C’était un… 6 novembre

1777 : mort de Bernard de Jussieu, médecin, zoologiste important et botaniste lyonnais qui aménagea, pour Louis XV, le jardin du Trianon.

1793 : Louis-Philippe d’Orléans, appelé (à sa demande) « Philippe-Égalité », est traduit devant le tribunal révolutionnaire, condamné à mort et guillotiné le jour même.
Ennemi de la Cour, acquis aux idées libérales depuis longtemps, il avait, dès 1787, entretenu des pamphlétaires et des chansonniers chargés par lui de moquer le régime. En octobre 1789, il avait organisé la « marche du peuple » sur Versailles. Député de la Convention, il avait voté la mort de Louis XVI.

1836 : mort, à Goritz (Autriche), où il vivait en exil, de l’ex-roi de France Charles X, qui avait été renversé en 1830, au profit du libéral Louis-Philippe, fils de Philippe-Egalité.

Charles X, régnant.

1944 : sanglant assassinat, au Caire, de Lord Moyne, ministre d’Etat britannique (le plus haut représentant officiel anglais en Egypte) et de son chauffeur, par deux membres du groupe Stern, organisation terroriste sioniste, sur ordre d’Yitzhak Shamir, futur Premier ministre israélien, qui a toujours assumé cet acte.
Continuer la lecture de « C’était un… 6 novembre »

C’était un… 5 novembre

1944 : mort, à Paris, à l’âge de 71 ans, d’Alexis Carrel, biologiste et chirurgien d’exception, pionnier de la chirurgie vasculaire, prix Nobel de médecine en 1912, qui fut très fameux en France et aux Etats-Unis.
En 1902, il avait été témoin d’une guérison miraculeuse à Lourdes, qui avait profondément ébranlé les certitudes de ce scientiste et favorisé son progressif retour à la foi.
Nationaliste et partisan de la Révolution nationale (Vichy), connu pour son rejet de l’égalitarisme et son approche eugénique de la société (dénonçant le danger d’effacement démographique des élites ou la corruption de la race par des races jugées inférieures), il est l’auteur d’un livre à très grand succès et traduit en de nombreuses langues : l’Homme, cet inconnu.

•  1988 : Jean-Pierre Stirbois, Secrétaire général (n°2) du Front national, décède lors d’un accident de la route, au retour d’une réunion publique à Dreux, vers 3h du matin. La thèse d’un endormissement au volant est communément admise.
Pour ceux qui veulent en savoir plus sur cette personnalité qui fut importante pour la mouvance nationale, un ouvrage lui a été consacré.
Continuer la lecture de « C’était un… 5 novembre »

C’était un… 4 novembre

1752 : initiation maçonnique, à la loge de Fredericksburg, de George Washington, fondateur des Etats-Unis.

1793 : mort, près de Fougères, du «saint du Poitou», le général vendéen Louis-Marie de Lescure, âgé de 27 ans.

Mort du marquis de Lescure, huile sur toile de Lucien Nouël de Latouche, 1863.

1813 : après leur défaite à Leipzig, les dernières troupes napoléoniennes – rescapées des campagnes perdantes de Russie puis d’Allemagne – passent le Rhin en direction de l’Ouest. Les alliés allemands de Napoléon font défection ou se sont rebellés les uns après les autres, rejoignant la grande armée austro-prusso-russe des souverains traditionnels. Quelques jours plus tard, ce sera au tour des Pays-Bas d’entrer en rébellion. Ces événements amènent les chefs de la coalition à formuler la Déclaration de Francfort le 4 décembre 1813, où ils affirment combattre Napoléon et non pas la France.

1862 : l’Américain Richard Gatling dépose les brevets d’une machine à tir rapide, la première mitrailleuse.

1901 : un étudiant fonde, dans les faubourgs de Berlin, le mouvement Wandervögel (« les Oiseaux migrateurs »), qui se développera rapidement : excursions hors des grandes villes, vieux chants populaires, rejet de la civilisation citadine.

1916 : après des semaines de combats acharnés et sous des bombardements incessants, les Français reprennent le fort de Vaux (pris par les Allemands en juin), l’un des points essentiels de la ceinture de fortification autour de Verdun.

