• 1283 : ordonnance du roi Philippe III, le Hardi, concernant les avocats. Elle porte que les avocats des justices royales jureront tous les ans qu’ils ne soutiendront que des causes justes, qu’ils les défendront avec autant de zèle que de fidélité, et qu’ils les abandonneront, dès qu’ils verront qu’elles sont fondées sur la chicane. C’était une autre époque… (une époque de chrétienté).
• 1503 : mort, à Moscou, du grand-prince Ivan III « le Grand », qui avait rejeté le joug des Mongols et fit de la Moscovie (la future Russie) un Etat indépendant, qu’il chercha fermement à agrandir.
• 1799 : échec du chef de la chouannerie normande, Louis de Frotté, dans la prise de Vire.
• 1922 : début de la Marche sur Rome (jusqu’au lendemain).
Plusieurs dizaines de milliers de Chemises noires y participent, mais pas Mussolini, chef du Fascio, qui supervise l’opération depuis Milan et sera nommé Premier ministre le 30 par le roi Victor Emmanuel III – lequel a refusé de proclamer l’état de siège – avec une coalition politique regroupant les fascistes, le Parti populaire, les socialistes et les libéraux.
Aidés parfois par l’armée, les squadristes prennent le contrôle des préfectures, gares, commissariats, centraux téléphoniques, dans l’Italie du Nord et du Centre. Occasionnellement, les autorités militaires collaborent ouvertement avec les chemises noires, comme à Trieste, Padoue ou Venise. Il y a des résistances (Vérone, Ancône, Bologne), et partout une situation de flottement, d’hésitation. Le gouvernement ne réagit pas et les fascistes se saisissent des leviers de commande que l’État ne maîtrise plus.

• 1949 : aux Açores, l’avion Paris-New-York s’écrase. Parmi les tués figure Marcel Cerdan, fameux champion de boxe des poids moyens.
• 1975 : mort, en Argentine, du général Paul Gardy : il avait participé au putsch d’avril 1961 à Alger, puis était devenu l’un des chefs de l’OAS, s’occupant de cette même ville. Il s’était exilé en Argentine en 1963. Dans les milieux concernés, on a considéré que sa mort (sa voiture étant percutée par un train à un passage à niveau) n’était pas accidentelle (barbouzerie?).
• 1980 : mort du père Charles Coughlin, figure marquante du mouvement populiste des États-Unis dans les années 1930. Né en 1891, il créa en 1934 la National Union for Social Justice, puis l’Union Party deux ans plus tard. En 1941, il lança l’America First Party – d’orientation pro-fasciste – pour s’opposer à la guerre contre les puissances de l’Axe.
• 1986 : scandale d’Assise.

A l’initiative de Jean-Paul II, dans le sillon du relativisme et de l’oecuménisme de Vatican II, des représentants des « Églises chrétiennes » et des grandes « religions » se sont réunis à Assise (Italie) pour prier « pour la paix ». Cet événement inédit dans l’histoire de la chrétienté – mettant le catholicisme sur un pied d’égalité avec les autres croyances – causa un grand scandale parmi les fidèles. Et les catholiques traditionnels manifestèrent leur émoi.
Ainsi, Jean Madiran, dans le journal Présent du mercredi 12 octobre 2011 :
[Assise] Est-il bon de cacher ce qui s’est passé ?
La plupart des catholiques n’étaient évidemment point, le 27 octobre 1986, présents dans la ville d’Assise, et même s’ils en ont entendu parler à la télévision ou dans leur journal, ils n’ont pas toujours su au juste, et avec précision, ce qui s’y est réellement passé.
Au début de cette année [NDLR : 2011], la Correspondance européenne que dirige Robert de Mattei a publié un témoignage collectif sur « Assise 1986 ». On y lit notamment :
« Nous nous souvenons des représentants de toutes les religions réunis dans une église catholique, l’église Sainte Marie des Anges, avec un rameau d’olivier à la main : comme pour signifier que la paix ne passe pas par le Christ mais, indistinctement, par tous les fondateurs d’un credo quel qu’il soit (Mahomet, Bouddha, Confucius, Kali, le Christ…). »
Tel est bien l’essentiel de ce qui est mis en cause.
« L’esprit d’Assise souffle déjà », nous annonce La Croix : elle nous décrit la mise en place, un peu partout, d’un programme de processions religieuses polyvalentes, un rameau d’olivier à la main, et de « lecture des textes sacrés des différentes religions », bien sûr « en lien » (anticipé) avec la commémoration du 27 octobre.
En somme l’« esprit d’Assise » nous est présenté comme l’obligatoire croyance commune des hommes de bonne volonté, tandis que Jésus-Christ devient facultatif, une croyance particulière parmi les autres.
Mais justement, poursuivons notre lecture du témoignage paru dans la Correspondance européenne, venons-en aux faits du 27 octobre 1986 :
« Nous nous souvenons de la prière des musulmans à Assise, la ville d’un saint qui avait fait de la conversion des musulmans l’un de ses objectifs.
« Nous nous souvenons de la prière des animistes, de leur invocation aux esprits des éléments, et de celle d’autres croyants ou représentants de “religions athées” comme le jaïnisme. »
Voici plus grave encore :
« Nous nous rappelons avec consternation les poulets décapités sur l’autel de Sainte-Claire selon des rituels tribaux, et le sanctuaire de l’église Saint-Pierre profané par une statue de Bouddha placée sur l’autel, au-dessus des reliques du martyr Vittorino… Nous nous rappelons les prêtres catholiques qui se sont prêtés à des rites d’initiation d’autres religions… »
Plus anciennement Michel De Jaeghere, envoyé spécial de son journal, avait écrit :
« Je peux en parler en témoin oculaire. J’ai vu de mes yeux des choses qui sont objectivement scandaleuses, comme la profanation des églises par des cultes païens : le dalaï-lama dansant devant le tabernacle qu’on avait surmonté d’un bouddha ; les Indiens d’Amérique invoquant les quatre vents, leurs frères, dans l’église Saint-Grégoire ; les sorciers animistes mis sur un pied d’égalité avec le vicaire du Christ ; l’occultation du crucifix ; la messe catholique seul rite exclu (…). Telle qu’elle s’est déroulée, la journée d’Assise a été un scandale public, une offense au premier Commandement… »
Ces bacchanales n’ont pas, à notre connaissance, été officiellement dénoncées, ni même regrettées. Que l’on sache, elles n’ont pas fait l’objet de cérémonies réparatrices. Peut-être faut-il s’attendre (mais rien ne l’annonce) à ce que la commémoration prévue pour le 27 octobre prochain soit enfin l’occasion d’une célébration solennelle de réparation.
Continuer à cacher ce qui s’est réellement passé relève d’une pastorale très aventurée.
Quoi qu’il en soit, pour éviter le pire, la moindre des précautions sera, semble-t-il, de garder durant cette journée du 27 octobre [NDCI : 2011] toutes les églises d’Assise rigoureusement fermées. »