Grèce : le gouvernement empêche les nationalistes de nourrir le peuple

A Athènes, les nationalistes du parti « Aube dorée » organisaient une distribution gratuite de nourriture aux Grecs.

Insupportable pour les autorités, qui reprochent à cette solidarité nationale un caractère discriminatoire pourtant logique. Le maire a donc fait envoyer la police anti-émeute pour empêcher les nationalistes de nourrir le peuple, préférant affamer celui-ci !

Kosovo : un trafic d’organes avec Israël démantelé

Cinq hommes ont été condamnés lundi au Kosovo à des peines d’un an avec sursis à huit ans de prison pour leur implication dans un réseau de trafic d’organes humains dont la plaque tournante était une clinique de la banlieue de Pristina (capitale de cette province).

Les donateurs, originaires de Turquie et de pays de l’ancienne Union soviétique, étaient attirés vers une clinique qui leur promettait le versement de 10 à 12.000 euros. Les receveurs d’organes, des Israéliens pour la plupart, versaient entre 80.000 et 100.000 euros. Certains donateurs n’ont jamais reçu l’argent promis. Le scandale a éclaté à la fin 2008 quand un Turc, visiblement souffrant après avoir été opéré, a été intercepté à l’aéroport de Pristina.
L’affaire a d’autant plus gagné en notoriété qu’elle a fait écho aux accusations de trafic d’organes humains visant l’ex-guérilla albanophone de l’Armée de libération du Kosovo, en lutte contre l’armée serbe à la fin des années 1990. L’ALK est accusée d’avoir opéré des prisonniers – serbes notamment – et vendu leurs organes en Albanie voisine. Un rapporteur du Conseil de l’Europe, Dick Marty, a déclaré que les deux affaires étaient liées et touchaient aux plus hautes sphères du pouvoir au Kosovo, dirigé par l’ex-guérilla.

Continuer la lecture de « Kosovo : un trafic d’organes avec Israël démantelé »

Inde : un recensement aux allures de dictature mondiale

[Article de Laurent Glauzy en exclusivité pour Contre-info]

Depuis avril 2010, l’Inde s’est dotée d’un équipement numérique pour scanner l’iris et les empreintes digitales de sa population. Cette technologie de pointe servira à recenser plus de 1,2 milliard d’habitants. Soutenu par des programmeurs indiens en exil dans la Silicon Valley, un de leur compatriote qui a fait fortune dans les technologies de l’information, a mis au point une organisation gigantesque pour faire face aux exigences du plus important recensement jamais pratiqué. Alors que l’Inde montre une grande ferveur technologique et aspire au pouvoir mondial, les instances politiques ne savent pas de manière précise combien de personnes vivent sur ce territoire. Des centaines de millions d’Indiens n’ont aucun papier d’identité. Une armée d’informaticiens s’est donc mobilisée pour conduire une immense population d’« invisibles » dans
le monde moderne. Le projet biométrique s’appelle Aadhaar, traduit par le mot « base » (1).

Un numéro d’identité unique et valable à vie

Une Indienne se présente avec tout ce qu’elle possède : des colliers en argent, des bracelets et son bien le plus précieux, des ornements du même métal décorant ces nattes. « Cela fait en tout dix kilos. C’est un peu comme une assurance vie», dit-elle avec fierté. Appartenant au peuple nomade des Lambadas, cette femme de cinquante ans n’est
pas répertoriée par l’administration : elle ne possède pas de compte en banque, aucun logement fixe et aucun papier d’identité. « Officiellement elle n’a rien », confirme Srinivasa Rao, un des responsables chargés du recensement. La mission de ce fonctionnaire est de changer cette réalité.
Continuer la lecture de « Inde : un recensement aux allures de dictature mondiale »

Redoine Faïd est-il en fuite en Israël ?

L’Etat d’Israël est connu pour être le refuge international de nombreux criminels en fuite. Mais on aurait pas forcément imaginé, au premier abord, qu’une racaille maghrébine puisse y être attiré.

Pour Redoine Faïd, qui s’est échappé spectaculairement de prison samedi (pose d’explosifs sur cinq portes, prise d’otages) et qui profitait des largesses de la justice française,  le rapport avec Israël va plus loin.

