C’était un… 17 mars.

-45 : bataille de Munda (sud de l’Espagne), entre les dernières légions des partisans de la république (menées par Pompée le Jeune) et les légions de Jules César. Malgré un rapport de force sensiblement équivalent et après une lutte acharnée, les armées de César percèrent les lignes des légions républicaines, dans la fuite desquelles 30 000 hommes moururent.  Après son retour à Rome, César devint dictateur à vie, mais brièvement car il sera assassiné l’année suivante par d’autres partisans de la république.

180 : Marc Aurèle meurt de la peste en l’actuelle ville de Vienne alors en Pannonie.

462 : date supposée de la mort (et donc fête) de saint Patrick, évêque et apôtre de l’Irlande. Il fonde le fructueux christianisme irlandais, dont les moines iront évangéliser le continent et vaudront à ce pays le surnom d’« l’Île des Saints ». Aujourd’hui cette fête est surtout l’occasion d’une vaste beuverie.

1429 : au cours du 9ᵉ interrogatoire de son procès, Jeanne d’Arc fait une réponse restée fameuse, quand on lui demande « Pourquoi votre étendard fut-il plus porté à l’Église de Reims à la consécration du Roi que l’étendard des autres capitaines ? » :
« Cet étendard avait été à la peine, c’était bien raison qu’il fut à l’honneur. »
Elle était extrêmement attachée à cet étendard (qu’elle « aimait quarante fois plus que son épée »), qu’elle avait pris à la demande de sainte Catherine et sainte Marguerite lors de leurs apparitions.

Continuer la lecture de « C’était un… 17 mars. »

C’était un… 16 mars.

-597 : première prise de Jérusalem par le roi babylonien Nabuchodonosor II. Le Temple et le palais sont pillés, mais pas détruits.  Le roi Joachin, sa famille, les notables, les artisans et environ 10 000 personnes sont déportés à Babylone (première vague de l’exil babylonien). Un roi vassal est installé, qui se révoltera plus tard.

Bas-relief illustrant l'Exil des Judéens à Babylone exposé au musée d'Israël à Jérusalem ©Getty - Frédéric Soltan / Corbis

Continuer la lecture de « C’était un… 16 mars. »

C’était un 15 mars…

44 av. JC : assassinat de Jules César par des sénateurs romains. Des rumeurs couraient, disant qu’il voulait se faire couronner roi. Si les assassins visaient à restaurer la République, ils furent déçus puisque s’ensuivirent quinze ans de guerre civile, puis ce fut le règne sans partage d’Octave, dit Auguste.

• Iᵉʳ siècle : à Césarée de Cappadoce, martyre de saint Longin, soldat romain, que l’on croit être celui qui perça de sa lance le côté du Seigneur.
La Légende dorée raconte qu’après sa conversion, il renonça aux armes et vécut en ermite en Cappadoce où il « convertit beaucoup de monde ».

 

Continuer la lecture de « C’était un 15 mars… »

C’était un… 14 mars

1793 : prise de Cholet par les Contre-révolutionnaires.

Quelques jours seulement après le début du soulèvement des paysans vendéens, ceux-ci sont parvenus à s’organiser et à se trouver des chefs en les personnes de Jacques Cathelineau (simple colporteur et sacristain de Pin en Mauges) et de Jean-Nicolas Stofflet (garde-chasse).
L’« Armée catholique et royale », dont de nombreux membres ne sont armés que de faux, parvient, ce jour du 14 mars, à prendre Cholet, ville importante.

Les 3 pôles d’insurrection vendéenne :
* L’armée du Marais autour de Léger
* L’armée d’Anjou autour de Cholet
* L’armée du centre dans le bocage

Après cette première prise de Cholet et avec un chef à son image, l’armée paysanne progresse vers Chalonnes-sur-Loire (au sud d’Angers) puis Thouars. Cette victoire provoque le soulèvement de toute la Vendée sous les drapeaux de l’insurrection.

