« L’appel du 18 juin » ou l’histoire d’une imposture

On peut rappeler en cette date que :
– de Gaulle n’a jamais été officiellement général et a été mis à la retraite, non pas par Vichy, mais par le gouvernement du président Lebrun, au grade de colonel ;
– de Gaulle a bien entendu travaillé pour les Anglais qui souhaitaient récupérer des personnalités politiques de premier plan, mais ont dû l’utiliser faute de mieux ;
– Juridiquement de Gaulle est un déserteur, et il a été condamné pour cela ; et pendant qu’il discourt en Angleterre, des soldats français se battent encore, et meurent.
– S’il avait eu un poste au sein du gouvernement de Vichy l’histoire eut été bien différente. Mais le maréchal Pétain (qui était parrain de l’un de ses enfants) s’en méfiait.

L’appel du 18 juin qu’on entend de nos jours, le texte officiel, n’est pas l’original (que très peu ont entendu) mais c’est une version revue et corrigée qu’on apprend dans les manuels scolaires depuis 1958 : c’est tout simplement un faux. L’histoire officielle, notamment la légende gaullienne, est largement bidonnée.
A propos du Maréchal Pétain et du général de Gaulle, nous conseillons particulièrement le livre du colonel Le Pargneux, excellente synthèse pour remettre les choses à l’endroit.

Affiche « A tous les Français…» dite « Appel du 18 juin », imprimée par J. Weiner Ltd, Londres, Novembre 1940. © Musée de l’Armée/RMN-GP.

Le texte ci-dessous, de 2010, n’a rien perdu de sa valeur.

« Le 18 Juin 2010 va être célébré le 70ème anniversaire du célèbre appel de Londres de Charles de Gaulle. Or la version officielle, qui va être lue à la BBC, est un faux, comme le démontre le général d’aviation Le Groignec, compagnon de Saint-Exupéry, dans son livre paru en 2004 Philippiques contre les Mémoires gaulliens (Nouvelles Editions latines).

Le texte prétendu être celui de l’appel du 18 Juin commence par cette phrase : « Des gouvernants de rencontre ont pu capituler, cédant à la panique, oubliant l’honneur, livrant le pays à la servitude. Cependant rien n’est perdu …. »

Or, historiquement, Charles De Gaulle n’a pu prononcer cette phrase insultante pour le Maréchal Pétain et le général Weygand pour les deux raisons suivantes :
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C’était un 18 juin…

1429 : Jeanne d’Arc remporte la victoire de Patay, près d’Orléans. C’est un événement majeur de la guerre de Cent Ans.

La victoire de Patay (Lionel Royer – basilique du Bois-Chenu, à Domremy)

1635 : bien que découverte par des Espagnols, la Martinique est occupée par deux Français, L’Olive et Duplessis, qui y plantent, ce jour, l’écusson du roi de France.

1815 : bataille de Waterloo, remportée par Wellington et Gerhard von Blücher.

Dans les Contemplations, Victor Hugo rapporte comment Nathan Rothschild gagna, en cette occasion, plus de trente millions de livres (averti de l’issue avant la bourse de Londres, il fit courir une rumeur de défaite et acheta à la baisse tout ce qu’il put trouver de rente) :
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C’était un 17 juin…

1689 : à Paray-le-Monial, Marguerite-Marie Alacoque, religieuse de la Visitation – jouissant depuis plusieurs années d’apparitions du Christ qui lui parle particulièrement de la dévotion à son Cœur Sacré –, a une nouvelle vision, durant laquelle Jésus-Christ lui demande :
« Fais savoir au Roi de France, l’aîné des fils de mon Sacré-Cœur, qu’il consacre sa personne, sa famille et son royaume à mon Sacré-Cœur, et qu’il fasse peindre mon Cœur sur ses étendards et armes, afin que je le protège et que je fasse triompher son règne de tous ses ennemis. »
Cette demande restera lettre morte du côté de la monarchie : un siècle plus tard, la Révolution française débute.

1734 : mort, à l’âge de 82 ans, du vainqueur de Denain, Louis-Hector duc de Villars, « maréchal général des camps et armées du roi ». L’un des plus brillants chefs militaires du règne de Louis XIV. Une biographie (préfacée par le Mal Pétain) lui a été consacrée.

1778 : sans qu’il y ait eu de déclaration de guerre, la frégate La belle poule est attaquée par les Anglais. Bataille navale le 27 juillet au large d’Ouessant entre les deux flottes. Avantage français.