« Redoine Faïd a entretenu, à la fin des années 90, un lien étroit avec la mafia israélienne. A tel point qu’il  avait « fait le projet », comme le rapporta Le Parisien en 2002, de se convertir au judaïsme afin de pouvoir s’installer discrètement dans l’Etat hébreu.

Le journaliste Frédéric Ploquin, proche des services de police et des institutions judiciaires, avait évoqué la question sur son blog hébergé par Marianne. A propos de sa disparition -début 2011- consécutive à un braquage raté qui s’est soldé par la mort d’une policière municipale, il écrivait ceci :

« On le disait en Israël, pays où il s’était adroitement replié lors d’une première cavale, prompt à porter la kippa et à apprendre l’hébreu.
Autodidacte du braquage, il avait vite appris, peaufinant son savoir technique auprès d’un ancien militaire israélien.
Et s’était rapidement hissé dans le petit cercle des braqueurs de fourgons blindés, l’aristocratie du crime organisé ».

Curieusement, cette mention truculente d’un fugitif prêt -dans le passé- à se fondre dans la population israélienne a été reprise par l’antenne anglophone de l’Agence France-Presse (et dans les médias anglo-saxons par la suite) mais demeure ignorée ce weekend par sa contrepartie francophone.

En janvier 2011, Le Parisien était plus explicite que Marianne :
Continuer la lecture de « Redoine Faïd est-il en fuite en Israël ? »

Kosovo : la drogue génère 3 milliards d’euros par an !

Une nouvelle vient confirmer le fait que l’intervention (principalement américaine) contre la Serbie, pour lui arracher le Kosovo, visait notamment à créer un Etat islamo-mafieux au coeur de l’Europe.

Nous apprenons ainsi que « le transit de drogue via le territoire du Kosovo rapporte aux trafiquants près de 3 milliards d’euros par an », comme l’a fait savoir mardi à Moscou le directeur du Service fédéral russe de contrôle des stupéfiants Viktor Ivanov.

« Le Kosovo est devenu aujourd’hui une enclave où les trafiquants de drogue se sentent absolument libres. Chaque année, jusqu’à 60 tonnes d’héroïne transitent par son territoire, ce qui rapporte environ 3 milliards d’euros aux criminels », a indiqué M.Ivanov après avoir signé, avec le ministre serbe de l’Intérieur Vladimir Bojovic, un plan d’action commun en matière de lutte antidrogue.

Les services secrets britanniques dominent le commerce de la drogue

[Article de Laurent Glauzy en exclusitivé pour Contre-info]

Le commerce de la drogue est dominé et géré à l’échelle mondiale par les agences d’espionnage. Dans cette activité illicite et criminelle, l’Intelligence britannique règne en souveraine. Le M15 et le MI-6 contrôlent avec la City de Londres plusieurs agences d’espionnage à l’instar de la CIA et du MOSSAD.

Entre 1995 et 1999, James Casbolt travaille pour le MI-6 dans des opérations occultes de trafics de cocaïne avec l’Armée républicaine irlandaise (IRA) et le MOSSAD. Les propos de cet ancien agent sont d’autant plus fondés que son père Peter Casbolt servait le MI-6 et travaillait avec la CIA et la Mafia italienne dans les réseaux internationaux de cocaïne.

Dans son livre Agent Buried Alive (agent enterré vif), paru en 2008, James Casbolt, ancien commandant des services d’espionnage britanniques explique que la distinction de tous ces groupes est à tel point nuancée que l’on trouve in fine un groupe unique travaillant aux mêmes objectifs. James Casbold certifie : « Nous étions des marionnettes dont les cordes étaient tirées par des marionnettistes à l’échelle planétaire. Leur siège se situait à la City »[1] [2]. Il souligne que la CIA a importé la majeure partie de la drogue en Amérique dans les années 1950, et qu’elle œuvre aux ordres de l’espionnage britannique. Pour sa part, le MI-6 aurait introduit 90 % de la drogue en Grande-Bretagne. L’agence de renseignement américaine a été créée à cet effet en 1947. James Casbold explique qu’elle dépend de la City et des familles aristocratiques composant l’élite mondiale, à savoir les Rothschild et les Windsor. Continuer la lecture de « Les services secrets britanniques dominent le commerce de la drogue »

