C’était un 1er juillet…

987 : exaspérés par la faiblesse des derniers héritiers de Charlemagne, les principaux seigneurs de Francie occidentale offrent la couronne royale au meilleur d’entre eux, le comte de Paris Hugues Capet.
Celui-ci devient roi des Francs sous le nom de Hugues Ier.
Il est sacré deux jours plus tard dans la cathédrale de Noyon par l’évêque de Reims, Adalbéron, selon un rituel germanique inauguré par Pépin le Bref en 751.
Hugues Ier est déjà au moment de son élection un homme mûr de 47 ans.
Sa dynastie va finir par se confondre avec le royaume jusqu’en 1792.

1097 : bataille de Dorylée et victoire des croisés.
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C’était un 30 juin : Franco, prêt à l’affrontement, sauvait plusieurs milliers de Pieds-Noirs face à De Gaulle qui voulait les abandonner au FLN

C’est un épisode peu connu, au cours duquel Franco fit preuve d’une courageuse bienveillance envers les Français, en s’opposant fermement à De Gaulle qui préférait qu’ils fussent livrés à la barbarie du FLN. Quelques jours après, dans la même ville d’Oran, c’était le massacre (voir ici).

Texte de José Castano :

« Les 29 et 30 juin 1962, l’Espagne du général Franco vint au secours des Oranais malmenés par les sbires du général Katz, en affrétant 2 ferrys, le « Victoria »  et le « Virgen de Africa »

Pour accoster le long des quais d’Oran, il fallut longuement parlementer avec les autorités françaises réticentes et même donner à la France un ultimatum, risquant un grave incident diplomatique…

Le 30 juin, à 10 h du matin, malgré l’opposition de De Gaulle, le général Franco donna l’ordre à ses capitaines d’embarquer cette « misère humaine » qui attendait depuis des jours sous un soleil torride, sans la moindre assistance, un hypothétique embarquement vers la France.

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C’était un 29 juin…


1559 : le roi Henri II est blessé mortellement d’un coup de lance par le comte de Montgomery lors d’un tournoi. Ce dernier avait refusé d’affronter le roi car son père avait manqué autrefois de tuer François Iᵉʳ, mais Henri II avait insisté ; il mourut dans de cruelles souffrances dix jours plus tard.

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C’était un 28 juin…

1098 : victoire des Croisés lors du second siège d’Antioche. Les Croisés, assiégés, sortent de la ville, non pas poussivement, mais en armée en pleine possession de ses moyens malgré la famine et la fatigue. La surprise du chef de l’armée turque est telle qu’il ne réagit pas. En tête des Croisés est brandie la Sainte Lance, découverte miraculeusement par Pierre Barthélémy affirmant avoir eu une vision de saint André lui révélant qu’elle se trouvait enterrée dans la cathédrale Saint-Pierre d’Antioche. L’attaque franque est si foudroyante que la plupart des Turcs paniquent et bientôt, toute l’armée musulmane bat en retraite. Le siège d’Antioche devient rapidement légendaire, et au XIIe siècle fut le sujet d’une chanson de geste, la chanson d’Antioche.

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C’était un… 27 juin

1905 : l’équipage du Potemkine, cuirassé appartenant à la flotte russe de la mer Noire, se mutine pour protester contre les mauvais traitements subis par l’équipage. Les officiers sont massacrés. La révolte est ensuite écrasée. La mutinerie deviendra un mythe de la propagande marxiste russe, immortalisé notamment par l’un des films les plus célèbres du pouvoir bolchevique, tourné en 1925 par le cinéaste officiel du régime, S.M. Eisenstein.

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C’était un… 26 juin

1541 : assassinat par des conjurés espagnols rivaux, à Lima, de Francisco Pizarro, conquistador espagnol qui avait exploré l’Amérique du Sud et renversé l’empire inca au Pérou, avec seulement 183 hommes et 37 chevaux. Il occupa sa capitale, Cuzco, et fonda Lima en janvier 1535.

