Excommunication des catholiques traditionnels, tapis rouge pour les hérétiques et profanateurs

Après la cérémonie créant quatre évêques pour la Fraternité Saint Pie X (FSSPX, la principale structure catholique traditionnelle) contre l’avis de Léon XIV, le Vatican a déclaré que cette société était excommuniée (ses évêques, prêtres ainsi que les fidèles qui adhèrent à sa position).

Pendant plus d’un an, Léon XIV a refusé les demandes d’audience du supérieur de la FSSPX (dont les deux évêques vieillissants avaient besoin de nouveaux confrères pour aider les près de 800 prêtres qui ont recours à eux), tout en privilégiant les rencontres avec les non catholiques et les hérétiques, reçus avec honneur et aménité au Vatican. Il a délégué toute relation avec la FSSPX au cardinal Fernandez, hérétique moderniste et provocateur…
C’est le paradoxe des libéraux : tout le monde est gentil et bienvenu, sauf les catholiques qui ne partagent pas ce libéralisme et ce relativisme. Peut-être parce qu’ils donnent mauvaise conscience à ceux qui ont renié la foi, la liturgie et la morale d’autrefois ?

On notera aussi que le même Vatican aux mains des modernistes approuve sans difficulté les évêques qui sont présentés par le parti communiste chinois, sans mandat apostolique donc.

Parallèlement à ce traitement très sévère envers les traditionalistes, la tolérance envers les initiatives les plus scandaleuses des modernistes ne sont pas sanctionnées ! Par exemple :

Le cardinal Radcliffe et deux évêques bénissent un couple homosexuel et célèbrent une messe d’action de grâce pour leur anniversaire

Le 13 juin dernier, l’église Holy Apostles, en plein centre de Londres, a accueilli une « Messe d’action de grâce pour 50 ans d’amitié, d’union et d’engagement dans la recherche de la justice » en l’honneur de Julian Filochowski et Martin Pendergast, deux militants catholiques homosexuels connus qui vivent ensemble depuis 1976 et ont officialisé leur union civile en 2006. […]
Le célébrant principal était le prêtre Jim O’Keefe, et ont concélébré Radcliffe, deux évêques émérites anglais : John Crowley, de Middlesbrough, et John Rawsthorne, de Hallam, ainsi que le chanoine Chris Vipers, de la paroisse.

L’homélie a été prononcée par le cardinal Timothy Radcliffe, O.P., figure marquante des récents Synodes sur la synodalité et connu depuis des décennies pour son soutien à la pastorale LGBT. Dans sa prédication, Radcliffe a présenté la relation des deux hommes comme « une participation à la vie de Dieu » : « Toute amitié véritable, fidèle et bien vécue est une participation à la vie de Dieu », a-t-il affirmé, sans aucune référence à l’enseignement de l’Église sur la chasteté ni sur la nature des relations homosexuelles.

Le moment le plus marquant est survenu à la fin de la célébration, lorsque tout le clergé présent à l’autel a conféré au couple une bénédiction selon un texte fixe, adapté — selon les organisateurs eux-mêmes — d’un formulaire « récemment autorisé par les évêques belges » : « Nous demandons, ô Dieu d’amour, que ta grâce descende sur Julian et Martin à l’occasion du 50e anniversaire de leur relation ».

[…] Au cours de la Messe, en outre, l’Évangile — le passage d’Emmaüs — a été proclamé « sous forme dialoguée » par des laïcs, parmi lesquels la religieuse américaine Jeannine Gramick et le théologien homosexuel James Alison, pratique contraire aux normes liturgiques en vigueur, qui réservent la proclamation de l’Évangile à la Messe au ministre ordonné.

[…]  Dans la vidéo intégrale de la célébration diffusée par les organisateurs, on peut également constater qu’un des deux célébrés a distribué le Sang du Christ aux fidèles pendant la Communion, sous le regard du cardinal Radcliffe. […]  » (source)

Cette « messe » sacrilège avec deux évêques concélébrant et un cardinal prêchant n’a toujours pas donné lieu à la moindre réaction de la part du diocèse de Westminster ni du Saint-Siège.
Tout ce monde n’est plus vraiment (ou plus du tout?) catholique.

