• 783 : mort de sainte Hildegarde de Vintzgau, épouse de Charlemagne et reine des Francs.
Issue d’une vieille famille franque proche des Mérovingiens, à laquelle le Roi Clotaire Iᵉʳ donna le duché de Bavière aux alentours de l’an 555, Hildegarde épousa, à l’âge de 13 ans, le roi des Francs Charles Iᵉʳ le Grand – dit Charlemagne – qui a dix ou 15 ans de plus qu’elle. Elle lui donnera neuf enfants (dont Louis Iᵉʳ, dit le Pieux).
Épouse très aimée et très aimante, elle accompagnait Charlemagne dans ses campagnes militaires. Vers la fin du carême de 774, elle était aussi à ses côtés à Rome, où le roi des Francs avait été appelé au secours par le pape Adrien 1er lorsque le roi des Lombards envahissait le patrimoine de Saint Pierre (constitué par Pépin le Bref).
Profondément chrétienne, elle exerçait de nombreuses charités et dotait généreusement les monastères. Elle mourut des suites de ses neuvièmes couches, à l’âge de vingt-cinq ans seulement, dans la résidence impériale de Thionville.
• 1315 : Enguerrand de Marigny, chambellan du roi Philippe IV de France, accusé de sorcellerie, est pendu au gibet de Montfaucon à Paris.
• 1524 : mort du chevalier Bayard.
Lors d’un combat contre les troupes de Charles Quint, un coup d’arquebuse tiré par un soldat anonyme tue le chevalier Pierre Terrail, seigneur de Bayard, homme de guerre français, qui en 1515 contribua d’une manière décisive à la victoire de Marignan.
Il avait débuté dans le métier des armes à 13 ans, comme page du duc Charles de Savoie, puis entrait au service du roi de France Charles VIII et participa avec éclat aux guerres d’Italie. Il combattit plus tard les Anglais et les Impériaux.
Sur le champ de bataille de Marignan, le jeune François 1er, admiratif de la conduite au combat du capitaine, lui demande de l’adouber. Bayard le sacre chevalier selon un rituel féodal alors tombé en désuétude.
Modèle des vertus de courage et d’honneur militaire, il fut surnommé le « chevalier sans peur et sans reproches ».
Invincible à l’épée, Bayard n’a rien pu contre le mortel hasard d’une rencontre avec une balle ennemie.
Avec lui meurt l’idéal du combat chevaleresque favorisant l’affrontement des vertus, des honneurs et des valeurs individuelles.
L’admiration suscitée par le chevalier Bayard, à la fois de son vivant et longtemps après sa mort, peut être rapprochée de celle inspirée par les épopées de Jeanne d’Arc ou Bertrand Du Guesclin.
Voir des détails sur sa fin en fin d’article.
• 1863 : bataille de Camerone, du nom du hameau mexicain où soixante-cinq hommes d’une compagnie de la Légion étrangère, commandés par le capitaine Danjou, furent attaqués par plus de 2 000 Mexicains. Après neuf heures de résistance, trois légionnaires seulement restaient valides. Plusieurs centaines de Mexicains étaient morts. « No son hombre… Son demonios. » Sur le champ de bataille, une plaque dit : « Ils furent ici, moins de soixante, Opposés à toute une armée, Sa masse les écrasa, La vie plutôt que le courage, Abandonna ces soldats français. » L’anniversaire du 30 avril, où la main articulée du capitaine Danjou est portée par une personnalité, marque la fête traditionnelle de la Légion.
• 1945 : à Milan, Luisa Ferrida (enceinte) et Osvaldo Valenti, couple vedette du cinéma italien, sont assassinés par des « partisans ». Ils s’étaient mis au service de la République sociale italienne.
• 1945 : suicide, vers 16h00, d’Adolf Hitler dans son bunker berlinois, assiégé par l’Armée rouge, et défendu notamment par des Français. Il ne voulait pas être capturé.
• 1961 : le prestigieux 1er Régiment Étranger de Parachutistes est dissous par les autorités gaullistes, après le putsch d’Alger, qui a eu lieu dans la nuit du 21 au 22 avril 1961 et qui s’est terminé 4 jours plus tard.
• 1975 : fin de la guerre du Vietnam, avec la chute de Saïgon, qui est renommée par les communistes Hô-Chi-Minh-Ville, et reddition de l’armée sud-vietnamienne.
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La fin du chevalier Bayard
Bayard est mortellement blessé par un coup d’escopette dans le dos le , à Romagnano Sesia (Novara) ou Rovasenda (Vercelli), tandis qu’il couvre la retraite de l’armée française.
La colonne vertébrale brisée, il enjoint à ses compagnons de le quitter et leur dit : « Je n’ai jamais tourné le dos devant l’ennemi, je ne veux pas commencer à la fin de ma vie ».
Le connétable de Bourbon, qui s’était retourné contre le roi de France, poursuit les Français à la tête des troupes de Charles Quint. Il vient devant Bayard et dit :
— « Ah ! Monsieur de Bayard, que j’ai grand-pitié de vous voir en cet état, vous qui fûtes si vertueux chevalier ! »
— « Monsieur, » répondit le mourant, « il n’est besoin de pitié pour moi, car je meurs en homme de bien ; mais j’ai pitié de vous, car vous servez contre votre prince et votre patrie ! ».
Il agonise dans le camp adverse, pleuré par ses ennemis.
Son corps est ramené en France et, après des obsèques solennelles à la cathédrale de Grenoble, il est enterré au couvent des Minimes de Saint-Martin-d’Hères (près de Grenoble). Ses restes présumés sont transférés le en la Collégiale Saint-André de Grenoble.