Irak : il y a dix ans

Il y a dix ans, Bruno Gollnisch prenait la parole pour mettre en garde contre les terribles conséquences de la guerre d’agression, lancée par les États-Unis et ses supplétifs afin de renverser le régime laïc de Saddam Hussein en Irak.
Un bon discours, que les faits ont vérifié.
Il est bon de s’en souvenir à l’heure ou l’histoire se répète…

Nouvelles sécuritaires internationales

[Êtes-vous intéressé par avoir de temps en temps un point, comme ci-dessous, sur l’actualité de la sécurité internationale et du renseignement ? N’hésitez pas à nous le dire par courriel ou en commentaires.]

Syrie : d’après le New York Times, les pays arabes et la Turquie, assistés par la CIA, ont très largement renforcé ces derniers mois leur aide militaire à la rébellion syrienne. Plus de 160 avions transportant du matériel militaire ont en effet atterri dans les aéroports situés près d’Ankara en Turquie et les aéroports jordaniens. La Turquie aurait, toujours selon le New York Times, supervisé la plupart de ces transferts d’aide aux insurgés et également transféré les armes dans des camions à destination de la Syrie.

► Syrie : l’Iran forme des milices dans l’éventualité de l’après-Assad. Cette faction appelée «l’Armée du peuple» (Jaych al-Chaabi), est composée de cinquante mille hommes environ, des Syriens pour la plupart, issus des minorités chiite, comme les Iraniens, ou alaouite, comme le président Bachar el-Assad, que tous ces supplétifs ont pour objectif immédiat de protéger face aux rebelles sunnites, qui cherchent à renverser le pouvoir à Damas.
Ces combattants ont été choisis parmi les Comités de défense populaire ou les chabihas, ces milices engagées aux côtés d’une armée qui ne peut plus combattre tous les fronts de la rébellion en même temps. Les meilleurs ont été entraînés par des membres du Hezbollah libanais et de la Force al-Qods, la branche extérieure des gardiens de la révolution iranienne, de plus en plus présents en Syrie pour soutenir Assad. (Source et détails)

Corée du Sud  : quelques 48 700 ordinateurs et serveurs ont été endommagés lors de l’attaque informatique qui a visé le 20 mars plusieurs banques et chaînes de télévision sud-coréennes dont la KBS, la maison-mère de KBS WorldRadio. Les attaques provenaient d’adresses IP dans quatre nations dont les États-Unis et plusieurs pays européens.

Palestine occupée : l’affaire dite du prisonnier X pourrait commencer à voir un début d’explication. Le magazine allemand Der Spiegel affirme cette semaine que Ben Zygier avait trahi deux Libanais travaillant pour le Mossad en donnant leurs noms au Hezbollah. Ce serait à cause de ce retournement inexplicable que Ben Zygier aurait été arrêté par les Israéliens et placé en détention préventive au secret et dans le quartier de haute sécurité de la prison de Ayalon.

Continuer la lecture de « Nouvelles sécuritaires internationales »

Le retour des Turcs « allemands »

[Article du journaliste Laurent Glauzy en exclusivité pour Contre-info]

Depuis 2006, les flux migratoires entre l’Allemagne et la Turquie ne cessent de s’inverser. En 2009, pour la première fois, 40 000 immigrés d’origine turque ont quitté l’Allemagne pour rejoindre le pays du Bosphore en plein essor économique, tandis que 30 000 de leurs compatriotes entreprenaient le chemin inverse. Grâce à la formation professionnelle reçue en Allemagne, les rapatriés turcs « allemands » peuvent prétendre à de meilleurs salaires et à des postes plus attractifs.