1924 : mort, à Paris, de Gabriel Fauré, pianiste, directeur du Conservatoire de 1905 à 1920 et surtout l’un des plus grands compositeurs français de la fin du XIXe et du début du XXe siècle.

1956 : intervention soviétique à Budapest.

Tout d’abord, rappelons que le 23 octobre avait eu lieu une manifestation pacifique d’étudiants, avant que les communistes ne tirent sur la foule.
L’information selon laquelle des manifestants avaient été tués s’était répandue rapidement et des émeutes avaient éclaté dans toute la capitale.
Après quoi la révolte s’était étendue rapidement en Hongrie et avait entraîné la chute du gouvernement et le départ du chef local du Parti communiste Matthias Rakosi (né Rosenfeld).
Des milliers de personnes s’étaient organisées en milices pour affronter l’Autorité de protection de l’État (ÁVH) et les troupes soviétiques.

Ce jour du 4 novembre, donc, les chars soviétiques entrent à Budapest, après que le nouveau gouvernement – amené par la révolte populaire spontanée débutée 11 jours plus tôt contre la tyrannie communiste – a fait savoir qu’il voulait quitter le Pacte de Varsovie.
L’aviation et l’artillerie rouges bombardent des poches de résistance ou supposées telles.

Avec l’accord tacite des démocraties occidentales, l’URSS va écraser l’insurrection dans le sang et entamer une sévère répression.

20 000 Hongrois furent tués, 50 000 emprisonnés et des centaines de milliers fuieront en exil.

Un petit documentaire pas mal fait, contenant des images d’archives :

1960 :  De Gaulle, qui avait été rappelé au pouvoir en 1958 pour défendre l’Algérie française – et s’y était engagé plusieurs fois publiquement depuis – annonce dans un discours télévisé sa volte-face et sa trahison de l’intégrité du territoire nationale dans un discours :

Continuer la lecture de « C’était un… 4 novembre »

C’était un 3 novembre…

1535 : consacrant le schisme, le roi Henri VIII se fait proclamer par le parlement anglais « chef suprême de l’Église d’Angleterre ». Il n’avait pas supporté que le pape refuse d’« annuler » son mariage. C’est la naissance officielle de l’anglicanisme, qui sera une forme de protestantisme.

1798 : naissance, à  Palerme, de Caroline de Bourbon-Siciles, future duchesse de Berry, fille de François Ier de Naples et mère du comte de Chambord.

Femme énergique et romanesque, elle tentera, sans succès, de soulever la Vendée contre le gouvernement bourgeois de Louis-Philippe et sera quelque temps emprisonnée à la citadelle de Blaye.

1897 : naissance à Civens (Loire), du journaliste et historien contre-révolutionnaire, Léon de Montaigne de Poncins,
Continuer la lecture de « C’était un 3 novembre… »

C’était un 2 novembre…

472 : à Rome, le gouverneur des Gaules Olybrius meurt.
Panique dans l’Empire : le pouvoir est vacant, Olybrius a oublié de désigner son successeur. Son nom va devenir alors synonyme de « fanfaron » et d’« étourdi ».

Xe siècle : instauration du « jour des morts » à travers la Chrétienté.
C’est Odilon, abbé de Cluny en un temps où ce monastère étendait son influence sur l’Europe entière, qui instaure cette commémoration et en fixe la date au 2 novembre (décalée au lundi si cela tombe un dimanche), lendemain de la Toussaint, par un décret que les historiens placent entre 998 et 1031.

1789 : décret de l’Assemblée constituante disposant que les biens du clergé de l’Église catholique seront mis à la disposition de « la Nation » pour combler le déficit budgétaire. Ces biens volés sont déclarés « biens nationaux ».

1917 : à Londres, le comte Arthur James Balfour, secrétaire aux Affaires étrangères, propose la création d’un « foyer national juif en Palestine ». Il ajoute même que l’Angleterre fera de son mieux pour faciliter cette création.
Sa lettre – la «déclaration Balfour » – est adressée à Lionel Walter Rothschild (1868-1937), personnalité de la communauté juive britannique et financier du mouvement sioniste, aux fins de retransmission à l’Organisation sioniste mondiale (fondée en 1897 par le père du sionisme Theodor Herzl).

