Nouvelles sécuritaires internationales

[Êtes-vous intéressé par avoir de temps en temps un point, comme ci-dessous, sur l’actualité de la sécurité internationale et du renseignement ? N’hésitez pas à nous le dire par courriel ou en commentaires.]

► Syrie : d’après le New York Times, les pays arabes et la Turquie, assistés par la CIA, ont très largement renforcé ces derniers mois leur aide militaire à la rébellion syrienne. Plus de 160 avions transportant du matériel militaire ont en effet atterri dans les aéroports situés près d’Ankara en Turquie et les aéroports jordaniens. La Turquie aurait, toujours selon le New York Times, supervisé la plupart de ces transferts d’aide aux insurgés et également transféré les armes dans des camions à destination de la Syrie.

► Syrie : l’Iran forme des milices dans l’éventualité de l’après-Assad. Cette faction appelée «l’Armée du peuple» (Jaych al-Chaabi), est composée de cinquante mille hommes environ, des Syriens pour la plupart, issus des minorités chiite, comme les Iraniens, ou alaouite, comme le président Bachar el-Assad, que tous ces supplétifs ont pour objectif immédiat de protéger face aux rebelles sunnites, qui cherchent à renverser le pouvoir à Damas.
Ces combattants ont été choisis parmi les Comités de défense populaire ou les chabihas, ces milices engagées aux côtés d’une armée qui ne peut plus combattre tous les fronts de la rébellion en même temps. Les meilleurs ont été entraînés par des membres du Hezbollah libanais et de la Force al-Qods, la branche extérieure des gardiens de la révolution iranienne, de plus en plus présents en Syrie pour soutenir Assad. (Source et détails)

► Corée du Sud  : quelques 48 700 ordinateurs et serveurs ont été endommagés lors de l’attaque informatique qui a visé le 20 mars plusieurs banques et chaînes de télévision sud-coréennes dont la KBS, la maison-mère de KBS WorldRadio. Les attaques provenaient d’adresses IP dans quatre nations dont les États-Unis et plusieurs pays européens.

► Palestine occupée : l’affaire dite du prisonnier X pourrait commencer à voir un début d’explication. Le magazine allemand Der Spiegel affirme cette semaine que Ben Zygier avait trahi deux Libanais travaillant pour le Mossad en donnant leurs noms au Hezbollah. Ce serait à cause de ce retournement inexplicable que Ben Zygier aurait été arrêté par les Israéliens et placé en détention préventive au secret et dans le quartier de haute sécurité de la prison de Ayalon.

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Le retour des Turcs « allemands »

[Article du journaliste Laurent Glauzy en exclusivité pour Contre-info]

Depuis 2006, les flux migratoires entre l’Allemagne et la Turquie ne cessent de s’inverser. En 2009, pour la première fois, 40 000 immigrés d’origine turque ont quitté l’Allemagne pour rejoindre le pays du Bosphore en plein essor économique, tandis que 30 000 de leurs compatriotes entreprenaient le chemin inverse. Grâce à la formation professionnelle reçue en Allemagne, les rapatriés turcs « allemands » peuvent prétendre à de meilleurs salaires et à des postes plus attractifs.

Nombreux sont aussi les jeunes Turcs qui, ayant le mal d’un pays connu à travers les vacances, décident aujourd’hui de boucler leurs bagages pour s’engager dans l’armée. Leurs rêves se brisent dans la dure réalité d’une caserne d’Antalaya entre les gardes, les corvées et les ordres d’un sous-officier qu’ils ne comprennent pas. Ces recrues parlant souvent mieux le bavarois que le turc sont considérées comme des étrangers sur la terre de leurs ancêtres. Alors, après quelques mois, ils retournent définitivement en Allemagne. D’autres mettent à profit leurs économies pour ouvrir un commerce. La grande majorité des immigrés turcs sont de jeunes universitaires. « Un tiers des étudiants turcs vivant en Allemagne, envisagent leur carrière en Turquie, car par rapport à l’Allemagne le pays des origines offre un meilleur profil professionnel », argumente Marc Landau, Directeur de la chambre de commerce germano-turque. D’ailleurs, en Turquie, au siège de Mercedes-Benz, 30 % des employés occupant des postes de direction sont des Turcs « allemands ».
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Egypte : quand la police n’est pas là, les islamistes mènent la danse

