[Article de Laurent Glauzy en exclusivité pour Contre-info]
Depuis avril 2010, l’Inde s’est dotée d’un équipement numérique pour scanner l’iris et les empreintes digitales de sa population. Cette technologie de pointe servira à recenser plus de 1,2 milliard d’habitants. Soutenu par des programmeurs indiens en exil dans la Silicon Valley, un de leur compatriote qui a fait fortune dans les technologies de l’information, a mis au point une organisation gigantesque pour faire face aux exigences du plus important recensement jamais pratiqué. Alors que l’Inde montre une grande ferveur technologique et aspire au pouvoir mondial, les instances politiques ne savent pas de manière précise combien de personnes vivent sur ce territoire. Des centaines de millions d’Indiens n’ont aucun papier d’identité. Une armée d’informaticiens s’est donc mobilisée pour conduire une immense population d’« invisibles » dans
le monde moderne. Le projet biométrique s’appelle Aadhaar, traduit par le mot « base » (1).
Un numéro d’identité unique et valable à vie
Une Indienne se présente avec tout ce qu’elle possède : des colliers en argent, des bracelets et son bien le plus précieux, des ornements du même métal décorant ces nattes. « Cela fait en tout dix kilos. C’est un peu comme une assurance vie», dit-elle avec fierté. Appartenant au peuple nomade des Lambadas, cette femme de cinquante ans n’est
pas répertoriée par l’administration : elle ne possède pas de compte en banque, aucun logement fixe et aucun papier d’identité. « Officiellement elle n’a rien », confirme Srinivasa Rao, un des responsables chargés du recensement. La mission de ce fonctionnaire est de changer cette réalité.
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Le site internet de France 3 Haute-Normandie évoque l’inauguration du festival Normandie impressionniste, dimanche 28 avril à Rouen et suggère que le président de la République, François Hollande,
Jean-Claude Massiou, le maire d’Abjat sur Bandiat en Dordogne 
[C’est la thèse que soulèvent certains sur le net, après avoir étudié une video des attentats de Boston.

Le journal Économie Matin
Au Japon, la société « Orient Doll »