C’était un… 8 avril.

1093 : construite après la conquête par les Normands, la nouvelle cathédrale de Winchester est consacrée, en présence de presque tous les évêques et abbés d’Angleterre. De style gothique et roman normand, elle est parmi les plus grandes du genre dans l’Europe du Nord.

1364 : mort, à Londres (où il était venu négocier), à 44 ans (de maladie), de Jean II le Bon, roi de France depuis.
Ami des arts, créateur du Franc, son héroïsme au combat lui valut la réputation de roi-chevalier.
Son règne fut marqué par de graves difficultés à affronter : peste, intrigues de prétendants à la couronne, attaques de l’Angleterre, Grandes compagnies pillant le royaume guerre (cf la bataille de Brignais), sédition d’Étienne Marcel et soulèvement paysan… Vaincu à la bataille de Poitiers en 1356, au début de la guerre de Cent Ans, il fut gardé en captivité quatre ans par les Anglais et dut signer un traité désastreux (Brétigny).
Il fut inhumé dans la basilique Saint-Denis, nécropole des rois de France, et, comme toutes celles de la basilique, sa sépulture fut profanée par des militants républicains en octobre 1793.

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C’était un… 7 avril

161 : Marc-Aurèle devient empereur, succédant à son père adoptif Antonin le Pieux.

451 : après un bref siège, Metz est pillée par le chef hun Attila et ses hordes. La ville est incendiée et les habitants sont massacrés.

529 : publication du Code Justinien, réformant l’administration (529-534). Cette grande compilation du droit romain antique, adaptée au christianisme (l’empereur Justinien, qui veut la « restauration de l’Empire », est très pieux), aura une grande influence, en Occident notamment.

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C’était un… 6 avril.

885 : mort de saint Méthode, évêque grec, connu avec son frère Cyrille comme « Apôtres des Slaves » de l’Europe centrale et leurs évangélisateurs. Ils ont promu l’alphabet dit cyrillique.

1199 : mort du roi d’Angleterre, Richard Cœur de Lion, à Chinon, à la suite de ses blessures reçues lors du siège de Châlus (en Limousin).

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C’était un… 4 avril

• 397 : mort de saint Ambroise, évêque de Milan de 374 à sa mort. Poète (auteur d’hymnes), écrivain, Docteur de l’Église, l’un des quatre pères de l’Église d’Occident, il avait combattu au premier rang l’hérésie arienne ; c’est auprès de lui que saint Augustin se convertit au christianisme.
► Anne Bernet lui a consacré une solide biographie.

636 : mort de saint Isidore de Séville, évêque d’Hispalis (Séville) – une des principales villes du royaume wisigothique d’Espagne – depuis 601.
Il est connu pour ses œuvres abordant des domaines variés : Écriture sainte, théologie, grammaire, cosmologie et histoire ; il est appelé pour cela par Montalembert « le dernier maître de l’ancien monde ». Il est notamment célèbre pour son œuvre majeure, Etymologiae, encyclopédie en vingt livres rédigée vers la fin de sa vie qui fait redécouvrir la pensée d’Aristote au monde occidental.

1791 : l’Assemblée constituante vote la création du Panthéon : l’église sainte Geneviève, à peine achevée (Louis XV avait promis aux religieux de la Montagne Sainte-Geneviève la reconstruction de leur très ancienne église, dédiée depuis près de mille ans à la sainte patronne de Paris), va être volée à l’Eglise et détournée pour devenir un mausolée maçonnico-républicain, une antichambre de l’enfer…

Un sanctuaire chrétien (cf la croix à son sommet) transformé en déchetterie républicaine

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C’était un 3 avril…

1312 : pressé par Philippe le Bel, Clément V, par la bulle Vox in excelsis, prononce la dissolution du fameux et puissant ordre du Temple, qui avait été créé en 1119 à Jérusalem.

1732 : à Paris, la plus ancienne loge maçonnique française connue, Au Louis d’argent, reçoit ses lettres patentes de Londres. Elle se réunissait en fait depuis le 12 juin 1725 dans un restaurant tenu par un Anglais.