1673 : Louis XIV et Vauban prennent Maastricht, place-forte stratégique, lors de la guerre de Hollande. D’Artagnan avait perdu la vie la veille, lors du siège.

1683 : Louis XIV, instruit des cruautés que les Algériens exerçaient sur les prisonniers français, fait bombarder Alger.
Une centaine de prisonniers français sont libérés (certains détenus depuis des décennies), mais des centaines de milliers d’esclaves chrétiens restent captifs. Il faudra attendre la conquête d’Alger en 1830 pour que cessent la piraterie et l’esclavagisme des Maghrébins.

Duquesne fait libérer des captifs chrétiens après le bombardement d’Alger en 1683, gravure (extrait)

1794 : entre autres personnes assassinées par la République ce jour, quatre sœurs de la Charité d’Arras, après avoir consacré leur vie au service des nécessiteux, meurent en martyres, à Cambrai.

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C’était un 25 juin…

1115 : fondation de l’abbaye de Clairvaux (dans l’actuel département de l’Aube) par saint Bernard et quelques compagnons, envoyés par l’abbé de Cîteaux. La personnalité de saint Bernard lui donna un rayonnement considérable.
Elle sera volée à l’Eglise par les révolutionnaires puis deviendra, sous Napoléon, une prison.

1453 bataille de Martignas, à l’est de Bordeaux, quelques mois avant la fin de la guerre de Cent Ans. La cavalerie du comte de Clermont et du comte de Foix y taille en pièces les archers de l’arrière-garde anglaise du connétable Talbot, épuisés par une marche forcée alors qu’ils se repliaient vers Bordeaux. 500 à 600 archers périssent, mais le reste de l’armée anglaise parvient à se réfugier dans la ville, échappant à la destruction.

1673 : le comte d’Artagnan, capitaine des Mousquetaires du roi, tombe devant Maastricht, durant la guerre de Hollande.
Les troupes françaises assiégeaient Maastricht, place forte stratégique des Provinces-Unies et les combats étaient intenses. Les fortifications résistaient et chaque avancée coûtait des vies. D’Artagnan, malgré son rang et son prestige, restait au plus près de l’action.
Sa disparition marqua les contemporains. Il n’était pas seulement un officier respecté : il incarnait l’idéal du courage, de la loyauté et du dévouement.
Louis XIV exprimera sa profonde tristesse auprès de la reine, après le trépas de celui qui avait traversé pendant des décennies les intrigues de cour, les guerres et les missions les plus délicates du règne de Louis XIV.
Pourtant, sa renommée mondiale restait encore à venir. Elle lui sera donnée près de deux siècles plus tard, quand Alexandre Dumas s’inspira de sa vie pour créer le héros des Trois Mousquetaires.

1804 : exécution, en place de Grève, de Georges Cadoudal, trente-trois ans, dernier chef chouan, après un attentat manqué contre le Premier consul.
Ayant participé à toutes les guerres de Vendée, il est le seul chef chouan à avoir continué le combat, contre Bonaparte, l’« usurpateur ».
Ce dernier dit de lui «  Celui-là est bien trempé ; entre mes mains, un pareil homme aurait fait de grandes choses… Je lui ai fait dire que s’il voulait s’attacher à moi, non seulement il aurait sa grâce, mais que je lui aurais donné un régiment. Georges a tout refusé : c’est une barre de fer. Qu’y puis-je ? Il subira son sort, car c’est un homme trop dangereux dans un parti. »
► on peut retrouver ici quelques ouvrages de qualité au sujet de celui qu’on aura qualité, pour son attitude, de « géant ».

1894 : à Lyon, assassinat du président de la République française Sadi Carnot, âgé de 56 ans, par un anarchiste italien. S’ensuivront des émeutes anti-italiennes dans la ville.

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C’était un… 24 juin.

Fête de la Saint-Jean, où l’on commémore la nativité de Saint Jean-le-Baptiste, cousin et précurseur du Christ, le plus grand des prophètes. C’est la fête nationale des Canadiens français.

