• 1252 : mort de Jean de Plan Carpin, religieux franciscain italien. Agé de 63 ans, en 1245, il avait été envoyé en mission par le pape chez le Grand Khan des Tartares, par la route du nord qui passe par la Russie : il alla jusqu’au nord du désert de Gobi et aux frontières de la Mandchourie. Il était porteur de deux lettres pour le Khan et d’une encyclique invitant les églises orientales à se réunir à Rome. Il revint sain et sauf de son périple de deux ans et rédigea ses souvenirs.
Catégorie : Brèves
C’était un… 29 juillet
• 1900 : le roi d’Italie Umberto I de Savoie est assassiné à Monza, près de Milan, à 56 ans, par l’anarchiste Gaetano Bresci, revenu des États-Unis pour « venger » des syndicalistes tombés lors des émeutes de Milan, en 1898. Sa mort s’inscrit dans la longue litanie d’assassinats anarchistes qui caractérise la « Belle Époque ».
• 1907 : le britannique Robert Baden-Powell fondait le mouvement scout. Celui-ci sera ensuite, en France, catholicisé notamment par les pères Paul Doncoeur et Jacques Sevin.
« Sur mon honneur, avec la grâce de Dieu, je m’engage :
à servir de mon mieux, Dieu, l’Eglise et la Patrie ;
à aider mon prochain en toutes circonstances ;
à observer la Loi Scoute ».

Aujourd’hui, il faut bien choisir le mouvement dans lequel l’on inscrit ses enfants, car le scoutisme a été frappé par la crise du monde moderne, comme tout.
Les « Scouts de France », par exemple, sont à éviter formellement pour des raisons spirituelles, morales et politiques.
C’était un 21 juillet…
• 1306: excédé par leur comportement, le roi Philippe le Bel décide l’expulsion de tous les juifs vivant en France et la confiscation de leurs biens. On parle de 100 000 exilés.
• 1861: première grande bataille de la guerre de Sécession, à Bull Run (Virginie), où les Confédérés battent les troupes de l’Union. Chacun comprend que la guerre sera longue et sanglante.

• 1934: mort du maréchal Louis Hubert Lyautey.
Ce monarchiste légitimiste a été élu à l’Académie française (1912) et promu maréchal de France en 1921.
Sa carrière, commencée à Madagascar, connaîtra son apogée au Maroc où il mènera une politique particulièrement intelligente, en associant l’élite marocaine au développement du pays.
► une bande dessinée lui a été consacrée.
C’était un 9 juin 721 : à Toulouse, victoire écrasante mais mal connue contre les Arabo-musulmans
Ce jour-là, près de Toulouse, le duc Eudes d’Aquitaine écrase les Arabo-musulmans : une victoire au moins aussi importante que celle de Charles Martel à Poitiers.
Après avoir réglé leurs problèmes en Espagne avec les Wisigoths et installé leur suprématie dans l’Al-Andalus – ensemble des péninsules ibériques (Espagne plus Portugal) musulmanes -, les Omeyyades avaient décidé de se tourner vers la Gaule.
Mais la grande victoire chrétienne de Toulouse (lors de laquelle le gouverneur arabe d’Al Andalus fut tué) porta un coup d’arrêt à l’expansion de l’islam en Occident, tout juste dix ans après le franchissement du détroit de Gibraltar par les premiers musulmans…
PS : sur le mythe de l’heureuse et paisible Andalus, que nous vendent aujourd’hui islamistes et cosmopolites, on peut lire Al Andalus, l’invention d’un mythe, de Serafin Fanjul.
15-17 mai 1940 : à Stonne, l’héroïsme des soldats français

de Henri de Saint-Amand :
« Bataille oubliée de la Seconde Guerre mondiale, Stonne symbolise, à bien des égards, la résistance et la pugnacité de l’armée française face à l’invasion ennemie, suite à l’offensive du 10 mai. Les combats s’engagent le 14 mai aux alentours de cette petite ville des Ardennes, située au sud de Sedan, prise le 13 mai par les Allemands.
Stonne est un verrou stratégique car il permet l’accès aux routes vers Paris, vers le centre et le sud de la France.
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C’était un 14 mai…
• 841 : les Vikings mettent à sac Rouen et pillent l’abbaye de Saint-Ouen.
• 1610 : assassinat d’Henri IV.