La Guerre de Vendée, que Napoléon qualifiera de Guerre de géants a commencé…

Six mois après la prise de Cholet, les Bleus emmenés par Kléber et Marceau, parviendront à récupérer la cité, après des combats acharnés.
En mars 1794, Stofflet reprend la ville. Louis Turreau la fera alors entièrement brûler…

1948 : « banquet des Mille », au parc des Expositions de Paris. Ce grand repas agrémenté de discours (tel que la tradition républicaine les appréciait) regroupa, sous la présidence du chanoine Desgranges, la majorité des membres de l’Assemblée nationale de 1940, de nombreux membres des cabinets ministériels et hommes politiques ayant travaillé avec l’Etat français.
On y exigea la fin des tribunaux d’exception et des peines d’inéligibilité, et la réconciliation nationale.

C’était un… 13 mars

Au premier plan, le cadavre de Condé juché sur un âne. À l’arrière-plan, la défaite des protestants (représentés, en tant qu’hérétiques, comme des « singes du diable ») à l’issue de la bataille de Jarnac. Enluminure du manuscrit Carmen de tristibus Galliae, 1577

1569 : bataille de Jarnac entre l’armée royale et les huguenots français.
Au cours de la 3ᵉ guerre de religion, le Lieutenant-général du Royaume Henri d’Anjou (futur Henri III) passe sur la rive droite de la Charente et surprend les huguenots, installés dans Jarnac.
Leur chef
Condé charge avec toute sa cavalerie. Il se fait encercler et sa cavalerie est anéantie. Lorsqu’il veut se rendre au Duc d’Anjou, il meurt d’un coup de mousquet. Gaspard de Coligny réussit à se replier avec 6 000 de ses soldats sur La Rochelle. Victoire royale.
Le futur Henri IV (dans l’armée huguenote) ayant appris la mort du prince de Condé se jette au plus fort de la mêlée et en est retiré de force par ses officiers. Ouvrant son pourpoint à cause de la chaleur, il laisse entrevoir un… scapulaire à l’effigie de Notre-Dame. La vue de cet objet de dévotion catholique stupéfia tellement son entourage que sa mère, la dure Jeanne d’Albret, dut expliquer que ce scapulaire a été mis autour du cou du futur roi le jour de sa naissance.

1634 : Continuer la lecture de « C’était un… 13 mars »

C’était un… 12 mars.

604 : mort de Grégoire Iᵉʳ, « saint Grégoire le Grand », pape depuis 590. Issu de la noblesse sénatoriale, et l’un des derniers préfets de Rome, il était devenu simple moine en 575 : « Ayant abandonné pour toujours, je le croyais du moins, les soucis du monde, nu, je m’échappai du naufrage de la vie ».
Auteur d’une abondante œuvre, il compte au nombre des quatre Pères de l’Église d’Occident.  Il remit de l’ordre dans le clergé, initia des missions, créa des écoles, fut un administrateur brillant ; il a été particulièrement calomnié par les anticléricaux (comme destructeur de la culture antique notamment) mais les accusations dont il a été victime (notamment de la part de Voltaire, menteur éhonté) ont été détruites par la science historique. On lui attribue un grand rôle dans la promotion du chant sacré de l’Église qu’on nomma en son honneur « chant grégorien ».
► on peut lire sa biographie par Anne Bernet, ses Homélies sur les Evangiles, et sa Vie de saint Benoît.

1793 : révoltés contre l’annonce de la levée en masse, 5 000 paysans se lancent à l’assaut de la petite ville de Savenay (près de saint Nazaire) –drapeaux blancs devant –, mettent en fuite la Garde nationale et tiennent la ville jusqu’à sa reprise par l’armée républicaine le 1er avril.

