C’était un… 12 mai.

Le duc Henri de Guise lors de la journée des Barricades, illustration de Paul Lehugeur, xixe siècle.

1588 : journée des Barricades, à Paris : soulèvement populaire, dans le sillage du duc de Guise, chef de la Sainte Ligue, car les Parisiens soupçonnent le roi Henri III de vouloir désigner comme successeur Henri de Navarre (futur Henri IV), un protestant.
La journée se termine par la mort d’une soixantaine de soldats et la victoire du duc de Guise qui prend possession de Paris. Elle valut aux Parisiens sept années de misère. Le roi Henri III sortit secrètement de sa capitale le lendemain, pour n’y plus rentrer.
Dès lors en position de force, Henri de Guise en profite pour faire signer l’édit d’Union à Henri III (ce dernier s’engage à ne jamais conclure « aucune paix ou trêve avec les hérétiques ») et se faire nommer lieutenant général du royaume.

1797 : fin de la République de Venise, après 1100 ans d’existence et d’indépendance. Elle était restée neutre au cours des années précédentes, alors que la Révolution française bouleversait l’Europe de l’Ouest, mais l’armée de celle-ci, menée par Napoléon, renverse ce jour le patriarcat vénitien.

1802 : vote du consulat à vie, en faveur du putschiste de 1799, Bonaparte.

1839 : opération insurrectionnelle déclenchée par la société secrète républicaine Les Saisons, dont les meneurs sont Martin Bernard, Armand Barbès et Auguste Blanqui. Ils entraînent quelques centaines de leurs partisans à l’assaut de l’hôtel de ville de Paris. L’opération échoue, écrasée par l’armée et la garde nationale, et les conjurés sont arrêtés (jusqu’au lendemain 13 mai).

1881 : traité du Bardo, qui instaure le protectorat de la France sur la Tunisie.

1907 : mort, à Paris, de l’écrivain Joris-Karl Huysmans, qui s’était converti au catholicisme en 1892 (voir l’appréciation que l’abbé Bethléem fait de son oeuvre ici).