5 juillet 1962 : le massacre d’Oran, avec la complicité de De Gaulle

Le général Katz, une belle ordure

Ce 5 juillet à Oran (environ 100 000 Européens y résidaient encore à ce moment), alors que le prétendu « cessez-le-feu » avec le FLN était en vigueur depuis 3 mois, suite à la trahison gaulliste, se déroula une terrible chasse aux Blancs.

« On égorgea, on tua au revolver ou à la mitraillette, on prit des rues en enfilade, tuant tout ce qui bougeait.
On pénétra dans les restaurants, les magasins, les appartements, assassinant les pauvres gens avec des raffinements de cruauté, arrachant des yeux, coupant des membres. On vit même des femmes musulmanes dépecer des vivants avec les dents. »

Bilan : 3 000 morts et disparus.

Le pire, dans cette histoire, est que 18 000 soldats français étaient stationnés à Oran. Ils reçurent l’ordre de l’infâme général Katz de rester cantonnés dans leurs casernes, sans intervenir.
Katz téléphona à De Gaulle pour l’informer de l’ampleur du massacre. Le chef de l’Etat répondit « ne bougez pas ».
Les accords d’Évian (article V) prévoyaient pourtant que l’armée française puisse intervenir, au cas où la sécurité de ressortissants français serait menacée. Mais les 18 000 soldats français reçurent l’ordre de rester dans les casernes.
Enlèvements et assassinats se poursuivirent jusqu’à la tombée de la nuit.

« C’est le seul exemple dans l’histoire d’un massacre perpétré sur une communauté sans défense, en présence d’une armée qui laisse assassiner ses ressortissants sans intervenir.

La tuerie dura près de six heures. Lorsque à 17 heures les gendarmes français sortirent de leur trou à rats, le calme revint aussitôt.

Les cadavres jonchaient la ville, on en trouva pendus aux crochets des bouchers, dans des poubelles…

Dans la chaleur de juillet, la puanteur était horrible.

Les soldats français et algériens déversèrent par camions les cadavres dans le Petit Lac et les couvrirent de chaux vive. Nul ne sait le bilan exact de cette Saint-Barthélemy.

On parlait dans les semaines qui suivirent de 3.000 morts et disparus.

C’est le chiffre que donna le sinistre De Broglie et que reprit le ministre André Santini.

Ce qui est sûr, c’est que le massacre était prémédité car les tueries commencèrent à la même heure aux quatre coins de la ville qui était vaste.

On peut presque dire que les morts eurent de la chance, car le sort des disparus qui furent signalés par des témoins dans les mines de l’Algérie, dans des prisons sordides, dans des maisons closes et des bars à soldats, traités en esclaves ou torturés fut sans nul doute pire encore. » (témoignage de Geneviève de Ternant)

Le Canard Enchaîné rappelle le rôle de De Gaulle et le cynisme de Katz

La décision venait de l’Elysée mais trois jours après le massacre, De Gaulle osera : « mis à part quelques enlèvements, ça se passe bien Algérie ».
Le général Katz, de son côté, écrira dans son journal le soir-même du drame : « les Pieds-noirs, pour avoir caché sciemment les hommes de l’OAS pendant quatre mois, n’ont eu que ce qu’ils méritaient. »

A lire, un dossier sur l’affaire « Katz – massacre d’Oran » ici.

3 commentaires concernant l'article “5 juillet 1962 : le massacre d’Oran, avec la complicité de De Gaulle”

  1. On retrouve toujouts la bestialité islamique, fille de Satan Ben al lah, unique au monde pour sa cruauté, le pire c’est que ces incapables de Bien, viennent en masse mendier et semer la merde chez nous, où est passé leur indépendance ?
    Auncun honneur, aucune fierté

  2. Pseudo( anc) pas de conneries Katz (nom d’emprunt) était un enfant abandonné de l’assistance publique dréssé à obeir à son patron Charles De Gaulle (bon catho) il n’eut pas il est vrai le courage de désobeir comme le général allemand Von Choltiz à Paris à son maitre
    Les Forces françaises en présence à Oran le 5 juillet 1962, passibles de non-assistance à personnes en danger.
    En fonction des Archives militaires et des destinataires des circulaires du Commandement du  » Secteur Autonome d’Oran  » nous pouvons donner la liste des unités et des effectifs (18 000 hommes) présents à Oran ce jour-là. Lorsque l’on pense que sur presque un millier d’officiers présents on peut compter sur les doigts d’une ou deux mains maximum ceux qui ont eu le courage de transgresser les ordres, on reste sidéré, car certes, il y eut le Général Katz obéissant avec zèle à De Gaulle mais le reste ne fut pas particulièrement glorieux, le plus hardi étant le lieutenant FSNA Kheliff commandant de Compagnie du 30è BCP qui mena une action longue et loin de sa base sans bien connaître la ville d’Oran. (et d’autres inconnus à cause des snctions) Pourtant les risques pour la « carrière » étant moins graves (avec en plus un prétexte d’assistance à personne en danger) que ceux pris par d’autres dans l’OAS précédemment en rupture de ban avec l’Armée gaullienne !
    NB les juifs d’Oran avec ‘lappuis de l’Irgoun ont combattu avec nous ! JC Garcia AC/Algérie classe 54/2

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