Continuer la lecture de « C’était un 2 novembre… »

C’était un 1er novembre…

1347 : la peste arrive à Marseille. Les responsables du port de Marseille acceptent un bateau génois dont ils savent pourtant qu’il est porteur de la peste… L’épidémie va se développer dans toute l’Europe et tuer en quelques mois jusqu’à 40% de la population de certaines régions européennes. Elle ressurgira par épisodes ici ou là.
En quatre ans, 25 à 40 millions d’Européens vont mourir de la « Grande Peste » ou « Peste noire ».

1478 : répondant à une demande du roi d’Espagne et des prélats de Castille, le pape Sixte IV nomme quatre inquisiteurs ecclésiastiques. C’est la naissance de l’Inquisition. En Espagne et au Portugal, où cette institution est fortement liée à l’Etat monarchique, elle durera plus longtemps, et avec une activité plus intense, que dans les autres pays. Elle épargnera à la péninsule ibérique le protestantisme et les terribles guerres de religion qui ravageront le reste de l’Europe.
Loin de la légende noire qu’ont élaborée les ennemis de l’Eglise, on peut lire sur ce thème Lettres à un ami post-moderne sur l’Inquisition du père Devillers, ou L’Inquisition, ses origines, sa procédure, de Mgr Douais.

1790 :  parution des Réflexions sur la Révolution française [disponible ici]– de l’écrivain anglais Edmund Burke – qui eut une grande importance (et influença Maistre et Bonald) et fit de l’auteur un précurseur de la contre-révolution. Ce texte puissant fut rédigé très tôt, dans le feu de l’action. En décalage avec l’opinion des libéraux anglais (dont il est) qui voit d’un bon œil les débuts de cette révolution, Burke en analyse et dénonce la violence :

« On a vu les Français s’insurger contre un monarque débonnaire et légitime avec plus de fureur dans l’action et plus de brutalité dans l’outrage qu’aucun peuple en rébellion n’en n’a jamais manifesté contre l’usurpateur le plus indigne ou le tyran le plus sanguinaire. »

Burke voit dans la composition de l’Assemblée nationale, où les « hommes de théorie » sont majoritaires, l’origine de ce déferlement de violence, qui renvoie à la boulimie de discours abstraits qui se succèdent à la tribune de l’Assemblée. Ce n’est pas le débat qui l’offusque, mais le fait que les discussions de salons de la deuxième moitié du XVIIIe siècle se retrouvent dans les travées de l’Assemblée, ô combien plus chargées de conséquences. Par cette analyse, Burke annonce les leçons d’Augustin Cochin sur le rôle des sociétés de pensée [livre ici] comme matrices de la pensée révolutionnaire. (F. Huguenin)

1950 : l’Assomption de Marie est définie comme un dogme de foi par la constitution apostolique Munificentissimus Deus de Pie XII :

« Par l’autorité de Notre-Seigneur Jésus-Christ, des bienheureux apôtres Pierre et Paul, et par Notre propre autorité, Nous prononçons, déclarons, et définissons comme un dogme divinement révélé que l’Immaculée Mère de Dieu, la Vierge Marie, après avoir achevé le cours de sa vie terrestre, fut élevée corps et âme à la gloire céleste »

1954 : massacre de la « Toussaint rouge » par le FLN, en Algérie française.
Continuer la lecture de « C’était un 1er novembre… »

Bonne fête de la Toussaint ! (et textes commentés de la messe)

C’est, dans l’Eglise catholique, la fête de tous les saints connus et inconnus (ceux qui peuplent le Ciel, « l’Église triomphante »). Elle est célébrée le 1er novembre.