Depuis que les policiers égyptiens sont en grève, la presse évoque l’existence de nouveaux miliciens islamistes qui menacent de faire la loi afin de combler le vide sécuritaire. Ce sont ainsi des comités populaires religieux qui entendent faire régner l’ordre en Egypte, leur percée suscitant une inquiétude croissante. Ces groupes sont formés par la Jamaa Islamiya, un ex-groupe djihadiste converti à la politique depuis la chute de Moubarak et l’élection d’un islamiste à la présidence.

Assem Abdel Maged, membre du bureau politique de la Jamaa Islamiya, déclare sans détours au Figaro: «Que les fonctionnaires de police qui entendent poursuivre leur grève sachent qu’ils ne retrouveront pas leur poste une fois que nous aurons pris la relève. Une chose est sûre: nous ne laisserons pas la situation sécuritaire se détériorer.»

Il est vrai que si l’État n’assume plus les fonctions régaliennes qui participent à sa souveraineté, il s’expose à voir sa légitimité mise en cause par l’émergence de groupes politiques ou religieux qui prendront acte de sa démission. La nature a de toute façon horreur du vide : si l’État n’assure plus la sécurité du pays, les criminels seront soumis à la vindicte populaire, ou bien les particuliers rendront justice eux-mêmes. Rien d’étonnant donc au phénomène égyptien. Reste que dans le contexte, cette absence de police est favorable aux islamistes, lesquels ne perdent pas une occasion de »se rendre utile »… A suivre.

Le piège syrien

[Tribune libre d’un lecteur. Commentaires ouverts.]

« Grosse polémique déclenchée par F.Hollande suite à sa proposition, sans l’accord du Conseil de Sécurité, de vouloir armer la rébellion syrienne.

Cette déclaration a aussi une incidence politique. Compte tenu du climat de tension qui existe entre Angéla Merkel et lui, cette proposition lui permet cette forme de provocation sachant qu’elle y est opposée pour des raisons bien précises qui vont être énumérée ci-après.

Suite à cette proposition de F.Hollande, un sondage vient d’être effectué dont le résultat aujourd’hui est de 76% contre l’armement par la France des rebelles syriens.
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Des imams « Made in Germany »

[Article du journaliste Laurent Glauzy en exclusivité pour Contre-info]

Afin d’améliorer l’intégration de la communauté musulmane en Allemagne, Annette Schavan, ministre de l’Enseignement, travaille sur la mise en place de programmes universitaires pour former les imams. La population de ce pays se sent menacée par une vague de prédicateurs radicaux et ce projet délicat se heurte déjà à de nombreux obstacles.

1 800 imams provenant de l’étranger

Ahmet Aktürk, 35 ans, est depuis six ans imam à Istanbul dans le quartier de Maltepe. Dans quelques mois, il s’installera avec sa femme et ses deux enfants en Allemagne. Il fera partie des centaines de missionnaires que la Turquie envoie chaque année dans la République fédérale. L’Allemagne compte plus de 1 800 imams provenant de l’étranger. Aktürk ne connaît rien de ce pays. Ayant seulement rencontré des touristes allemands à Istanbul, il associe sa culture et son histoire aux noms de Ballack et d’Hitler. De son côté, A. Schavan attend des imams formés dans ses universités qu’ils remplissent un rôle d’intermédiaire entre les quatre millions de Musulmans vivant sur le territoire et l’Etat. Selon Rauf Ceylan, théologien à Duisbourg, ces « imams seront des acteurs clés d’une intégration réussie ». De nombreux Musulmans se trouvent en situation d’échec dans leur milieu professionnel et dans la vie sociale. Et après l’état des lieux négatifs dressé sur la politique d’intégration par Thilo Sarrazin, sénateur berlinois social-démocrate, les Allemands expriment de plus en plus ouvertement leur sentiment d’exaspération sur la question de l’immigration. Christian Pfeiffer, criminologue à Hanovre, a révélé qu’« un prédicateur de l’étranger sans connaissance des modes de vie locaux contribuent à la mauvaise intégration des jeunes Musulmans. C’est pourquoi une vraie politique d’intégration doit commencer par les imams ». Une position partagée par toute la classe politique démocrate et A. Schavan qui prévoit la création d’un conseil scientifique. Deux à trois universités se consacreront à la formation de ces imams « Made in Germany », et dans les semaines à venir, A. Schavan sélectionnera les universités qui recevront des subventions.
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La France veut armer les rebelles syriens le plus vite possible !

