C’était un 13 février… 1820 : l’assassinat du duc de Berry

La mort du duc de Berry, tableau d’Edouard Cibot, 1829.

Le 13 février 1820, le duc de Berry, neveu du roi Louis XVIII et fils cadet du comte d’Artois (futur Charles X), tombait sous le poignard de Louis Pierre Louvel, un ouvrier bonapartiste qui voulut éteindre en lui la race des Bourbons.

Espoir de la dynastie des Bourbons, le duc de Berry rendra l’âme dans la nuit en prince chrétien en ne cessant d’implorer la grâce de son assassin. Ce fut un terrible coup pour le camp royaliste légitimiste.

Toutefois, la volonté de mettre définitivement fin à la branche aînée des Bourbons par ce meurtre se révélera un échec, puisque naîtra le 29 septembre suivant un fils posthume au duc de Berry : celui que Lamartine célébrera comme « l’Enfant du Miracle » dans son Ode sur la naissance du Duc de Bordeaux.

C’était un… 12 février

1429 : « journée des Harengs », ou désastreuse « bataille de Rouvray », lors de laquelle une coalition franco-écossaise (les défenseurs d’Orléans) est largement battue par les Anglais contre qui elle menait une expédition, à cause d’une discorde entre ses chefs. Près de 600 morts (peu en face), dont plusieurs chefs et seigneurs importants. Mais, pendant ce temps, le même jour… :

1429 : Jeanne d’Arc revient trouver le représentant du roi à Vaucouleurs, le capitaine Robert de Baudricourt. En mai de l’année précédente, à 16 ans, elle était venue lui annoncer résolument : « Dites au Dauphin qu’il ait bon courage, qu’il attende encore pour livrer bataille à ses ennemis ; car Dieu lui enverra du secours vers le milieu du prochain carême. Le Dauphin deviendra roi, et ce malgré la guerre et ses ennemis. Moi, je le ferai sacrer à Reims. »
Baudricourt l’avait traitée de folle et renvoyée chez elle, non sans brutalité. Mais la jeune Lorraine persévéra, essayant de monter une expédition avec le seul concours des gens du pays, qui se cotisent pour lui offrir un cheval. Sa ténacité suscite un véritable élan populaire : le peuple croit à sa mission.
Lors de cette nouvelle rencontre, elle signale surnaturellement la désastreuse défaite française « des Harengs » survenue le même jour loin de là, et après une séance d’exorcisme demandée par le prudent Baudricourt au curé local, et dont elle sort victorieuse, le capitaine cède. Il lui accorde une escorte armée, lui fournit (ou du moins lui autorise) une épée, puis elle part trouver le roi. C’est le début de son incroyable épopée.

Départ de Jeanne de Vaucouleurs, Jean-Jacques Scherrer (1855-1916), 1886, mairie de Vaucouleurs

1772 : le navigateur breton Yves Joseph de Kerguelen de Trémarec aperçoit les îles aujourd’hui françaises qui portent son nom aux confins des océans Indien et Glacial Antarctique.

1804 : mort, à Königsberg, à l’âge de 79 ans, du Prussien Emmanuel Kant, qui révolutionna (négativement) la philosophie, par son idéalisme, son subjectivisme et son scepticisme.

portrait de Kant, par Gottlieb Doebler, 1791.

Sa pensée, qui sera plus tard aggravée par Hegel en certains points, se signale par :
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C’était un 11 février…

1250 : début de la captivité de Saint Louis
La captivité du roi de France devait être la fatale issue à la déroute de Mansourah, lors de la Croisade, où le comte d’Artois, frère de saint Louis, fut tué.
Saint Louis était le prisonnier de ces infidèles qu’il avait espéré soumettre ; mais, dans cette extrémité, sa fermeté ne fut pas un instant abattue. Il conserva son indépendance ; et, en face des menaces et des insultes, il demeura maître de lui-même et fidèle à sa foi. Aux demandes impérieuses du sultan d’Egypte, alors qu’on le plaçait entre la torture et la déloyauté, il répondait avec calme : « Dieu t’a rendu maître de mon corps ; mais mon âme est entre ses mains, et tu ne peux rien sur elle. »
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C’était un… 10 février