5e Dimanche après la Pentecôte – textes de la messe commentés

Nous vous proposons une présentation des textes liturgiques propres à ce dimanche (rite catholique traditionnel, tel que le suivaient nos aïeux), avec leur commentaire.

« Épître et évangile se rejoignent pour inculquer fortement le devoir de la charité fraternelle. Justiciables devant Dieu de tout manquement à l’égard de nos frères, jusque dans nos sentiments les plus secrets, nous devons savoir rendre le bien pour le mal et pardonner du fond du cœur, si nous voulons nous-mêmes trouver accès auprès de lui.

En ces dimanches après la Pentecôte, les pièces de chant sont presque toujours un pressant appel au secours de Dieu en même temps qu’une paisible assurance dans sa protection. Parmi les oraisons d’aujourd’hui, la collecte est particulièrement belle ; elle redit à la fois la grande espérance chrétienne et implore de Dieu la grâce d’y parvenir par la force d’un amour capable d’unifier et de soulever notre vie.  »

Dom G. Lefebvre

TEXTES AVEC COMMENTAIRE DE DOM GUÉRANGER
(dans l’Année liturgiquedisponible ici avec ses autres livres)

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4e Dimanche après la Pentecôte – textes de la messe commentés

Nous vous proposons une présentation des textes liturgiques propres à ce dimanche (rite catholique traditionnel, tel que le suivaient nos aïeux), avec leur commentaire.

La Pêche miraculeuse, par Raphaël (1515)

« L’ Évangile de la pêche miraculeuse est le symbole des conquêtes de l’Église et la réalisation de la parole de Jésus à St Pierre : désormais tu seras pêcheur d’hommes !
La confiance en Dieu, au milieu des luttes et des souffrances de cette vie, est la pensée qui domine la messe de ce dimanche. Saint Paul nous rappelle que ces luttes et ce souffrances n’ont qu’un temps ; elles sont liées à la situation d’attente qui est la nôtre et celle de  toute la Création avec nous, jusqu’au jour marqué pour la pleine manifestation de la gloire des enfants de Dieu. Entretemps, Dieu nous vient en aide ; il nous attire à lui, nous soutient, nous pardonne et nous relève. »

Dom G. Lefebvre

TEXTES AVEC COMMENTAIRE DE DOM GUÉRANGER
(dans l’Année liturgiquedisponible ici avec ses autres livres)

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Léon XIV dit que le vrai problème avec la Fraternité saint Pie X est Vatican II

Interrogé par des journalistes à la sortie de Castel Gandolfo, le Léon XIV a évoqué l’avenir des relations entre Rome et la Fraternité fondée par Mgr Marcel Lefebvre. Il a laissé entendre qu’il envisageait une ultime démarche pour tenter d’éviter des sacres épiscopaux sans son mandat, avant de frapper par l’excommunication :

« J’envisage de faire un nouvel appel en disant : ne faites pas cela, essayons de vivre la communion de l’Église. Mais c’est leur choix. Il faut réaliser ce que cela signifie pour eux et pour l’Église. Certes, la division parmi les chrétiens est un point douloureux. Cependant, ils refusent d’accepter certains éléments fondamentaux de l’Église [sic], à commencer par plusieurs points du Concile Vatican II. S’ils prennent cette décision, je le regrette mais nous devons avancer. […] »

Tout en recevant avec les honneurs n’importe qui, par exemple la pseudo « archevêquesse » et Primat (faut-il dire « primate » ?) de l’Eglise anglicane, Léon XIV a refusé de recevoir le supérieur de la Fraternité Saint Pie X, qui réclame un entretien depuis plus d’un an. Au lieu de cela, Léon XIV le renvoie vers le cardinal Tucho Fernandez, auteur de textes hérétiques et érotomanes.
Il veut se rapprocher de tout le monde, mais combat, comme ses prédécesseurs (à l’exception, partiellement, de Benoît XVI) les catholiques traditionalistes.

