C’était un… 15 janvier

1208 : dans le comté de Toulouse, le prêtre cistercien Pierre de Castelnau, légat du pape envoyé pour contenir pacifiquement l’hérésie cathare et tâcher de convertir ses adeptes, est assassiné par un garde du comte de Toulouse Raymond VI, à l’issue d’une rencontre entre les deux hommes. Cet événement sera à l’origine de la croisade contre les Albigeois dans le Midi.

1541 : François Iᵉʳ mandate le militaire Jean-François Roberval pour établir une colonie dans la Nouvelle-France et y « assurer la propagation de la Sainte Foi catholique ». Ralenti par le conflit avec Charles Quint, il a dû laisser Jacques Cartier partir avant lui.

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C’était un… 14 janvier

1331 : mort, en Italie, du Lombard Odoric de Pordenone, missionnaire franciscain qui visita l’Asie Mineure, l’Irak, l’Inde et Ceylan. Il fut le premier Européen à se rendre en Indonésie. Arrivé en Chine par Canton, il parvint à Pékin où il séjourna trois ans.

1506 : découverte à Rome du « groupe du Laocoon » (copie romaine en marbre d’une sculpture grecque antique en bronze représentant le prêtre troyen Laocoon et ses deux fils attaqués par des serpents). La statue, qui pourrait dater de 40 av. J.-C., est considérée comme un des chefs-d’œuvre de l’art antique.

1526 : prisonnier de Charles Quint depuis près d’un an, à la suite de la défaite de Pavie, François Ier signe le catastrophique traité de Madrid. Il y abandonne le duché de Bourgogne et ses droits de suzeraineté sur la Flandre, l’Artois et Tournai, affirme qu’il renonce à toute prétention de conquête en Italie et accorde une amnistie au connétable de Bourbon (connétable de France de 1515 à 1523, passé au service de Charles Quint à la suite d’une spoliation dont il a été victime du fait de la mère du roi).

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C’était un 13 janvier…

Mort de Saint Rémi ; un ange recueille son âme. Vitrail de ND de Chartres.

533 : date supposée de la mort de saint Rémi, 94 ans, archevêque de Reims, qui avait baptisé Clovis vers 496. Fête de ce saint ce jour.

888 : mort de Charles III le Gros, empereur d’Occident. Héritier de l’Alémanie, il fut le dernier souverain carolingien à avoir réuni sous son sceptre, après 884, l’ensemble de la Francie. Incapable de restaurer ordre, paix et justice de manière pacifique, l’empereur tourmenté par l’absence d’héritier légitime et une santé mentale défaillante avait été destitué en 887 de toutes ses fonctions royales, à l’exception de la dignité impériale d’obédience pontificale, par une diète des grands dignitaires.

1118 : fondation officielle,de l’Ordre du Temple, lors du Concile de Troyes, auquel s’était rendu –accompagné de quelques chevaliers et soutenu par le roi de Jérusalem – Hugues de Payns, qui avait créé quelques années auparavant une milice des Pauvres Chevaliers du Christ et du Temple de Salomon.

L’ordre est doté alors d’une règle propre, fondée sur la règle de saint Benoît, avec quelques emprunts à la règle de saint Augustin.
Ces moines combattants avaient pour but de sécuriser l’itinéraire des pèlerins occidentaux qui se rendaient en Terre sainte, et de défendre Jérusalem qui avait été libéré en 1099.

1151 : Continuer la lecture de « C’était un 13 janvier… »

C’était un… 11 janvier

1443 : mort, d’Étienne de Vignoles, dit La Hire (à cause de son caractère prompt à la colère, à l’ire). Cet homme de guerre français fut un des plus fameux compagnons d’armes de Jeanne d’Arc, et peut-être le seul à avoir tenté de la délivrer après sa capture. Le valet de cœur des jeux de carte est souvent nommé Lahire, en sa mémoire.

Gisant de Lahire, dans l’abbaye de Montmorillon, sise dans sa seigneurie (Vienne). Il sera détruit durant la Révolution.

1891 : mort, à Paris, du baron Haussmann. Préfet de la Seine de 1853 à 1870, il avait dirigé les transformations de Paris sous le Second Empire en approfondissant le vaste plan de rénovation commencé par ses prédécesseurs. Continuer la lecture de « C’était un… 11 janvier »

C’était un… 9 janvier

1431 : ouverture du procès de Jeanne d’Arc, tombée aux mains des Anglais, à Rouen. Se tenant dans une prison civile et non ecclésiastique – au mépris du droit canonique –, le tribunal est présidé par Pierre Cauchon, évêque de Beauvais, acquis aux Anglais. À ses côtés se trouvent 120 théologiens, religieux et juristes sous pression ainsi que des membres de l’Université de Paris, autorité supérieure en matière de foi mais favorable aussi aux Anglais.
Jeanne d’Arc tient tête avec des réparties d’une sagesse déroutante.