« La solennité de tous les saints nous met devant les yeux la foule immense des rachetés, pour nous dévoiler l’avenir auquel nous sommes appelés. Elle doit aussi nous rendre conscients de notre solidarité avec ceux qui nous ont précédés victorieusement dans le monde invisible. Vivant près de Dieu, ils intercèdent pour nous ; ils sont des puissances dans nos vies. » (Liturgie des heures)
Introït de la messe du jour :
« Réjouissons-nous ensemble dans le Seigneur, car la fête que nous célébrons aujourd’hui est celle de tous les Saints. Cette solennité réjouit les Anges et tous en chœur louent le Fils de Dieu.
Justes, exultez dans le Seigneur : aux cœurs droits convient sa louange. Alléluia. »
Et collecte :
« Dieu tout-puissant et éternel, qui nous avez accordé de célébrer dans une même solennité les mérites de tous vos Saints ; faites, nous vous en prions, que nos intercesseurs étant multipliés, une abondante effusion de vos miséricordes, objet de nos désirs, nous vienne de votre munificence. »

Le 2 novembre (ou le 3, si le 2 tombe un dimanche), c’est « le jour des morts » : pensez à eux, priez pour eux, tâchez ces jours-ci de vous recueillir au cimetière sur les tombes de vos proches ou parents. Il y a des indulgences plénières à gagner pour les défunts.

Le choix de ces dates par l’Église fit coïncider ces célébrations avec l’antique fête celte de Samain (Samonios, en Gaule) qui se tenait le 1er novembre, marquant l’entrée dans la saison sombre et caractérisée par une « ouverture sur l’autre monde ».

Attention, pour les catholiques, la Toussaint est une fête d’obligation (avec quatre autres, en France).

TEXTES DE LA MESSE AVEC COMMENTAIRE DE DOM GUÉRANGER (dans l’Année liturgique – disponible ici avec ses autres livres) :

Continuer la lecture de « Bonne fête de la Toussaint ! (et textes commentés de la messe) »

C’était un… 30 octobre :

1873 : dans le cadre de « la querelle du drapeau », le quotidien L’Union publie une lettre, datée du 27 octobre, du comte de Chambord (considéré par la plupart des royalistes comme l’héritier du trône de France, et bénéficiant d’une Assemblée nationale alors majoritairement royaliste), dans laquelle il explique qu’il refuse le pouvoir qu’on lui propose, car il ne sera jamais le roi légitime « de la Révolution ».

« Les prétentions de la veille me donnent la mesure des exigences de demain, et ne peuvent consentir à inaugurer un règne réparateur et fort par un acte de faiblesse… Je veux rester tout entier ce que je suis. Amoindri aujourd’hui, je serais impuissant demain… »

En lisant ce texte, le duc d’Audiffret-Pasquier (président royaliste de l’Assemblée nationale) déclare « nous sommes perdus ».
La royauté ne sera pas rétablie depuis.

Continuer la lecture de « C’était un… 30 octobre : »

C’était un 29 octobre…

• 1628 : après quinze mois de siège, La Rochelle, ville protestante, capitule face à l’armée royale menée par Richelieu, principal ministre. La famine a fait 15 000 morts.

Le Siège de La Rochelle, par Henri-Paul Motte, tableau de 1881.

• 1886à l’église Saint Augustin de Paris, Charles de Foucauld, menant jusqu’alors une vie fort légère, se convertit dans le confessionnal de l’abbé Huvelin, qui restera jusqu’à sa mort son père spirituel.

• 1891 : ce jour, le député de la Seine, Camille Dreyfus (qui sera condamné quelques années plus tard à la prison pour une affaire de chantage), dépose une proposition de loi visant à la séparation de l’Eglise et de l’Etat.

Continuer la lecture de « C’était un 29 octobre… »

C’était un… 28 octobre

1886 : inauguration, à New York, par le président démocrate Grover Cleveland de la statue de la Liberté dont le nom véritable est la Liberté éclairant le monde (plutôt que la religion), œuvre du Français Auguste Bartholdi, franc-maçon.

1904 : l’« affaire des fiches » éclate à la Chambre. Depuis 1901, un proche collaborateur du général André (ministre de la Guerre) soumettait toutes les nominations d’officier à l’approbation du Grand Orient, la plus importante obédience maçonnique.
Les membres de cette puissante secte établissaient des fiches sur tous les officiers possibles (les classant « républicains » ou « cléricaux » notamment) avant de les remonter au ministère de la Guerre.

