C’était un 6 avril…

1333 : une déclaration générale interdit formellement aux juges d’autoriser le combat judiciaire (« jugement de Dieu »). Cependant, en 1386, le parlement de Paris ordonne un duel entre deux seigneurs. Ce fut le dernier.

• 1652 : Jan van Riebeeck accoste au Cap de Bonne Espérance, alors vide de toute population, pour y fonder une colonie, qui deviendra la République Sud-africaine. Ce n’est qu’en 1770, que les Bœrs rencontrèrent pour la première fois des Noirs, les Bantous.

1768 : deux vaisseaux français, La Boudeuse et l’Étoile, commandés par le lieutenant de vaisseau Bougainville, découvrent Tahiti.
Pendant son séjour, Bougainville est subjugué par la beauté de l’île et par ses indigènes hospitaliers, aux mœurs débauchées.

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C’était aussi un 3 avril : promulgation de la « nouvelle messe »

Ce jour-là, Paul VI introduisit un nouveau rite de la messe, avec la constitution Missale Romanum. Il s’agissait d’un rite constitué ex novo. Prévu en latin, il fut très vite célébré dans les langues locales et contribua à vider largement les églises (« sans le latin la messe nous em… » chantait Brassens).

La messe traditionnelle, codifiée par le grand concile de Trente (1563) mais remontant à bien plus loin, fut de facto interdite. Des prêtres en moururent de chagrin.

Après la « réforme » (pour ne pas dire révolution, en divers domaines) théologique opérée par le concile Vatican II (qui voulut concilier la religion catholique et le monde moderne issu des « Lumières », et qui fut un « 1789 dans l’Eglise » d’après le cardinal Suenens, l’un de ses partisans), c’était au tour de la « réforme » liturgique, décidée par ce même concile.

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C’était un 3 avril…

1312 : pressé par Philippe le Bel, Clément V, par la bulle Vox in excelsis, prononce la dissolution du fameux et puissant ordre du Temple, qui avait été créé en 1119 à Jérusalem.

1732 : à Paris, la plus ancienne loge maçonnique française connue, Au Louis d’argent, reçoit ses lettres patentes de Londres. Elle se réunissait en fait depuis le 12 juin 1725 dans un restaurant tenu par un Anglais.

Résultat de recherche d'images pour "jesse james"1882 : mort de Jesse James, célèbre hors-la-loi américain, qui fut en réalité un guérillero sudiste. Il est assassiné par un membre de son gang. Alain Sanders lui a consacré une biographie.

1962 : à Alger, attaque par l’OAS de la clinique du Beau-Fraisier, repaire des terroristes du FLN : 9 morts, 30 blessés. C’est aussi l’occasion de voir à l’œuvre l’une des premières grandes opérations de manipulation médiatique…

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C’était un 1er avril…

1904 : circulaire du ministère de la justice prescrivant la laïcisation des prétoires et des palais de justice, en particulier le décrochage des croix et des tableaux à caractère religieux.

1939 : fin de la guerre civile espagnole. La « Croisade » contre les Rouges est une victoire totale. Dernier communiqué du quartier général, le seul jamais signé par Franco : « la guerre est terminée ».

1959 : inauguration par Francisco Franco du majestueux Valle de los Caïdos, le grand mausolée de la Guerre civile.
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C’était un 30 mars…

1282 : début des « vêpres siciliennes ». Dans la journée du Lundi de Pâques, les Siciliens, révoltés contre Charles Ier d’Anjou et soutenu par Pierre III d’Aragon, massacrent les quelques 8 000 Français qui se trouvent dans l’île (dont 2000 la première journée). Ils étaient identifiés à leur façon de prononcer « cicero » (pois-chiche), mot difficile à prononcer pour des Français de l’époque. Verdi devait en faire un opéra quelques siècles plus tard.

1349 : union définitive à la France du Dauphiné, lequel devient l’apanage du prince héritier, appelé désormais le « Dauphin ».

1707 : mort, à Paris, de Sébastien le Prestre de Vauban, maréchal de France, commissaire général des fortifications depuis 1678. Originaire du Nivernais, il perfectionna la défense des villes et dirigea lui-même de nombreux sièges. Sa franchise et ses critiques contre la cour lui avaient aliéné la faveur du roi. Son projet de dîme royale, publié sans autorisation, fut saisi. On lui doit moult places fortifiées encore debout. Un article biographique intéressant est paru sur lui dans la revue L’Héritage n°6.

1886 : adoption d’une loi, proposée par le franc-maçon Blatin, autorisant la crémation des corps en France. L’Eglise condamne cette pratique le 19 mai.
Pour connaître le point de vue de l’Eglise sur cette question, un fascicule bien fait a été édité dans la Tradition.

