C’était un 15 septembre…

1635 : le flibustier Pierre Belain d’Esnambuc prend possession de la Martinique pour la France.

Pierre Belain d’Esnambuc débarquant à la Martinique.

Il débarque dans la rade de Saint-Pierre avec 150 colons français qui ont été chassés par les Anglais de l’île Saint-Christophe. Il installe ainsi la première colonie dans l’île, pour le compte de la couronne de France et de la Compagnie des îles d’Amérique. Il a reçu du cardinal de Richelieu le pouvoir de coloniser toutes les îles qu’il trouverait et qui ne seraient pas occupées par des chrétiens.

Description de cette image, également commentée ci-après1700 : mort, à l’âge de 87 ans, d’André Le Nôtre, jardinier du roi Louis XIV de 1645 à 1700.  Il eut notamment pour tâche de concevoir l’aménagement du parc et des jardins du château de Versailles, mais aussi celui de Vaux-le-Vicomte et Chantilly.

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C’était un 14 septembre…

1759 : mort du marquis Louis de Montcalm de saint-Véran, général français, en défendant Québec assiégée, des suites d’une blessure reçue la veille lors de la bataille des Plaines d’Abraham.
Un trou, qu’une bombe avait fait, servit de sépulture à ce maréchal de camp qui avait résolu de sauver le Canada des Anglais.
Sa mort entraîna pour la France la perte de la ville de Québec et bientôt de toute la Nouvelle-France.
A lire : Montcalm, de Marie-Magdeleine Del Perugia, Ed. de Paris, disponible ici.

1944 : Robert Brasillach se présente volontairement à la préfecture de police de Paris, afin d’obtenir la libération de sa mère, arrêtée le 25 août dans le seul but de l’obliger à se livrer.
Bien qu’il n’y ait pas de mandat d’arrêt contre lui, il est transféré au camp de Noisy le Sec, puis, le 15 octobre à Fresnes. On lui reproche ses articles dans Je suis partout.
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C’était un… 13 septembre

-490 : victoire de Marathon remportée par le général athénien Miltiade sur les Perses de Darius. Fin de la première guerre médique. On sait comment la nouvelle fut portée à Athènes, à près de 43 km du champ de bataille, par le célèbre « soldat de Marathon » qui tomba mort d’épuisement en arrivant sur l’Agora.  Il eut encore la force de crier : « réjouissez-vous, nous sommes vainqueurs ! »

1515 : victoire de Marignan.
Cet épisode d’importance s’est déroulé le 13 (et le 14) septembre 1515 en Italie, dans le Milanais.

Ce jour-là, les troupes de François Ier rencontrent les piquiers suisses (mercenaires au service du duché de Milan) dans une petite bourgade proche de la cité.
Après un essai de négociation, les Suisses attaquent.
Le roi, qui était à table, se lève et s’écrit : « Qui m’aime me suive ! », phrase passée à la postérité.
Au cours de ce combat long et furieux, l’artillerie et la cavalerie françaises ont raison des Suisses réputés invincibles.
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C’était un… 12 septembre

La Bataille de Vienne par Józef Brandt.

1683 : alors que Vienne est assiégée par les Turcs, qui occupent une partie de l’Europe et menacent l’autre, une bataille a lieu devant la ville, sur la colline du Kahlenberg.
Elle oppose d’un côté les troupes chrétiennes (60 000 Impériaux et 25 000 Polonais) venues briser le siège et menées par le roi polonais Jean III Sobieski et de l’autre les Turcs ottomans (entre 140 000 et 170 000 hommes).
C’est une victoire éclatante des Européens.
Cette défaite décisive des Ottomans fut le point de départ d’une campagne militaire de 16 ans qui devait permettre aux Habsbourg de reprendre les territoires de Hongrie-Croatie et de mettre fin à la menace ottomane en Europe centrale.
La fête du « très saint Nom de la bienheureuse Marie » fut instituée par ordre du souverain pontife Innocent XI, au jour du 12 septembre, en action de grâces de cette victoire remportée par la protection de la Vierge.
Pour l’anecdote, on attribue généralement à cette bataille l’origine du croissant de boulangerie, ayant la forme de l’emblème des Ottomans vaincus (mais les croissants ont de moins en moins une forme de… croissant ; vous l’avez peut-être noté…).