Résultat de recherche d'images pour "jesse james"1882 : mort de Jesse James, célèbre hors-la-loi américain, qui fut en réalité un guérillero sudiste. Il est assassiné par un membre de son gang. Alain Sanders lui a consacré une biographie.

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C’était un… 2 avril :

742 : naissance du fils aîné de Pépin le Bref, roi des Francs, et de Berthe au grand pied : il deviendra Charlemagne.

Statue de Sylvestre II, à Aurillac, œuvre de David d’Angers.

999 : Gerbert d’Aurillac, ancien archevêque de Reims et de Ravennes, succède à Jean XVI et devient Sylvestre II, le « pape de l’an mil ». Premier pape français, pénétré de l’esprit clunisien, il voulut unir la chrétienté face au péril islamique et fut le premier à lancer un appel à délivrer Jérusalem. D’une extrême culture, mathématicien auteur de plusieurs traités (et introducteur en Europe du système de numération décimale et peut-être du zéro), philosophe, il fut regardé comme le plus grand savant de son temps et suscita diverses légendes.

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C’était un… 1er avril.

1204 : mort, à plus de 80 ans, d’Aliénor d’Aquitaine. D’abord reine de France (à la réputation d’épouse indigne au sein de la cour), après l’annulation de son mariage elle devint très vite l’épouse du futur roi d’Angleterre, Henri II Plantagenêt, lui apportant l’immense duché d’Aquitaine. Veuve en 1189, elle déploya jusqu’à sa mort une activité inlassable pour maintenir la cohésion de l’Empire Plantagenêt, pour ses fils Richard Cœur de Lion et Jean sans Terre. Sans elle, il n’y aurait vraisemblablement pas eu la guerre de Cent ans.

1328 : avènement de Philippe VI de France, cousin de Charles IV le Bel (mort sans descendant et n’ayant plus de frères), que celui-ci avait désigné comme régent avant sa mort ; les États généraux confirment la non-transmission du royaume aux femmes, et confient la couronne au régent, qui devient roi de France jusqu’en 1350. Fin de la lignée des Capétiens directs.

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C’était un… 31 mars.

1146 : Bernard de Clairvaux prêche la seconde Croisade, dans un champ de Vézelay, lors des célébrations de Pâques en présence du roi de France Louis VII dit « le Jeune ».

► Pour des livres corrects sur les croisades, voir ici.

 

1492 : trois mois après la fin de la Reconquista, les Rois catholiques signent à Grenade le « décret de l’Alhambra ».

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C’était un… 30 mars.

• Fête de saint Jean Climaque, né vers 579 et mort en 649 sur le mont Sinaï.  Moine, puis abbé avant de redevenir ermite, il est l’auteur d’un livre de spiritualité qu’il rédigea pour la formation des moines (mais dont tout chrétien peut faire son miel), L’échelle sainte, dans lequel il décrit l’itinéraire spirituel à la manière d’une montée vers Dieu à travers trente degrés. Cette œuvre majeure connut un rayonnement extraordinaire dans le monde monastique byzantin, mais aussi en Occident.

1282 : début des « vêpres siciliennes ». Dans la journée du Lundi de Pâques, les Siciliens, révoltés contre Charles Ier d’Anjou et soutenus par Pierre III d’Aragon, massacrent pendant deux jours les quelque 8 000 Français qui se trouvent dans l’île (dont 2000 la première journée), y compris les femmes et les enfants. Ils étaient identifiés à leur façon de prononcer « cicero » (pois-chiche), mot difficile à prononcer pour des Français de l’époque. Verdi devait en faire un opéra quelques siècles plus tard.

1349 : union définitive à la France du Dauphiné, lequel devient l’apanage du prince héritier des rois de France, qui sera appelé désormais le « Dauphin ».