1793 : allocution consistoriale de Pie VI sur la mort de Louis XVI. « Espérons que le sang innocent de Louis crie en quelque sorte et intercède afin que la France reconnaisse et déteste son obstination à accumuler sur elle tant de crimes,
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C’était un… 16 juin :

1883 : le RP Vincent-de-Paul Bailly et le comte Henri de l’Epinois font paraître le premier numéro du quotidien La Croix, journal catholique (« radicalement catholique » même), antiparlementaire, qui sera farouchement antidreyfusard et antisémite.
En 1890, par exemple, La Croix s’offusquait qu’on le soupçonne d’avoir la moindre complaisance envers les Juifs et se vantait même d’être « le journal catholique le plus anti-juif de France »…

Ce titre sous perfusion financière est aujourd’hui un insipide papier gaucho-moderniste : c’est peut-être l’embarras qui le pousse désormais à en faire « des tonnes » dans l’idéologie dominante ?

 

1895 : la France regroupe ses colonies de l’Ouest africain créant une unité administrative, l’Afrique occidentale française, qui réunit, jusqu’en 1958, le Sénégal, la Mauritanie, le Soudan, la Haute-Volta, la Guinée française, le Niger, la Côte d’Ivoire et le Dahomey. Sur le même principe, en 1910, sera créée l’Afrique équatoriale française, avec le Gabon, le Moyen-Congo, l’Oubangui-Chari et le Tchad.

► conseil de lecture : Mémoires d’Empire, un formidable recueil d’articles sur la colonisation française, les guerres coloniales et la décolonisation.

 

1940 : de Londres où il est en mission, le général de Gaulle téléphone au président du Conseil français Paul Reynaud à Bordeaux pour lui faire part de la proposition la plus extraordinaire de l’histoire des relations franco-britanniques : la fusion des deux nations ! « Que la France et la Grande-Bretagne ne soient plus deux nations mais une seule union franco-britannique […] Tout citoyen français jouira immédiatement de la citoyenneté en Grande-Bretagne, tout sujet britannique deviendra un citoyen de la France. » prévoit le texte déjà signée par Churchill.
Le même jour, De Gaulle rentre en France, pour repartir finalement le lendemain, faute d’avoir obtenu ce qu’il espérait, car Reynaud dût démissionner entretemps et le Maréchal Pétain veut l’armistice pour limiter la catastrophe en cours.

C’était un 14 juin…

1611: Samuel de Champlain impressionne ses alliés autochtones en franchissant les dangereux rapides de Lachine à bord d’un canoë, avec 200 Hurons et Algonquins arrivés à Mont-Royal en provenance des « pays d’en-Haut ». La 1ère guerre franco-iroquoise débute.

1751 : le pape Benoît XIV promulgue une bulle concernant la Pologne, A quo primum, qui lui vaudrait aujourd’hui de gros problèmes.
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C’était un… 13 juin

-323 : à Babylone, mort à l’âge de 32 ans seulement, d’Alexandre le Grand, l’un des personnages les plus célèbres de l’Antiquité. Élève d’Aristote et roi de Macédoine, il devint l’un des plus grands conquérants de l’histoire, prenant possession de l’immense Empire perse et s’avançant jusqu’aux rives de l’Indus. Il répandit durablement à travers une grande partie de l’Asie la culture hellénique.

Détail d’une mosaïque représentant Alexandre le Grand et son cheval Bucephale 
l’empire d’Alexandre et son partage à sa mort

1231 : mort, à 36 ans, de saint Antoine de Padoue. Né à Lisbonne dans une famille noble, ce prêtre franciscain et donc pauvre, fin théologien, prédicateur de renom et thaumaturge réputé, devint très populaire. On le trouve souvent représenté dans les églises (jeune moine tenant l’Enfant-Jésus). Il fut canonisé l’année suivant sa mort et, pour son enseignement, déclaré docteur de l’Eglise par Pie XII.
Il est particulièrement invoqué pour retrouver des objets perdus.

 

1502 : Christophe Colomb découvre la Martinique. Elle sera colonisée, à partir de 1635, par le français Pierre Beslain d’Esnambuc.

1794 : la commission temporaire des Arts arrête que « tous les tableaux et portraits représentant des individus de la race Capet seront détruits ».

