Nous vous proposons une présentation des textes liturgiques propres à ce dimanche (rite catholique traditionnel, tel que le connaissaient nos ancêtres), suivis de commentaires.
« Dans les chants de la messe, mêmes accents de détresse mais aussi de confiance que dimanche dernier. L’Épître a été choisie à cause de la station à Saint-Paul-hors-les-murs ; c’est un des plus beaux morceaux de saint Paul : on y sent passer toute l’âme du grand apôtre. L’Évangile de la semence montre Dieu à l’œuvre dans le monde comme un semeur de bon grain, mais dit aussi les conditions nécessaires pour que ce bon grain porte en nous tout son fruit. ».
Mgr Marcel Lefebvre – principal chef de la résistance traditionaliste à la révolution moderniste qui a triomphé avec le concile Vatican II – avait sacré, en 1988, quatre évêques pour lui succéder (seuls des évêques ont le pouvoir de conférer certains sacrements, notamment celui qui créé des prêtres… ou d’autres évêques). Il l’avait fait sans mandat de Jean-Paul II, ce qui avait créé des controverses et fracturé le mouvement traditionaliste.
Mais la Fraternité sacerdotale saint Pie X a continué à se développer et n’ayant plus que deux évêques, âgés, elle en a besoin de nouveaux.
Les discussions, pour l’instant toujours secrètes, entre la direction de la FSSPX et le Vatican n’ayant pas abouti à un accord sur ce point, le supérieur de cette société religieuse a annoncé que des évêques allaient être sacrés, dans les mêmes conditions qu’en 1988 donc (sans « mandat pontifical »).
la FSSPX n’a pas beaucoup d’évêques au regard du nombre de ses prêtres, auxquels il faut ajouter quelques dizaines de prêtres de « communautés amies ».
Nous vous proposons une présentation des textes liturgiques propres à ce dimanche (rite catholique traditionnel), suivis de commentaires.
Avec le Temps de la Septuagésime commence le second cycle de l’année religieuse. Le cycle de Noël s’était organisé autour de la naissance du Sauveur ; le cycle de Pâques s’organise autour de sa passion et de sa résurrection.
« « Justement châtié pour ses péchés » (Coll.), l’homme sent profondément sa détresse et implore la miséricorde divine. La liturgie du Temps de la Septuagésime, qui prélude au Carême, souligne la détresse humaine, mais elle l’exprime devant Dieu avec toute la force et l’espérance fondée sur la rédemption du Christ ; l’introït et tous les chants de la messe d’aujourd’hui, l’Épître et l’Évangile, nous pressent de répondre à l’invitation de Dieu lui-même, qui appelle tous les hommes et toutes les générations humaines, quelle que soit l’heure de cet appel, à travailler à leur salut ».
« La sainte Église nous rassemble aujourd’hui pour repasser avec nous le lamentable récit de la chute de notre premier père. Un si affreux désastre nous fait déjà pressentir le dénouement de la vie mortelle du Fils de Dieu fait homme, qui a daigné prendre sur lui la charge d’expier la prévarication du commencement et toutes celles qui l’ont suivie. Pour être en mesure d’apprécier le remède, il nous faut sonder la plaie. Cette semaine sera donc employée à méditer la gravité du premier péché, et toute la suite des malheurs qu’il a entraînés sur l’espèce humaine.
Nous vous proposons une présentation des textes liturgiques propres à ce dimanche (rite catholique traditionnel, tel que le suivait nos ancêtres).
Le centurion romain demandant au Christ la guérison de son serviteur
« La foi en la divinité de Jésus et le recours à sa toute-puissance divine est un des enseignements les plus insistant des évangiles de ces dimanches après l’Épiphanie. L’éloge de la foi du centurion nous invite aujourd’hui à entrer nous-même dans ces sentiments de foi confiante qui doivent animer tous ceux qui veulent faire partie du peuple de Dieu. Les chant de la messe resteront ceux des dimanches qui suivent. Par leur caractère, ils rattachent le Temps après l’Épiphanie au Temps de Noël ».
Nous vous proposons une présentation des textes liturgiques propres à ce dimanche (rite catholique traditionnel, tel que le suivaient nos ancêtres).
En certains lieux, c’est la solennité de Notre-Dame de Pontmain.
Les noces de Cana – Julius Schnorr von Carolsfeld (1819)
« La messe nous manifeste la royauté divine de Jésus. Marie pleine de la charité dont nous parle l’Épître, sollicite de Jésus son premier miracle, en faveur des époux qui sont dans la gêne, car « ils n’ont plus de vin » pour leurs convives (Év.). Son pouvoir comme Mère de Dieu est si grand qu’à sa demande, Jésus avance l’heure marquée pour la « manifestation de sa divinité ». »
Dans la nuit du 17 janvier 1871, tandis que fait rage la guerre franco-prussienne et que les Allemands avancent vers Laval, la neige couvre le village de Pontmain, en Mayenne.
Deux jeunes garçons, Eugène (12 ans) et Joseph Barbedette (10 ans), aident leur père à piler les ajoncs dans leur grange.
Eugène sort de la grange pour « voir le temps ».