Le député Jean Guyot de Villeneuve en donne les preuves à la tribune.
Le 15 novembre, André, que le député nationaliste Syveton avait giflé en plein hémicycle, démissionne.
En janvier 1905, le gouvernement Combes finit par tomber sous la pression du scandale.

1917 : à la demande du gouvernement, des poursuites judiciaires sont déclenchées contre l’Action française pour « complot contre la sûreté de l’Etat ».

1924 : création des Jeunesses patriotes sous l’impulsion de Pierre Taittinger.

1936 : première utilisation connue du cocktail Molotov, qui n’a pas été inventé par des Soviétiques contrairement à ce que son nom peut laisser croire. Les nationalistes espagnols utilisent des bouteilles d’essence enflammées avec un chiffon contre un escadron de quinze chars T-26 fournis par la Russie bolchevique aux républicains.

Continuer la lecture de « C’était un… 28 octobre »

C’était un… 27 octobre

1283 : ordonnance du roi Philippe III, le Hardi, concernant les avocats. Elle porte que les avocats des justices royales jureront tous les ans qu’ils ne soutiendront que des causes justes, qu’ils les défendront avec autant de zèle que de fidélité, et qu’ils les abandonneront, dès qu’ils verront qu’elles sont fondées sur la chicane. C’était une autre époque… (de chrétienté).

1503 : mort, à Moscou, du grand-prince Ivan III « le Grand », qui avait rejeté le joug des Mongols et fit de la Moscovie (la future Russie) un Etat indépendant, qu’il chercha fermement à agrandir.

1799 : échec du chef de la chouannerie normande, Louis de Frotté, dans la prise de Vire.

1922 : début de la Marche sur Rome (jusqu’au lendemain).
Plusieurs dizaines de milliers de Chemises noires y participent, mais pas Mussolini, chef du Fascio, qui supervise l’opération depuis Milan et sera nommé Premier ministre le 30 par le roi Victor Emmanuel III – lequel a refusé de proclamer l’état de siège – avec une coalition politique regroupant les fascistes, le Parti populaire, les socialistes et les libéraux.
Aidés parfois par l’armée, les squadristes prennent le contrôle des préfectures, gares, commissariats, centraux téléphoniques, dans l’Italie du Nord et du Centre. Parfois, les autorités militaires collaborent ouvertement avec les chemises noires, comme à Trieste, Padoue ou Venise. Il y a des résistances (Vérone, Ancône, Bologne), et partout une situation de flottement, d’hésitation. Le gouvernement ne réagit pas et les fascistes se saisissent des leviers de commande que l’État ne maîtrise plus.

1949 : aux Açores, l’avion Paris-New-York s’écrase. Parmi les tués figure Marcel Cerdan, fameux champion de boxe des poids moyens.

1975 : mort, en Argentine, du général Paul Gardy : il avait participé au putsch d’avril 1961 à Alger, puis était devenu l’un des chefs de l’OAS, s’occupant de cette même ville. Il s’était exilé en Argentine en 1963. Dans les milieux concernés, on a considéré que sa mort (sa voiture étant percutée par un train à un passage à niveau) n’était pas accidentelle (barbouzerie?).

Continuer la lecture de « C’était un… 27 octobre »

C’était un 26 octobre…

899 : décès d’Alfred le Grand, roi des Saxons qui stoppa les invasions danoises et fit du royaume du Wessex l’embryon de la future Angleterre.

1440 : exécution, à Nantes, du maréchal de France Gilles de Rais, qui passera dans la légende sous le nom de Barbe Bleue.

1530 : chassés de l’île de Rhodes par Soliman le Magnifique en 1522, les chevaliers de Saint-Jean prennent possession de l’île de Malte, qui leur a été donnée par Charles Quint, afin de servir de rempart à la Sicile. Ils prennent dès lors le nom de chevaliers de l’Ordre de Malte.

1918 : arrivée à Paris du « colonel » Edward Mandell House, éminence grise du président américain Woodrow Wilson, pour les négociations de paix.
Homme des puissances secrètes et d’argent, c’est lui qui rédigera l’essentiel des traités de paix.
Ce maçon illuministe, membre éminent de la Round Table, tenait largement son influence des banquiers Paule et Félix Warburg, Otto H. Kahn, Louis Warburg, Henry Morgenthau, etc.