• 1913 : fête de Jeanne d’Arc à Compiègne. Photographie de l’écrivain Maurice Barrès avec l’héroïne représentée :

Sur proposition de Barrès (longtemps député nationaliste), la loi du 10 juillet 1920, adoptée à l’unanimité par la Chambre des députés et le Sénat, institua la fête nationale de Jeanne d’Arc en mai, « fête du patriotisme ».

• 1925 : incarcération, à la prison de la santé, de Léon Daudet (célèbre homme politique et écrivain nationaliste et royaliste), condamné pour avoir accusé le régime de l’assassinat de son fils Philippe. Un livre est récemment sorti sur cette tragédie.

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C’était un 12 juin 1792 : destruction de la généalogie française

Ce jour-là, un décret était adopté (complété par un autre le 19, promulgué avec signature de Louis XVI) dans l’optique d’« abolition des privilèges ».

Selon le décret, tous les papiers généalogiques des dépôts publics ont été brûlés !

Les républicains causèrent alors une perte irréparable pour l’histoire et la généalogie. La tabula rasa

Source

C’était un… 11 juin :

1775 :  à Reims, sacre de Louis XVI, selon la tradition remontant à Pépin le Bref. Depuis le précédent (plus de cinquante ans auparavant), le principe même de cette cérémonie avait été très critiqué par le mouvement subversif des prétendues « Lumières ». Louis XVI, pieux et respectueux des traditions ancestrales, tint bon. La cérémonie dura six heures et, à l’issue, conformément au rituel, le roi se rendit ensuite dans le parc de la ville pour guérir les écrouelles des quelque 2 400 scrofuleux venus pour l’occasion, leur adressant à chacun la formule : « Le roi te touche, Dieu te guérisse ».

 

1939 : suite à l’entrée en vigueur du décret Marchandeau (du nom du ministre de la justice, radical-socialiste et évidemment franc-maçon), qui est le premier texte législatif français attaquant la liberté d’expression sous l’angle antiraciste, deux pamphlets de Louis-Ferdinand Céline sont retirés de la vente : Bagatelles pour un massacre et l’Ecole des cadavres.

1974 : mort, à Rome, de l’Italien Julius Evola.

Ce penseur proche du fascisme italien (qu’il essaya d’influencer, de même que le national-socialisme allemand), a eu après la guerre un grand rayonnement sur les milieux de « droite » non chrétiens en Europe (dans la mouvance de la « Nouvelle Droite » par exemple), qu’il séduira par ses critiques de la modernité démocratique et par un certain idéal aristocratique (en particulier avec son livre le plus connu, Révolte contre le monde moderne).
Antichrétien, ésotériste et occultiste (« magie sexuelle » notamment…), il développa une notion trompeuse et gnostique de « Tradition » (comme René Guénon – autre ésotériste gnostique « antimoderne »).
Evola est un auteur fort dangereux, car – par certains aspects – séduisant pour les esprits de droite (y compris catholiques), d’autant qu’il est toujours promu (y compris par exemple par une structure comme Academia Christiania).
On pourra lire utilement un petit livre : Les jeunes et les ruines d’Evola, et par la même occasion, sur Guénon, qui constitue une menace proche de celle d’Evola : René Guénon jugé par la Tradition.

1984 : mort, à Paris, de Mgr François Ducaud-Bourget, à l’âge de 86 ans.
Il fut l’un des chefs de file des catholiques traditionalistes français dans le chaos d’après Vatican II : refusant dès 1969 de célébrer la nouvelle messe, il attira de nombreux fidèles dans des salles de location, jusqu’à ce que l’église parisienne Saint Nicolas du Chardonnet soit « prise » par les « tradis » en 1977 et rendue à la messe de toujours. Il y fut d’ailleurs inhumé. Son titre de Monseigneur, honorifique, lui vint de sa fonction de chapelain de l’Ordre de Malte. Il fut d’autre part un poète accompli, dont l’œuvre en vers fut abondante.

 

1986 : suite à l’« affaire Roques » (du nom d’un ingénieur à la retraite qui avait soutenu avec grand succès une thèse d’histoire concluant que le témoignage Gerstein – capital dans le récit de la Shoah – n’était pas fiable, ce qui fit scandale), Jean-Marie Le Pen était interrogé dans les colonnes de National-Hebdo, l’hebdomadaire du Front national :
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C’était un… 10 juin :

1190 : Frédéric Ier Barberousse se noie dans le fleuve Seleph, en Cilicie (sud de la Turquie). Il avait lancé la troisième croisade (1189-1192) demandée par le pape Grégoire VIII, après la prise de Jérusalem en 1187 par Saladin.

