C’était un 16 avril…

1860 : selon les termes du traité de Turin du 24 mars 1860, un plébiscite est organisé à Nice. Par 25 743 « oui » contre 160 « non », les habitants décident le rattachement de leur ville (possession du royaume de Savoie) à la France.

1936 : dans Candide, l’historien Pierre Gaxotte (non fasciste) écrit ces lignes qui n’ont pas pris une ride : « le régime que connaît la France est essentiellement ploutocratique. Tous ceux qu’on appelle des fascistes n’ont jamais demandé que l’écrasement des puissances d’argent et des grands trusts. »

1973 : attentat gauchiste dans une banlieue populaire de Rome, au domicile d’un responsable nationaliste du MSI – Destra nazionale. Ses deux enfants, âgés de 7 et 16 ans, périssent brûlés vifs.

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C’était un 11 avril…

1241 :  l’armée hongroise  (25 000 hommes) est détruite par les Mongols, à la bataille de Mohi. Divers hauts dignitaires laïcs et religieux (archevêques) périssent. Les envahisseurs se dirigent ensuite vers la ville de Pest qu’ils incendient après avoir massacré les habitants.

1852 : naissance à Montazels (Aude) d’un des Français les plus mystérieux du demi-siècle, l’abbé Bérenger Saunière, qui passe pour avoir découvert le trésor des Wisigoths, dans la région de Rennes-le-Château. Cet ecclésiastique contre-révolutionnaire se retrouva à la tête d’une colossale fortune, dont l’origine ne fut jamais expliquée et suscita de nombreux fantasmes.

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C’était un 24 mars…

1790 : suppression définitive, par la Constituante, des Parlements régionaux qui contrebalançaient l’autorité royale au profit des provinces.

1794 : Jacques Hébert, animateur du Père Duchesne, le journal le plus ordurier de la Révolution, monte à l’échafaud après avoir tenté de renverser Robespierre le 4 mars. Devant le fanatisme du peuple manipulé, les Montagnards n’hésitèrent pas à inventer, de toutes pièces, « la grande conspiration royaliste du Père Duchesne ».

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C’était un 18 mars : l’assassinat de François Duprat

 

Ce jour de 1978, à Caudebec-en-Caux (Normandie), François Duprat était victime d’un attentat à la voiture piégée, jamais élucidé. Sa femme fut gravement blessée.

Professeur d’histoire et de relations internationales, numéro 2 du Front national (voire « numéro 1 bis »), âgé de 37 ans, François Duprat était chef de file du courant « nationaliste-révolutionnaire ».
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C’était un… 3 mars

1924 : le réformateur Mustapha Kemal « Atatürk » abolit le califat ottoman en Turquie.

1930 : inondations du Tarn dans le sud-ouest de la France, qui tuent des centaines de personnes.

1941 : les Chartreux reçoivent l’autorisation de se réinstaller à la Grande Chartreuse et dans leurs divers établissements.

1943 : dans la nuit, la Royal Air Force britannique bombarde approximativement les usines Renault à Boulogne-Billancourt. L’île Seguin est en flammes. Des centaines d’immeubles sont touchés. On comptera plus de 400 morts et près de 1500 blessés. Les Américains récidiveront les mois suivants.

1960 : en Algérie, « tournée des popotes », jusqu’au 5, de De Gaulle, qui rencontre les militaires engagés contre les terroristes du FLN et expose aux officiers sa politique.
Il y multiplie les déclarations de fidélité : « La France restera en Algérie, j’en réponds… » ; « La formule politique ? On verra plus tard. Je ne la connais pas, et personne ne la connaît. De toute manière une victoire militaire est nécessaire avant la consultation du peuple. Mais les Européens d’ici sont chez eux. Ils doivent y rester. L’Algérie française ? Oui. Mais ce sont des mots. Cela ne tranche rien, et l’indépendance réclamée par Ferhat Abbas et sa bande c’est une fumisterie » ; « Je répète que je ne précise pas sous quelle forme la France restera en Algérie, mais je suis sûr qu’elle y restera. » « La France ne doit pas partir. Elle a le droit d’être en Algérie. Elle y restera. »

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C’était un… 28 février

1760 : mort au combat contre les Anglais, à 32 ans, de François Thurot, corsaire de Dunkerque qui s’était couvert de gloire face à la perfide Albion.