Sa petite phrase aux journalistes à Castel Gandolfo est intéressante, comme le remarque Mgr Vigano, ancien nonce apostolique aux Etats-Unis, devenu traditionaliste :

La véritable raison de la menace d’excommunication pesant sur la FSSPX n’est pas la consécration de nouveaux évêques sans mandat pontifical, mais le refus du Concile Vatican II (comme dans mon cas). Prévost déplace le focus de la question, confirmant ainsi qu’il utilise de manière instrumentale les sanctions canoniques. Les consécrations épiscopales ne sont qu’un prétexte.
[…] Ces déclarations aux journalistes à Castel Gandolfo confirment que l’excommunication prononcée par l’église conciliaire et synodale est un brevet d’orthodoxie catholique. […] »

PS : à propos de Vatican II, pour ceux qui voient mal le problème, on peut lire une analyse synthétique ici notamment.

Brève mais efficace analyse de « Magnifique humanité »

L’abbé Gleize propose une analyse qui nous a paru intéressante, soulignant les graves faiblesses de la première encyclique de Léon XIV et remontant aux sources de la vision du monde moderniste et tristement horizontale qu’elle manifeste.

« Le catholique attend du Pape qu’il lui dise en quoi l’usage de l’intelligence artificielle est moralement bon et en quoi il ne l’est pas, par rapport à une morale qui se définit en référence à la Loi de Dieu.

La toute première Lettre encyclique du Pape Léon XIV est datée du 15 mai 2026, un an après l’élection au Souverain Pontificat de Robert Francis Prevost. Totalisant 245 paragraphes, le texte du nouveau Pape n’est ni plus ni moins long que les Encycliques de son prédécesseur immédiat. Comme il l’explique au § 3 du chapitre 1, Léon XIV a voulu prendre occasion du cent-trente-cinquième anniversaire de l’Encyclique Rerum novarum de Léon XIII publiée en 1891 pour prolonger à son tour « cette réflexion sur la société, sur l’économie et sur la politique que nous appelons aujourd’hui la Doctrine sociale de l’Eglise ». Et cela devrait avoir déjà de quoi jeter la consternation dans les rangs des catholiques, ou du moins de quoi aggraver encore la perplexité dans laquelle se trouvent les pauvres fidèles depuis plus de soixante ans que s’est déroulé le concile Vatican II.

Une conception nouvelle de la doctrine sociale

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Présents à Liège depuis le temps de saint Ignace, les néo « jésuites » quittent la ville

Cette société d’illustre mémoire sur le long terme, mais de triste mémoire quant aux XXe et XXIe siècles, communique :

« Présents à Liège depuis le temps de saint Ignace, les jésuites feront leurs adieux à la Cité Ardente.
Toutes les personnes liées à l’espace Loyola, à la chapelle Saint-Joseph, ainsi que les élèves, anciens élèves, enseignants et fidèles sont invité.e.s à se rassembler pour remercier la communauté pour leurs décennies de service. »

La Compagnie de Jésus est en train de disparaître, comme de nombreuses autres communautés. Les générations ne se sont pas renouvelées comme le manifeste cette photographie. La volonté des modernistes, qui triomphèrent lors du concile Vatican II, de s’aligner sur le monde pour lui plaire, n’a séduit personne en dehors d’eux-mêmes, au contraire.

Ce n’est pas tragique, car le pire est déjà arrivé. En effet, la Compagnie de Jésus a versé dans le modernisme il y a bien longtemps, et cette ancienne élite catholique a été l’une des premières à sombrer dans le progressisme et même l’apostasie : autant que ce scandaleux spectacle s’arrête.

Ps : ainsi ces dernières années, le supérieur général Arturo Sosa avait déclaré ne pas croire au diable dans plusieurs entretiens (« le diable existe en tant que réalité symbolique et non en tant que réalité personnelle ») ou encore avait proposé de changer la doctrine du mariage en remettant en cause l’interprétation obvie du Nouveau Testament.

3e Dimanche après la Pentecôte – textes de la messe commentés

Nous vous proposons une présentation des textes liturgiques propres à ce dimanche (rite catholique traditionnel), avec leur commentaire.