1638 : consécration de la France à la Sainte Vierge par Louis XIII

consecrationEn 1636, la Sainte Vierge demande à Mère Anne-Marie de Jésus Crucifié, religieuse stigmatisée que le Cardinal de Richelieu tenait en grande estime, que la France lui soit consacrée. L’année suivante, le Roi Louis XIII, « dans le secret de son cœur », consacre sa personne et son Royaume à Marie, et avec la Reine, Anne d’Autriche, il multiplie les prières et les pèlerinages pour obtenir un héritier attendu depuis 22 ans.
La Mère de Dieu répond en apparaissant à un religieux de Notre-Dame des Victoires, tout juste fondée par le Roi, reconnaissant pour ses premiers succès. Elle demande trois neuvaines à Notre-Dame de Cotignac en Provence, Notre-Dame de Paris et Notre-Dame des Victoires.

Le caractère surnaturel des faits est rapidement reconnu et la Reine est prévenue. Le consecration2religieux, frère Fiacre, achève les trois neuvaines le 5 décembre et c’est neuf mois après jour pour jour que naîtra Louis XIV qui recevra le nom de baptême de « Louis Dieudonné ».

Dès que la Reine est certaine de sa grossesse, et sans attendre la naissance pour savoir si l’enfant serait garçon ou fille, Louis XIII publie le 10 février 1638 l’Edit officiel qui consacre solennellement la France à Marie. On peut le lire en fin de cet article.

1763 : fin du Canada français

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Ce jour-là est en effet signé le tragique Traité de Paris, qui met fin à la guerre de Sept ans entre les Français et les Anglais.
Ne disposant pas du contrôle des voies maritimes en Atlantique, la France n’a jamais pu fournir la logistique et les renforts nécessaires aux colonies.
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C’était un… 9 février

• 1879 – 1936 : naissance et mort de Jacques Bainville journaliste, chroniqueur de politique étrangère, historien et académicien français.
Proche de Charles Maurras, il se consacra essentiellement au journalisme. Il toucha à de multiples sujets (dans l’Action française et ailleurs), mais ses analyses géopolitiques marqueront son époque et d’autres de ses ouvrages demeurent des références historiographiques, en particulier son Histoire de France qui fait encore autorité (en dépit de quelques manques et points discutables). On peut se procurer ce livre incontournable ici, et d’autres livres de et sur cet auteur ici.

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C’était un 8 février…

1871 : élections législatives en France, largement remportée par les royalistes (les légitimistes – partisans du comte de Chambord, petit-fils de Charles X – qui étaient de droite, et orléanistes partisan de la lignée de Louis-Philippe, qui étaient libéraux).
Les républicains subissent une déroute.
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C’était un 7 février…

1752 : première condamnation de la funeste Encyclopédie (première grande entreprise de la Gauche) par arrêt du Conseil du roi. Les deux premiers volumes doivent être, théoriquement, détruits.

1861 : les Indiens Cherokees rejoignent la rébellion sudiste.

Vétérans Cherokee sudistes posant en 1903.

1904 : la guerre impitoyable de la très maçonnique Troisième République contre l’Eglise se poursuit et, ce jour, est votée à la Chambre des députés la loi interdisant le droit d’enseigner aux congrégations religieuses.

1920 : l’amiral Alexandre Koltchak est fusillé par les Rouges à Irkoutsk.

L’amiral Koltchak, au centre, inspectant des troupes. DR

En novembre 1918, il avait été élu, contre sa volonté, Régent de Russie et chef suprême de toutes les armées terrestres et maritimes de Russie (l’« armée blanche ») – fonction qu’il ne pourra jamais exercer totalement – pour faire face aux communistes.

1982 : dans la nuit, décès du bachaga Boualam, 75 ans, grand officier de la Légion d’honneur, chef musulman d’Algérie dont plus de 2 000 hommes mourront au cours des deux guerres mondiales.

