C’était un… 23 mars.

789 : le capitulaire Admonitio generalis (« exhortation générale ») de Charlemagne, étudié avec ses conseillers laïcs et ecclésiastiques, fixe les premières grandes lignes directrices de la réforme carolingienne. Il préconise notamment la création d’écoles dans chaque évêché pour tous les enfants, quelle que soit leur condition, ou la lutte contre les restes de superstition païenne.

1237 : mort, à 67 ans, du chevalier français Jean de Brienne (« Jean Ier »), qui fut pendant 15 ans roi de Jérusalem de 1210 à 1225, puis de 1229 à sa mort, empereur latin de Constantinople, qu’il eut à défendre farouchement.

1372 : libération de Niort par Bertrand Du Guesclin.
Recourant à une ruse de guerre, le connétable de France reprend la ville qui est aux Anglais depuis 12 ans. Il déguise en soldats anglais 200 des siens qui se font ouvrir les portes par des sentinelles imprudentes.

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C’était un 22 mars : la lettre de sainte Jeanne d’Arc aux Anglais

« Je suis ici envoyée de par Dieu, le Roi du ciel, pour vous bouter hors de toute la France »

La petite bergère écoutant sainte Catherine, sainte Marguerite et l’archange saint Michel lui donnant mission.

Nous sommes en 1429, et, avant d’entamer sa campagne militaire, la jeune Lorraine écrit ces lignes puissantes et visionnaires…
Sainte Jeanne d’Arc, du haut du Ciel, sauvez à nouveau la France !

« Jesus Maria,

Roi d’Angleterre et vous duc de Bedford, qui vous dites régent du royaume de France, vous Guillaume de La Pole, comte de Suffolk, Jean sire de Talbot et vous Thomas sire de Scales, qui vous dites lieutenants du dit duc de Bedford, faites raison au Roi du ciel, rendez à la Pucelle qui est envoyée ici par Dieu, le Roi du ciel, les clés de toutes les bonnes villes que vous avez prises et violées en France. Elle est ici venue de par Dieu pour réclamer le sang royal. Elle est toute prête à faire la paix, si vous voulez lui faire raison, en abandonnant la France et payant pour ce que vous l’avez tenue.
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C’était un 21 mars…

1793 : la Convention adopte un décret de surveillance des étrangers, qui – s’il n’était bien sûr pas pris dans une bonne perspective à l’époque – pourrait être source d’inspiration aujourd’hui…
Ce texte prévoyait la création dans chaque commune, d’un comité de 12 citoyens chargés de surveiller les allées et venues des étrangers et d’ordonner éventuellement leur expulsion. Il stipulait que les étrangers en situation irrégulière, qui refuseront d’être expulsés, seront punis de 10 ans de détention et que « tout étranger saisi dans une émeute » sera exécuté.

L’arrestation du duc d’Enghien

1804 : enlevé à Ettenheim et ramené à Paris, le fils unique du dernier prince de Condé et espoir des royalistes, Antoine Henri de Bourbon, duc d’Enghien, est fusillé dans les fossés de Vincennes à l’âge de 31 ans, sur ordre de Napoléon.
Dès 1789, quelques jours après la prise de la Bastille et devant les troubles révolutionnaires, il avait, à l’âge de 17 ans, rejoint l’Armée des « émigrés » qui se formait outre-Rhin sous le commandement de son grand-père, le prince de Condé et de son père, le duc de Bourbon, pour rétablir la royauté.
En 1804, l’Europe est apaisée mais Napoléon veut assoir son pouvoir et craint les royalistes : il décide donc de cet assassinat politique, qui scandalise l’Europe entière et fait basculer Chateaubriand dans l’opposition à l’« Usurpateur ».

1886 : naissance à Paris, du journaliste, écrivain et critique nationaliste et royaliste Henri Massis. Il fut rédacteur en chef de la Revue universelle, de sa fondation à la mort de Jacques Bainville en 1936. Académicien, il fut épuré pour fidélité au maréchal Philippe Pétain. Il signa de nombreux ouvrages, dont Défense de l’Occident (1927), Barrès et nous (1962), Le souvenir de Robert Brasillach (1963), etc. On peut se procurer ici plusieurs de ses livres.

1899 : Continuer la lecture de « C’était un 21 mars… »

C’était un… 20 mars.