La France et l’Angleterre ont décidé de faire un pas supplémentaire dans l’ingérence concernant la Syrie. Persuadées que leur grille de lecture idéologique doit s’imposer au monde entier, et sans considération poussée plus avant sur les enjeux géopolitiques et géostratégiques en présence, ni sur la fragile stabilité du Moyen Orient, Paris et Londres veulent armer les rebelles syriens contre l’État de droit d’un pays souverain et reconnu comme tel.

C’est ainsi que ces deux pays se sont accordés pour solliciter l’avancée de la prochaine réunion de l’Union européenne, afin de discuter de la levée de l’embargo sur les armes destinées la Syrie. Mais qu’à cela ne tienne, si l’Union européenne n’abondait pas dans leur sens, chacune des deux nations prendrait sur elle de livrer, à titre national, des armes aux rebelles. C’est ce qu’a annoncé en effet hier matin Laurent Fabius, chef de la diplomatie française -qui nourrit vraisemblablement une idée très singulière de la diplomatie.

La France et la Grande-Bretagne demandent « aux Européens, maintenant, de lever l’embargo pour que les résistants aient la possibilité de se défendre« , a ainsi déclaré le ministre français sur France Info. Et pour justifier la livraison d’armes, avec ou sans l’accord de l’Union, Laurent Fabius de déclarer que la France, de toute façon, « est une nation souveraine« . Grosse blague. Quand on sait que la quasi totalité de ses prérogatives régaliennes, expression de sa souveraineté, ont été abdiquées à Bruxelles.

« On ne peut pas accepter qu’il y ait ce déséquilibre actuel avec d’un côté l’Iran et la Russie qui livrent des armes à Bachar et de l’autre des résistants qui ne peuvent pas se défendre« , s’est défendu Laurent Fabius. « Lever l’embargo c’est un des seuls moyens qui restent pour faire bouger politiquement la situation« , a-t-il estimé. Il reste que l’idéologie, fut-elle couverte des meilleurs sentiments, est un critère de discernement un peu fragile dans le cas d’une déclaration de guerre : à quelle alternative aboutirait la victoire des rebelles ? Cette question a-t-elle seulement été posée ? Ont-ils donc déjà oublié l’épisode de la Libye ? N’ont-ils donc aucun écho, à Paris, sur la nature religieuse de la rébellion, sur ces massacres perpétrés par les islamistes armés par l’Occident contre les chrétiens ?

A l’idéologue, nous préférerons toujours l’homme prudent.

Syrie : Les chrétiens s’organisent face aux rebelles islamistes

Le million et demi de chrétiens syriens, catholiques ou, dans leur majorité, orthodoxes, s’efforcent de se tenir à l’écart du conflit, craignant d’être identifiés au régime de Bachar Al-Assad, qui leur a toujours accordé sa protection.

Martine Laroche-Joubert et Christophe Kenck, reporters à France 2, sont allés à leur rencontre à Qashmili, une ville à majorité kurde dans le nord du pays et dans le village de Sérekaniyé.

Les chrétiens de Syrie ne comptent plus que sur eux-mêmes. Ils tentent de s’organiser, avec des armes rudimentaires, contre les groupes extrémistes, islamistes et radicaux, qui mènent la rébellion. Beaucoup d’entre eux ont fui :

Egypte : la crédulité des musulmans expose la population chrétienne à une rare violence !