En mars 1962, alors que se consommait la trahison gaulliste, il proclamait lors d’une émission pirate de radio dans les départements d’Algérie que « l’Ouarsenis est terre française ».
Il fut rejoint par environ 105 hommes, dont le commando Albert.
C’est à cette occasion que le colonel Jean Gardes créea le fameux maquis OAS de l’Ouarsenis, en collaboration avec Boualam, qui avait prévu de ramener ensuite des milliers de harkis.
Les forces françaises, essentiellement de gendarmerie, s’associeront avec le FLN pour venir à bout de ces partisans de l’Algérie française…
Summum de l’ignominie, c’est l’aviation, sous les ordres du gouvernement, qui ira jusqu’à appuyer les Felagah de l’ALN (branche armée du FLN) pour mener à bien cette opération contre le maquis… Face à des soldats français expérimentés ayant rejoint les maquisards harkis mieux valait utiliser des avions…
Saïd Boualam, dit le bachaga Boualam, fut responsable de la harka de la région de l’Ouarsenis pendant la guerre d’Algérie. Son surnom de « bachaga » signifie « haut dignitaire », ou « caïd des services civils », c’est-à-dire chef de 24 tribus arabes des Beni-Boudouane, situées en Ouarsenis (entre Alger et Oran).
Durant les combats contre le FLN, il perdit dix-sept membres de sa famille, dont un de ses fils, Abdelkader.
Des livres du Bachaga Boualam sont en vente ici.

1992 : signature du Traité de Maastricht par douze pays : c’est la naissance de l’Union européenne telle que nous la connaissons, et une véritable trahison de la liberté de leur nation par les politiciens euro-mondialistes.
En France, le référendum qui avait validé le projet de traité fut remporté de justesse par les européistes après que Mitterrand – sans vergogne – révéla cyniquement au grand public, pour l’émouvoir, son cancer.

C’était aussi un 6 février : la mise à mort de Robert Brasillach

« Les derniers coups de feu continuent de briller
Dans le jour indistinct où sont tombés les nôtres.
Sur onze ans de retard, serai-je donc des vôtres ?
Je pense à vous ce soir, ô morts de Février. »

Robert Brasillach, la veille de sa mort

Poète, écrivain (les livres de lui et sur lui sont achetables ici) et journaliste nationaliste célèbre, Robert Brasillach était fusillé à l’âge de 35 ans, victime de l’Épuration gaullo-communiste.

Homme de grand talent, Brasillach laisse derrière lui – bien que relativement jeune – une œuvre très abondante et variée : romans, études, histoire, mémoires, cinéma et critiques littéraires…
Les communistes savaient quel danger cet homme représentait pour leur plan de conquête culturelle et voulaient sa mort.
De Gaulle, qui lui en voulait et qui voulait complaire aux communistes, refusa la grâce de cet homme condamné à mort pour ses écrits, malgré l’impressionnante pétition d’intellectuels de divers bords qui l’avaient demandée.

Voici le récit de sa mort, par son courageux avocat, Jacques Isorni :

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C’était un 6 février… 1934 : le meurtre de patriotes scandalisés par la corruption

À l’appel d’organisations patriotiques (Croix-de-feu, Ligue d’Action française, Jeunesses patriotes, Solidarité française…), des dizaines de milliers de Français, dont beaucoup d’anciens combattants, manifestent à Paris contre la corruption extrême qui règne dans les milieux politiques (l’affaire Stavisky est un élément déclencheur), au cri de « à bas les voleurs ! »

Alors que la tension monte et que les Croix-de-feu se dispersent sagement, rive droite, des heurts ont lieu entre manifestants et policiers. La foule s’approche trop du Palais Bourbon au goût du Régime, qui fait tirer les Gardes mobiles sur les citoyens…

22 Français mourront sous les balles ou les coups de la République (liste ci-dessous) et plus d’un millier sera blessé.

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C’était un… 5 février

1597 :  à Nagasaki, au Japon, 26 chrétiens sont crucifiés en répression de la foi catholique, sur l’ordre du daimyo. En grande majorité japonais, ces martyrs formaient un groupe très varié de jeunes et de vieux, de prêtres, religieux et laïcs, franciscains et jésuites.

1679 : le dernier des Traités de Nimègue (pays-Bas) marque l’apogée du règne de Louis XIV. La France acquiert la Franche-Comté, l’Alsace, Valenciennes, Cambrai, le Sénégal et la Guyane.

1975 : attentat (le 6e) contre l’hebdomadaire nationaliste Minute, familier des révélations choc. Une bombe ravage les locaux. Images d’archives visibles ici.

Le directeur du journal, Jacques Boizeau, et derrière lui François Brigneau

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C’était un… 4 février

1505 : mort de sainte Jeanne de France (épouse répudiée du roi de France), à Bourges, où elle avait vécu saintement, fondant l’ordre monastique de l’Annonciade.

1790 : le roi Louis XVI jure solennellement fidélité à la première Constitution écrite de l’Histoire de France devant l’Assemblée nationale constituante.