1707 : mort, à Paris, de Sébastien le Prestre de Vauban, maréchal de France, commissaire général des fortifications depuis 1678. Originaire du Nivernais, il perfectionna la défense des villes et dirigea lui-même de nombreux sièges. Sa franchise et ses critiques contre la cour lui avaient aliéné la faveur du roi. Son projet de dîme royale, publié sans autorisation, fut saisi. On lui doit moult places fortifiées encore debout. Un article biographique intéressant est paru sur lui dans la revue L’Héritage n°6.

1795 : combat de la Gemmerie, près de Segré, où 500 chouans affrontent victorieusement à peu près autant de soldats républicains, ceux-ci laissant 50 tués et les premiers une dizaine.

1867 : les États-Unis achètent l’Alaska à la Russie pour 7 200 000 dollars.

1886 : adoption d’une loi, proposée par le franc-maçon Blatin, autorisant la crémation des corps en France. L’Église condamne cette pratique le 19 mai.
► Pour connaître le point de vue catholique traditionnel sur cette question, on peut lire ce fascicule.

1912 :

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C’était un 29 mars…

1791 : émeutes contre-révolutionnaires à Toulon.

1796 : mise à mort, à Nantes, du général vendéen François-Athanase baron de Charette de la Contrie.

Après avoir longuement et courageusement combattu les armées terroristes républicaines en Bretagne et en Vendée, à la tête de dizaines de milliers de contre-révolutionnaires (il était surnommé « le Roi de la Vendée »), il finit capturé dans les bois de la Chabotterie avec seulement 32 fidèles à ses côtés.
Conduit à Nantes, il est condamné à mort et fusillé ce 29 mars place Viarme. Peu avant le moment fatidique, il déclare : « Seigneur, entre tes mains je remets mon esprit. » Refusant d’avoir les yeux bandés, il commande lui-même le peloton d’exécution, après avoir lancé aux soldats : « Lorsque je fermerai les yeux, tirez droit au cœur ! »
Pour des livres sur Charette, voir ici.

1880 : en France, décret annonçant la dispersion des Jésuites et des congrégations non reconnues par l’État. C’est le début d’une nouvelle vague de lutte et de persécutions contre l’Église – par la République –, qui va durer plusieurs décennies.

1886 : Continuer la lecture de « C’était un 29 mars… »

C’était un… 28 mars

966 : mort, à 66 ans, de Flodoard. Ce clerc champenois fut historien, chroniqueur et poète :  il composa une épopée de 29 000 vers parfaitement réguliers intitulée Les Triomphes du Christ, montrant comment le Christ a triomphé par ses saints en Palestine et à Antioche et en Occident, ainsi qu’une Histoire de l’Église de Reims et des Annales, de 919 à 966, précieuse source historiographique.

1910 : premier vol (sur 800 mètres) d’un hydravion, piloté par son inventeur, l’ingénieur français Henri Fabre, sur l’étang de Berre, près de Martigues.

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C’était un… 27 mars.

1378 : mort, Rome, de Grégoire XI. Né Pierre Roger de Beaufort, il est à ce jour le dernier pape français. Cardinal et prieur sans être prêtre, il avait gagné « l’estime de tous par son humilité et sa grande pureté de cœur » et fut élu rapidement et à l’unanimité par le conclave. Ordonné, sacré puis courronné pape dans la foulée, il poursuivit la réforme de l’Église entreprise par ses prédécesseurs, tenta de réconcilier les rois de France et d’Angleterre – mission vouée à l’échec –, pacifia la Castille, l’Aragon, la Navarre, la Sicile et Naples, déploya beaucoup d’efforts pour réunir à Rome l’Eglise grecque dissidente et entreprit une nouvelle croisade.