1739 : Nader Chah (chef de la Perse islamique, lui-même d’une ethnie turcique), surnommé « le Napoléon de Perse », prend la ville de Delhi qu’il fait piller et ordonne le massacre de 30 000 de ses habitants.

1794 : bataille des Clouzeaux (près de La Roche-sur-Yon), lors de laquelle les Vendéens (800 hommes) repoussent une attaque républicaine (2000 hommes) visant à détruire la petite armée du général Charette. Le général républicain Nicolas Haxo y trouve la mort.

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C’était un 19 mars…

Fête de saint Joseph, patron de l’Eglise universelle, mais aussi saint patron des pères de famille, des mourants, etc.
On recourt aussi beaucoup à lui pour des soucis matériels (emploi, logement, mariage, etc.). Fête de 1ère classe dans l’Eglise catholique.

1937 : Pie XI publie l’encyclique Divini Redemptoris : « le communisme est intrinsèquement pervers, et l’on ne peut admettre sur aucun terrain de collaboration avec lui de la part de quiconque veut sauver la civilisation chrétienne ». Jamais un système politique ne fut condamné aussi radicalement par le magistère. On peut retrouver le texte en fin d’article.

1944 : décès, près de Toulouse, du général de Curières de Castelnau, doyen des grands chefs de l’armée française. Né en 1851 dans une vieille famille du Rouergue, il avait participé à la guerre de 1870 dès sa sortie de Saint-Cyr. C’est lui qui proposera, en 1916, à Joffre de nommer Philippe Pétain au commandement de l’armée de Verdun. La Grande Guerre lui aura coûté trois de ses fils. Élu à la « chambre bleu horizon », il devient en 1925, président de la Fédération nationale-catholique ainsi que de la Ligue des patriotes. Il aurait dû être le « quatrième maréchal » mais il était trop catholique et pas assez franc-maçon pour cela. Une biographie lui a récemment été consacrée.

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C’était un 18 mars : l’assassinat de François Duprat

 

Ce jour de 1978, à Caudebec-en-Caux (Normandie), François Duprat était victime d’un attentat à la voiture piégée, jamais élucidé. Sa femme fut gravement blessée.

Professeur d’histoire et de relations internationales, numéro 2 du Front national (voire « numéro 1 bis »), âgé de 37 ans, François Duprat était chef de file du courant « nationaliste-révolutionnaire ».
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C’était un… 18 mars.

37 : après la mort de Tibère, le Sénat romain casse son testament et proclame empereur Caligula, fils de Germanicus et d’Agrippine l’Aînée (petite-fille d’Auguste). Il sera assassiné après être devenu fou. On lui prête l’exclamation : « Qu’ils me haïssent pourvu qu’ils me craignent ».

1229 : à l’issue d’une croisade pacifique, Frédéric II du Saint-Empire, qui a pu reprendre Jérusalem, en est couronné roi.

1241 : désastre de Chmelnik, quand l’armée polonaise est écrasée par les Mongols. La route de Cracovie est désormais ouverte à ces derniers, qui détruiront quelques jours après la ville avant de poursuivre leur avancée à l’Ouest.

1314 : à Paris, supplice par le feu de Jacques de Molay, 23e et dernier grand maître de l’Ordre du Temple, et de plusieurs de ses compagnons. Sa mort donnera postérieurement naissance à des légendes, notamment celle d’une malédiction contre la famille royale.
 ► concernant les Templiers, on peut lire l’ouvrage de référence d’Alain Demurger.

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C’était un… 17 mars.

-45 : bataille de Munda (sud de l’Espagne), entre les dernières légions des partisans de la république (menées par Pompée le Jeune) et les légions de Jules César. Malgré un rapport de force sensiblement équivalent et après une lutte acharnée, les armées de César percèrent les lignes des légions républicaines, dans la fuite desquelles 30 000 hommes moururent.  Après son retour à Rome, César devint dictateur à vie, mais brièvement car il sera assassiné l’année suivante par d’autres partisans de la république.

180 : Marc Aurèle meurt de la peste en l’actuelle ville de Vienne alors en Pannonie.

462 : date supposée de la mort (et donc fête) de saint Patrick, évêque et apôtre de l’Irlande. Il fonde le fructueux christianisme irlandais, dont les moines iront évangéliser le continent et vaudront à ce pays le surnom d’« l’Île des Saints ». Aujourd’hui cette fête est surtout l’occasion d’une vaste beuverie.