1764 : mort, à Paris, du compositeur et claveciniste Jean-Philippe Rameau. Injustement oublié par les romantiques, il fut réhabilité par Claude Debussy.

1889 : mort, à Massy, de l’historien Fustel de Coulanges, dont l’œuvre (particulièrement la Cité antique) constitue une réaction contre l’histoire romantique des libéraux et révolutionnaires Michelet et Augustin Thierry.

voir ici les livres de Fustel de Coulanges, et un à son propos.

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C’était un… 11 septembre

1709 : bataille de Malplaquet (aux Pays-Bas), au cours de la guerre de Succession d’Espagne, entre l’armée de Louis XIV et les coalisés hollandais et autrichiens. Bien que l’armée française fît retraite, elle infligea à ses ennemis des pertes quatre fois plus importantes que les siennes, et l’invasion de la France fut empêchée. Voir le détail en fin de cet article. « Malborough s’en va en guerre… »

1733 : mort, à Paris, du compositeur et organiste François Couperin, dit Couperin le Grand. Il réalisa une brillante synthèse des styles baroques français et italien dans près de 240 pièces pour clavecin.

1758 : la victoire de Saint-Cast-le-Guildo (Côtes-d’Armor) est remportée sur les Anglais par les miliciens bretons et les soldats du Roi commandés par Emmanuel de Vignerot du Plessis-Richelieu, duc d’Aiguillon, alors Gouverneur du Duché de Bretagne et petit neveu du Cardinal.
Les 10 000 fantassins anglais de Bligh échouent à s’emparer de Saint-Malo en débarquant trop à l’Ouest. Ils sont ensuite repoussés par les Bretons et rembarquent en abandonnant 4 000 tués et blessés et entre 600 et 800 prisonniers.

1912 : le Français Fourny réalise le premier vol aérien de plus de 1000 km.

1917 : Georges Guynemer, « as des as » à 23 ans, héros des ailes françaises déjà crédité de 53 victoires, disparaît dans le ciel de Flandre, entre Dixmude et Ypres. Les conseils de révision ayant deux fois refusé de l’incorporer en 1914, il était entré par subterfuge dans l’armée de l’air. Son corps ne fut jamais retrouvé.
Citation lue au pied du drapeau dans toutes les bases aériennes françaises : « mort au champ d’honneur, à Poelkapelle, le 11 septembre 1917.
Héros légendaire, tombé en plein ciel de gloire après trois ans de lutte ardente. Reste le plus pur symbole des qualités de la race : ténacité indomptable, énergie farouche, courage sublime.
Animé de la foi la plus inébranlable dans la victoire, il lègue au soldat français un souvenir impérissable qui exalte l’esprit de sacrifice et provoquera les plus nobles émulations.
»

Détails sur la bataille de Malplaquet :
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C’était un… 10 septembre

954 : mort, à Reims, de Louis IV, roi des Francs. Il avait poursuivi un loup qu’il avait aperçu, sur la route de Laon à Reims, jusqu’à faire une chute de cheval qui lui sera mortelle. Le chroniqueur Flodoard, contemporain, verra en ce loup fatal un prodige divin destiné à châtier le roi pour un crime de son passé.

1678 : signature de la paix de Nimègue. L’Espagne remet à la France douze villes-frontières flamandes, ainsi que le Comté de Bourgogne. Louis XIV devient l’arbitre de l’Europe.

1919 : traité de Saint-Germain-en-Laye signé entre l’Autriche et les Alliés. Il redécoupa l’Europe en démembrant les anciennes positions des Habsbourg : le Tyrol du Sud et le Trentin à l’Italie, les Sudètes à la Tchécoslovaquie, la Styrie du Sud et une partie de la Carinthie à la Yougoslavie. Ce qui allait créer des frustations. L’union de l’Allemagne et de l’Autriche (Anschluss) est interdite. Les forces militaires sont réduites à 30 000 hommes. L’Autriche doit reconnaître sa responsabilité dans le déclenchement de la guerre et payer des réparations.