Continuer la lecture de « C’était un… 12 mars. »

C’était un onze mars : l’assassinat du colonel Bastien-Thiry

Le 11 mars 1963 était fusillé au Fort d’Ivry le lieutenant-colonel Jean-Marie Bastien-Thiry, 36 ans et père de trois enfants, condamné par un tribunal d’exception aux ordres du général de Gaulle.

Polytechnicien, il avait inventé deux missiles anti-chars.

Il avait organisé l’attaque du Petit-Clamart, pour en finir avec De Gaulle qui avait trahi le peuple, livrait l’Algérie française aux mains des égorgeurs et avait liquidé le camp nationaliste en France.

Fervent catholique, il justifiait cette action par la légitimité du tyrannicide (théorisée par Saint Thomas d’Aquin).

Un très bon petit livre constitue une bonne synthèse sur ce sujet : Jean Bastien-Thiry, De Gaulle et le tyrannicide, par l’abbé Olivier Rioult (cliquer ici).

Bastien-Thiry marcha vers le peloton chapelet à la main, laissant derrière lui une forte impression, et l’image d’un héros français et chrétien qui avait porté jusqu’au bout l’idéal du sacrifice.

On peut retrouver cette chanson sur le cd du Chœur Montjoie St Denis, Chants de France XI, ou encore sur la compilation de l’ADIMAD.

C’était un… 10 mars

1791 : le pape Pie VI publie une lettre longuement argumentée, Quod Aliquantum, dans laquelle il critique la loi obligeant les prêtres à jurer sur la Constitution civile du clergé (qui entend bouleverser l’organisation locale de l’Eglise et démocratiser les diocèses). Il s’en prend aussi à l’idéologie des Droits de l’Homme.

l’Assemblée nationale s’est attribué la puissance spirituelle, lorsqu’elle a fait tant de nouveaux règlements contraires au dogme et à la discipline ; lorsqu’elle a voulu obliger les Évêques et tous les Ecclésiastiques à s’engager par serment à l’exécution de ces décrets. Mais cette conduite n’étonnera pas ceux qui observeront que l’effet nécessaire de la constitution décrétée par l’Assemblée est d’anéantir la Religion catholique. […]

Continuer la lecture de « C’était un… 10 mars »

C’était un 9 mars…

1661: à l’occasion de la mort de Mazarin, Louis XIV décide d’être son propre premier ministre. Il effectue une entrée fracassante au Conseil, en tenue de chasse, fouet à la main. Ces objectifs, avec Colbert, sont de faire rendre gorge aux profiteurs et de ramener la noblesse à la cour.

1831: le roi Louis-Philippe Ier fonde la Légion étrangère, en vue d’encadrer les recrues étrangères, à commencer par les mercenaires suisses. Il renoue ce faisant avec la tradition des régiments étrangers attachés aux rois de France. C’est en Algérie que la Légion s’illustre pour la première fois, sous la devise : « Honneur et Fidélité », avant d’acquérir ses lettres de noblesse à Camerone (Mexique).

1857 : mort, à 14 ans, de la tuberculose, de Dominique Savio, jeune et célèbre saint italien, disciple de Saint Jean Bosco. Dans la bulle pontificale de canonisation, en 1954, Pie XII le déclare également Dominique Savio saint patron des jeunes, notamment des enfants et des adolescents.

1943 : mort, en France, à 82 ans, du Suisse Oswald Wirth. Occultiste, franc-maçon et martiniste, disciple très proche de Stanislas de Guaïta,  passionné de symbolisme, il en est considéré comme un spécialiste.

Continuer la lecture de « C’était un 9 mars… »

8 mars : « journée internationale de la femme »

« Ou plus exactement la journée marxiste-léniniste de la femme, puisque c’est Lénine qui a décrété en 1921 que le 8 mars serait la journée internationale de la femme.