1912 :

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C’était un 29 mars…

1796 : exécution, à Nantes, du général vendéen François-Athanase baron de Charette de la Contrie.
Après avoir longuement et courageusement combattu les armées terroristes républicaines en Bretagne et en Vendée, à la tête de dizaines de milliers de contre-révolutionnaires (il était surnommé « le Roi de la Vendée »), il finit capturé dans les bois de la Chabotterie avec seulement 32 fidèles à ses côtés.
Conduit à Nantes, il est condamné à mort et fusillé ce 29 mars place Viarme. Peu avant le moment fatidique, il déclare : « Seigneur, entre tes mains je remets mon esprit. » Refusant d’avoir les yeux bandés, il commande lui-même le peloton d’exécution, après avoir lancé aux soldats : « Lorsque je fermerai les yeux, tirez droit au cœur ! »
Pour des livres sur Charette, voir ici.

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C’était un 27 mars… 1944 : Biarritz bombardée par les Anglo-américains

Ce jour-là, un raid aérien des alliés a lieu sur Biarritz et fait de nombreuses victimes civiles ( environ 117 morts et 250 blessés).

Sur les bombardements alliés ayant ravagé la France en général, on peut lire notamment deux livres : Les Français sous les bombes alliés d’Andrew Knapp et La France sous les bombes américaines de Jean-Claude Valla.
Ces bombardements ont fait près de 100 000 morts parmi les civils français ! On n’en parle jamais, contrairement à d’autres choses qui concernent beaucoup moins les Français…

Voici comment raconta cette affreuse journée La Gazette de Bayonne, Biarritz et du Pays Basque, dans son édition du 28 mars 1944 (source Pays basque d’antan) :

« Biarritz victime d’un raid terroriste anglo-américain.

On compte de nombreux morts et blessés. Les dégâts sont considérables.

Biarritz bombardée.
Biarritz plongée dans le deuil et la désolation.

Aucun esprit sensé n’eût pu raisonnablement penser à une pareille éventualité. Continuer la lecture de « C’était un 27 mars… 1944 : Biarritz bombardée par les Anglo-américains »

C’était un 26 mars : le massacre de la rue d’Isly


Ce jour de 1962, alors que De Gaulle avait trahi et abandonné l’Algérie aux égorgeurs du FLN, des Français manifestaient pacifiquement rue d’Isly, à Alger.
Pour empêcher la population algéroise d’apporter son soutien à Bab-el-Oued, quartier assiégé par la Gendarmerie mobile, le préfet Vitalis-Cros fit appel à l’armée pour bloquer le passage de la foule. C’est le 4e Regiment de Tirailleurs Algériens qui est désigné malgré la mise en garde de son commandement qui prévient que ces soldats ne sont pas préparés à une confrontation urbaine.
Ils étaient trois mille civils non armés à défiler vers le quartier de Bab el Oued, et se retrouvèrent donc face à un barrage militaire.

A 14h45, un lieutenant des tirailleurs vient les prévenir, ou plutôt les supplier :
« dispersez-vous, nous avons ordre de tirer » (source Paris-Match n°178).
Quelques minutes après, les armes automatiques crépitent vers la foule.
Une centaine d’Algérois – hommes, femmes, enfants – furent abattus et d’autres centaines furent blessés par les balles françaises. Ils sont tombés victimes de la haine gaulliste.

Le gouvernement n’a jamais présenté d’excuses.

Plus de détails sur ce site notamment.

C’était un 25 mars…

1351 : à Ploërmel, en pleine Guerre de succession de Bretagne, un grand tournoi est organisé afin d’éviter une guerre générale : c’est le « combat des Trente ».
Face à face, trente chevaliers anglo-bretons, partisans du duc Jean de Montfort, et trente franco-bretons qui apportent leur soutien à Charles de Blois.
La victoire reviendra au parti français et Charles de Blois prendra le duché de Bretagne. Récit de la bataille en fin d’article.

1847 : naissance, à Nantes, du colonel Georges de Villebois-Mareuil, officier nationaliste, cofondateur de l’Action française, engagé volontaire dans l’armée bœr en 1899, et assassiné dans une embuscade par les Anglais en 1900, après avoir été trahi par son guide.
De nombreuses rues ou places en Bretagne (et l’une à Paris) portent encore son nom.

1914 : à Maillane, mort du poète provençal, Frédéric Mistral, auteur de Mireille, fondateur du Félibrige, prix Nobel de littérature en 1904. Son disciple et ami Charles Maurras écrit dans l’Action française :
Continuer la lecture de « C’était un 25 mars… »

C’était un 24 mars…

1790 : suppression définitive, par la Constituante, des Parlements régionaux qui contrebalançaient l’autorité royale au profit des provinces.

1794 : Jacques Hébert, animateur du Père Duchesne, le journal le plus ordurier de la Révolution, monte à l’échafaud après avoir tenté de renverser Robespierre le 4 mars. Devant le fanatisme du peuple manipulé, les Montagnards n’hésitèrent pas à inventer, de toutes pièces, « la grande conspiration royaliste du Père Duchesne ».

1860 : Continuer la lecture de « C’était un 24 mars… »

C’était un 23 mars…

1372 : libération de Niort par Bertrand Du Guesclin.
En utilisant une ruse de guerre, le connétable de France reprend la ville qui est aux Anglais depuis 12 ans. Il déguise en soldats anglais 200 des siens qui se font ouvrir les portes par des sentinelles imprudentes.