1734 : les Lettres philosophiques de Voltaire sont condamnées par le Parlement et brûlées.

1794 : loi du 22 prairial, qui prescrit au Tribunal révolutionnaire de ne plus voter qu’une seule peine : la mort. On recensera parmi les suppliciés 8,5% de nobles, 28 % de paysans et 31 % d’ouvriers.

1809 : Pie VII excommunie « les auteurs, fauteurs et exécuteurs des injustices exercées à l’égard du Saint Siège », c’est-à-dire – sans le nommer – Napoléon Ier, qui vient d’annexer les Etats pontificaux à l’Empire française.

1836 : mort à Marseille du physicien André-Marie Ampère, qui posa un certain nombre de lois en matière électrique. Il a donné son nom à l’une des principales unités de mesure électrique.

1907 : les industriels et chimistes français Auguste et Louis Lumière présentent le premier procédé commercial de photographie en couleur, qu’ils viennent de mettre au point. En 1895, ils avaient inventé le cinématographe.

•  1925 : refusant de se constituer prisonnier, l’ancien député royaliste Léon Daudet se barricade dans les locaux de l’Action française, tenant tête aux forces de police jusqu’au 13.

1851 : mort de Hansi. Sous ce pseudonyme s’éteignait Jean-Jacques Waltz, à Colmar, où il était né en 1873 (alors que l’Alsace et la Moselle étaient occupées depuis peu par l’Allemagne).

Amoureux de son Alsace et patriote français, Hansi fut un caricaturiste, peintre et dessinateur de grand talent. Parmi les plus grands du XXe siècle en France.

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C’était aussi un 9 juin : l’assassinat du marquis de Morès

Le marquis de Morès, époque cow-boy en Amérique, mieux valait ne pas le provoquer en duel !

C’est un Français à la vie extraordinaire qui mourut ce jour-là, à 37 ans seulement : explorateur, aventurier, cow-boy, propagandiste nationaliste de talent.
A sa mort, Edouard VII, alors prince de Galles, s’écria : « Anglais, je l’eus fait vice-roi ! »

Penchons-nous brièvement sur ce parcours atypique.

Issu d’une lignée noble, Antoine Manca-Ama de Vallombrosa vécut à Cannes puis intégra l’école militaire de Saint Cyr. Il y eut pour compagnons de chambrée Charles de Foucauld et Philippe Pétain : quelle époque !

Jeune lieutenant, il fut envoyé en Algérie dans le cadre d’une expédition contre une rébellion. Il y livra son premier duel…
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C’était un 9 juin 721 : à Toulouse, victoire écrasante mais mal connue contre les Arabo-musulmans

Ce jour-là, près de Toulouse, le duc Eudes d’Aquitaine écrase les Arabo-musulmans : une victoire au moins aussi importante que celle de Charles Martel à Poitiers.
Après avoir réglé leurs problèmes en Espagne avec les Wisigoths et installé leur suprématie dans l’Al-Andalus – ensemble des péninsules ibériques (Espagne plus Portugal) musulmanes -, les Omeyyades avaient décidé de se tourner vers la Gaule.
Mais la grande victoire chrétienne de Toulouse (lors de laquelle le gouverneur arabe d’Al Andalus fut tué) porta un coup d’arrêt à l’expansion de l’islam en Occident, tout juste dix ans après le franchissement du détroit de Gibraltar par les premiers musulmans…

PS : sur le mythe de l’heureuse et paisible Andalus, que nous vendent aujourd’hui islamistes et cosmopolites, on peut lire Al Andalus, l’invention d’un mythe, de Serafin Fanjul.

C’était un… 8 juin :

632 : mort, en Arabie, de Mahomet, le fondateur de l’islamisme (mot utilisé traditionnellement en France, avant la récente propagation de islam), que les musulmans considèrent comme prophète. On peut trouver ici quelques livres d’étude critique sur cette religion.

793 : Lindisfarne, petite île paisible du royaume de Northumberland, au nord de l’actuelle Angleterre, est plongée dans l’effroi. Plusieurs navires scandinaves abordent et des dizaines de vikings se ruent sur le monastère, qu’il pillent, assassinant les résidents ou les emmenant en esclavage. Cet événement qui a complètement pris au dépourvu le monde occidental est considéré comme le premier acte de « l’ère viking ».