Le procès de Jeanne d’Arc, par F. Roe, 1893

► à ce sujet, on peut lire le Procès de Rouen par le juriste Jacques Trémolet de Villers et, plus littéraire, le livre qu’a consacré Robert Brasillach au procès :
« Le plus émouvant et le plus pur chef-d’œuvre de la langue française n’a pas été écrit par un homme de lettres. Il est né de la collaboration abominable et douloureuse d’une jeune fille de dix-neuf ans, visitée par les anges, et de quelques prêtres mués, pour l’occasion, en tortionnaires. »

1848 : Dans son Discours sur la question du libre-échange prononcé à Bruxelles devant les membres de l’Association démocratique, Karl Marx déclare :
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C’est à l’Algérie de rembourser ce qu’elle doit à la France et non le contraire…

Le parlement algérien

Quelques rappels de Bernard Lugan :

« Mercredi 24 décembre 2025, l’Assemblée algérienne a voté à l’unanimité une proposition de loi insultante visant à obtenir « la reconnaissance et les excuses officielles de l’État français ». Or, si les godillots parlementaires algériens avaient un minimum de décence, ils auraient, tout au contraire, dû acclamer la France, tant leur pays lui doit tant. Jusqu’à son nom qui lui fut donné par elle en 1839…
Au moment de l’indépendance de juillet 1962, tout ce qui avait été bâti en Algérie y avait en effet été construit par la France à partir du néant, dans un pays qui n’avait jamais existé puisqu’il était directement passé de la colonisation turque à la colonisation française.
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C’était un… 8 janvier

1324 : à Venise, mort, à 69 ans, de Marco Polo, célèbre marchand, explorateur, diplomate, ethnologue et écrivain vénitien, précurseurs des « grandes découvertes ».
À l’âge de 17 ans, il partait avec ses père et oncle retournant en Chine, en suivant les routes de la soie et des épices jusqu’à Pékin, pendant trois ans et demi, pour retrouver le Grand Khan Kubilai et lui apporter une réponse du pape à ses demandes. En Chine, Marco Polo devint « ambassadeur-messager » de l’empereur, c’est-à-dire émissaire impérial dans tout son empire, durant 17 ans. Puis il revint à Venise, après 24 ans de voyages, chargé de « messages à tous les rois de l’Occident chrétien ». Emprisonné immédiatement par les Génois en conflit avec Venise, il rédigea le récit de ses aventures, le Livre des Merveilles, qui allait nourrir l’imaginaire des Européens pendant des générations.

1996 : mort du président socialiste de la République française (1981-1995) François Mitterrand – proche de la Cagoule dans les années 30 et décoré de la Francisque au début de la 2e Guerre –, d’un cancer de la prostate diagnostiqué dès 1981 (mais tenu secret, y compris en mentant aux Français).
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Le rude hiver de 1879, un souvenir glacé

Rappel d’un épisode historique glaçant, par Eric de Mascureau sur BV :

« À l’heure où une nouvelle vague de froid et de neige s’abat sur la France en ce début d’année, il est frappant de mesurer combien les hivers les plus rudes peuvent laisser des traces profondes dans les mémoires. En effet, parmi les épisodes les plus marquants figure sans conteste le terrible hiver de 1879, l’un des plus rigoureux de l’histoire française.

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C’était un 7 janvier…

810 : mort de Widukind, en français Guiteclin, chef saxon qui fut l’un des plus fermes opposants à la conquête franque et à la christianisation de son peuple, donc l’un des principaux adversaires que Charlemagne rencontra durant la campagne de 777-785. À partir de 772, les Saxons avaient commencé à mener des raids en Thuringe, déjà franque. Charlemagne l’emporta finalement et organisa la Saxe comme une province franque.