« 8 mars, jour de rébellion des travailleuses contre l’esclavage de la cuisine », peut-on lire sur l’affiche soviétique ci-dessus : une « travailleuse » tend la main à une femme écrasée par les tâches domestiques (et par une icône de la Théotokos) pour la « libérer »,  en l’envoyant travailler à la chaîne en usine…

Continuer la lecture de « 8 mars : « journée internationale de la femme » »

C’était un… 7 mars

203 : martyre, à Carthage, de Perpétue (une patricienne, qui n’était que catéchumène) et Félicité (sa servante). Âgée de 22 ans, Perpétue était mère d’un tout jeune enfant. Félicité était enceinte et accoucha d’une fille en prison. Mais ni l’une ni l’autre ne cédèrent aux menaces et aux supplications pour qu’elles apostasient, ni ne faiblirent lorsque, le 7 mars, elles pénétrèrent dans l’amphithéâtre de Carthage et avancèrent la main dans la main vers les taureaux qui devaient les immoler. Elles sont citées au canon de la messe. Leurs reliques sont en l’église Notre-Dame de Vierzon (Berry).

1274 : mort, à 49 ans, de saint Thomas d’Aquin, philosophe exceptionnel (continuateur d’Aristote) et plus grand théologien catholique, alors qu’il se rendait au Concile de Lyon.

St Thomas d’Aquin entouré d’Aristote et Platon.

Continuer la lecture de « C’était un… 7 mars »

C’était un… 6 mars

961 : victoire byzantine lors du siège de Chandax, point culminant de la campagne byzantine de reconquête de la Crète ; l’île était alors, depuis les années 820, le siège de l’émirat de Crète, qui disparaît.

1204 : les troupes de Philippe Auguste s’emparent par ruse, après six mois de siège, de Château-Gaillard, l’énorme forteresse normande construite par Richard Cœur de Lion et qui défendait la vallée de la Seine. La conquête de la Normandie lui est alors possible.

Les ruines actuelles de Chateau Gaillard

Continuer la lecture de « C’était un… 6 mars »

C’était un… 5 mars

493 : Théodoric, roi des Ostrogoths, pénètre en vainqueur dans Ravennes, dont il fera sa capitale, après plusieurs mois de siège. Cette place était défendue par Odoacre, roi des Hérules, qui s’était rendu maître de toute l’Italie, après avoir dépouillé Augustule, dernier empereur d’Occident.

Continuer la lecture de « C’était un… 5 mars »

C’était un… 3 mars

1924 : le réformateur Mustapha Kemal « Atatürk » abolit le califat ottoman en Turquie.

1930 : inondations du Tarn dans le sud-ouest de la France, qui tuent des centaines de personnes.

1941 : les Chartreux reçoivent l’autorisation de se réinstaller à la Grande Chartreuse et dans leurs divers établissements.

1943 : dans la nuit, la Royal Air Force britannique bombarde approximativement les usines Renault à Boulogne-Billancourt. L’île Seguin est en flammes. Des centaines d’immeubles sont touchés. On comptera plus de 400 morts et près de 1500 blessés. Les Américains récidiveront les mois suivants.

1960 : en Algérie, « tournée des popotes », jusqu’au 5, de De Gaulle, qui rencontre les militaires engagés contre les terroristes du FLN et expose aux officiers sa politique.
Il y multiplie les déclarations de fidélité : « La France restera en Algérie, j’en réponds… » ; « La formule politique ? On verra plus tard. Je ne la connais pas, et personne ne la connaît. De toute manière une victoire militaire est nécessaire avant la consultation du peuple. Mais les Européens d’ici sont chez eux. Ils doivent y rester. L’Algérie française ? Oui. Mais ce sont des mots. Cela ne tranche rien, et l’indépendance réclamée par Ferhat Abbas et sa bande c’est une fumisterie » ; « Je répète que je ne précise pas sous quelle forme la France restera en Algérie, mais je suis sûr qu’elle y restera. » « La France ne doit pas partir. Elle a le droit d’être en Algérie. Elle y restera. »

Continuer la lecture de « C’était un… 3 mars »