1791 : à Paris, environ quatre cents nobles, armés de pistolets et poignards, interviennent au palais des Tuileries pour protéger le roi Louis XVI et sa famille, alors qu’une menaçante émeute de sans-culottes a lieu à l’est de Paris, à Vincennes et dans le faubourg Saint-Antoine. Mais le roi – sous la pression du funeste La fayette, commandant de la Garde nationale, et voulant éviter que le sang ne coule – leur demande de se retirer après avoir laissé leurs armes sur place. Ceci est vécu comme une humiliation.
La presse, atteinte de paranoïa révolutionnaire, brodera sur une imaginaire conspiration des « Chevaliers du poignard », tandis qu’une partie de la noblesse, déçue par l’attitude du roi, optera pour l’action militaire de l’extérieur.


Les nobles présents aux Tuileries sont brutalement désarmés, le 28 février 1791.
Eau-forte de 1815 d’après le dessin de Jean-Louis Prieur le Jeune (1759-1795)

• 1794 : le massacre républicain des Lucs-sur-Boulogne. Voir ici le détail et la liste des 110 petits enfants assassinés.

1937 : assassinat par les communistes du jeune militant patriote Jean Créton, 20 ans, qui reçut une balle devant un meeting du Parti social français que les Rouges attaquaient, près de Sedan.

1964 :
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C’était un 13 février… 1820 : l’assassinat du duc de Berry

La mort du duc de Berry, tableau d’Edouard Cibot, 1829.

Le 13 février 1820, le duc de Berry, neveu du roi Louis XVIII et fils cadet du comte d’Artois (futur Charles X), tombait sous le poignard de Louis Pierre Louvel, un ouvrier bonapartiste qui voulut éteindre en lui la race des Bourbons.

Espoir de la dynastie des Bourbons, le duc de Berry rendra l’âme dans la nuit en prince chrétien en ne cessant d’implorer la grâce de son assassin. Ce fut un terrible coup pour le camp royaliste légitimiste.

Toutefois, la volonté de mettre définitivement fin à la branche aînée des Bourbons par ce meurtre se révélera un échec, puisque naîtra le 29 septembre suivant un fils posthume au duc de Berry : celui que Lamartine célébrera comme « l’Enfant du Miracle » dans son Ode sur la naissance du Duc de Bordeaux.

C’était un 8 février…

1871 : élections législatives en France, largement remportée par les royalistes (les légitimistes – partisans du comte de Chambord, petit-fils de Charles X – qui étaient de droite, et orléanistes partisan de la lignée de Louis-Philippe, qui étaient libéraux).
Les républicains subissent une déroute.
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C’était un 31 janvier…

1830 : le gouvernement français du roi Charles X, dirigé par le prince Jules de Polignac, décide de préparer une expédition pour « restaurer l’honneur de la France » suite au coup d’éventail infligé par le dey d’Alger au consul de France Deval en 1827.
Au-delà de ce fait, il s’agit de détruire la piraterie qui ravage les côtes méditerranéennes et de libérer les esclaves français.
C’est le début de la colonisation française en Algérie, d’heureuse mémoire.

1943 : fondation de l’Organisation de Résistance de l’Armée (ORA)

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C’était un… 18 décembre

• 1912 : découverte de « l’homme de Piltdown », dans le Sussex, à partir de morceaux de crâne. Il a été considéré pendant 40 ans comme un fossile datant de «l’Acheuléen» («Paléolithique inférieur») et comme un chaînon manquant entre le singe et l’homme (selon la théorie de l’évolution) en raison de ses caractères simiens (mâchoire) et humains (calotte crânienne).
En 1953, des tests montrèrent définitivement qu’il n’était qu’un canular paléontologique (crâne humain médiéval + mâchoire d’orang-outan récente, teintée au fer et chromate).
Pour une critique efficace de l’évolutionnisme, nous vous conseillons l’ouvrage « Le darwinisme tient-il debout ? » d’Arthur Demongeot et ceux de Dominique Tassot.

1944 : parution du premier numéro du quotidien Le Monde, devenu au fil des décennies le journal de référence du Système et, désormais, un véritable brûlot gauchiste, qui ne fait plus de manières pour mener son combat idéologique.
Il s’est lancé en prenant gratuitement les locaux et le matériel du quotidien Le Temps (1861-1942), comme une grande partie de la presse d’après-guerre qui est née de la spoliation des confrères.