1285 : mort, de maladie, de Charles Iᵉʳ d’Anjou, créateur d’un éphémère empire méditerranéen. Dernier fils du roi Louis VIII et frère cadet du roi Louis IX, il était devenu comte de Provence (par mariage), d’Anjou et du Maine. Allié à la papauté, il s’empara du royaume de Sicile en 1266 en éliminant les derniers représentants de la maison de Hohenstaufen. Il étendit son pouvoir dans les Balkans, en Albanie et en Achaïe, et devint également roi titulaire de Jérusalem en 1277. Tandis qu’il préparait une croisade contre l’Empire byzantin, la colère suscitée par la présence française déclencha les « Vêpres siciliennes » en 1282 (massacre, en une nuit, de 2 000 Français et Provençaux, y compris de femmes et d’enfants). Charles fut chassé de la Sicile par une coalition des Siciliens avec Pierre III d’Aragon, mais parvint à se maintenir dans la partie continentale de son royaume (dont Naples fut la capitale). Il accompagna son frère Louis IX à la croisade à deux reprises.

1886 : le général Boulanger devient ministre de la Guerre. Il le demeure jusqu’au 30 mai 1887, cristallisant sur son nom les activistes à la fois républicains, communards et nationalistes.

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C’était un… 6 janvier

Giotto, L’Adoration des Mages, 1304-1306, fresque, 200 x 185 cm

Epiphanie : fête, dans le monde chrétien, appelée aussi jour des Rois, célébrant la manifestation de Jésus aux « rois mages », c’est-à-dire à l’humanité entière. Avant le Concordat s’était en France une fête d’obligation, suivie d’un octave.

« Ô gloire infinie de ce grand jour, dans lequel commence le mouvement des nations vers l’Église, la vraie Jérusalem !
[…] Les Mages, prémices de la Gentilité, ont été introduits auprès du grand Roi qu’ils cherchaient, et nous les avons suivis. L’Enfant nous a souri comme à eux. Toutes les fatigues de ce long voyage qui mène à Dieu sont oubliées ; l’Emmanuel reste avec nous, et nous avec lui. Bethléem, qui nous a reçus, nous garde à jamais ; car à Bethléem nous possédons l’Enfant et Marie sa Mère. En quel lieu du monde trouverions-nous des biens aussi précieux ?
[…] Nous venons à notre tour vous adorer, ô Christ, dans cette royale Épiphanie qui rassemble aujourd’hui à vos pieds toutes les nations. Nous nous pressons sur les pas des Mages ; car, nous aussi, nous avons vu l’étoile, et nous sommes accourus. Gloire à vous, notre Roi ! »

Dom Guéranger

1412 : naissance de sainte Jeanne d’Arc, à Domrémy, village du Barrois situé entre Vaucouleurs et Neufchâteau, dans la vallée de la Meuse.

1535 : fondation de Lima, future capitale du Pérou, par le conquistador espagnol François Pizarre (Pizarro).

1794 : date (approximative) de la mort de Maurice d’Elbée, que les paysans vendéens insurgés étaient venus chercher et avaient contraint à devenir leur chef.
Bon tacticien, il fut l’un des chefs les plus importants de l’Armée catholique et royale, dont il fut élu généralissime, succédant à Cathelineau, en juillet 1793.
Au printemps, il avait sauvé la vie de prisonniers républicains de la vengeance de ses hommes, rendus furieux par les crimes des Bleus. Dans cet épisode resté célèbre, il fit réciter à ses combattants le Notre-Père, et au moment où l’on disait « pardonnez-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés », il les interrompit et leur donna une leçon de morale qui porta ses fruits.
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C’était un 5 janvier…

Charles d’Orléans recevant hommage d’un vassal. Lettrine ornée, xve siècle, Paris

1465 : mort de Charles d’Orléans, à Amboise.
Ce prince de France – fils du frère du roi –, capturé lors de la bataille désastreuse d’Azincourt, en 1415, demeura prisonnier des Anglais durant 25 ans.
C’est pour charmer l’ennui de sa captivité qu’il devint poète, cultivant la galanterie raffinée, sous une pointe de mélancolie.
Libéré en 1440, il entreprit de conquérir le Milanais, qu’il tenait de droit par sa mère, mais ne put se rendre maître que du comté d’Asti. Il s’établit alors à Blois, où il tint une cour lettrée.
Il laisse une centaine de ballades, autant de chansons, et environ 400 rondeaux.
« Été revêt champs, bois et fleurs
De sa livrée de verdure
… Mais vous, Hiver, trop êtes, plein
De neige, vent, pluie et grésil
… Hiver, vous n’êtes qu’un vilain ! »

► En fin d’article, retrouvez sa fameuse Complainte de France.

1477 : Charles le Téméraire, maître de la Bourgogne et de la Flandre, trouve la mort en affrontant une coalition d’Alsaciens, de Suisses et de Lorrains, au cours de laquelle son armée est totalement détruite.