1429 : au cours du 9ᵉ interrogatoire de son procès, Jeanne d’Arc fait une réponse restée fameuse, quand on lui demande « Pourquoi votre étendard fut-il plus porté à l’Église de Reims à la consécration du Roi que l’étendard des autres capitaines ? » :
« Cet étendard avait été à la peine, c’était bien raison qu’il fut à l’honneur. »
Elle était extrêmement attachée à cet étendard (qu’elle « aimait quarante fois plus que son épée »), qu’elle avait pris à la demande de sainte Catherine et sainte Marguerite lors de leurs apparitions.

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C’était un… 16 mars.

-597 : première prise de Jérusalem par le roi babylonien Nabuchodonosor II. Le Temple et le palais sont pillés, mais pas détruits.  Le roi Joachin, sa famille, les notables, les artisans et environ 10 000 personnes sont déportés à Babylone (première vague de l’exil babylonien). Un roi vassal est installé, qui se révoltera plus tard.

Bas-relief illustrant l'Exil des Judéens à Babylone exposé au musée d'Israël à Jérusalem ©Getty - Frédéric Soltan / Corbis

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C’était un 15 mars…

44 av. JC : assassinat de Jules César par des sénateurs romains. Des rumeurs couraient, disant qu’il voulait se faire couronner roi. Si les assassins visaient à restaurer la République, ils furent déçus puisque s’ensuivirent quinze ans de guerre civile, puis ce fut le règne sans partage d’Octave, dit Auguste.

• Iᵉʳ siècle : à Césarée de Cappadoce, martyre de saint Longin, soldat romain, que l’on croit être celui qui perça de sa lance le côté du Seigneur.
La Légende dorée raconte qu’après sa conversion, il renonça aux armes et vécut en ermite en Cappadoce où il « convertit beaucoup de monde ».

 

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C’était un… 14 mars

1793 : prise de Cholet par les Contre-révolutionnaires.

Quelques jours seulement après le début du soulèvement des paysans vendéens, ceux-ci sont parvenus à s’organiser et à se trouver des chefs en les personnes de Jacques Cathelineau (simple colporteur et sacristain de Pin en Mauges) et de Jean-Nicolas Stofflet (garde-chasse).
L’« Armée catholique et royale », dont de nombreux membres ne sont armés que de faux, parvient, ce jour du 14 mars, à prendre Cholet, ville importante.

Les 3 pôles d’insurrection vendéenne :
* L’armée du Marais autour de Léger
* L’armée d’Anjou autour de Cholet
* L’armée du centre dans le bocage

Après cette première prise de Cholet et avec un chef à son image, l’armée paysanne progresse vers Chalonnes-sur-Loire (au sud d’Angers) puis Thouars. Cette victoire provoque le soulèvement de toute la Vendée sous les drapeaux de l’insurrection.

La Guerre de Vendée, que Napoléon qualifiera de Guerre de géants a commencé…

Six mois après la prise de Cholet, les Bleus emmenés par Kléber et Marceau, parviendront à récupérer la cité, après des combats acharnés.
En mars 1794, Stofflet reprend la ville. Louis Turreau la fera alors entièrement brûler…

1948 : « banquet des Mille », au parc des Expositions de Paris. Ce grand repas agrémenté de discours (tel que la tradition républicaine les appréciait) regroupa, sous la présidence du chanoine Desgranges, la majorité des membres de l’Assemblée nationale de 1940, de nombreux membres des cabinets ministériels et hommes politiques ayant travaillé avec l’Etat français.
On y exigea la fin des tribunaux d’exception et des peines d’inéligibilité, et la réconciliation nationale.

C’était un… 13 mars

Au premier plan, le cadavre de Condé juché sur un âne. À l’arrière-plan, la défaite des protestants (représentés, en tant qu’hérétiques, comme des « singes du diable ») à l’issue de la bataille de Jarnac. Enluminure du manuscrit Carmen de tristibus Galliae, 1577