Traité de St Germain en Laye :  l’Autriche signa mais ne put participer aux négociations

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C’était un… 9 septembre

9 : bataille de Teutoburg. Les Germains menés par Arminius (Hermann) défont l’armée romaine de Varus : plusieurs légions disparaissent, entre 16 000 et 20 000 légionnaires meurent. Cette victoire décisive porte un coup d’arrêt à l’expansion romaine en Germanie.

1087 : mort à Rouen, des suites d’une chute de cheval survenue trois mois plus tôt, de Guillaume le Conquérant, roi d’Angleterre et duc de Normandie (et à ce titre vassal du roi de France).

1899 : après la révision du procès ordonnée par Émile Loubet le 3 juin, cinq jurés sur sept du conseil de guerre de Rennes réitèrent leur jugement de 1894 : Alfred Dreyfus est à nouveau condamné (mais avec « circonstances atténuantes »), cette fois à dix ans de détention. Il est pourtant gracié, le 19 septembre, par le président de la République.

1922 : les forces turques, qui viennent de vaincre les armées grecques qui avaient récupéré l’Asie Mineure, entrent dans la ville de Smyrne (devenue « Izmir »), en commettant force massacres et atrocités, allant jusqu’à crucifier l’évêque orthodoxe du lieu sur les quais du port égéen. Les Britanniques ayant décidé d’abandonner les Grecs, pour ne pas pousser les Turcs dans le camp soviétique, les escadres de la Royal Navy, au large de Smyrne, n’interviennent pas et n’annulent même pas le concert prévu sur l’un des bâtiments de guerre. L’orchestre joue tandis que la ville est livrée aux flammes et que ses habitants sont violés et égorgés par les Turcs.

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C’était un… 8 septembre

1429 : après s’être recueillie dans l’église Saint-Denis-la-Chapelle, Jeanne d’Arc est blessée, à la Porte Saint-Honoré, par les Anglais, alors qu’elle tentait de leur reprendre Paris. C’est à cet endroit exact que sera élevé, en 1874, l’actuelle statue de Jeanne d’Arc par Frémiet, qui deviendra un point de ralliement de la droite nationale.

Jeanne d’Arc à la porte Saint-Honoré lors du siège de Paris de 1429. Miniature issue du manuscrit de Martial d’Auvergne, Les Vigiles de Charles VII, vers 1484.

1565 : les Ottomans sont contraints d’abandonner le siège de Malte. C’est le coup d’arrêt de l’expansion ottomane en Méditerranée occidentale.

1760 : les Anglais prennent la ville de Montréal, durant la guerre de Sept ans.

1914 : dans la Marne, l’offensive allemande jusqu’alors victorieuse est arrêtée. On parle parfois, sur le plan militaire, de « miracle de la Marne », mais on oublie qu’un vrai miracle a été largement évoqué à cette occasion. Voir ici.

1940 : message du maréchal Pétain à la veuve de Frédéric Mistral : « je vois en lui l’évocation de la France nouvelle que nous voulons instaurer, en même temps que la France traditionnelle que nous vous restaurer. »

1943 : le jour même de la signature de l’armistice entre le roi Victor-Emmanuel et les forces alliées, l’aviation anglo-américaine déclenche contre les villes italiennes l’opération « Avalanche ». En une semaine, plusieurs centaines de raids aériens tueront plus de 43000 personnes parmi la population.

1944 : Charles Maurras, chef et penseur nationaliste et royaliste, âgé de 76 ans, est arrêté pour « faits de collaboration » et sera condamné à la prison à perpétuité pour « intelligence avec l’ennemi », bien qu’il fut sa vie durant d’une grande hostilité à l’Allemagne.
L’arrestation est faite sur ordre d’Yves Farge, nommé par De Gaulle « Commissaire de la République » pour la région rhodanienne. Farge était un dirigeant communiste, engagé dans la « Résistance » (seulement après la rupture du pacte germano-soviétique), qui reçut le « prix Staline pour la paix » (sic).

Maurras lors de son procès. Lyon, 1945.

1944 : le maréchal Pétain arrive à Sigmaringen, en Allemagne, où il a été emmené de force par les autorités allemandes, et où il refusera toute collaboration avec elles malgré leurs espérances.