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C’était un… 17 décembre

1851 : dans le Constitutionnel, un article donne une explication à l’origine du nom « Marianne », symbole de la République française. Après avoir donné quelques détails sur les sociétés secrètes qui s’étaient multipliées avant le coup d’Etat, l’auteur indique qu’il existait plusieurs mots de passe – un par société secrète -, mais qu’un seul avait été adopté comme signe de reconnaissance par tous : Marianne.

1885 : une convention franco-malgache établit le protectorat français sur Madagascar. Les autorités malgaches n’appliqueront pas, ou que peu, les termes du traité et la France mènera en 1895 une expédition militaire, avant que l’immense île (587 000 km²) ne soit déclarée colonie française l’année suivante (l’esclavage y sera alors aboli par la France).

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C’était… un 9 décembre

• 1880 : le préfet de Paris, Hérold, fait procéder à l’enlèvement des crucifix, statues de la Vierge et tableaux religieux de toutes les écoles publiques de Paris.

• 1901 : ce jour naissait à Aubenton (Aisne), celui qui deviendrait un aventurier, un pionnier et un pilote français de légende.
Il serait aussi un ardent militant nationaliste.
Par son physique (il était surnommé « l’archange »), son audace et son endurance, Jean Mermoz fut le plus populaire des pilotes de l’Aéropostale.
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C’était un… 27 novembre

511 : mort de Clovis Ier, que l’on peut considérer comme fondateur du royaume de France, union de la Gaule romanisée, de la monarchie franque et du catholicisme.
Il fut enterré dans l’église Sainte-Geneviève, à Paris.

1095 : depuis Clermont, le Pape Urbain II appelle à la première Croisade. Voir notre article ici.

1830 : la médaille miraculeuse. Sœur Catherine Labouré, membre de la congrégation des Filles de la Charité, recueillie dans la chapelle du 140 de la rue du Bac à Paris, est gratifiée d’une nouvelle apparition de la Sainte Vierge. Après que celle-ci eut évoqué les grâces qu’elle « répand sur les personnes qui les [lui] demandent », et celles qu’on ne lui demande pas, se dessine autour de la mère du Christ une sorte de tableau ovale à l’intérieur duquel Catherine voit apparaître en lettres d’or : « Ô Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours  à vous ». La sainte Vierge demande ensuite que soit frappé une médaille, telle qu’elle la fait voir. C’est la fameuse « médaille miraculeuse », que l’on trouve facilement et à petit prix, fréquemment portée par les catholiques.

[Détails ici]

1942 : les troupes allemandes s’emparent de Toulon.
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C’était un 22 novembre…

Gamins alsaciens attendant les troupes françaises à Strasbourg

1918 : Après la signature de l’armistice à Rethondes, entrée des troupes françaises à Strasbourg, après près de 50 ans d’occupation allemande. Elles étaient arrivées en Alsace le 16. Les « provinces perdues » fêtent leur retour à la mère-patrie.
Concernant la dureté de l’occupation allemande (probablement plus dure pour les régions françaises touchées que celle de la 2e Guerre), on peut lire les atrocités allemandes, de John Horne et Alan Kramer.

1946 : les journalistes Pierre-Antoine Cousteau (livres et bio ici) et Lucien Rebatet (livres et bio ici) sont condamnés à mort (ils seront graciés, puis élargis dix ans plus tard).

1963 : mort à Hollywood du romancier et essayiste anglais Aldous Huxley, auteur du roman dystopique culte Le meilleur des mondes (1932).

1963 : le président John F. Kennedy est assassiné à Dallas (Texas) par Lee Harvey Oswald, depuis la fenêtre d’un dépôt de livres.
En réalité, les tueurs sont multiples.
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C’était un 18 novembre…

L’amiral Koltchak, au centre, inspectant des troupes. DR

1918 : coup d’État à Omsk qui porte au pouvoir, contre sa volonté, l’amiral Koltchak, élu Régent de Russie et chef suprême des armées blanches, fonction fictive qu’il ne pourra jamais exercer. Dans le Sud, le général Denikine reconnaîtra son autorité le 30 mai 1919.

1922 : mort, à Paris, de l’écrivain Marcel Proust.
Son style se caractérisait par des phrases fort longues, sinueuses et introspectives, qui dissèquent le temps, la mémoire affective et les sensations avec une précision presque microscopique, au risque de l’excès et de la préciosité.
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