C’était un 18 mars : l’assassinat de François Duprat

 

Ce jour de 1978, à Caudebec-en-Caux (Normandie), François Duprat était victime d’un attentat à la voiture piégée, jamais élucidé. Sa femme fut gravement blessée.

Professeur d’histoire et de relations internationales, numéro 2 du Front national (voire « numéro 1 bis »), âgé de 37 ans, François Duprat était chef de file du courant « nationaliste-révolutionnaire ».
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C’était un… 3 mars

1924 : le réformateur Mustapha Kemal « Atatürk » abolit le califat ottoman en Turquie.

1930 : inondations du Tarn dans le sud-ouest de la France, qui tuent des centaines de personnes.

1941 : les Chartreux reçoivent l’autorisation de se réinstaller à la Grande Chartreuse et dans leurs divers établissements.

1943 : dans la nuit, la Royal Air Force britannique bombarde approximativement les usines Renault à Boulogne-Billancourt. L’île Seguin est en flammes. Des centaines d’immeubles sont touchés. On comptera plus de 400 morts et près de 1500 blessés. Les Américains récidiveront les mois suivants.

1960 : en Algérie, « tournée des popotes », jusqu’au 5, de De Gaulle, qui rencontre les militaires engagés contre les terroristes du FLN et expose aux officiers sa politique.
Il y multiplie les déclarations de fidélité : « La France restera en Algérie, j’en réponds… » ; « La formule politique ? On verra plus tard. Je ne la connais pas, et personne ne la connaît. De toute manière une victoire militaire est nécessaire avant la consultation du peuple. Mais les Européens d’ici sont chez eux. Ils doivent y rester. L’Algérie française ? Oui. Mais ce sont des mots. Cela ne tranche rien, et l’indépendance réclamée par Ferhat Abbas et sa bande c’est une fumisterie » ; « Je répète que je ne précise pas sous quelle forme la France restera en Algérie, mais je suis sûr qu’elle y restera. » « La France ne doit pas partir. Elle a le droit d’être en Algérie. Elle y restera. »

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C’était un… 28 février

1760 : mort au combat contre les Anglais, à 32 ans, de François Thurot, corsaire de Dunkerque qui s’était couvert de gloire face à la perfide Albion.

1791 : à Paris, environ quatre cents nobles, armés de pistolets et poignards, interviennent au palais des Tuileries pour protéger le roi Louis XVI et sa famille, alors qu’une menaçante émeute de sans-culottes a lieu à l’est de Paris, à Vincennes et dans le faubourg Saint-Antoine. Mais le roi – sous la pression du funeste La fayette, commandant de la Garde nationale, et voulant éviter que le sang ne coule – leur demande de se retirer après avoir laissé leurs armes sur place. Ceci est vécu comme une humiliation.
La presse, atteinte de paranoïa révolutionnaire, brodera sur une imaginaire conspiration des « Chevaliers du poignard », tandis qu’une partie de la noblesse, déçue par l’attitude du roi, optera pour l’action militaire de l’extérieur.


Les nobles présents aux Tuileries sont brutalement désarmés, le 28 février 1791.
Eau-forte de 1815 d’après le dessin de Jean-Louis Prieur le Jeune (1759-1795)

• 1794 : le massacre républicain des Lucs-sur-Boulogne. Voir ici le détail et la liste des 110 petits enfants assassinés.

1937 : assassinat par les communistes du jeune militant patriote Jean Créton, 20 ans, qui reçut une balle devant un meeting du Parti social français que les Rouges attaquaient, près de Sedan.

1964 :
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C’était un 13 février… 1820 : l’assassinat du duc de Berry

La mort du duc de Berry, tableau d’Edouard Cibot, 1829.

Le 13 février 1820, le duc de Berry, neveu du roi Louis XVIII et fils cadet du comte d’Artois (futur Charles X), tombait sous le poignard de Louis Pierre Louvel, un ouvrier bonapartiste qui voulut éteindre en lui la race des Bourbons.

Espoir de la dynastie des Bourbons, le duc de Berry rendra l’âme dans la nuit en prince chrétien en ne cessant d’implorer la grâce de son assassin. Ce fut un terrible coup pour le camp royaliste légitimiste.

Toutefois, la volonté de mettre définitivement fin à la branche aînée des Bourbons par ce meurtre se révélera un échec, puisque naîtra le 29 septembre suivant un fils posthume au duc de Berry : celui que Lamartine célébrera comme « l’Enfant du Miracle » dans son Ode sur la naissance du Duc de Bordeaux.