Le soir du jeudi 28 février dernier, en Égypte, une centaine de musulmans ont manifesté et tenté de s’introduire violemment dans une église copte à Kom Ombo. Le motif ? Une rumeur selon laquelle une femme musulmane, convertie au christianisme, se cachait à l’intérieur. Selon la rumeur, elle aurait été enlevée par les chrétiens, convertie de force et séquestrée dans l’église Mar Girgis (Saint-Georges), la plus grande de Kom Ombo. Ainsi, durant trois jours, l’église fut attaquée à coups de pierre et de cocktails Molotov, faisant près de deux douzaines de blessés parmi les chrétiens et les forces de police.

Il a fallu que la police égyptienne fasse usage de gaz lacrymogène, le vendredi suivant 1er mars, afin de disperser les musulmans. pour disperser des musulmans qui manifestaient devant une église, après des. Mais ce qui mit fin définitivement à l’émeute fut la réapparition de la musulmane au sein de sa famille le samedi 2 mars : elle n’avait été ni enlevée, ni séquestrée et, et ne s’était pas davantage convertie au christianisme ! Elle s’était tout simplement absentée pour « des raisons familiales et sociales » selon la police.

Comme quoi, tout est prétexte, pour les musulmans, à déverser leur haine sur le christianisme. Plutôt que de se réfugier dans la prière pour la conversion des âmes qu’ils croient perdues, ils font preuve d’une réaction violente et irrationnelle, quasi pavlovienne, et complètement dépourvue d’amour et de charité. Cela en dit long sur la nature de la religion qu’ils prétendent incarner et propager…

La spécificité russe sur la scène internationale

Jean Geronimo, docteur en économie, expert des questions économiques et stratégiques russes, Université Pierre Mendès France de Grenoble, est auteur de « La Pensée stratégique russe, Guerre tiède sur l’échiquier eurasien. Les révolutions arabes et après ? » (Sigest, 2012). Il évoque dans l‘interview ci-dessous, et que nous publions sur Contre-Info à sa demande, la pensée stratégique et les nouveaux défis de cette Russie post-communiste.

Pourquoi cette seconde édition, sous-titrée : « Les Révolutions arabes, et après ? » ?

Je voulais expliquer la spécificité de la position russe sur la scène internationale, au regard de l’évolution géopolitique récente accélérée par le « mirage arabe » et, dans ses grandes lignes, verrouillée par la gouvernance néo-libérale sous leadership américain.
Cette évolution touche, d’une manière plus ou moins directe, les intérêts nationaux de la Russie – élargis à sa proche périphérie, la Communauté des Etats indépendants (CEI), qui couvre prés de 99% du territoire de l’ex-URSS. En la définissant comme son « Etranger proche », la Russie veut montrer à l’Occident que la CEI reste sa zone exclusive de responsabilité et, par ce biais, dissuader ses velléités expansives.
Fondamentalement, mon livre vise à présenter la réaction russe face aux doubles menaces constituées par le futur bouclier anti-missiles américain et la propagation du « Printemps arabe », au-delà de son cadre régional. A la base, il y a une totale incompréhension de l’Occident global sur le comportement russe, perçu à travers le prisme désuet de la Guerre froide. Cette seconde édition enrichie du livre, recentrée sur l’imminence d’un « hiver islamiste » – selon l’expression de Poutine –, s’efforce d’éclairer ce point particulièrement délicat.
Depuis la disparition officielle de l’URSS, le 25 décembre 1991, la Russie a le sentiment d’avoir été volontairement marginalisée par l’axe occidental. Au moyen de son levier USA-OTAN, cet axe s’est montré avide de profiter de la faiblesse temporaire de la puissance russe, issue d’une transition post-communiste désastreuse sur le plan économique et rythmée par la terrible « thérapie de choc » imposée par le premier ministre de Boris Eltsine, Yegor Gaïdar. Comme si, selon Andreï Gratchev, ancien conseiller du président Gorbatchev, il y avait eu une volonté inavouée de l’Occident – surtout des Etats-Unis – de voir la Russie post-communiste disparaître de la scène mondiale, en tant qu’acteur majeur, et de la réduire au rang de simple puissance régionale. Continuer la lecture de « La spécificité russe sur la scène internationale »

Mort du président vénézuélien Hugo Chavez

Hugo Chavez est décédé ce mardi 5 mars, d’un cancer de la plèvre. Le Vénézuela est sous le choc, après la disparition de ce leader charismatique arrivé au pouvoir en 1999.