1804 : les janissaires ottomans font arrêter et tuer 70 notables serbes « par mesure de rétorsion » dans le but de répandre la terreur. L’événement fut au contraire détonateur du soulèvement généralisé du peuple et des chefs survivants.

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C’était un… 3 février

1687 : mort, à Paris, du maréchal de France François de Créquy, marquis de Marines. Fameux homme de guerre du règne de Louis XIV, il s’illustra dans les nombreuses campagnes militaires qui jalonnent le XVIIe siècle à partir de la guerre de Trente Ans. Il fut célébré de son vivant comme le successeur de Turenne, et l’un des chefs militaires les plus importants de son temps.

1764 : Louis-Antoine de Bougainville et son expédition débarquent aux îles Malouines, et vont y fonder une colonie française. Quelques mois plus tard, aura lieu la prise de possession officielle et solennelle au nom du roi Louis XV.
Mais les îles seront vendues en 1767 à l’Espagne, qui possède l’Argentine voisine, et les familles françaises évacuées.

1917 : presque aveugle, Edouard Drumont – journaliste, écrivain et homme politique nationaliste – meurt, dans sa résidence de Moret-sur-Loing, près de Fontainebleau, à l’âge de 72 ans.

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C’était un… 2 février

► Fête de la Chandeleur : voir ici.

 

962 : Otton Ier est couronné empereur des Romains par le pape Jean XII. Durant un long règne, il donna à la royauté germanique un rayonnement et un prestige hors pair, tant par le sens de la gestion politique que par les victoires militaires. Il s’était proclamé roi d’Italie après avoir épousé en 951 la reine Adélaïde, veuve du roi Lothaire et restaura – après Charlemagne – la dignité impériale à son profit.
C’est la fondation du « Saint-Empire romain germanique » (même si cette dénomination n’apparaît qu’au XVe siècle).

1594 : mort, à Rome, du compositeur italien Giovanni Pierluigi da Palestrina, dont le corps sera inhumé dans la basilique Saint Pierre. Appelé par le pape Jules II, ce grand maître de la musique polyphonique devint maître de chapelle et laissa une œuvre considérable.
Ici, pour se faire une idée, une interprétation de son Magnificat quarti toni :

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2 février : la chandeleur (origines et histoire)

chandeleur1Nom populaire de la fête chrétienne commémorant la « présentation de Jésus au Temple » (et, dans le calendrier traditionnel, « la purification de la sainte Vierge »), il nous vient du latin  festa candelarum (« fête des chandelles »), en raison de la bénédiction des cierges qui avait lieu ce jour-là.

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C’était un… 1er février (la monarchie portugaise assassinée par la franc-maçonnerie)

1328 : mort, à Vincennes, Charles IV « le Bel », à l’âge de 33 ans, de maladie.
Il avait des projets pour l’Orient qui auraient pu changer la face du monde.
Aucun de ses enfants mâles ne lui ayant survécu, il fut le dernier souverain de la dynastie dite des Capétiens directs. Son cousin Valois lui succède, mais les Plantagenêts anglais, refusant la loi salique, revendiquent le trône, ce qui entraînera le déclenchement de la Guerre de Cent ans.

1906 : début en France des « inventaires » des biens de l’Église catholique après la loi de séparation de celle-ci et de l’État votée en décembre 1905.

1908 : au Portugal, la monarchie est décapitée par la franc-maçonnerie : le roi Charles et le prince héritier Louis-Philippe sont assassinés en pleine rue par l’instituteur Manuel Buiça et l’employé Alfredo Costa, tous deux maçons (et membres de la Charbonnerie).

Ils ont fait feu puis bondi sur le carrosse royal. Le roi est mort immédiatement, le prince héritier a pu répliquer de quelques coups de feu (non fatals) sur les assaillants, et la reine a tenté de s’opposer à eux avec son bouquet de fleurs (voir l’illustration ci-dessus).
Dès 1910, la République est proclamée et le chef du Grand Orient du Portugal lui-même, Magalaes Lima, entre au gouvernement.
Les deux assassins ne survécurent pas à leur forfait : blessés au cours de l’attaque, ils furent tués non loin du lieu du drame par des agents de police (dont un, non identifié). Peut-être dans le but qu’ils ne révèlent rien sur les commanditaires précis ?
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