C’est alors qu’il déclare avoir aperçu au-dessus de la maison d’en face une « belle dame » à la robe constellée d’étoiles, qui le regarde en souriant, les mains tendues.
À ses cris, les villageois accourent et d’autres enfants déclarent voir la « belle dame ». Ils assurent qu’un ovale bleu avec quatre bougies éteintes est venu entourer la dame. L’abbé Guérin, curé du village, organise une veillée de prière autour des enfants qui, seuls, voient l’apparition.
Nous vous proposons une présentation des textes liturgiques propres à ce dimanche (rite catholique traditionnel, tel que le suivaient nos ancêtres).
Monogramme – l’un des plus anciens symboles chrétiens – figurant le nom, abrégé, de Jésus. On lui donne aussi la signification de « Iesus Hominum Salvator » (Jésus Sauveur de l’Humanité).
« « Au nom de Jésus-Christ de Nazareth, lève-toi et marche… Frères, sachez-le, il n’est aucun autre nom parmi ceux qui ont été donnés aux hommes, qui doive nous sauver. » (S. Pierre, à Matines et dans l’épître de la messe). Le nom de Jésus signifie Sauveur ; il n’y a en effet de salut qu’en lui. La messe et les vêpres célèbrent tout ensemble la sainteté, la puissance et la douceur du nom de Jésus. Objet de l’amour des chrétiens, le nom de Jésus est pour eux d’une douceur incomparable ; mais pour chacun des chrétiens comme pour tous les hommes, il reste »le nom saint et redoutable », « le nom qui est au-dessus de tout nom », parce que celui qui le porte est le Dieu trois fois saint en même temps que le Sauveur du monde. »
[note : dom Guéranger fait d’abord une longue présentation historique et théologique de cette fête. Pour aller directement aux textes de la messe commentés, descendre jusqu’à la partie intitulée « A LA MESSE »]
Le deuxième Dimanche après l’Épiphanie, qui rappelle le festin des noces de Cana, fut d’abord choisi pour célébrer cette fête. C’est au jour nuptial que le nom de l’Époux devient propre à l’Épouse : ce nom désormais témoignera qu’elle est à lui. L’Église, voulant honorer d’un culte spécial un nom pour elle si précieux, en unissait donc le souvenir à celui des Noces divines. Aujourd’hui, elle rapproche de l’anniversaire même du jour où il fut donné, huit jours après sa naissance, la célébration de ce Nom auguste, et laisse à la commémoration des Noces sacrées le Dimanche dont de tout temps cette commémoration fut la gloire.
Nous vous proposons une présentation des textes liturgiques propres à ce dimanche (rite catholique traditionnel, tel que le connaissaient nos ancêtres).
« « Nul n’est esclave, mais fils, et s’il est fils il est aussi héritier, par la grâce de Dieu » (Ép.). Voilà toute la portée de la venue du Christ en ce monde, dans le silence de la nuit où nous étions plongés (Intr.). Reste à accueillir dans notre vie, comme Siméon et Anne l’ont accueilli dans le Temple, celui que chacun, pour son salut ou pour sa perte, accueille ou rejette, véritable « signe de contradiction » (Év.). »
« Nous avons démontré plus haut que la Nativité du Sauveur s’est opérée le jour du Dimanche, qui est celui où Dieu créa la lumière. Ce sera aussi le Dimanche que nous verrons le Christ ressusciter. Ce premier jour de la création, qui est, en même temps, le premier jour de la semaine, était consacré au Soleil chez les peuples anciens ; il est devenu sacré à jamais par le double lever du Soleil de justice : Noël et Pâques le réclament tour à tour. Continuer la lecture de « Messe du Dimanche dans l’Octave de la Nativité (textes et commentaires) »
(Sont indiqués entre parenthèses les noms que portent de nos jours les villages cités)
L’histoire d’une messe de minuit que nous allons raconter s’est passée dans les moments les plus affreux de la Grande-Guerre, alors que le monde se croyait rendu à sa fin. La terre tremblait, les éléments étaient confondus, les nations éperdues se tordaient dans l’épouvante et la consternation, les démons déchaînés entraient dans le coeur des hommes pervers, les chefs s’habillaient de peaux d’hommes, s’abreuvaient de sang et se repaissaient de chair humaine. Ces monstruosités ont été commises, ces horreurs ont été vues, ici dans cette contrée, sur cette terre qui nous porte.
Dans ces jours d’exécrable mémoire, la paroisse de Beaufou fut tout spécialement mise à feu et à sang. Elle devait cette haine des méchants à sa grande fidélité à la religion. Elle était la seule dans tout le pays où tout le monde, sans exception, était bon chrétien ; on n’y trouvait pas un seul ennemi du bon Dieu, pas l’ombre d’un traître.
Une des bandes infernales venait de brûler une première fois l’église, le bourg, et de commettre des atrocités dans plusieurs villages. M. le curé Jousbert était persécuté par des espions des communes voisines qui voulaient le surprendre dans ses cachettes et le dénoncer aux Bleus.