Ce souverain, l’un de ceux qui marquèrent le plus l’histoire et la mémoire nationales, se rendait au chevet de son ami Sully, quand, à la faveur d’un ralentissement sur la route, il fut mortellement poignardé par François Ravaillac.
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C’était un 16 avril…
• 1860 : selon les termes du traité de Turin du 24 mars 1860, un plébiscite est organisé à Nice. Par 25 743 « oui » contre 160 « non », les habitants décident le rattachement de leur ville (possession du royaume de Savoie) à la France.
• 1936 : dans Candide, l’historien Pierre Gaxotte (non fasciste) écrit ces lignes qui n’ont pas pris une ride : « le régime que connaît la France est essentiellement ploutocratique. Tous ceux qu’on appelle des fascistes n’ont jamais demandé que l’écrasement des puissances d’argent et des grands trusts. »
• 1973 : attentat gauchiste dans une banlieue populaire de Rome, au domicile d’un responsable nationaliste du MSI – Destra nazionale. Ses deux enfants, âgés de 7 et 16 ans, périssent brûlés vifs.
C’était un 11 avril…
• 1241 : l’armée hongroise (25 000 hommes) est détruite par les Mongols, à la bataille de Mohi. Divers hauts dignitaires laïcs et religieux (archevêques) périssent. Les envahisseurs se dirigent ensuite vers la ville de Pest qu’ils incendient après avoir massacré les habitants.
• 1852 : naissance à Montazels (Aude) d’un des Français les plus mystérieux du demi-siècle, l’abbé Bérenger Saunière, qui passe pour avoir découvert le trésor des Wisigoths, dans la région de Rennes-le-Château. Cet ecclésiastique contre-révolutionnaire se retrouva à la tête d’une colossale fortune, dont l’origine ne fut jamais expliquée et suscita de nombreux fantasmes.
C’était un 24 mars…
• 1790 : suppression définitive, par la Constituante, des Parlements régionaux qui contrebalançaient l’autorité royale au profit des provinces.
• 1794 : Jacques Hébert, animateur du Père Duchesne, le journal le plus ordurier de la Révolution, monte à l’échafaud après avoir tenté de renverser Robespierre le 4 mars. Devant le fanatisme du peuple manipulé, les Montagnards n’hésitèrent pas à inventer, de toutes pièces, « la grande conspiration royaliste du Père Duchesne ».
C’était un 18 mars : l’assassinat de François Duprat

