• 1443 : mort, d’Étienne de Vignoles, dit La Hire (à cause de son caractère prompt à la colère, à l’ire). Cet homme de guerre français fut un des plus fameux compagnons d’armes de Jeanne d’Arc, et peut-être le seul à avoir tenté de la délivrer après sa capture. Le valet de cœur des jeux de carte est souvent nommé Lahire, en sa mémoire.

• 1891 : mort, à Paris, du baron Haussmann. Préfet de la Seine de 1853 à 1870, il avait dirigé les transformations de Paris sous le Second Empire en approfondissant le vaste plan de rénovation commencé par ses prédécesseurs. Les transformations sont telles que l’on parle de bâtiments « haussmanniens » pour les nombreux édifices construits le long des larges avenues percées dans Paris sous sa houlette, les travaux réalisés ayant donné à l’ancien Paris médiéval le visage qu’on lui connaît aujourd’hui.
• 1897 : mort, à Boulogne-Billancourt, de l’abbé Louis Roussel, prêtre qui avait fondé et porté à bouts de bras l’œuvre sociale des Orphelins-apprentis d’Auteuil, et créé l’hebdomadaire à succès La France illustrée.
• 1952 : mort, des suites d’un cancer, de Jean de Lattre de Tassigny, maréchal de France (à titre posthume). Plus jeune général de France au début de la Deuxième Guerre mondiale, il se battit avec un succès indéniable, jusqu’à l’armistice.
Sous « Vichy », il resta dans l’Armée d’armistice, où il fut commandant en chef des troupes en Tunisie. Le 11 novembre 1942, lorsque la zone libre est envahie par les troupes allemandes, à la suite du débarquement des Alliés en Afrique du Nord, il fut arrêté et condamné à dix ans de prison, pour avoir désobéi au gouvernement, et, seul général en activité à le faire, ordonné à ses troupes de s’opposer aux Allemands. Il parvint à s’évader et rallia le CFLN à Alger, fin 1943. Il fut l’un des grands chefs de l’Armée de Libération entre 1943 et 1945, s’illustrant à la tête de la 1re armée, qui, après le débarquement de Provence du 15 août 1944, mena la campagne victorieuse, dite « Rhin et Danube », contre le Troisième Reich. Il fut le seul général français de la Seconde Guerre mondiale à avoir commandé de grandes unités américaines.
Il est le représentant français à la signature de la capitulation allemande à Berlin, le 8 mai 1945, aux côtés d’Eisenhower, Joukov, et Montgomery.
De 1948 à 1950, il fut auprès de ce dernier le premier commandant en chef des Forces terrestres de l’Europe occidentale.
Fin 1950, il fut envoyé redresser la situation sur le front indochinois, et cumula alors les postes de gouverneur de l’Indochine et de commandant en chef du corps expéditionnaire français en Extrême-Orient. Il remporta en 1951 plusieurs victoires importantes contre le Viet-Minh, mais, atteint par la maladie (métastases cancéreuses à la hanche), il dut quitter l’Indochine dès la fin de l’année, pour se faire soigner en France.
• 1986 : mort, accidentelle, du colonel Roger Trinquier, à l’âge de 77 ans. Officier parachutiste, ayant participé à la guerre d’Indochine, à la crise de Suez et à la guerre d’Algérie (jouant un rôle de premier plan lors de la bataille d’Alger en 1957, y vainquant le FLN), il était multi-décoré. Il devint un théoricien de la guerre contre-insurectionnelle, étudié ensuite aux Etats-Unis notamment.
Sa carrière fut freinée car il ne voulut jamais, par principe, remplir le questionnaire que les autorités de la Libération imposaient aux militaires en poste en Extrême-Orient pendant la Deuxième guerre, et par son soutien naturel à la révolte des généraux en 1961 contre le parjure de De Gaulle.