C’était un… 27 janvier

1687 : début de la « Querelle des Anciens et des Modernes », quand Charles Perrault lit son poème Le Siècle de Louis le Grand lors d’une séance de l’Académie française. Il y proclame la supériorité du siècle de Louis XIV sur l’Antiquité (notamment sur le siècle d’Auguste), critique certains auteurs classiques comme Homère et provoque ainsi la vive réaction des défenseurs des Anciens, en particulier Boileau.

1794 : exécution horrible du prince de Talmont par les républicains à Laval.
Ce chef vendéen, âgé de 28 ans, déclare au bourreau qui va le guillotiner :
« Fais ton métier, j’ai fait mon devoir ».
Puis, la tête décapitée et mutilée du jeune héros chrétien est plantée sur les grilles de son château.

1889 : élection triomphale du « brave général Boulanger » à Paris, après une série de législatives partielles en province. Les partisans de celui qui a agrégé sur son nom les espoirs des nationalistes de tous bords attendent qu’il marche sur l’Elysée, mais le général patriote refuse. La médiocrité de ses ambitions ne le désigne pas pour le pouvoir. Menacé par le ministre de l’Intérieur, il s’enfuit vers Bruxelles, en compagnie de sa maîtresse.

► sur le boulangisme, on peut lire le livre que Bertrand Joly lui a consacré : aux origines du populisme.

1957 : attentats du FLN à Alger à la brasserie du Coq hardi et à la Cafétéria : 4 morts, 50 blessés.

1959 : décès, à Saint Quentin, du père Hanna Zakarias, de son vrai nom Hector Théry, érudit dominicain, qui étudia les origines juives de l’islam.
Continuer la lecture de « C’était un… 27 janvier »

Troyes : le trésor exceptionnel d’un prince celte exposé

Alors que le peuple français, descendant direct des Gaulois (les Celtes de Gaule) est menacé de disparition par submersion et métissage, ses aïeux se rappellent plus que jamais à lui lors de fouilles, ces dernières décennies.

« C’est l’une des plus importantes découvertes archéologiques en France depuis 50 ans : l’exceptionnel trésor mis au jour dans la tombe d’un prince celte à Lavau, dans le nord-est du pays, sera dévoilé pour la première fois au public samedi [24 janvier]. La collection, composée de 80 objets, datant d’environ 450 avant notre ère, sera exposée jusqu’au 21 juin au Musée d’Art moderne de Troyes, non loin du lieu de découverte.

Les archéologues de l’Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives) ont découvert en 2014-2015 un complexe funéraire, composé d’un vaste enclos et d’un portique monumental donnant accès à une tombe par une rampe, le tout scellé d’un tumulus, une colline de terre artificielle, de plus de huit mètres de haut.

Une chambre funéraire de 14m² abritait un squelette paré d’un torque, ressemblant à un collier, et de bracelets en or. Étendue sur un char à deux roues, la dépouille était entourée de vaisselle utilisée lors des banquets. […] » [source et suite, avec belles photos]

C’était un… 26 janvier

1855 : à l’âge de 46 ans, le poète Gérard de Nerval est découvert mort, pendu aux barreaux d’une grille qui ferme un égout d’une rue de Paris. Ses connaissances optent pour la thèse du suicide ou celle du meurtre (Baudelaire). Certains évoquent même le crime maçonnique, car Nerval aurait révélé des secrets entre les lignes de certains de ses poèmes. Toute son œuvre est fortement teintée d’ésotérisme et de symbolisme, notamment alchimique et maçonnique.

1871 : ce jour a lieu la signature d’un armistice entre la France de Napoléon III et l’Allemagne menée par Bismarck, concluant de façon catastrophique la guerre commencée — imprudemment et pour des motifs légers — par l’empereur le 19 juillet 1870.

L’Alsace (sauf ce qui deviendra le territoire de Belfort) et les trois quarts du département de la Moselle vont être arrachés à la France.
Des centaines de milliers d’Alsaciens et Lorrains quittent leurs foyers et s’exilent par refus de devenir citoyens allemands (près de la moitié de la population de Metz).
Les conséquences pour l’Europe vont être très lourdes.

