C’était aussi un 17 janvier…

En plus des apparitions de Pontmain :

395 : Théodose meurt à Milan.  Ses deux fils lui succèdent : Arcadius devient empereur d’Orient et Honorius, celui d’Occident. Dès lors, le partage de l’Empire est réalisé (la frontière traversant les Balkans et la Libye).

1377 : la papauté est transférée d’Avignon à Rome.

1670 : (sous Louis XIV donc, dans les temps modernes) à Metz, Raphaël Lévy est brûlé vif, après avoir été condamné par le parlement de la ville pour le meurtre rituel d’un enfant chrétien de 3 ans.

1793 : durant la séance de la Convention nationale, les députés votent quant au sort de Louis XVI. 361 conventionnels (dont 122 francs-maçons) votent la mort sans condition, contre 360 (dont 16 francs-maçons).

• 1941 : victoire navale française (avec l’Etat français du Maréchal Pétain) lors de la bataille de Koh Chang dans le Golfe de Thaïlande, face à la flotte thaïlandaise, qui est entièrement détruite.

Le croiseur français Lamotte-Picquet

Galvanisée par la défaite française face à l’Allemagne et l’agression japonaise en Indochine (française), la Thaïlande (Siam), soutenue par le Japon, cherche à profiter de la position délicate de la France métropolitaine qui ne peut envoyer le moindre renfort en Indochine.
L’armée thaïlandaise envahit une partie de l’Indochine (au sein des actuels Laos et Cambodge), où la résistance française peine, face au nombre.

Le gouverneur général de l’Indochine (colonie fidèle à « Vichy »), l’amiral Decoux, ordonne alors une action navale contre la flotte thaïe pour faire pièce à la pression subie sur la frontière terrestre. L’attaque française, audacieuse, est un beau succès malgré le très bon niveau, le nombre et l’équipement de la marine thaï qui détecte l’approche et tire en premier.

Koh ChangLe capitaine de vaisseau Bérenger coordonne parfaitement la riposte de ses quatre bâtiments tout en naviguant dans des hauts-fonds inconnus. Fort heureusement, les premiers tirs détruisent un poste de télécommunication à terre (empêchant de donner l’alerte à l’aviation Thaïe) et tuent l’un des commandants ennemis. La flotte siamoise est détruite en deux heures.

À l’issue du combat, le bilan est lourd côté thaïlandais. Sa flotte est hors de combat. Les torpilleurs Chonburi, Songhkla et Trad, construits en Italie entre 1935 et 1937, sont coulés (le Trad sera renfloué par la suite et remis en service). Le garde-côte cuirassé Thomburi est gravement touché et il finit par chavirer sur la barre de Chantaboum.

Panique à bord du cuirassé thaïlandais Thomburi, gravement touché
Etat des forces et pertes – cliquer pour agrandir – source Wikipedia

Son sister-ship le Sri Ayuthia est torpillé par le La Motte-Picquet. Sur les trois torpilles lancées, une seule touche, mais force le garde-côte cuirassé à s’échouer pour ne pas couler. Ces deux unités cuirassées construites au Japon en 1937 et 1938 étaient armées de tourelles doubles de 203 mm.

Le bilan officiel fait état de 36 hommes (dont le commandant du Thonburi) tués du côté thaïlandais, mais les chiffres sont en réalité plus élevés : sans doute 300 hommes on-ils péri. Plusieurs officiers japonais présents à bord des bâtiments siamois auraient également trouvé la mort dans l’affrontement.

La flotte française rentre à Saïgon quasiment intacte. Elle ne déplore aucun tué, quelques blessés et seulement des dégâts matériels légers.

La seule victoire navale française du second conflit mondial (et la dernière victoire navale française à ce jour) sauve momentanément l’Indochine (ce que De Gaulle reconnaît dans ses Mémoires) et pousse le Japon à servir de « médiateur ».  Mais l’amiral Decoux sera épuré par De Gaulle, qui ne lui pardonne pas d’avoir servi jusqu’à la fin l’État français du Maréchal Pétain, sans rejoindre sa dissidence. L’éviction – pour des motifs politiciens et de vanité – de cet efficace gouverneur, respecté par les locaux, va porter un rude coup à l’autorité de la France en Indochine et favoriser la suite tragique que l’on connaît.
Détails sur la bataille ici.

• 1991 : une force américano-internationale lance l’opération « Tempête du désert », en Irak.
17 janvier 1991, opération « Tempête du désert » | lhistoire.fr

Les Etats-Unis en profitent pour tester leurs nouveaux matériels (missiles de croisière Tomahawk, bombes guidées laser, F-117 furtifs, etc.), prétendant pratiquer des « frappes chirurgicales ».
Il s’agit, en réalité, d’un feu roulant de tous les types de bombes imaginables qui fera plus entre 20 000 et 50 000 morts. L’offensive finale sera lancée le 24 février.

2 commentaires concernant l'article “C’était aussi un 17 janvier…”

  1. Il semblerait que lors du vote ayant prononcé la peine de mort de Louis XVI à une voix de majorité l’un des deputés n’avait pas la nationalité française et n’etait donc pas habilité à voter.
    Souvenons nous, dans les evenements tragiques que connait aujourd’hui la France, que Louis XVI etait le dernier chef d’Etat ayant aimé son peuple.

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