Chantre du socialisme tout en se réclamant d’un certain christianisme, provocateur, ennemi irréductible de l’impérialisme américain, il avait un peu troublé le jeu du Nouvel Ordre Mondial, de paire avec l’Iran notamment.

Rappelons que Chavez avait soupçonné les USA d’instiller les cancers à certaines personnes encombrantes, ce que le vice-président Maduro (assurant donc l’intérim) a réaffirmé.

Japon : quand la télé réalité repousse les limites de l’immonde

Le Japon a inventé, dans le cadre d’une télé réalité, un nouveau jeu, assez singulier disons : les candidats, pour gagner, doivent en effet se faire violer par des chiens.

La télé réalité propose ainsi aux candidats, en échange d’un gros chèque, de se faire sodomiser par deux énormes chiens, lesquels sont excités par de la crème chantilly mélangée à de l’urine de femelle. L’exercice se déroule en public et en direct à la télévision. (Video choquante éventuellement visible ici).

Cela se passe évidemment de commentaires. Observons simplement que ce jeu est dirigé par l’argent (le gros chèque pour le candidat), et le sexe (pour divertir le spectateur) : en un mot, les animateurs sollicitent les instincts les plus vils de l’homme. A un degré qui devient effarant. Vraiment effarant.

Islande : le gouvernement veut éradiquer la pornographie du pays

Le gouvernement islandais, à l’initiative du ministre de l’Intérieur, Ogmundur Jonasson, travaille actuellement à la réalisation d’un objectif louable, mais semé d’embûches : il projette en effet d’éradiquer la pornographie dans le pays, sur internet comme ailleurs. Première motivation : l’enfant, qu’il faut préserver à tout prix, et qu’il ne faut donc pas exposer à l’image.

Le projet a ses détracteurs : la censure du web, selon eux, encouragera d’une part les régimes totalitaires, d’autre part affectera la réputation de l’Islande, en pointe dans la liberté d’expression. Il reste, et c’est ce qu’indiquent les défenseurs du projet, que l’objectif de l’initiative en cours, en dehors de toute considération idéologique, est de protéger l’enfant. C’est ainsi qu’une conseillère politique du ministre Jonasson a expliqué qu’un enfant de 12 ans qui chercherait le mot «pornographie» sur Google n’obtiendrait pas l’image d’une femme nue étendue dans un champ à la campagne.

A vrai dire, la loi existe déjà, mais son imprécision interdit qu’elle soit mise en œuvre : la pornographie est ainsi interdite en Islande depuis des décennies, mais aucune définition du terme n’étant explicitée, la loi n’est jamais appliquée. Il s’agirait donc, explique le gouvernement, de donner à la loi les outils nécessaires pour être enfin appliquée : aucune restriction supplémentaire n’étant effectivement envisagée. Ainsi, d’après les critères que les experts veulent donner à la pornographie, tout matériel au contenu violent ou humiliant serait dorénavant visé par la loi.