1316 : mort de Louis X le Hutin, devenu roi deux ans plus tôt. Homme violent, il fit étrangler sa femme adultère, et se remaria. Il vendit aux juifs le droit de rentrer dans le royaume.

1637 : Descartes fait paraître son Discours de la méthode. Naissance du cartésianisme (rationalisme, « doute méthodique »). Rupture avec la philosophie scolastique médiévale. Dualisme radical entre âme et corps, qui influencera jusqu’à aujourd’hui les sciences (psychologie, médecine…).

1794 : fête de l’« Être suprême », mise en scène par David, sous l’égide de Robespierre.

1795 : mort officielle de tuberculose, à la prison du Temple, de Louis XVII, âgé de 10 ans, fils survivant de Louis XVI et Marie-Antoinette, après trois ans d’une détention inhumaine par les républicains. Des historiens de renom douteront de cette version et croiront à l’évasion et à la survie de l’enfant (« Naundorff » sera le prétendant le plus suivi).

1880 : décès d’Antoine Blanc de Saint-Bonnet, philosophe à l’origine du renouveau monarchiste de la fin du XIXe.

1941 : attaque anglo-gaulliste contre les forces française en Syrie, alors sous mandat français (exercé par l’Etat français du maréchal Pétain).

1959 : mort du grand écrivain Jean Mallard, vicomte de La Varende, qui a longuement et magnifiquement décrit la géographie, l’histoire et les mentalités de la Normandie.  Monarchiste, il dut démissionner de l’Académie Goncourt lors de la « Libération », victime de l’épuration comme une bonne partie de l’élite de notre pays.


Une association lui est consacrée, Présence de la Varende.
Son président Patrick Delon lui a consacré une biographie synthétique disponible ici. On peut trouver divers ouvrages de et sur La Varende ici, notamment son roman le plus emblématique, Nez de cuir, ainsi que les Manants du roi.

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C’était aussi un 7 juin… 1962 : exécution d’Albert Dovecar et Claude Piegts

Ci-dessous le récit de la mort de ces deux militants patriotes, l’un militaire, l’autre civil, qui, engagés dans les commandos Delta de l’OAS, avaient exécuté le commissaire Gavoury – responsable de la répression antipatriotique (avec des méthodes ignobles) et complice de fait du FLN terroriste –, considéré comme un traître à la France et aux musulmans pro-français par le mouvement de résistance.

« En ce jour du 4 Juin 1962, Albert DOVECAR (24 ans) vit sa 66ème journée de condamné à mort.
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C’était un… 7 juin :

1654 : à  Reims, sacre du jeune roi Louis XIV, qui a seize ans. La cérémonie est organisée par le cardinal Jules Mazarin et célébrée par l’évêque de Soissons. En effet, Henri de Savoie, duc de Nemours, nommé à l’archevêché de Reims, n’avait pas encore été ordonné prêtre.

Sacre de Louis XIV – Tapisserie de Lice, par Charles Le Brun

Pour les détails de la cérémonie, voir en fin de ce billet un article d’Hervé Pinoteau, spécialiste de symbolique royale.

1948: dans la nuit du 6 au 7, décès de Louis Lumière, inventeur du cinématographe et de la mise au point de la photographie en couleurs.
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C’était un 6 juin…

1761 : les Anglais s’emparent de la Dominique, une des Antilles françaises. Les Français s’en retirent définitivement le 28 février 1805.

1832 : dernier combat des partisans vendéens de la duchesse de Berry, à l’escarmouche du Chêne, près de Vieille-Vigne. Le chef de sa garde d’honneur, le comte d’Hanache, est tué au combat. L’aventurière se réfugiera dans une cache secrète à Nantes.
Elle sera trahie et vendue le 6 novembre par Simon Deutz (fils du Grand Rabbin de France), son agent de liaison, à Adolphe Tiers, pour 500 000 francs-or.

1944 : en Normandie, le sixième jour du sixième mois à 6 heures du matin, début du débarquement américain et destruction de la ville de Caen par l’aviation anglo-américaine (20 000 civils tués par les bombes en Normandie et 300 000 sinistrés). Video d’époque sur Caen, ici.

De Gaulle, qui n’a même pas été mis dans la confidence du débarquement tant son rôle était marginal, ne sera autorisé à débarquer que plusieurs jours après, sur une plage du Calvados.
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