
• Epiphanie : fête, dans le monde chrétien, appelée aussi jour des Rois, célébrant la manifestation de Jésus aux « rois mages », c’est-à-dire à l’humanité entière. Avant le Concordat s’était en France une fête d’obligation, suivie d’un octave.
« Ô gloire infinie de ce grand jour, dans lequel commence le mouvement des nations vers l’Église, la vraie Jérusalem !
[…] Les Mages, prémices de la Gentilité, ont été introduits auprès du grand Roi qu’ils cherchaient, et nous les avons suivis. L’Enfant nous a souri comme à eux. Toutes les fatigues de ce long voyage qui mène à Dieu sont oubliées ; l’Emmanuel reste avec nous, et nous avec lui. Bethléem, qui nous a reçus, nous garde à jamais ; car à Bethléem nous possédons l’Enfant et Marie sa Mère. En quel lieu du monde trouverions-nous des biens aussi précieux ?
[…] Nous venons à notre tour vous adorer, ô Christ, dans cette royale Épiphanie qui rassemble aujourd’hui à vos pieds toutes les nations. Nous nous pressons sur les pas des Mages ; car, nous aussi, nous avons vu l’étoile, et nous sommes accourus. Gloire à vous, notre Roi ! »Dom Guéranger
• 1412 : naissance de sainte Jeanne d’Arc, à Domrémy, village du Barrois situé entre Vaucouleurs et Neufchâteau, dans la vallée de la Meuse.
• 1535 : fondation de Lima, future capitale du Pérou, par le conquistador espagnol François Pizarre (Pizarro).
• 1794 : date (approximative) de la mort de Maurice d’Elbée, que les paysans vendéens insurgés étaient venus chercher et avaient contraint à devenir leur chef.
Bon tacticien, il fut l’un des chefs les plus importants de l’Armée catholique et royale, dont il fut élu généralissime, succédant à Cathelineau, en juillet 1793.
Au printemps, il avait sauvé la vie de prisonniers républicains de la vengeance de ses hommes, rendus furieux par les crimes des Bleus. Dans cet épisode resté célèbre, il fit réciter à ses combattants le Notre-Père, et au moment où l’on disait « pardonnez-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés », il les interrompit et leur donna une leçon de morale qui porta ses fruits.
Grièvement blessé à la bataille de Cholet, il fut capturé après la bataille de Noirmoutier (après laquelle 1500 Vendéens qui s’étaient rendus contre la promesse d’avoir la vie sauve furent fusillés par les républicains).
D’Elbée fut assassiné entre le 6 et le 9 janvier. Incapable de marcher, il fut porté sur un fauteuil jusqu’à la place d’Armes, et fusillé en compagnie d’autres chefs, dont l’ancien commandant républicain de Noirmoutier, accusé de trahison, que les officiers royalistes tentèrent en vain d’innocenter au dernier moment.
Son épouse et d’autres femmes seront fusillés à la fin du mois.

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• 1794 : pour s’être révoltée contre les excès révolutionnaires, Marseille, est « épurée » par Barras et Fréron et est renommée « Ville-sans-nom ». La répression sanglante dure jusqu’au 12 février.
• 1884 : mort, à Brünn, du religieux et généticien Gregor Mendel, qui découvrit les lois générales de l’hérédité.
• 1972 : mort de Xavier Vallat, avocat, journaliste et homme politique nationaliste et catholique, né en 1891.

Elu plusieurs fois député de l’Ardèche à partir de 1919, il fut très proche de l’Action française jusqu’à la condamnation de celle-ci en 1926 (et un peu moins après), militant de la Fédération nationale catholique, et de la Ligue franc-catholique (association antimaçonnique). Il défendit devant les tribunaux les militants nationalistes (notamment des « Cagoulards »).
Il fut réélu député en 1936 comme membre de la Fédération républicaine – à laquelle il avait adhéré en 1933 – et devint l’un des représentants éminents de ce parti de la droite parlementaire qui évolua vers le nationalisme au cours des années 1930. Vallat s’illustra à la Chambre comme un excellent orateur, redouté par la gauche.
Il est connu pour y avoir interpellé Léon Blum, nouveau président du Conseil : « Pour la première fois, ce vieux pays gallo-romain sera gouverné par un Juif […] Je n’entends pas oublier l’amitié qui me lie à mes frères d’armes israélites. Je n’entends pas dénier aux membres de la race juive qui viennent chez nous le droit de s’acclimater comme tant d’autres qui viennent s’y faire naturaliser. Je dis, parce que je le pense — et j’ai cette originalité qui, quelquefois, me fait assumer une tâche ingrate, de dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas — que, pour gouverner cette nation paysanne qu’est la France, il vaut mieux avoir quelqu’un dont les origines, si modestes soient-elles, se perdent dans les entrailles de notre sol qu’un talmudiste subtil. »
Il réclama aussi, comme la droite et le centre, le droit de vote des femmes (que la gauche redoutait, les Françaises étant conservatrices).
Sous Vichy, il fut nommé secrétaire général aux anciens combattants, et à ce titre responsable de la Légion française des combattants, il prit en mars 1941 la tête du nouvellement créé Commissariat général aux questions juives (il restera surtout connu pour cela par le grand public, à cause des médias), et fonda l’Union générale des israélites de France.
Mal vu par les Allemands – car il s’opposait au port de l’étoile jaune – qui lui interdirent de se rendre en zone occupé, il fut remplacé sous leur pression en mai 1942 par le plus radical Louis Darquier de Pellepoix.
Toujours fidèle au Maréchal et à la Révolution nationale, il remplaça Jacques Péricard, décédé, comme vice-président de la Légion française des combattants en avril 1944. Du 29 juin au 19 août 1944, il remplaça Philippe Henriot, après l’assassinat de ce dernier, au micro de Radio-Paris, à la demande de Pierre Laval.
Après la Libération, il fut incarcéré jusqu’en décembre 1949 (libération conditionnelle assortie d’une interdiction de séjour à Paris, avant d’être vraiment libéré en 1952). A son procès, en 1947, plusieurs Juifs étaient venus témoigner en sa faveur, expliquant qu’il les avait protégés des Allemands.
Après la guerre, il publia plusieurs ouvrages, notamment sa correspondance clandestine avec Maurras pendant l’incarcération de ce dernier (Lettres passe-murailles), et le Nez de Cléopâtre (« souvenirs d’un homme de droite, 1919-1944 »).
Redevenu monarchiste, il collabora sous pseudonyme à Aspects de la France, périodique successeur de l’Action française. Il devint membre du comité directeur de la Restauration nationale (mouvement politique royaliste issu de l’AF, fondé en 1955), et éditorialiste vedette d’Aspects de la France sous son nom, co-directeur (avec Georges Calzant) puis directeur de juin 1962 à février 1966 de ce périodique.
Il collabora aussi à Libertés françaises, revue fondée en 1955 et dirigée par François Daudet, et moins régulièrement à Écrits de Paris, l’hebdomadaire France catholique, Notre temps, Ecclesia. Il devient en 1963 membre du comité de patronage de la Société des Amis d’Édouard Drumont.
Il se retira en 1966 à Annonay (en Ardèche).
Il prit position en faveur d’Israël lors de la guerre des Six Jours en 1967 (comme Rebatet).
Il fut enterré à Pailharès, en Ardèche le 8 janvier 1972.
Les haineux activistes Beate et Serge Klarsfeld vinrent faire de la provocation à ses funérailles, accompagnés du photographe Élie Kagan, en arborant une étoile jaune (et témoignant ainsi de leur ignorance de l’histoire réelle).