C’est une mesure de bon sens, lequel semble avoir définitivement quitté les opposants au projet. Car la liberté d’expression, comme toute liberté en générale, à partir du moment où elle a une dimension sociale, et qu’elle peut avoir une incidence sur le bien public, doit être réglée par la loi. L’exercice de la liberté est en effet relatif à l’intérêt supérieur de la société, chaque fois qu’une activité, sortant de la sphère privée, engage le bien commun. C’est évidemment le cas des librairie et des kiosques, comme d’internet. Que l’on puisse invoquer la liberté d’expression, tel un dogme intangible, sans autres formes d’argumentation, pour s’opposer à un projet qui vise la protection morale de l’enfant, cela en dit beaucoup sur l’absence totale de responsabilité et de discernement d’une partie de la classe médiatico-politique, dont le sens commun semble totalement étouffé par l’idéologie…

Syrie : les américains aux côtés des islamistes…

Le gouvernement des États-Unis vient de décréter une nouvelle aide financière aux rebelles syriens. Le nouveau secrétaire d’État, John Kerry, vient d’annoncer en effet une aide financière complémentaire de 60 millions de $ pour soutenir une opposition désormais aux mains des milices islamistes : car ce sont plus de 60 000 djihadistes qui combattent sur le sol syrien !

Pendant ce temps là, la communauté chrétienne de Syrie, menacée et persécutés par les rebelles syriens, est désormais l’objet d’un « grand exil qui se déroule en silence », selon le mot d’un patriarche libanais. Les chrétiens sont présents sur le sol syrien depuis 2000 ans : actuellement deux millions, ils sont en train de fuir une terre devenue hostile, où les leurs sont martyrisés par les fanatiques musulmans. Ces chrétiens syriens affluent donc, par centaines chaque semaine, au Liban, terre voisine, qui accueille aujourd’hui plus de 920000 Syriens.

Ce sont aujourd’hui des villages entiers de chrétiens qui ont été vidés de leurs habitants. Les uns massacrés, les autres chassés par l’islam. D’autres encore qui fuient, anticipant la répression..

Il est amusant d’entendre certains nous expliquer que des « intégristes », il y en a dans toutes les religions… La rhétorique est commode pour éviter d’entrer dans le sujet. Faut-il conclure du discours de ces bien-pensants, qui ne veulent surtout pas « stigmatiser » une religion, que les fidèles de saint Nicolas du Chardonnay sont comparables aux kamikazes musulmans ? Car lorsqu’ils parlent des « intégristes » catholiques, en voulant les mettre sur le même plan que les « intégristes » musulmans, qui visent-ils exactement ?

Carmen Mercer, chef de milice civile américaine

[Article de Laurent Glauzy en exclusivité pour Contre-info]

Dans l’Etat de l’Arizona, des milices citoyennes se sont formées et patrouillent le long de la frontière mexicaine. Habillée d’un pantalon et d’une casquette en toile kaki, Carmen Mercer porte un Colt 45 autour de la taille. Elle a pris position sur la rive d’un fleuve asséché. Chaque jour, des centaines de Latinos franchissent illégalement la frontière, marchant ensuite pendant quatre jours sous une chaleur de 50°C. Les plus chanceux atteindront Tucson et Phoenix où séjournent bien souvent des parents. Ces villes représentent l’espoir d’un travail dans la restauration rapide ou dans une usine.

Une Allemande Présidente des Minutemen

Arrêter ces immigrants « sans papier », telle est la mission de C. Mercer, née Kleinfeller à Bergneustadt dans le Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Ayant obtenu la nationalité américaine en 1999 et parlant l’américain avec un léger accent allemand, elle est Présidente du Minuteman Civil Defense Corps. Cette milice civile qui intercepte les clandestins pour les remettre aux autorités, compte en Arizona douze mille membres. Aux Etats-Unis, il y a des dizaines de milices paramilitaires légalisées par la Constitution permettant de porter une arme. C. Mercer explique que lorsqu’elle est arrivée dans ce pays, elle a respecté la loi, attendant son tour, non comme ceux qui la nuit tombée tentent de passer la frontière. Elle ajoute : « Il est vrai que nous sommes une nation d’immigrants ; mais d’immigrants légaux ». En Amérique, elle a « trouvé la nation la plus généreuse. Les habitants sont extraordinaires ; ce sont de grands patriotes. Et pour le paysage nous trouvons les mêmes choses qu’en Allemagne, l’espace et les palmiers en plus. » C’est pourquoi, elle a décidé d’agir et de prendre les armes pour défendre cette Amérique qu’elle aime.
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