Continuer la lecture de « C’était un… 26 janvier »

C’était un… 25 janvier

• entre 31 et 36 : conversion de saint Paul. Si ses propres épîtres ne livrent que peu de détails à ce sujet, le chapitre 9 des Actes des Apôtres est plus précis : Paul est un pharisien qui se rend à Damas pour aller persécuter des chrétiens dans cette ville, et qui soudain, en chemin, est terrassé par une apparition du Christ ressuscité : « Je suis Jésus, celui que tu persécutes ». À la suite de cette vision, Paul devient l’apôtre du Christ parmi les nations.

477 : mort de Genséric, roi des Vandales. Né à Séville en 406, il bâtit un immense empire et installa son peuple (germanique) en Afrique, après s’être emparé de Rome et Carthage. Arien, il s’opposa au christianisme.

Continuer la lecture de « C’était un… 25 janvier »

C’était un… 24 janvier

41 : assassinat de Caligula (successeur de Tibère), empereur mentalement dérangé, tyrannique, méprisant le Sénat, adepte de l’assassinat, qui avait alourdi l’impôt pour alimenter ses dépenses démesurées. Claude est acclamé empereur romain par la garde prétorienne et approuvé par le Sénat le lendemain.

1728 : malgré l’opposition de Louis XV, le funeste Montesquieu – philosophe des prétendues « Lumières » – est reçu à l’Académie française.

Continuer la lecture de « C’était un… 24 janvier »

C’était un… 23 janvier : révolte gauloise menée par Vercingétorix, et autres événements

Statue de Vercingétorix à Clermont-Ferrand (place de Jaude)

en 52 avant notre ère, à la suite de rumeurs de troubles à Rome, le signal général de la révolte gauloise est donné, vraisemblablement à l’occasion de la fête druidique du 6e jour de la lune du solstice d’hiver, dans la fameuse forêt des Carnutes.
Les commerçants romains de Cenabum (Orléans) sont massacrés.

L’âme de ce sursaut s’appelle Vercingétorix. Il est le fils de Celtillos, qui avait tenté de faire l’unité des Gaulois, et en était mort.

Continuer la lecture de « C’était un… 23 janvier : révolte gauloise menée par Vercingétorix, et autres événements »

C’était un 22 janvier…

427 : mort de Pharamond, présenté depuis le VIIIe siècle comme premier roi des Francs et ancêtre des Mérovingiens (arrière-arrière-grand-père de Clovis), assertion qui n’emporte pas l’adhésion des historiens modernes, tout comme le fait qu’il serait le descendant du Troyen Priam.

1506 : fondation du corps de la garde suisse pontificale au Vatican.

1647 : élection à l’Académie française, après deux échecs les années précédentes, de Pierre Corneille, l’un des plus grands auteurs français.
► à son sujet, on peut lire l’ouvrage que lui a consacré Brasillach ou savourer sa traduction en vers de l’Imitation de Jésus-Christ.

Continuer la lecture de « C’était un 22 janvier… »

C’était un… 21 janvier

1789 : mort, à 65 ans, de Paul Thiry, (faux) baron d’Holbach. Franc-maçon allemand, véritable athée (ce qui était plutôt rare à l’époque), cet agitateur intellectuel fut un pilier et un financier de l’œuvre subversive nommée Encyclopédie, qui prépara la Révolution française.
► sur thème, on peut la Révolution des Illuminés, d’Alain Pascal.

1793 : Louis XVI est guillotiné à Paris, place de la Concorde, par les républicains. « Je meurs innocent de tous les crimes qu’on m’impute. Je pardonne aux auteurs de ma mort. Je prie Dieu que le sang que vous allez répandre ne retombe jamais sur la France. » Voir ici le récit du régicide et le beau testament du roi.