1961 : à Pont-sur-Seine (Aube), attentat manqué contre la voiture du colonel de Gaulle. La charge explosive a perdu 90% de sa puissance à cause de l’humidité. Les organisateurs étaient de la mouvance de l’OAS, qui s’opposaient au retournement de veste de De Gaulle contre l’Algérie française.

C’était aussi un 8 septembre : le miracle de la Marne

Certains historiens parlent de l’événement militaire du 8 septembre 1914 comme d’un « miracle », toujours entre guillemets, ou du « petit miracle ».
« Miracle » entre guillemets qu’ils attribuent à diverses causes, mais jamais à Celle qui seule pouvait accomplir un (vrai) miracle, et qui l’a fait : la Sainte Vierge.

Le Courrier de la Manche, le 9 janvier 1917, avait compilé plusieurs témoignages.

« Un prêtre allemand, blessé et fait prisonnier à la bataille de la Marne, est mort dans une ambulance française où se trouvaient des religieuses. Il leur a dit : “Comme soldat, je devrais garder le silence ; comme prêtre, je crois devoir dire ce que j’ai vu. Pendant la bataille, nous étions surpris d’être refoulés car nous étions légion comparés aux Français, et nous comptions bien arriver à Paris. Mais nous vîmes la Sainte Vierge toute habillée de blanc, avec une ceinture bleue, inclinée vers Paris… Elle nous tournait le dos et, de la main droite, semblait nous repousser.” »

Un officier allemand :

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C’était un… 7 septembre

1087 : grièvement blessé à Mantes, Guillaume le Conquérant, duc de Normandie et roi d’Angleterre, s’éteint à Rouen.

1303 : Philippe le Bel fait arrêter le pape Boniface VIII au château d’Anagni.

1812 : Napoléon Ier bat les Russes à la bataille de la Moskova. C’est la plus sanglante bataille napoléonienne : plus de 80 000 morts.

1914 : 4 à 6 000 hommes sont transportés par plus de 700 taxis de Paris sur le front de la Marne dans la nuit du 7 au 8 septembre 1914. Cet acte symbolique, qui va rester comme l’épisode des « Taxis de la Marne », permet de retourner magistralement la situation lors de la première bataille de la Marne, menée par le général Joseph Galliéni, gouverneur du camp retranché de Paris (surnommé dès lors « le sauveur de Paris »), et le maréchal Joseph Joffre, commandant en chef, qui a arrêté l’avance allemande.

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C’était un 6 septembre… :

1683: décès de Jean-Baptiste Colbert.
Initialement chargé des finances du Royaume, Colbert, qui meurt à 64 ans, a exercé peu à peu son influence dans tous les domaines, tout au long des 22 années passées au service du Roi-Soleil. D’abord Commissaire aux Armées, à la fin de la Guerre de Trente Ans, Colbert à la mort de Mazarin, est nommé Intendant ce qui lui permet de gagner la confiance de Louis XIV.
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C’était un 5 septembre…

Lecture de l’ordre de déportation. Tableau de Charles Jefferys

1755 : début de l’expropriation et de la déportation impitoyable des Acadiens par les Anglais, connue sous le nom de « Grand dérangement ». Les Acadiens, Français installés en Amérique du Nord, peuplaient plusieurs régions du Canada actuel. La plupart d’entre eux furent victimes de ce « nettoyage ethnique » par les Britanniques : 15 000 déportés environ, dont beaucoup mourront au cours de ces tribulations, et dont de nombreuses familles furent dispersées.

1792 : fin des « Massacres de septembre », commencés trois jours plus tôt.
Plus de 1 500 « suspects » ont été exécutés par la République dans les prisons parisiennes.

1793 : Bertrand Barrère de Vieusac, président de la Convention, déclenche une nouvelle vague d’arrestations. Il fait voter un décret stipulant : « la Terreur est à l’ordre du jour ». 12 000 personnes périront sans jugement parmi les 40 000 qui disparurent pendant la période.