Note : en certains lieux, ce dimanche, Solennité de la fête du Sacré-Coeur

« Toute la messe d’aujourd’hui chante la miséricorde divine à l’égard des hommes.
Tandis que le démon reste un adversaire qui s’acharne à poursuivre notre perte, Dieu poursuit inlassablement son œuvre de salut et de bonté. Pécheurs accablés par notre misère, tournons-nous vers lui (intr.) ; remettons notre sort entre ses mains, lui-même prendra soin de nous secourir (grad.). Il n’est pas de plus beau commentaire de la sollicitude et de la miséricorde divines envers les hommes, dont la révélation est remplie, que les paraboles de la brebis égarée, de la drachme perdue, qui nous viennent de notre Seigneur lui-même (Év.) »

Dom G. Lefebvre

TEXTES AVEC COMMENTAIRE DE DOM GUÉRANGER
(dans l’Année liturgiquedisponible ici avec ses autres livres)

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Etats-Unis : le principal exorciste de Washington révoqué à cause des… OVNI

Stephen Rossett, depuis 19 ans l’exorciste principal de l’archevêché (moderniste) de Washington, vient d’être mis à la porte par le cardinal Mc Elroy.
Que reproche à ce spécialiste reconnu des phénomènes démoniaques ce très progressiste prélat ?

D’avoir dit, dans une vidéo récente, que selon lui « de nombreux phénomènes OVNI, sinon toutes » sont des phénomènes démoniaques. Bon, ce n’est pas le premier, dans le monde chrétien, à le penser et à le dire.

Mais dans son communiqué, l’archevêque de Washington estime que ces affirmations « compromettent gravement l’enseignement très précis de l’Église sur le diable, les démons et l’exorcisme ».
On aurait aimé qu’il soit justement plus précis dans cette accusation…
Lui qui, en gros moderniste, est très souple sur d’autres thèmes…

La Fête-Dieu

Cette fête honore la Présence réelle de Jésus-Christ dans l’hostie consacrée. C’était autrefois un jour férié en France, et une messe d’obligation, mais ce n’est plus le cas à cause de l’antichristianisme de la IIIe République. L’Eglise a donc institué la solennité de cette fête au dimanche suivant.
Retrouvez en fin de cet article la présentation et l’explication religieuses de cette fête.

« Ô combien suave est votre esprit, Seigneur; pour montrer votre tendresse envers vos enfants, vous leur donnez du ciel un pain délicieux, qui comble de biens les affamés, renvoyant les mains vides les riches dédaigneux » (Vêpres : Sag. 16,20-21; S. Luc I, 52.)

« Ô vous qui, dans votre Sacrement admirable, nous avez laissé un mémorial de votre passion, donnez-nous d’entourer les mystères sacrés de votre corps et de votre sang d’une telle vénération qu’elle nous obtienne de ressentir constamment en nous le fruit de votre Rédemption. » (Oraison)

Jadis, avant le catastrophique concile Vatican II et la crise de l’Eglise qui l’a accompagné, cette importante fête chrétienne était l’occasion de processions dans toutes les villes et villages de France, où une grande ferveur populaire se manifestait. Aujourd’hui il n’y a quasi plus que les églises de la mouvance traditionaliste qui en organisent.
Ici une procession de la Fête-Dieu dans un simple village de Vendée vers 1960 :

La Séquence Liturgique du jour est le Lauda Sion ; c’est pour l’Église l’un des plus beaux chef-d’œuvre de la poésie dogmatique, où, tout en gardant l’exacte précision de la terminologie scolastique, Saint Thomas d’Aquin expose avec splendeur et enthousiasme le dogme eucharistique de la Très Sainte Transsubstantiation (c’est-à-dire l’hostie qui devient le corps du Christ, tout en gardant l’apparence du pain). Composée en 1264 à la demande du pape Urbain IV, il le fait en 24 strophes d’inégale étendue : 18 de 3 lignes, 4 de 4 lignes, et 2 de cinq lignes. C’est en quelque sorte le Credo du Saint-Sacrement. Cette Séquence Liturgique « mérite d’être méditée » (Pius Parsch). La voici et, en dessous, sa traduction :

   1. Lauda, Sion, Salvatorem * lauda ducem et pastorem, * in hymnis et canticis,
Loue, Sion, ton Sauveur, loue ton chef et ton pasteur par des hymnes et des cantiques.