1794 : en Vendée, après l’anéantissement de l’Armée catholique et royale, les « colonnes infernales » commencent leur sinistre campagne de destruction et de meurtre.

les vitraux de la région rappellent les massacres de femmes et d’enfants

Continuer la lecture de « C’était un… 21 janvier »

21 janvier : anniversaire du régicide (récit + testament de Louis XVI)

Le 21 janvier 1793, la racaille révolutionnaire, ivre de haine et de rage, assassinait le roi de France, Louis XVI, âgé de 38 ans.
Cet acte sauvage recelait une grande force symbolique : en décapitant celui qui était le père de la nation organique et le sommet de l’Etat monarchique, c’était l’ordre ancien qui était abolit, en profondeur, au profit d’une contre-civilisation qui allait s’instaurer progressivement et inexorablement et dont nous connaissons aujourd’hui une certaine étape.

Pour l’anecdote, et contrairement à ce que laissait espérer l’innovation technique que constituait la guillotine, l’exécution du roi martyr fut particulièrement horrible.
Revenons donc à ce triste épisode, au cœur des heures les plus sombres de notre histoire.

Craignant un ultime rebondissement si le roi faisait un discours devant la foule, le commandant de la garde nationale donna l’ordre de faire jouer tous les tambours au pied de l’échafaud, qui était d’ailleurs fortement protégé.
Sur la dernière marche cependant, le roi fit un signe impérieux aux tambours qui, surpris, cessèrent de battre, et cria d’une voix tonnante : « je meurs innocent de tous les crimes qu’on m’impute. Je pardonne aux auteurs de ma mort, et je prie Dieu que le sang que vous allez répandre ne retombe jamais sur la France. Et vous, peuple infortuné… »
Déjà, des ordres étaient donnés et les tambours reprenaient.
Un journaliste de l’époque écrivit : « est-ce bien le même homme que je vois bousculé par quatre valets de bourreau, déshabillé de force, dont le tambour étouffe la voix, garrotté à une planche, se débattant encore, et recevant si mal le coup de la guillotine qu’il n’eut pas le col mais l’occiput et la mâchoire horriblement coupés ? »

D’après certains témoignages, il fallut s’y reprendre à deux fois pour trancher la tête, tandis que d’autres affirment que le bourreau dut appuyer de tout son poids sur la lame qui avait à peine entamé le crâne – au lieu du cou – afin de détacher la tête…
Le prêtre présent raconta qu’ensuite « le plus jeune des gardes, qui semblait avoir dix-huit ans, saisit immédiatement la tête, et la montra à la populace en faisant le tour de l’échafaud ; il accompagna cette monstrueuse cérémonie des gestes les plus atroces et les plus indécents ».
Certains spectateurs se barbouillèrent le visage du sang du malheureux.

On notera avec inquiétude que l’idéologie républicaine, contre-nature et forgée dans le sang de très nombreux Français, connaît aujourd’hui un regain de popularité dans la « mouvance nationale », même si certaines associations et publications ferraillent inlassablement contre la doctrine mortifère issue des Loges.

Ci-dessous, le beau testament de Louis XVI, rédigé le 25 décembre 1792, envoyé à la Commune de Paris le 21 janvier 1793 :
Continuer la lecture de « 21 janvier : anniversaire du régicide (récit + testament de Louis XVI) »

C’était un… 20 janvier

Résultat de recherche d'images pour "Martyre de Saint Sébastien - Honoré Daumier"288  : mort de Saint Sébastien, martyr.
Né à Narbonne et renonçant à une brillante carrière dans sa patrie, il entra dans l’armée afin de pouvoir plus facilement servir ses frères dans la foi.
Ses grandes qualités le firent bientôt connaître à la cour ; il s’y distingua et devint en peu de temps un des favoris de Dioclétien qui le nomma capitaine de la première compagnie de ses gardes.

Continuer la lecture de « C’était un… 20 janvier »

C’était un 19 janvier…

Saint Amand à la cour de Dagobert.

639 : mort du grand roi des francs Dagobert Ier. Ce descendant de Clovis meurt à 36 ans, dans l’abbaye de Saint-Denis qu’il a richement dotée, et il est le premier roi à y être inhumé.
Il régna sur l’Austrasie de 622 à 632 et fut roi des Francs de 629 à 639 : c’est l’un des derniers grands rois mérovingiens.
Continuer la lecture de « C’était un 19 janvier… »

C’était un… 18 janvier

41 : date retenue généralement pour le jour où saint Pierre, chef des apôtres, établit sa chaire pontificale à Rome, faisant de cette ville – qui avait toujours eu le sentiment de son éternité – la nouvelle Jérusalem. Dans le calendrier liturgique catholique traditionnel, ce jour est fêté.

