Le ministre des finances belge, Didier Reynders, a accordé un entretien à L’Echo, le 14 octobre, dans lequel il explique que le gouvernement français fait tout pour empêcher que la note AAA soit abaissée avant la présidentielle de 2012.
L’entretien porte sur le démantèlement de Dexia, cette banque qui finance les collectivités locales à des taux délirants. A la question posée « y’a-t-il eu des résistances des Français ? », Reynders répond, un peu bêtement : « Ils ont eu beaucoup de résistants durant la Deuxième guerre, mais dans le dossier Dexia, ils ont collaboré, même si les intérêts n’étaient pas toujours identiques. J’étais prêt à maintenir la clé de répartition des garanties de 2008, 60 % pour la Belgique. Eux craignaient de mettre leur rating [note financière NDCI] en danger s’ils assumaient trop de garanties. Ils veulent absolument éviter une révision de leur rating en pleine campagne présidentielle. Pour nous, la priorité était de sécuriser Dexia Banque Belgique, et de ne pas la payer trop cher, pour rester en dessous des 3 % de déficit. »
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La banque Dexia n’en fini plus d’offrir de belles surprises aux français et aux belges. Après son premier renflouage de 6,4 milliards d’euros 2008 avec l’argent du contribuable, la banque octroie en plus de son million d’euros de salaire fixe, et d’une épargne pension de 200.000 euros, un bonus 600.000 € à son patron Pierre Mariani pour récompenser sa bonne gestion de l’entreprise. Alors que la banque est actuellement en faillite, que son démantèlement va couter 90 milliards d’euros à la Belgique et à la France, on apprend que Pierre Mariani aurait refusé en 2008 la location d’un appartement à proximité du siège qu’on lui proposait et d’y préférer un hôtel de luxe (5 étoiles) à Bruxelles. Selon le quotidien néerlandophone De Morgen, la nuit est facturée 545€.