Nombreux sont aussi les jeunes Turcs qui, ayant le mal d’un pays connu à travers les vacances, décident aujourd’hui de boucler leurs bagages pour s’engager dans l’armée. Leurs rêves se brisent dans la dure réalité d’une caserne d’Antalaya entre les gardes, les corvées et les ordres d’un sous-officier qu’ils ne comprennent pas. Ces recrues parlant souvent mieux le bavarois que le turc sont considérées comme des étrangers sur la terre de leurs ancêtres. Alors, après quelques mois, ils retournent définitivement en Allemagne. D’autres mettent à profit leurs économies pour ouvrir un commerce. La grande majorité des immigrés turcs sont de jeunes universitaires. « Un tiers des étudiants turcs vivant en Allemagne, envisagent leur carrière en Turquie, car par rapport à l’Allemagne le pays des origines offre un meilleur profil professionnel », argumente Marc Landau, Directeur de la chambre de commerce germano-turque. D’ailleurs, en Turquie, au siège de Mercedes-Benz, 30 % des employés occupant des postes de direction sont des Turcs « allemands ».
Continuer la lecture de « Le retour des Turcs « allemands » »

Egypte : quand la police n’est pas là, les islamistes mènent la danse

Depuis que les policiers égyptiens sont en grève, la presse évoque l’existence de nouveaux miliciens islamistes qui menacent de faire la loi afin de combler le vide sécuritaire. Ce sont ainsi des comités populaires religieux qui entendent faire régner l’ordre en Egypte, leur percée suscitant une inquiétude croissante. Ces groupes sont formés par la Jamaa Islamiya, un ex-groupe djihadiste converti à la politique depuis la chute de Moubarak et l’élection d’un islamiste à la présidence.

Assem Abdel Maged, membre du bureau politique de la Jamaa Islamiya, déclare sans détours au Figaro: «Que les fonctionnaires de police qui entendent poursuivre leur grève sachent qu’ils ne retrouveront pas leur poste une fois que nous aurons pris la relève. Une chose est sûre: nous ne laisserons pas la situation sécuritaire se détériorer.»

Il est vrai que si l’État n’assume plus les fonctions régaliennes qui participent à sa souveraineté, il s’expose à voir sa légitimité mise en cause par l’émergence de groupes politiques ou religieux qui prendront acte de sa démission. La nature a de toute façon horreur du vide : si l’État n’assure plus la sécurité du pays, les criminels seront soumis à la vindicte populaire, ou bien les particuliers rendront justice eux-mêmes. Rien d’étonnant donc au phénomène égyptien. Reste que dans le contexte, cette absence de police est favorable aux islamistes, lesquels ne perdent pas une occasion de »se rendre utile »… A suivre.

Le piège syrien

[Tribune libre d’un lecteur. Commentaires ouverts.]

« Grosse polémique déclenchée par F.Hollande suite à sa proposition, sans l’accord du Conseil de Sécurité, de vouloir armer la rébellion syrienne.

Cette déclaration a aussi une incidence politique. Compte tenu du climat de tension qui existe entre Angéla Merkel et lui, cette proposition lui permet cette forme de provocation sachant qu’elle y est opposée pour des raisons bien précises qui vont être énumérée ci-après.

Suite à cette proposition de F.Hollande, un sondage vient d’être effectué dont le résultat aujourd’hui est de 76% contre l’armement par la France des rebelles syriens.
Continuer la lecture de « Le piège syrien »

Des imams « Made in Germany »

[Article du journaliste Laurent Glauzy en exclusivité pour Contre-info]

Afin d’améliorer l’intégration de la communauté musulmane en Allemagne, Annette Schavan, ministre de l’Enseignement, travaille sur la mise en place de programmes universitaires pour former les imams. La population de ce pays se sent menacée par une vague de prédicateurs radicaux et ce projet délicat se heurte déjà à de nombreux obstacles.

1 800 imams provenant de l’étranger

Ahmet Aktürk, 35 ans, est depuis six ans imam à Istanbul dans le quartier de Maltepe. Dans quelques mois, il s’installera avec sa femme et ses deux enfants en Allemagne. Il fera partie des centaines de missionnaires que la Turquie envoie chaque année dans la République fédérale. L’Allemagne compte plus de 1 800 imams provenant de l’étranger. Aktürk ne connaît rien de ce pays. Ayant seulement rencontré des touristes allemands à Istanbul, il associe sa culture et son histoire aux noms de Ballack et d’Hitler. De son côté, A. Schavan attend des imams formés dans ses universités qu’ils remplissent un rôle d’intermédiaire entre les quatre millions de Musulmans vivant sur le territoire et l’Etat. Selon Rauf Ceylan, théologien à Duisbourg, ces « imams seront des acteurs clés d’une intégration réussie ». De nombreux Musulmans se trouvent en situation d’échec dans leur milieu professionnel et dans la vie sociale. Et après l’état des lieux négatifs dressé sur la politique d’intégration par Thilo Sarrazin, sénateur berlinois social-démocrate, les Allemands expriment de plus en plus ouvertement leur sentiment d’exaspération sur la question de l’immigration. Christian Pfeiffer, criminologue à Hanovre, a révélé qu’« un prédicateur de l’étranger sans connaissance des modes de vie locaux contribuent à la mauvaise intégration des jeunes Musulmans. C’est pourquoi une vraie politique d’intégration doit commencer par les imams ». Une position partagée par toute la classe politique démocrate et A. Schavan qui prévoit la création d’un conseil scientifique. Deux à trois universités se consacreront à la formation de ces imams « Made in Germany », et dans les semaines à venir, A. Schavan sélectionnera les universités qui recevront des subventions.
Continuer la lecture de « Des imams « Made in Germany » »