1322 : ordonnance d’expulsion de tous les Juifs de France (la sixième), du Languedoc et de Bourgogne, par le roi Charles IV le Bel. Elle sera exécutée en 1323.

1340 : bataille navale désastreuse de « l’Ecluse », l’un des premiers combats de la guerre de Cent Ans, devant les Pays-Bas, opposant environ 200 navires français de diverses tailles à près de 250 vaisseaux britanniques et flamands.
Seuls 20 à 30 navires français en réchapperont… Entre 15000 et 20000 Français périront.
Des chefs français capturés furent immédiatement tués, contrairement aux lois de la guerre : l’un pendu et l’autre décapité.
Cette débâcle maritime se traduira six ans plus tard par le débarquement du roi anglais Édouard III sur le sol français. Jusqu’au redressement naval français à partir de 1377, l’Angleterre est maîtresse quasi incontestée des océans, en ce début de guerre de Cent Ans. Cette dernière pourra naviguer entre les îles britanniques et le continent sans réelle contrainte.

Bataille de l’Écluse, dans les Chroniques de Jean Froissart (XVe). Manuscrit sur parchemin

1717 : naissance officielle de la franc-maçonnerie moderne, lorsque quatre loges londoniennes se réunissent pour former la Grande Loge de Londres, considérée comme la première obédience maçonnique.
Un colloque a été organisé en 2017 à l’occasion de cet anniversaire, avec deux repentis et deux autres spécialistes (les actes ont été édités).

► pour des livres sérieux sur le thème de la franc-maçonnerie, voir ici.

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C’était un… 22 juin :

1527 : mort, à Florence, de Nicolas Machiavel, diplomate et auteur notamment du Prince, manuel de politique toujours étudié. Comme le note justement Proudhon : « Pour lui, le gouvernement n’est pas l’application de la Justice aux choses de l’État ; c’est l’art de s’établir au pouvoir, de l’exercer, de s’y maintenir, de s’y étendre, d’après la loi des sphères, par tous les moyens possibles, au besoin par la Justice, même par une constitution. ».
Machiavel opère une révolution dans l’approche de la politique : il en fait une technique – spécialement une technique de prise et de possession du pouvoir –, et la dissocie de la morale (or la politique est traditionnellement considérée comme une science de l’agir, c’est-à-dire relevant de la morale, en vue du bien commun).

1627 : le cardinal de Richelieu fait décapiter, après un vote du Parlement de Pars, François de Montmorency-Bouteville (récidiviste) et François de Rosmadec, pour avoir pris part, défiant la loi, à un duel (mortel). L’exécution par décapitation était un privilège réservé à la noblesse (la pendaison était réservée aux autres sujets condamnés). Sur le billot, Montmorency tenait sa moustache entre ses doigts, de peur qu’il n’arrive quelque chose à cet attribut de virilité à la mode, tandis que le bourreau lui avait déjà coupé les cheveux.

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C’était un… 21 juin :

Le convoi royal est arrêté à Varennes-en-Argonne le 21 juin 1791

1791 : le convoi de Louis XVI – qui essaye d’échapper à la mainmise des révolutionnaires à Paris – ayant pris du retard, et son escorte n’étant plus là pour des raisons diverses, le roi et sa famille sont reconnus à plusieurs reprises et finalement arrêtés à Varennes, peu après 23h.
► on peut écouter ici un entretien avec une historienne non conformiste qui présente cet épisode.

1848 : la dissolution des Ateliers nationaux provoque une insurrection ouvrière.

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C’était un… 19 juin.

1097 : fin du siège de Nicée et prise de la ville, sur les Turcs, par les croisés, lors de la première croisade. C’est la première grande victoire face aux infidèles.

► Pour des livres corrects sur les croisades, voir ici.

1631 : mort, à 46 ans environ, de la peste (il soignait les malades), de François Garasse. Apologète et écrivain polémiste jésuite redouté, il combattit avec fougue et véhémence l’antijésuitisme, le jansénisme, le gallicanisme et le libertinage de l’époque.