C’était un 8 février…

1871 : élections législatives en France, largement remportée par les royalistes (les légitimistes – partisans du comte de Chambord, petit-fils de Charles X – qui étaient de droite, et orléanistes partisan de la lignée de Louis-Philippe, qui étaient libéraux).
Les républicains subissent une déroute.
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C’était un 31 janvier…

1830 : le gouvernement français du roi Charles X, dirigé par le prince Jules de Polignac, décide de préparer une expédition pour « restaurer l’honneur de la France » suite au coup d’éventail infligé par le dey d’Alger au consul de France Deval en 1827.
Au-delà de ce fait, il s’agit de détruire la piraterie qui ravage les côtes méditerranéennes et de libérer les esclaves français.
C’est le début de la colonisation française en Algérie, d’heureuse mémoire.

1943 : fondation de l’Organisation de Résistance de l’Armée (ORA)

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C’était un… 18 décembre

• 1912 : découverte de « l’homme de Piltdown », dans le Sussex, à partir de morceaux de crâne. Il a été considéré pendant 40 ans comme un fossile datant de «l’Acheuléen» («Paléolithique inférieur») et comme un chaînon manquant entre le singe et l’homme (selon la théorie de l’évolution) en raison de ses caractères simiens (mâchoire) et humains (calotte crânienne).
En 1953, des tests montrèrent définitivement qu’il n’était qu’un canular paléontologique (crâne humain médiéval + mâchoire d’orang-outan récente, teintée au fer et chromate).
Pour une critique efficace de l’évolutionnisme, nous vous conseillons l’ouvrage « Le darwinisme tient-il debout ? » d’Arthur Demongeot et ceux de Dominique Tassot.

1944 : parution du premier numéro du quotidien Le Monde, devenu au fil des décennies le journal de référence du Système et, désormais, un véritable brûlot gauchiste, qui ne fait plus de manières pour mener son combat idéologique.
Il s’est lancé en prenant gratuitement les locaux et le matériel du quotidien Le Temps (1861-1942), comme une grande partie de la presse d’après-guerre qui est née de la spoliation des confrères.

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C’était un… 17 décembre

1851 : dans le Constitutionnel, un article donne une explication à l’origine du nom « Marianne », symbole de la République française. Après avoir donné quelques détails sur les sociétés secrètes qui s’étaient multipliées avant le coup d’Etat, l’auteur indique qu’il existait plusieurs mots de passe – un par société secrète -, mais qu’un seul avait été adopté comme signe de reconnaissance par tous : Marianne.

1885 : une convention franco-malgache établit le protectorat français sur Madagascar. Les autorités malgaches n’appliqueront pas, ou que peu, les termes du traité et la France mènera en 1895 une expédition militaire, avant que l’immense île (587 000 km²) ne soit déclarée colonie française l’année suivante (l’esclavage y sera alors aboli par la France).

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C’était… un 9 décembre

• 1880 : le préfet de Paris, Hérold, fait procéder à l’enlèvement des crucifix, statues de la Vierge et tableaux religieux de toutes les écoles publiques de Paris.

• 1901 : ce jour naissait à Aubenton (Aisne), celui qui deviendrait un aventurier, un pionnier et un pilote français de légende.
Il serait aussi un ardent militant nationaliste.
Par son physique (il était surnommé « l’archange »), son audace et son endurance, Jean Mermoz fut le plus populaire des pilotes de l’Aéropostale.
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C’était un… 27 novembre

511 : mort de Clovis Ier, que l’on peut considérer comme fondateur du royaume de France, union de la Gaule romanisée, de la monarchie franque et du catholicisme.
Il fut enterré dans l’église Sainte-Geneviève, à Paris.

1095 : depuis Clermont, le Pape Urbain II appelle à la première Croisade. Voir notre article ici.

1830 : la médaille miraculeuse. Sœur Catherine Labouré, membre de la congrégation des Filles de la Charité, recueillie dans la chapelle du 140 de la rue du Bac à Paris, est gratifiée d’une nouvelle apparition de la Sainte Vierge. Après que celle-ci eut évoqué les grâces qu’elle « répand sur les personnes qui les [lui] demandent », et celles qu’on ne lui demande pas, se dessine autour de la mère du Christ une sorte de tableau ovale à l’intérieur duquel Catherine voit apparaître en lettres d’or : « Ô Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours  à vous ». La sainte Vierge demande ensuite que soit frappé une médaille, telle qu’elle la fait voir. C’est la fameuse « médaille miraculeuse », que l’on trouve facilement et à petit prix, fréquemment portée par les catholiques.