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Un proche de « François » Bergoglio affirme que ce dernier voulait « adapter la doctrine »

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À vrai dire, cela se voyait, mais il est bien qu’il y ait des témoignages venant du camp moderniste sur ses entreprises subversives.

Il a été président de l’Académie pontificale pour la vie de 2016 à 2025 : homme de main du pape François, Mgr Vincenzo Paglia affirme dans un entretien à Settimana News qu’il avait été missionné par celui-ci pour mener une « réforme très profonde » en adaptant la doctrine morale « à la sensibilité catholique d’aujourd’hui ». A la question de savoir « quel a été le “cœur théologique” de cette réforme ambitieuse », le prélat a expliqué :
« L’un des points névralgiques de toute cette entreprise a été la remise en question du concept de “nature”, qui était à la base d’une vision statique et immuable de la loi naturelle, et, par là même, la remise en cause du paradigme essentialiste et anhistorique sur lequel reposait toute la théologie morale de la sexualité et de la famille développée jusqu’alors. (…) Sur ce point, les “opposants” avaient bien compris : c’était une réforme très profonde qui était en jeu. »
Voilà qui a le mérite d’être clair, venant d’un des principaux artisans de la « réforme ». La méthode François ? Eriger en principe un relativisme d’« en bas », au détriment de la Vérité qui vient d’« en haut ».

source

1er dimanche après la Pentecôte : fête de la Très Sainte Trinité (textes et commentaire de la messe)

[en fin d’article deux belles prières :  de saint Augustin et de sainte Elisabeth de la Trinité]

« Le dogme fondamental auquel tout se ramène dans le christianisme est celui de la sainte Trinité, au nom de qui tous les chrétiens sont baptisés. » (Dom G. Lefebvre).
Une vérité mystérieuse touchant à la nature de Dieu, qu’Il nous a révélée, et que nous ne pourrons contempler et mieux pénétrer qu’au Ciel.

TEXTES AVEC COMMENTAIRE DE DOM GUÉRANGER
(dans l’Année liturgiquedisponible ici avec ses autres livres)

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Nouvelle encyclique : exit le latin comme langue officielle de l’Eglise

Le site espagnol, Infovaticana relève un fait peu remarqué ailleurs mais hautement significatif, relatif à l’Encyclique Magnifica Humanitas : il s’agit de la première encyclique qui ne possède pas de version en latin. Il développe une réflexion intéressante autour de l’usage du latin (qui a entre autres l’avantage d’être une langue fixée, car « morte », avec donc des mots dont le sens n’évolue pas) par le Vatican, à laquelle on peut ajouter que ce choix apparaît comme un nouveau désaveu de Benoît XVI lequel avait en 2012 publié le motu proprio « Latina Lingua » instituant une « Académie Pontificale de Latinité » afin de promouvoir l’utilisation du latin au sein de l’Eglise.

« Alors qu’une grande partie du débat s’est concentrée sur le contenu de l’encyclique, un autre détail apparemment mineur est passé presque inaperçu : pour la première fois dans l’histoire moderne, une encyclique papale a été publiée sans édition latine officielle.

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Bonne fête de Pentecôte ! (+ textes de la messe commentés)

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La Ste Vierge et les apôtres recevant l’Esprit-Saint lors de la Pentecôte

La Pentecôte est l’une des plus grandes fêtes chrétiennes.

Elle commémore le don – promis par le Christ avant Son Ascension – de l’Esprit-Saint aux apôtres ; le Christ achève là la fondation de l’Église.
Par suite, chaque chrétien est appelé à recevoir l’Esprit-Saint.

En grec, pentêkostê signifie « cinquantième », car l’événement est survenu cinquante jours après Pâques.