1871 : Guillaume Ier, roi de Prusse, est proclamé empereur d’Allemagne à Versailles. C’est la fondation, par l’action de Bismarck, du deuxième Reich, ainsi nommé car ses artisans se revendiquent comme les successeurs du saint Empire romain germanique (le premier empire, donc). Mais l’empire fondé par Charlemagne était catholique…

Continuer la lecture de « C’était un… 18 janvier »

C’était aussi un 17 janvier…

En plus des apparitions de Pontmain :

395 : Théodose meurt à Milan.  Ses deux fils lui succèdent : Arcadius devient empereur d’Orient et Honorius, celui d’Occident. Dès lors, le partage de l’Empire est réalisé (la frontière traversant les Balkans et la Libye).

1377 : la papauté est transférée d’Avignon à Rome.

1670 : (sous Louis XIV donc, dans les temps modernes) à Metz, Raphaël Lévy est brûlé vif, après avoir été condamné par le parlement de la ville pour le meurtre rituel d’un enfant chrétien de 3 ans.

1793 : durant la séance de la Convention nationale, les députés votent quant au sort de Louis XVI. 361 conventionnels (dont 122 francs-maçons) votent la mort sans condition, contre 360 (dont 16 francs-maçons).

• 1941 : victoire navale française (avec l’Etat français du Maréchal Pétain) lors de la bataille de Koh Chang dans le Golfe de Thaïlande, face à la flotte thaïlandaise, qui est entièrement détruite.

Le croiseur français Lamotte-Picquet

Continuer la lecture de « C’était aussi un 17 janvier… »

Un 17 janvier : l’apparition de Notre-Dame de Pontmain

Dans la nuit du 17 janvier 1871, tandis que fait rage la guerre franco-prussienne et que les Allemands avancent vers Laval, la neige couvre le village de Pontmain, en Mayenne.
Deux jeunes garçons, Eugène (12 ans) et Joseph Barbedette (10 ans), aident leur père à piler les ajoncs dans leur grange.
Eugène sort de la grange pour « voir le temps ».
C’est alors qu’il déclare avoir aperçu au-dessus de la maison d’en face une « belle dame » à la robe constellée d’étoiles, qui le regarde en souriant, les mains tendues.

À ses cris, les villageois accourent et d’autres enfants déclarent voir la « belle dame ». Ils assurent qu’un ovale bleu avec quatre bougies éteintes est venu entourer la dame. L’abbé Guérin, curé du village, organise une veillée de prière autour des enfants qui, seuls, voient l’apparition.

Continuer la lecture de « Un 17 janvier : l’apparition de Notre-Dame de Pontmain »

C’était un… 16 janvier

1556 : après avoir abandonné son autorité sur les Pays-Bas en octobre, l’empereur Charles Quint, fatigué moralement et physiquement, transmet à son fils Philippe la couronne d’Espagne, après quarante ans de règne. Il se retire dans un monastère espagnol pour y finir sa vie dans la prière et la pénitence.

• 1790 : pour s’être révoltée contre les excès révolutionnaires, Marseille, épurée par Barras et Fréron, est renommée « Ville-sans-nom ».

• 1911 : premier discours de Maurice Barrès à la Chambre des députés « pour nos églises », repris dans La grande Pitié des églises de France.

Maurice Barrès tenant un discours

• 1957 : à Alger, le siège de l’état-major du général Salan, commandant des forces armées, est partiellement détruit par une attaque au bazooka. L’attentat fait un mort, le commandant Rodier, chef-adjoint du cabinet de Salan et deux blessés.
Cette tentative d’assassinat a été fomentée en amont par les gaullistes – Michel Debré notamment – qui ont manipulé des patriotes de l’Algérie française.

Continuer la lecture de « C’était un… 16 janvier »