1482 : mort, à Bruges, des suites d’une chute de cheval, de Marie de Bourgogne. Fille unique du duc Charles le Téméraire, elle s’était retrouvée, à 19 ans, à la tête d’un duché bourguignon fragilisé. Promise par son père à tous les princes d’Europe, elle passa son règne de cinq ans à résister au roi de France qui voulait récupérer la Bourgogne. Son mariage en 1477 avec Maximilien d’Autriche orienta pour près de deux siècles la géopolitique de l’Europe. Elle fut la mère de Philippe le Beau, père de Charles Quint.
Louis XV, après la prise de Bruges en 1745, dit en considérant son mausolée : « Voilà le berceau de toutes nos guerres. »

1854 : face à l’expansionnisme de la Russie, la France et le Royaume-Uni lui déclarent la guerre et s’engagent dans la guerre de Crimée, aux côtés de la Turquie. Le conflit s’achèvera deux ans et demi plus tard par la défaite de la Russie, avec environ 700 000 tués (aux deux tiers Russes).

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C’était un 26 mars… 1962 : le massacre de la rue d’Isly

Le 26 mars 1962, un traquenard diabolique ourdi par le pouvoir gaulliste et ses complices à Alger permettait d’enfermer dans une nasse les patriotes algérois venus défiler pacifiquement derrière les drapeaux français, pour protester contre le terrible blocus du quartier de Bab-el-Oued, assiégé par la Gendarmerie mobile car zone farouchement attachée à la France, et où la population commence à manquer de vivres.

Le préfet Vitalis-Cros fit appel à l’armée pour bloquer le passage de la foule. C’est le 4e Regiment de Tirailleurs Algériens ( arabes ou berbères, qui n’avaient jamais assuré l’ordre en ville, revenus harassés après plusieurs jours de marche), qui est désigné malgré la mise en garde de son commandement prévenant que ces soldats ne sont pas préparés à une confrontation urbaine.

Ils étaient trois mille civils non armés à défiler vers le quartier de Bab el Oued, et se retrouvèrent donc face à un barrage militaire.

A 14h45, un lieutenant des tirailleurs vient les prévenir, ou plutôt les supplier :
« dispersez-vous, nous avons ordre de tirer ».

Quelques minutes après, les armes automatiques crépitent vers la foule.
Une centaine de Français, hommes, femmes, enfants, furent abattus (certains achevés à terre) et plusieurs centaines furent blessés par les balles françaises. Ils sont tombés victimes de la haine gaulliste.

Ce que les Soviétiques n’ont pas osé à Budapest fin octobre 1956, les criminels gaullistes l’ont réalisé : faire tirer sur les habitants, sur les civils. Des officiers et des soldats portant l’uniforme de l’armée française ont tiré, pour réduire au silence en les tuant, des Algérois français qui voulaient rester français. Crime ineffaçable et qui souille à jamais notre armée et notre nation.

Le gouvernement n’a jamais présenté d’excuses.

C’était un 25 mars…

• Dans la chrétienté : fête de l’Annonciation, commémorant l’annonce, par l’ange Gabriel à la sainte Vierge, de la venue du Sauveur de l’humanité, dont elle accepte d’être la mère. La deuxième personne de la Trinité s’incarne alors en son sein, neuf mois avant Noël.

L’Annonciation, par Léonard de Vinci (1472).

1351 : à Ploërmel, en pleine Guerre de succession de Bretagne, un grand tournoi est organisé afin d’éviter une guerre générale : c’est le « combat des Trente ».
Face à face, trente chevaliers anglo-bretons, partisans du duc Jean de Montfort, et trente franco-bretons qui apportent leur soutien à Charles de Blois.
La victoire reviendra au parti français et Charles de Blois prendra le duché de Bretagne. Récit de la bataille en fin d’article.

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C’était un 24 mars…

1790 : suppression définitive, par la Constituante, des Parlements régionaux qui contrebalançaient l’autorité royale au profit des provinces.

1794 : Jacques Hébert, animateur du Père Duchesne, le journal le plus ordurier de la Révolution, monte à l’échafaud après avoir tenté de renverser Robespierre le 4 mars. Devant le fanatisme du peuple manipulé, les Montagnards n’hésitèrent pas à inventer, de toutes pièces, « la grande conspiration royaliste du Père Duchesne ».

1860 : Continuer la lecture de « C’était un 24 mars… »