En France, avant la Révolution, la semaine qui suivait la Pentecôte était chômée.
Les autorités républicaines ont maintenant depuis des années en ligne de mire le lundi de Pentecôte, qui reste largement chômé.
Chrétien ou simplement Français non renié, il faut s’efforcer, autant que possible, de ne pas travailler ce lundi et de ne pas faire de courses (pour ne pas faire travailler les autres, comme pour les dimanches et autres jours fériés).

« Venez, Esprit-Saint, remplissez les cœurs de vos fidèles et allumez en eux le feu de votre amour. » (chant de l’Allélulia à la messe).

L’hymne de circonstance est bien sûr le Veni Creator (paroles en français en fin d’article) :

« L’envoi du Saint-Esprit sur les apôtres ouvre une ère nouvelle dans l’histoire du monde. « Envoyez votre Esprit, et vous renouvellerez la face de la terre » : l’Église est fondée et l’Esprit du Christ, donné d’une façon permanente à l’Église, agit en elle comme une force puissante ; c’est lui qui l’inspire et la dirige dans la prédication de l’Évangile et qui lui permet d’accomplir dans le monde, jusqu’à la fin des temps, l’œuvre de rédemption et de sanctification acquise par le Christ.
Le récit des Actes des apôtres rappelle les faits du jour de la Pentecôte ; il en indique déjà la signification et la portée universelle. La séquence de la messe décrit toutes les richesses de l’action de cet esprit, que Jésus avait promis à ses apôtres de leur envoyer. […] »

Dom G. Lefebvre

Pour lire la longue et belle introduction que Dom Guéranger propose pour cette fête, cliquer ici.

 

TEXTES AVEC COMMENTAIRE DE DOM GUÉRANGER :
(dans l’Année liturgiquedisponible ici avec ses autres livres)

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Bonne fête de l’Ascension ! (textes et commentaire de la messe)

Ce jeudi les chrétiens fêtent la montée aux Cieux du Christ, 40 jours après Pâques, devant ses disciples. Les âmes qu’il a délivrées des limbes lui font escorte (cf Alleluia), elles entrent avec lui dans le céleste royaume où elles participent glorieusement à sa divinité (cf Préface).
Pendant ces quarante jours qui avaient suivi sa Résurrection, Jésus posa les fondements de son Église, à laquelle il allait bientôt envoyer l’Esprit-Saint (ce sera la Pentecôte).

 

TEXTES AVEC COMMENTAIRE DE DOM GUÉRANGER
(dans l’Année liturgiquedisponible ici avec ses autres livres)

« Dans ces deux augustes basiliques [Saint-Pierre et Latran], comme dans les plus humbles églises de la chrétienté, le symbole liturgique de la fête est le Cierge pascal, que nous vîmes allumer dans la nuit de la résurrection, et qui était destiné à figurer, par sa lumière de quarante jours, la durée du séjour de notre divin Ressuscité au milieu de ceux qu’il a daigné appeler ses frères. Les regards des fidèles rassemblés s’arrêtent avec complaisance sur sa flamme scintillante, qui semble briller d’un éclat plus vif, à mesure qu’approche l’instant où elle va succomber. Bénissons notre mère la sainte Église à qui l’Esprit-Saint a inspiré l’art de nous instruire et de nous émouvoir à l’aide de tant d’ineffables symboles, et rendons gloire au Fils de Dieu qui a daigné nous dire : « Je suis la lumière du monde » (Johan. VIII, 12.).

Introït :
Hommes de Galilée, pourquoi vous étonnez-vous en regardant le ciel ? Alléluia. De la même manière que vous l’avez vu monter au ciel, il reviendra, alléluia, alléluia, alléluia. (Act. 1, 11)
Nations, frappez toutes des mains ; célébrez Dieu par des cris d’allégresse. (Ps. 46, 2)


L’Introït annonce avec éclat la grande solennité qui nous rassemble. Il est formé des paroles des Anges aux Apôtres sur le mont des Oliviers. Jésus est monté aux cieux ; Jésus en doit redescendre un jour. Continuer la lecture de « Bonne fête de l’Ascension ! (textes et commentaire de la messe) »