Ramiro Ledesma Ramos — Wikipédia1936 : mort, à Madrid, de Ramiro Ledesma Ramos, assassiné par les Rouges.
Cet intellectuel espagnol, romancier, philosophe, journaliste – doctrinaire de la tendance républicaine et socialisante du nationalisme espagnol et fondateur du national-syndicalisme – avait fondé, au début de 1931, las JONS (Juntas offensivas nacional syndicalista – Juntes d’offensive nationale-syndicaliste), qui fusionneront avec la Phalange de Jose-Antonio Primo de Rivera en mars 1934.
Arrêté peu avant le soulèvement franquiste de juillet 1936, il fut détenu dans le Madrid républicain et le 29 octobre, exécuté, sans jugement préalable, par des miliciens du Front populaire puis jeté dans une fosse commune de la banlieue.

Continuer la lecture de « C’était un 26 octobre… »

25 octobre 732 : Charles Martel arrête les Arabes à Poitiers

En 711, soit à peine 80 ans après la mort de Mahomet, les arabo-musulmans atteignent l’Espagne, qu’ils traversent en 8 ans, et occupent en 719 le Languedoc actuel.
Cette province, entre les Pyrénées et le Rhône, s’appelle alors Gothie, en souvenir des Wisigoths, ou Septimanie, d’après ses sept villes principales (sa capitale Narbonne, Agde, Béziers, Nîmes, Maguelone, Lodève et Elne).

Arrêtés à Toulouse, en 721, par le duc Eudes d’Aquitaine, les envahisseurs tournent alors leurs regards vers l’Est et prennent Nîmes, Arles et Autun en 725.

En 732, ils s’approchent de Tours, la ville de Saint Martin.
Continuer la lecture de « 25 octobre 732 : Charles Martel arrête les Arabes à Poitiers »

C’était un… 24 octobre

996 : Hugues Ier Capet, couronné en 987 et fondateur de la dynastie capétienne qui règnera 800 ans, succombe à la variole, à l’âge de 55 ans. Son fils Robert II Le Pieux lui succède.

1870 : signature du « décret Crémieux », portant le nom d’Isaac-Moïse Adolphe Crémieux, député et ministre (et haut dignitaire franc-maçon ainsi que fondateur de l’Alliance israélite universelle) et cosigné par Clemenceau : il accorde, en profitant de la débâcle de 1870, la nationalité française aux Israélites indigènes des départements d’Algérie.
Il restera en vigueur jusqu’à l’indépendance (hormis sous l’État français).
Dans une circulaire adressée aux maires le 3 mai suivant, son instigateur Crémieux tente de se justifier : « nous devons être disposés à accorder la nationalité française aux étrangers animés de l’esprit de nos institutions républicaines et qui, en outre, ont apporté en France, soit des capitaux, soit des industries […] ».

Son décret déclenche un tel tollé que, le 21 juillet 1871, Thiers propose son abrogation.
Alphonse de Rothschild menace de retirer ses concours aux emprunts engagés par l’État : le décret est maintenu.
Continuer la lecture de « C’était un… 24 octobre »

C’était un… 23 octobre

1668 : Henri de La Tour d’Auvergne, vicomte de Turenne et maréchal de France, abjure la religion réformée et exprime son désir d’entrer dans la congrégation de l’Oratoire. Louis XIV le retiendra dans les Armées.

1955 : l’empereur Bao-Daï est déposé. Ngo Dinh Diem devient le président de la République du Sud-VietNam.

1956 : Début de la révolte hongroise à Budapest, à l’initiative des étudiants, contre le régime communiste et l’occupation soviétique. La statue de Staline est abattue. Ce soulèvement sera réprimé dans le sang par l’Armée rouge.
20 000 Hongrois furent tués, 50 000 emprisonnés et des centaines de milliers fuieront en exil.

La tête de la statue de Staline, au sol.

1983 : attentat contre l’immeuble « Drakkar » à Beyrouth. 58 soldats français sont tués, en grande majorité des parachutistes.
Continuer la lecture de « C’était un… 23 octobre »