1792 : Les Girondins prennent la tête de la Révolution.  Continuer la lecture de « C’était un 23 mars… »

« Le XVIIIe siècle occulte », émission avec Alain Pascal

► étaient invités pour cette émission diffusée en direct :

► Autres livres évoqués :

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C’était un 22 mars : la lettre de sainte Jeanne d’Arc aux Anglais

« Je suis ici envoyée de par Dieu, le Roi du ciel, pour vous bouter hors de toute la France »

La petite bergère écoutant sainte Catherine, sainte Marguerite et l’archange saint Michel lui donnant mission.

Nous sommes en 1429, et, avant d’entamer sa campagne militaire, la jeune Lorraine écrit ces lignes puissantes et visionnaires…
Sainte Jeanne d’Arc, du haut du Ciel, sauvez à nouveau la France !

« Jesus Maria,

Roi d’Angleterre et vous duc de Bedford, qui vous dites régent du royaume de France, vous Guillaume de La Pole, comte de Suffolk, Jean sire de Talbot et vous Thomas sire de Scales, qui vous dites lieutenants du dit duc de Bedford, faites raison au Roi du ciel, rendez à la Pucelle qui est envoyée ici par Dieu, le Roi du ciel, les clés de toutes les bonnes villes que vous avez prises et violées en France. Elle est ici venue de par Dieu pour réclamer le sang royal. Elle est toute prête à faire la paix, si vous voulez lui faire raison, en abandonnant la France et payant pour ce que vous l’avez tenue.
Continuer la lecture de « C’était un 22 mars : la lettre de sainte Jeanne d’Arc aux Anglais »

C’était un 21 mars…

1793 : la Convention adopte un décret de surveillance des étrangers, qui – s’il n’était bien sûr pas pris dans une bonne perspective à l’époque – pourrait être source d’inspiration aujourd’hui…
Ce texte prévoyait la création dans chaque commune, d’un comité de 12 citoyens chargés de surveiller les allées et venues des étrangers et d’ordonner éventuellement leur expulsion. Il stipulait que les étrangers en situation irrégulière, qui refuseront d’être expulsés, seront punis de 10 ans de détention et que « tout étranger saisi dans une émeute » sera exécuté.

L’arrestation du duc d’Enghien

1804 : enlevé à Ettenheim et ramené à Paris, le fils unique du dernier prince de Condé et espoir des royalistes, Antoine Henri de Bourbon, est fusillé dans les fossés de Vincennes à l’âge de 31 ans.
Dès 1789, quelques jours après la prise de la Bastille et devant les troubles révolutionnaires, il avait, à l’âge de 17 ans, rejoint l’Armée des « émigrés » qui se formait outre-Rhin sous le commandement de son grand-père, le prince de Condé et de son père, le duc de Bourbon, pour rétablir la royauté.
En 1804, l’Europe est apaisée mais Napoléon veut assoir son pouvoir et craint les royalistes : il décide donc de cet assassinat politique, qui scandalise l’Europe entière et fait basculer Chateaubriand dans l’opposition à l’« Usurpateur ».

1886 : naissance à Paris, du journaliste, écrivain et critique royaliste Henri Massis. Il fut rédacteur en chef de la Revue universelle, de sa fondation à la mort de Jacques Bainville en 1936. Académicien, il fut épuré pour fidélité au maréchal Philippe Pétain. Il signa de nombreux ouvrages, dont Défense de l’Occident (1927), Barrès et nous (1962), Le souvenir de Robert Brasillach (1963), etc. On peut se procurer ici plusieurs de ses livres.

1899 : Continuer la lecture de « C’était un 21 mars… »

C’était un 19 mars…

1937 : Pie XI publie l’encyclique Divini Redemptoris : « le communisme est intrinsèquement pervers, et l’on ne peut admettre sur aucun terrain de collaboration avec lui de la part de quiconque veut sauver la civilisation chrétienne ». Jamais un système politique ne fut condamné aussi radicalement par le magistère. On peut retrouver le texte en fin d’article.

1944 : décès, près de Toulouse, du général de Curières de Castelnau, doyen des grands chefs de l’armée française. Né en 1851 dans une vieille famille du Rouergue, il avait participé à la guerre de 1870 dès sa sortie de saint Cyr. C’est lui qui proposera, en 1916, à Joffre de nommer Philippe Pétain au commandement de l’armée de Verdun. La Grande guerre lui aura coûté trois de ses fils. Elu à la chambre bleu horizon, il devient en 1925, président de la Fédération nationale-catholique ainsi que de la Ligue des patriotes. Il aurait du être le « quatrième maréchal » mais il était trop catholique et pas assez franc-maçon pour cela. Une biographie lui a récemment été consacrée.

1946 : Marcel Bucard, chef du Parti franciste (se voulant l’unique équivalent français du fascisme italien), tombe sous des balles françaises à 10h35 au fort de Châtillon, après avoir chanté « Je suis chrétien, voila ma gloire ».
Il avait marché vers le poteau pieds nus, comme les martyrs, vêtu de sa chemise bleue, puis avait prié avec l’aumônier ; refusant le bandeau et une fois attaché, il s’écria « Qui vive ? France ! ».
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