soldat de la classe 60 de Robert Brasillach.

La FEN se propose comme « l’école d’une élite révolutionnaire ayant vocation à prendre en mains l’avenir du pays, porteuse d’une éthique supérieure animée par une philosophie proprement nationaliste et une opposition intransigeante à toutes les formes d’égalitarisme, que ce soit la démocratie bourgeoise ou le marxisme. »

Elle se préoccupe particulièrement de formation tant doctrinale que physique. D’un côté, elle organise l’été des camps-écoles au caractère ouvertement paramilitaire ; de l’autre, elle a publié de 1962 à 1967 une petite revue d’une remarquable tenue, les Cahiers universitaires, dont le tirage aurait dépassé les 10 000 exemplaires, et attire de jeunes intellectuels qui ne se feront pas oublier par la suite (Alain de Benoist, Guy Conrad, François Duprat, Jean-Claude Jacquard, Jean-Claude Valla, Pierre Vial).
Patrick Devedjian, Gérard Longuet, Alain Madelin, Alain Robert en seront membres avant d’être exclus en 1964 et de créer le mouvement rival Occident.
La FEN sera proche d’Europe-Action (qui se transformera en Mouvement nationaliste du progrès) et la plupart des futurs cadres du courant hasardeux de la « Nouvelle Droite » en seront issus.
Vers 66-67 elle s’effacera, sa base militante étant dans une large mesure siphonnée par Occident.

Dans un tract distribué en 1963, elle mettait en garde, hélas vainement :
«  L’élite nouvelle doit établir l’unité de la nation, unité politique excluant la division en partis multiples… Elle doit défendre l’ethnie française, qui est la base fondamentale de notre existence nationale, et dont l’altération par des apports étrangers caractérisés déterminerait la disparition certaine…  »

Pour l’anecdote, le chanteur « Antoine », vedette et figure de proue du mouvement beatnik et de la mode hippie en France vers 66-67, avait été militant de la FEN à Annecy, à ses débuts.