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C’était un… 4 janvier

1884 : fondation, à Londres, de la Société fabienne (« Fabian Society »), un influent groupe de pression socialiste et mondialiste. Elle a compté dans ses rangs tous les Premiers ministres travaillistes britanniques jusqu’à 2010, ainsi que les premiers chefs d’État et de gouvernement d’anciennes colonies britanniques tels que l’Inde, le Pakistan ou Singapour.
Le blason originel de la Société fabienne représente un loup caché sous une peau d’agneau. Charmant, non ?

► pour creuser, on peut lire le livre de Guy Boulianne, le seul en français sur ce sujet à notre connaissance.

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C’était un… 3 janvier

512 : mort de Sainte Geneviève, patronne de Paris. Voir en fin d’article quelques rappels sur sa vie.

Portrait de sainte Geneviève, devant l’hôtel de ville et l’île de la Cité, peint au XVIIe siècle. DR

898 : mort, à la Fère, d’Eudes, ou Odon, comte de Paris et marquis de Neustrie (866-868 puis 886-888), devenu roi des Francs (888-898), le premier de la dynastie des Robertiens.
Une large partie des grands du royaume, au sein desquels les Robertiens tiennent une place éminente, avaient choisi Eudes – qui avait secouru Paris assiégé par les Vikings au cours de l’hiver 885/886, pour le remplacer Charles III.
Eudes est inhumé à Saint-Denis. En 996, son petit-neveu Hugues Capet est inhumé à ses côtés. En août 1793, ils sont parmi les premiers tombeaux détruits par ordre de la Convention lors de la profanation des tombes de la basilique Saint-Denis. Les deux gisants d’Eudes et Hugues disparaissent en même temps que celui du roi Dagobert Ier.

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C’était un… 2 janvier

366 : les Alamans passent le Rhin et mènent un raid de saccage et pillage en Gaule romaine, après avoir défait les troupes impériales.

872 : fondation, par le roi de France et empereur Charles le Chauve, de Compiègne, édifiée sur le modèle de Constantinople. Il la nomme Carlopolis, de son nom.

1492 : fin de la Reconquista, avec la prise de la ville de Grenade, en Andalousie, au terme de plusieurs années de combat mené par les rois catholiques, avec l’aide de nombreux chevaliers gascons.
La péninsule ibérique est entièrement libérée du joug mahométan après 880 ans de guerre.

La capitulation de Grenade, par Francisco Pradilla y Ortiz : Boabdil remettant les clès de Grenade à Ferdinand II d’Aragon, et Isabelle Ire de Castille.

Grenade était le dernier bastion musulman mais, deux ans avant à peine, ce royaume s’étendait de la Sierra à la mer.
Si les occupants avaient été plus malins, ils auraient inventé l’expression « vivre-ensemble » pour justifier leur invasion et leur présence…

Carte chronologique de la Reconquista :
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C’était un… 1er janvier

379 : mort, à 50 ans, à Césarée de Cappadoce dont il était évêque, de Basile de Césarée, l’un des principaux Pères de l’Église. Il fut appelé, de son vivant, Basile le Grand en raison de son autorité morale.
Fondateur d’un monastère dans la région du Pont, sur la mer Noire, il fut l’auteur d’une règle (dite « de saint Basile ») devenue la principale règle monastique d’Orient, et a partiellement inspiré la règle de saint Benoît dans l’Occident chrétien. Il pratiqua l’ascèse toute sa vie.
Il défendit la foi contre l’arianisme et écrivit des traités sur le Saint-Esprit, développant la théologie de la Trinité.

1515 : mort, à Paris, de Louis XII, dit « le père du peuple », à l’âge de 52 ans

1560 : mort, à Paris, du poète Joachim du Bellay. Il était né 38 ans plus tôt, à Liré, en Anjou. Cet humaniste ami de Ronsard publia, en 1549, Défense et illustration de la langue française, un des premiers manifestes sur le sujet. Ce plaidoyer paraît dix ans après l’ordonnance de Villers-Cotterêts. Du Bellay y montre sa reconnaissance envers François Ier, « notre feu bon Roi et père », pour son rôle dans le fleurissement des arts et de la culture, et considère que la langue française est encore dans l’enfance et qu’il faut la fortifier en la pratiquant et en l’enrichissant par l’invention de nouveaux mots afin de la rendre aussi puissante que le sont le grec et le latin.

Parmi ses plus célèbres vers, le sonnet XXXI des Regrets :

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestuy-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d’usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !

Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison,
Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
Qui m’est une province, et beaucoup davantage ?

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