C’était un… 9 janvier

1431 : ouverture du procès de Jeanne d’Arc, tombée aux mains des Anglais, à Rouen. Se tenant dans une prison civile et non ecclésiastique – au mépris du droit canonique –, le tribunal est présidé par Pierre Cauchon, évêque de Beauvais, acquis aux Anglais. À ses côtés se trouvent 120 théologiens, religieux et juristes sous pression ainsi que des membres de l’Université de Paris, autorité supérieure en matière de foi mais favorable aussi aux Anglais.
Jeanne d’Arc tient tête avec des réparties d’une sagesse déroutante.

Le procès de Jeanne d’Arc, par F. Roe, 1893

► à ce sujet, on peut lire le Procès de Rouen par le juriste Jacques Trémolet de Villers et, plus littéraire, le livre qu’a consacré Robert Brasillach au procès :
« Le plus émouvant et le plus pur chef-d’œuvre de la langue française n’a pas été écrit par un homme de lettres. Il est né de la collaboration abominable et douloureuse d’une jeune fille de dix-neuf ans, visitée par les anges, et de quelques prêtres mués, pour l’occasion, en tortionnaires. »

1848 : Dans son Discours sur la question du libre-échange prononcé à Bruxelles devant les membres de l’Association démocratique, Karl Marx déclare :
« Le système protectionniste est en général conservateur, tandis que le système de libre-échange est destructeur. Il dissout les anciennes nationalités et pousse à l’extrême antagonisme entre la bourgeoisie et le prolétariat. En un mot, il hâte la révolution sociale ».

1852 : le prince Joachim, initié en Amérique, est élu à l’unanimité Grand Maître du Grand Orient de France. C’est sous son « vénéralat » que le GODF acquit son siège, rue Cadet.
► pour d’utiles livres sur le thème de la franc-maçonnerie, voir ici.

1873 : mort de Napoléon III, à Chislehurst (Kent) en Angleterre où il vivait en exil.

1925 : le socialiste Léon Blum, à la Chambre des députés, déclare : « Nous admettons le droit et même le devoir des races supérieures d’attirer à elles celles qui ne sont pas parvenues au même degré de culture ».

1945 : l’écrivain Paul Chack est fusillé. Officier de Marine, fondateur du Comité d’Action antibolchevique, il fut l’auteur de nombreux ouvrages, à succès, consacrés à notre flotte. En 1944, refusant de partir en Allemagne, il avait été arrêté le 23 août et condamné à mort le 18 décembre.

1969 : mort de Jean Baby, ancien professeur d’histoire à l’École des sciences politiques. Membre influent du parti communiste, il avait osé déclarer en janvier 1948, au procès du dissident russe Kravchenko : « Personnellement, je considère qu’il n’y a jamais eu de persécutions politiques en URSS ».
► À propos du communisme, on pourra trouver d’utiles livres ici.

1975 : mort, à Neuilly-sur-Seine, du célèbre acteur français (il avait notamment incarné Boïeldieu dans la Grande illusion) Pierre Fresnay, de son vrai nom Laudenbach. Membre de l’association des Amis de Robert Brasillach, il réserva son dernier entretien à Défense de l’Occident.

1988 : mort, à Marnes-La-Coquette de l’écrivain et essayiste Thierry Maulnier (Jacques Talagrand). Ancien collaborateur de L’Action française, agitateur d’idées dans les années 30, il s’inscrivit dans la grande tradition classique française. Elu à l’Académie française en 1964. Après une vie de patriote de droite, il versa hélas à la fin de sa vie dans le fédéralisme européenne et la Nouvelle Droite.

1991 : mort de l’éditeur Roland Laudenbach, à l’âge de 69 ans. Fondateur de « la Table ronde », maison qui avait permis la réémergence d’écrivains de droite (il édita notamment les « Hussards ») après l’épuration gaullo-communiste.
En 1965, il déclarait : « les écrivains libres seront toujours les bienvenus. […] Par écrivains libres, j’entends ceux qui ne sont ni marxistes, ni gaullistes ».

1998 : mort, à Saint-Cloud, à l’âge de 83 ans, de Serge Dalens. Il fut le créateur d’un univers romanesque de l’adolescence qui a marqué plusieurs générations, avec la saga scoute du Prince Eric, dans laquelle sont exaltées les vertus chevaleresques.
De son vrai nom Yves de Verdilhac, magistrat de profession, il fut un patriote : il participa à la rédaction du programme du FN en vue des élections législatives de 1986, fut président de la Commission de discipline du parti et secrétaire de sa commission « Justice et Sécurité ». Il fit partie de l’équipe de rédaction du quotidien national-catholique Présent.

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