Ce jour de 1978, à Caudebec-en-Caux (Normandie), François Duprat était victime d’un attentat à la voiture piégée, jamais élucidé. Sa femme fut gravement blessée.
Professeur d’histoire et de relations internationales, numéro 2 du Front national (voire « numéro 1 bis »), âgé de 37 ans, François Duprat était chef de file du courant « nationaliste-révolutionnaire ».
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C’était un… 3 mars
• 1924 : le réformateur Mustapha Kemal « Atatürk » abolit le califat ottoman en Turquie.
• 1930 : inondations du Tarn dans le sud-ouest de la France, qui tuent des centaines de personnes.
• 1941 : les Chartreux reçoivent l’autorisation de se réinstaller à la Grande Chartreuse et dans leurs divers établissements.
• 1943 : dans la nuit, la Royal Air Force britannique bombarde approximativement les usines Renault à Boulogne-Billancourt. L’île Seguin est en flammes. Des centaines d’immeubles sont touchés. On comptera plus de 400 morts et près de 1500 blessés. Les Américains récidiveront les mois suivants.
• 1960 : en Algérie, « tournée des popotes », jusqu’au 5, de De Gaulle, qui rencontre les militaires engagés contre les terroristes du FLN et expose aux officiers sa politique.
Il y multiplie les déclarations de fidélité : « La France restera en Algérie, j’en réponds… » ; « La formule politique ? On verra plus tard. Je ne la connais pas, et personne ne la connaît. De toute manière une victoire militaire est nécessaire avant la consultation du peuple. Mais les Européens d’ici sont chez eux. Ils doivent y rester. L’Algérie française ? Oui. Mais ce sont des mots. Cela ne tranche rien, et l’indépendance réclamée par Ferhat Abbas et sa bande c’est une fumisterie » ; « Je répète que je ne précise pas sous quelle forme la France restera en Algérie, mais je suis sûr qu’elle y restera. » « La France ne doit pas partir. Elle a le droit d’être en Algérie. Elle y restera. »
C’était un… 28 février
• 1760 : mort au combat contre les Anglais, à 32 ans, de François Thurot, corsaire de Dunkerque qui s’était couvert de gloire face à la perfide Albion.
• 1791 : à Paris, environ quatre cents nobles, armés de pistolets et poignards, interviennent au palais des Tuileries pour protéger le roi Louis XVI et sa famille, alors qu’une menaçante émeute de sans-culottes a lieu à l’est de Paris, à Vincennes et dans le faubourg Saint-Antoine. Mais le roi – sous la pression du funeste La fayette, commandant de la Garde nationale, et voulant éviter que le sang ne coule – leur demande de se retirer après avoir laissé leurs armes sur place. Ceci est vécu comme une humiliation.
La presse, atteinte de paranoïa révolutionnaire, brodera sur une imaginaire conspiration des « Chevaliers du poignard », tandis qu’une partie de la noblesse, déçue par l’attitude du roi, optera pour l’action militaire de l’extérieur.

Les nobles présents aux Tuileries sont brutalement désarmés, le 28 février 1791.
Eau-forte de 1815 d’après le dessin de Jean-Louis Prieur le Jeune (1759-1795)
• 1794 : le massacre républicain des Lucs-sur-Boulogne. Voir ici le détail et la liste des 110 petits enfants assassinés.
• 1937 : assassinat par les communistes du jeune militant patriote Jean Créton, 20 ans, qui reçut une balle devant un meeting du Parti social français que les Rouges attaquaient, près de Sedan.
C’était un 13 février… 1820 : l’assassinat du duc de Berry

Le 13 février 1820, le duc de Berry, neveu du roi Louis XVIII et fils cadet du comte d’Artois (futur Charles X), tombait sous le poignard de Louis Pierre Louvel, un ouvrier bonapartiste qui voulut éteindre en lui la race des Bourbons.
Espoir de la dynastie des Bourbons, le duc de Berry rendra l’âme dans la nuit en prince chrétien en ne cessant d’implorer la grâce de son assassin. Ce fut un terrible coup pour le camp royaliste légitimiste.
Toutefois, la volonté de mettre définitivement fin à la branche aînée des Bourbons par ce meurtre se révélera un échec, puisque naîtra le 29 septembre suivant un fils posthume au duc de Berry : celui que Lamartine célébrera comme « l’Enfant du Miracle » dans son Ode sur la naissance du Duc de Bordeaux.
C’était un 8 février…
• 1871 : élections législatives en France, largement remportée par les royalistes (les légitimistes – partisans du comte de Chambord, petit-fils de Charles X – qui étaient de droite, et orléanistes partisan de la lignée de Louis-Philippe, qui étaient libéraux).
Les républicains subissent une déroute.
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C’était un 31 janvier…
• 1830 : le gouvernement français du roi Charles X, dirigé par le prince Jules de Polignac, décide de préparer une expédition pour « restaurer l’honneur de la France » suite au coup d’éventail infligé par le dey d’Alger au consul de France Deval en 1827.
Au-delà de ce fait, il s’agit de détruire la piraterie qui ravage les côtes méditerranéennes et de libérer les esclaves français.
C’est le début de la colonisation française en Algérie, d’heureuse mémoire.
• 1943 : fondation de l’Organisation de Résistance de l’Armée (ORA)