1914 : héraut de Jeanne d’Arc et chantre de la patrie charnelle, l’écrivain Charles Péguy, lieutenant au 276e RI, tombe d’une balle en pleine tête à Villeroy (Seine-et-Marne), à la veille de la bataille de la Marne, alors qu’il entrainait ses hommes.
Après sa mort, Maurice Barrès écrit :
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C’était un… 4 septembre

1870 : Léon Gambetta et Jules Ferry proclament la IIIe République (qui durera jusqu’au 10 juillet 1940), alors que les troupes françaises subissent une déroute face aux Prussiens et que Napoléon III a dû capituler deux jours plus tôt à Sedan.

1944 : Le gouvernement anglais décide le renvoi en Union soviétique de tous les réfugiés russes faits prisonniers par les troupes alliées (dont des rescapés de l’armée Vlassov). Le 31, un bateau dépose à Mourmansk le premier contingent de « rapatriés ». Ceux-ci sont aussitôt dirigés vers le Goulag.

1984 : Jean-Pierre Stirbois, candidat du Front national (non dédiabolisé, c’est-à-dire antisystème), réalise la première percée électorale du parti en obtenant 17% des suffrages à Dreux (Eure-et-Loir). C’est le « tonnerre de Dreux ».

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C’était un 3 septembre… 1792 : l’atroce assassinat maçonnique de la princesse de Lamballe

[Un texte tiré de la revue L’Héritage]

Parlant des Francs-Maçons et de leurs forfaits, dans son admirable encyclique Humanum Genus, le Pape Léon XIII a écrit ces lignes : « Il n’est pas rare que la peine du dernier supplice soit infligée à ceux d’entre eux qui sont convaincus, soit d’avoir livré la discipline secrète de la Société, soit d’avoir résisté aux ordres des chefs ; et cela se pratique avec une telle dextérité que, la plupart du temps, l’exécuteur de ces sentences de mort échappe à la justice établie pour veiller sur les crimes et pour en tirer vengeance. »

Rien n’est plus vrai, en effet.

La Franc-Maçonnerie profite de toutes les circonstances pour frapper ceux dont elle a décidé la mort.

Quand ses victimes sont des personnages en vue, elle prend, d’ordinaire, ses mesures pour que l’assassinat soit mis sur le compte des passions politiques ; ainsi elle opéra surtout pendant la Révolution. Par exemple, il est certain que plusieurs meurtres essentiellement maçonniques furent commis à Paris, à la faveur des horribles massacres de septembre.

Citons le cas de la princesse de Lamballe. Continuer la lecture de « C’était un 3 septembre… 1792 : l’atroce assassinat maçonnique de la princesse de Lamballe »

C’était un 2 septembre : les Massacres de Septembre, …

1792 : début des massacres de septembre : plusieurs milliers de personnes sont exécutées par les républicains, essentiellement des prisonniers parisiens, dont des centaines de prêtres.
Ils sont perpétrés sciemment pour terroriser la population parisienne et réduire les modérés au silence.
Dans les prisons, pendant les sept jours que durèrent les massacres, les tueurs firent preuve d’un zèle, d’une ardeur dont témoigne cette réflexion de Billaud-Varenne : Je crois, ma parole, que le sang grise ces gaillards-là mieux que le bon vin!
Seul Marat grognait, trouvant qu’on n’allait pas assez vite en besogne et que trop d’ennemis du peuple échappaient aux sabres et aux piques.
A la Conciergerie et au Grand Châtelet, le tribunal populaire renforça les effectifs des « travailleurs » (tueurs) en offrant la liberté aux détenus de droit commun, à la condition qu’ils « travailleraient » à leur tour.
Parmi les détenus libérés sous condition à la Conciergerie, on comptait une soixantaine de femmes. Elles « travaillèrent » avec autant d’ardeur que les hommes et formèrent ensuite le noyau de la troupe de révolutionnaires en jupon, connues sous le nom de tricoteuses.
Le règne de la Terreur s’instaure. A la tribune de l’Assemblée nationale, le ministre de la Justice, Danton, demande que tous les citoyens refusant de servir la « patrie » soient punis de mort.
Le souvenir de cet épisode fondateur de la République permet de garder en tête la nature totalitaire et meurtrière de ce régime, qui n’hésitera pas à recommencer quand il se sentira menacé.
Un opuscule sur ce terrible épisode a été écrit par l’abbé Portail.

1914 :
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