[Détails ici]

1942 : les troupes allemandes s’emparent de Toulon.
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C’était un 22 novembre…

Gamins alsaciens attendant les troupes françaises à Strasbourg

1918 : Après la signature de l’armistice à Rethondes, entrée des troupes françaises à Strasbourg, après près de 50 ans d’occupation allemande. Elles étaient arrivées en Alsace le 16. Les « provinces perdues » fêtent leur retour à la mère-patrie.
Concernant la dureté de l’occupation allemande (probablement plus dure pour les régions françaises touchées que celle de la 2e Guerre), on peut lire les atrocités allemandes, de John Horne et Alan Kramer.

1946 : les journalistes Pierre-Antoine Cousteau (livres et bio ici) et Lucien Rebatet (livres et bio ici) sont condamnés à mort (ils seront graciés, puis élargis dix ans plus tard).

1963 : mort à Hollywood du romancier et essayiste anglais Aldous Huxley, auteur du roman dystopique culte Le meilleur des mondes (1932).

1963 : le président John F. Kennedy est assassiné à Dallas (Texas) par Lee Harvey Oswald, depuis la fenêtre d’un dépôt de livres.
En réalité, les tueurs sont multiples.
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C’était un 18 novembre…

L’amiral Koltchak, au centre, inspectant des troupes. DR

1918 : coup d’État à Omsk qui porte au pouvoir, contre sa volonté, l’amiral Koltchak, élu Régent de Russie et chef suprême des armées blanches, fonction fictive qu’il ne pourra jamais exercer. Dans le Sud, le général Denikine reconnaîtra son autorité le 30 mai 1919.

1922 : mort, à Paris, de l’écrivain Marcel Proust.
Son style se caractérisait par des phrases fort longues, sinueuses et introspectives, qui dissèquent le temps, la mémoire affective et les sensations avec une précision presque microscopique, au risque de l’excès et de la préciosité.
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C’était un 29 octobre…

• 1628 : après quinze mois de siège, La Rochelle, ville protestante, capitule face à l’armée royale menée par Richelieu, principal ministre. La famine a fait 15 000 morts.

Le Siège de La Rochelle, par Henri-Paul Motte, tableau de 1881.

• 1886à l’église Saint Augustin de Paris, Charles de Foucauld, menant jusqu’alors une vie fort légère, se convertit dans le confessionnal de l’abbé Huvelin, qui restera jusqu’à sa mort son père spirituel.

• 1891 : ce jour, le député de la Seine, Camille Dreyfus (qui sera condamné quelques années plus tard à la prison pour une affaire de chantage), dépose une proposition de loi visant à la séparation de l’Eglise et de l’Etat.

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13 octobre 1917 : à Fatima, le miracle de la « danse du soleil »

[Livres sur Fatima ici]

Le 13 octobre 1917, dans la campagne portugaise, 70 000 personnes assistaient médusées à l’un des plus grands miracles du XXe siècle.

Ce jour-là, environ 70 000 personnes, provenant de toutes les régions du Portugal, se rassemblent à la « Cova da Iria » (champ près de la localité de Fatima). Depuis plusieurs semaines circule la nouvelle de l’apparition de la « Dame » et du miracle qu’elle a promis d’accomplir. Au milieu de citoyens ordinaires se trouvent aussi des nobles, des ingénieurs, des médecins, des notaires et, évidemment, des journalistes et des photographes.

Du ciel, complètement couvert par les nuages, tombe une pluie incessante. François, Jacinthe et Lucie (les trois petits bergers auxquels la Vierge apparait depuis 5 mois) arrivent, accompagnés de leur famille.
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18 septembre 1981 : abolition de la peine de mort en France

Le projet de loi abolissant la peine capitale, présenté par Robert Badinter, fut adopté par l’Assemblée nationale le 18 septembre 1981 (par la majorité de gauche mais aussi certaines voix de droite dont celles de Jacques Chirac et de Philippe Séguin), puis par le Sénat le 30 septembre 1981.
Badinter, avocat cosmopolite né en 1928, fut l’artisan majeur de cette petite révolution judiciaire (avec François Mitterrand, dont ce fut l’une des premières mesures), qu’il avait entamée en défendant et  sauvant de la guillotine Patrick Henry.
Ce dernier avait assassiné un enfant de 8 ans, qu’il avait kidnappé en demandant une rançon. Son procès s’ouvrit en 1977 et le tueur fut condamné à la prison à vie au lieu de la peine capitale.
Bien sûr, sa « perpétuité » n’atteint pas son terme et pris fin en 2001 alors que le détenu avait 48 ans.

La traditionnelle pyramide des peines lourdes fut décapitée avec l’abolition de la peine de mort, qui fut prise contre l’avis majoritaire des Français à l’époque !
En effet d’après des sondages d’octobre 1981, 62% des Français voulaient le maintien. Telle est la démocratie…
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