1569 : bataille de Jarnac entre l’armée royale et les huguenots français.
Au cours de la 3ᵉ guerre de religion, le Lieutenant-général du Royaume Henri d’Anjou (futur Henri III) passe sur la rive droite de la Charente et surprend les huguenots, installés dans Jarnac.
Leur chef
Condé charge avec toute sa cavalerie. Il se fait encercler et sa cavalerie est anéantie. Lorsqu’il veut se rendre au Duc d’Anjou, il meurt d’un coup de mousquet. Gaspard de Coligny réussit à se replier avec 6 000 de ses soldats sur La Rochelle. Victoire royale.
Le futur Henri IV (dans l’armée huguenote) ayant appris la mort du prince de Condé se jette au plus fort de la mêlée et en est retiré de force par ses officiers. Ouvrant son pourpoint à cause de la chaleur, il laisse entrevoir un… scapulaire à l’effigie de Notre-Dame. La vue de cet objet de dévotion catholique stupéfia tellement son entourage que sa mère, la dure Jeanne d’Albret, dut expliquer que ce scapulaire a été mis autour du cou du futur roi le jour de sa naissance.

1634 : Continuer la lecture de « C’était un… 13 mars »

C’était un… 12 mars.

604 : mort de Grégoire Iᵉʳ, « saint Grégoire le Grand », pape depuis 590. Issu de la noblesse sénatoriale, et l’un des derniers préfets de Rome, il était devenu simple moine en 575 : « Ayant abandonné pour toujours, je le croyais du moins, les soucis du monde, nu, je m’échappai du naufrage de la vie ».
Auteur d’une abondante œuvre, il compte au nombre des quatre Pères de l’Église d’Occident.  Il remit de l’ordre dans le clergé, initia des missions, créa des écoles, fut un administrateur brillant ; il a été particulièrement calomnié par les anticléricaux (comme destructeur de la culture antique notamment) mais les accusations dont il a été victime (notamment de la part de Voltaire, menteur éhonté) ont été détruites par la science historique. On lui attribue un grand rôle dans la promotion du chant sacré de l’Église qu’on nomma en son honneur « chant grégorien ».
► on peut lire sa biographie par Anne Bernet, ses Homélies sur les Evangiles, et sa Vie de saint Benoît.

1793 : révoltés contre l’annonce de la levée en masse, 5 000 paysans se lancent à l’assaut de la petite ville de Savenay (près de saint Nazaire) –drapeaux blancs devant –, mettent en fuite la Garde nationale et tiennent la ville jusqu’à sa reprise par l’armée républicaine le 1er avril.

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C’était un onze mars : l’assassinat du colonel Bastien-Thiry

Le 11 mars 1963 était fusillé au Fort d’Ivry le lieutenant-colonel Jean-Marie Bastien-Thiry, 36 ans et père de trois enfants, condamné par un tribunal d’exception aux ordres du général de Gaulle.

Polytechnicien, il avait inventé deux missiles anti-chars.

Il avait organisé l’attaque du Petit-Clamart, pour en finir avec De Gaulle qui avait trahi le peuple, livrait l’Algérie française aux mains des égorgeurs et avait liquidé le camp nationaliste en France.

Fervent catholique, il justifiait cette action par la légitimité du tyrannicide (théorisée par Saint Thomas d’Aquin).

Un très bon petit livre constitue une bonne synthèse sur ce sujet : Jean Bastien-Thiry, De Gaulle et le tyrannicide, par l’abbé Olivier Rioult (cliquer ici).

Bastien-Thiry marcha vers le peloton chapelet à la main, laissant derrière lui une forte impression, et l’image d’un héros français et chrétien qui avait porté jusqu’au bout l’idéal du sacrifice.

On peut retrouver cette chanson sur le cd du Chœur Montjoie St Denis, Chants de France XI, ou encore sur la compilation de l’ADIMAD.

C’était un… 10 mars

1791 : le pape Pie VI publie une lettre longuement argumentée, Quod Aliquantum, dans laquelle il critique la loi obligeant les prêtres à jurer sur la Constitution civile du clergé (qui entend bouleverser l’organisation locale de l’Eglise et démocratiser les diocèses). Il s’en prend aussi à l’idéologie des Droits de l’Homme.

l’Assemblée nationale s’est attribué la puissance spirituelle, lorsqu’elle a fait tant de nouveaux règlements contraires au dogme et à la discipline ; lorsqu’elle a voulu obliger les Évêques et tous les Ecclésiastiques à s’engager par serment à l’exécution de ces décrets. Mais cette conduite n’étonnera pas ceux qui observeront que l’effet nécessaire de la constitution décrétée par l’Assemblée est d’anéantir la Religion catholique. […]

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