La France veut armer les rebelles syriens le plus vite possible !

La France et l’Angleterre ont décidé de faire un pas supplémentaire dans l’ingérence concernant la Syrie. Persuadées que leur grille de lecture idéologique doit s’imposer au monde entier, et sans considération poussée plus avant sur les enjeux géopolitiques et géostratégiques en présence, ni sur la fragile stabilité du Moyen Orient, Paris et Londres veulent armer les rebelles syriens contre l’État de droit d’un pays souverain et reconnu comme tel.

C’est ainsi que ces deux pays se sont accordés pour solliciter l’avancée de la prochaine réunion de l’Union européenne, afin de discuter de la levée de l’embargo sur les armes destinées la Syrie. Mais qu’à cela ne tienne, si l’Union européenne n’abondait pas dans leur sens, chacune des deux nations prendrait sur elle de livrer, à titre national, des armes aux rebelles. C’est ce qu’a annoncé en effet hier matin Laurent Fabius, chef de la diplomatie française -qui nourrit vraisemblablement une idée très singulière de la diplomatie.

La France et la Grande-Bretagne demandent « aux Européens, maintenant, de lever l’embargo pour que les résistants aient la possibilité de se défendre« , a ainsi déclaré le ministre français sur France Info. Et pour justifier la livraison d’armes, avec ou sans l’accord de l’Union, Laurent Fabius de déclarer que la France, de toute façon, « est une nation souveraine« . Grosse blague. Quand on sait que la quasi totalité de ses prérogatives régaliennes, expression de sa souveraineté, ont été abdiquées à Bruxelles.

« On ne peut pas accepter qu’il y ait ce déséquilibre actuel avec d’un côté l’Iran et la Russie qui livrent des armes à Bachar et de l’autre des résistants qui ne peuvent pas se défendre« , s’est défendu Laurent Fabius. « Lever l’embargo c’est un des seuls moyens qui restent pour faire bouger politiquement la situation« , a-t-il estimé. Il reste que l’idéologie, fut-elle couverte des meilleurs sentiments, est un critère de discernement un peu fragile dans le cas d’une déclaration de guerre : à quelle alternative aboutirait la victoire des rebelles ? Cette question a-t-elle seulement été posée ? Ont-ils donc déjà oublié l’épisode de la Libye ? N’ont-ils donc aucun écho, à Paris, sur la nature religieuse de la rébellion, sur ces massacres perpétrés par les islamistes armés par l’Occident contre les chrétiens ?

A l’idéologue, nous préférerons toujours l’homme prudent.

Syrie : Les chrétiens s’organisent face aux rebelles islamistes

Le million et demi de chrétiens syriens, catholiques ou, dans leur majorité, orthodoxes, s’efforcent de se tenir à l’écart du conflit, craignant d’être identifiés au régime de Bachar Al-Assad, qui leur a toujours accordé sa protection.

Martine Laroche-Joubert et Christophe Kenck, reporters à France 2, sont allés à leur rencontre à Qashmili, une ville à majorité kurde dans le nord du pays et dans le village de Sérekaniyé.

Les chrétiens de Syrie ne comptent plus que sur eux-mêmes. Ils tentent de s’organiser, avec des armes rudimentaires, contre les groupes extrémistes, islamistes et radicaux, qui mènent la rébellion. Beaucoup d’entre eux ont fui :