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« L’appel du 18 juin » ou l’histoire d’une imposture

On peut rappeler en cette date que :
– de Gaulle n’a jamais été officiellement général et a été mis à la retraite, non pas par Vichy, mais par le gouvernement du président Lebrun, au grade de colonel ;
– de Gaulle a bien entendu travaillé pour les Anglais qui souhaitaient récupérer des personnalités politiques de premier plan, mais ont dû l’utiliser faute de mieux ;
– Juridiquement de Gaulle est un déserteur, et il a été condamné pour cela ; et pendant qu’il discourt en Angleterre, des soldats français se battent encore, et meurent.
– S’il avait eu un poste au sein du gouvernement de Vichy l’histoire eut été bien différente. Mais le maréchal Pétain (qui était parrain de l’un de ses enfants) s’en méfiait.

L’appel du 18 juin qu’on entend de nos jours, le texte officiel, n’est pas l’original (que très peu ont entendu) mais c’est une version revue et corrigée qu’on apprend dans les manuels scolaires depuis 1958 : c’est tout simplement un faux. L’histoire officielle, notamment la légende gaullienne, est largement bidonnée.
A propos du Maréchal Pétain et du général de Gaulle, nous conseillons particulièrement le livre du colonel Le Pargneux, excellente synthèse pour remettre les choses à l’endroit.

Affiche « A tous les Français…» dite « Appel du 18 juin », imprimée par J. Weiner Ltd, Londres, Novembre 1940. © Musée de l’Armée/RMN-GP.

Le texte ci-dessous, de 2010, n’a rien perdu de sa valeur.

« Le 18 Juin 2010 va être célébré le 70ème anniversaire du célèbre appel de Londres de Charles de Gaulle. Or la version officielle, qui va être lue à la BBC, est un faux, comme le démontre le général d’aviation Le Groignec, compagnon de Saint-Exupéry, dans son livre paru en 2004 Philippiques contre les Mémoires gaulliens (Nouvelles Editions latines).

Le texte prétendu être celui de l’appel du 18 Juin commence par cette phrase : « Des gouvernants de rencontre ont pu capituler, cédant à la panique, oubliant l’honneur, livrant le pays à la servitude. Cependant rien n’est perdu …. »

Or, historiquement, Charles De Gaulle n’a pu prononcer cette phrase insultante pour le Maréchal Pétain et le général Weygand pour les deux raisons suivantes :
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C’était un 18 juin…

1429 : Jeanne d’Arc remporte la victoire de Patay, près d’Orléans. C’est un événement majeur de la guerre de Cent Ans.

La victoire de Patay (Lionel Royer – basilique du Bois-Chenu, à Domremy)

1635 : bien que découverte par des Espagnols, la Martinique est occupée par deux Français, L’Olive et Duplessis, qui y plantent, ce jour, l’écusson du roi de France.

1815 : bataille de Waterloo, remportée par Wellington et Gerhard von Blücher.

Dans les Contemplations, Victor Hugo rapporte comment Nathan Rothschild gagna, en cette occasion, plus de trente millions de livres (averti de l’issue avant la bourse de Londres, il fit courir une rumeur de défaite et acheta à la baisse tout ce qu’il put trouver de rente) :
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C’était un… 17 juin

1689 : à Paray-le-Monial, Marguerite-Marie Alacoque, religieuse de la Visitation – jouissant depuis plusieurs années d’apparitions du Christ qui lui parle particulièrement de la dévotion à son Cœur Sacré –, a une nouvelle vision, durant laquelle Jésus-Christ lui demande :
« Fais savoir au Roi de France, l’aîné des fils de mon Sacré-Cœur, qu’il consacre sa personne, sa famille et son royaume à mon Sacré-Cœur, et qu’il fasse peindre mon Cœur sur ses étendards et armes, afin que je le protège et que je fasse triompher son règne de tous ses ennemis. »
Cette demande restera lettre morte du côté de la monarchie : un siècle plus tard, la Révolution française débute.

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