Nous vous proposons une présentation des textes liturgiques propres à cette fête (rite catholique traditionnel). Pour les autres textes des messes (il y en a plusieurs) et offices de Noël avec leur commentaire, voir ici.
« La messe de minuit rappelle plus spécialement la naissance temporelle de Jésus dans son avènement de grâce : « Marie mit au monde son Fils premier-né. » (Év.) — Elle parle toutefois aussi de la naissance éternelle du Verbe « engendré dès avant l’aurore des temps » (Grad. et Comm.) et qui se manifestera à tous les élus lorsque, à la fin du monde, aura lieu « l’apparition glorieuse de notre grand Dieu » (Ép.). — Elle rappelle enfin la naissance spirituelle de Jésus dans nos âmes qui se manifeste par l’exercice des vertus : « soyons zélés pour les bonnes œuvres » (Ép.), « afin de ressembler à Jésus en qui la nature humaine est unie à la nature divine ». (Secr.) — Naissons à la vie divine sur terre, en participant « au saint mystère de la Nativité de Notre-Seigneur » afin de jouir de sa vie éternelle au ciel. (Or., Post.) »
Il est temps, maintenant, d’offrir le grand Sacrifice, et d’appeler l’Emmanuel : lui seul peut acquitter dignement envers son Père la dette de reconnaissance du genre humain. Sur notre autel, comme au sein de la crèche, il intercédera pour nous ; nous l’approcherons avec amour, et il se donnera à nous.
Vous avez probablement entendu parler d’un récent document issu du Vatican occupé par les modernistes, plus précisément du (prétendu?) Dicastère pour la doctrine de la foi, qui préconise de ne plus employer le titre de « corédemptrice » à propos de la sainte Vierge.
Voici une brève et, nous semble-t-il, pertinente analyse, par l’abbé François Delmotte :
« On ne peut dissocier la Vierge du Rédempteur sans mutiler l’œuvre de Dieu.
C’est l’amour de la vérité, où est la fidélité au Calvaire ? C’est avec une profonde affliction, d’une sainte indignation, que nous lisons le document Mater Populi Fidelis du Dicastère pour la doctrine de la foi (DDF). Ce texte, qui se prétend un éclaircissement, s’attaque en réalité à la Très Sainte Vierge, à notre Mère, en lui refusant des titres qui lui ont été décernés par la Foi, par toute la Tradition de l’Église, et sanctionnés par l’enseignement constant de plusieurs papes. Sous couvert de « fidélité » et d”« œcuménisme », il œuvre à l’amoindrissement de la Mère de Dieu. Continuer la lecture de « A propos du titre de « corédemptrice » de la Sainte Vierge »
« Nous voici entrés dans la Semaine qui précède immédiatement la Naissance du Messie : dans sept jours au plus tard, il viendra ; et selon la longueur du temps de l’Avent, laquelle varie chaque année, il se peut que l’Avènement tant désiré ait lieu dans six jours, dans trois jours, demain même. L’Église compte les heures d’attente ; elle veille jour et nuit, et ses Offices ont pris une solennité inaccoutumée depuis le 17 décembre. Continuer la lecture de « 4e Dimanche de l’Avent (textes et commentaires) »
Le moine français Dom Prosper Guéranger fut un géant catholique du XIXe siècle : restaurateur de l’ordre bénédictin, pionnier du mouvement liturgique, initiateur de la redécouverte du chant grégorien, etc.
Il était évoqué récemment dans une émission radiophonique (ainsi que l’abbaye de Solesmes), à l’occasion du 150e anniversaire de sa mort.
► On peut retrouver ici une sélection de livres de Dom Guéranger ou sur lui.
Le célèbre vaticaniste italien Aldo Maria Valli fait le point, avec un certain chagrin, sur les débuts du pontificat (réel ou prétendu) de Léon XIV, en rappelant le point de vue catholique là où il fait défaut :
« Aujourd’hui, Francis Robert Prevost, le pape Léon XIV, fête ses soixante-dix ans et nous lui adressons nos vœux les plus sincères. […] J’éprouve pour lui une sympathie instinctive. J’aime son ton un peu effacé, son sourire d’homme réservé et peut-être même timide. J’aime le fait qu’il ne se présente pas comme un homme de spectacle.
Nous vous proposons une présentation des textes liturgiques propres à ce dimanche (rite catholique traditionnel, tel que le connaissaient nos ancêtres).
« Toute cette messe est imprégnée des sentiments de joie dont l’Église, émue à l’approche du Sauveur, veut pénétrer nos âmes. « Le Seigneur est proche, dit l’Épître, réjouissez-vous » ; et dans l’Évangile, nous voyons Jean le Précurseur qui annonce la venue du Messie, qui en dit les grandeurs et qui s’efface devant lui. Attendons dans une sainte joie « la grâce de la visite de Dieu ». (Oraison) »
« La joie de l’Église s’accroît encore dans ce Dimanche. Elle soupire toujours après le Seigneur ; mais elle sent qu’il approche, et elle croit pouvoir tempérer l’austérité de cette carrière de pénitence par l’innocente allégresse des pompes religieuses. Continuer la lecture de « 3e Dimanche de l’Avent (textes et commentaires) »