• 753 av. J.-C. : date légendaire de la fondation de Rome par Romulus et Remus, sur le mont Palatin, après avoir été recueillis par une louve.
« Rome eut elle-même de bonne heure la conscience de son éternité ; elle inscrivit cette espérance prophétique sur ses marbres, sur le bronze de ses médailles, sans connaître encore le nom de celui qui lui assurerait ainsi le domaine éternel sur toutes les races d’hommes. » (Dom Guéranger)
• 1109 : mort de saint Anselme, moine bénédictin issu du Val d’Aoste, évêque de Cantorbéry, l’un des écrivains majeurs de l’Occident médiéval, l’un des pionniers de la théologie scolastique, proclamé Docteur de l’Église en 1720.
• 1142 : mort, à 62 ans, d’Abélard, philosophe, dialecticien et théologien chrétien français, père de la scolastique. Il est plus souvent connu, populairement, pour sa passion impossible avec Héloïse et la castration dont il fut victime.
• 1699 : mort, à 59 ans, de Jean Racine, dramaturge et poète, l’un des plus grands écrivains français.
• 1918 : Manfred von Richthofen, dit le « Baron rouge », as de l’aviation allemande, est abattu, à 26 ans, par des Australiens dans le ciel de Picardie. Totalisant 80 victoires, il avait pour devise : « L’audace fait tout. »
• 1927 : en Italie, Benito Mussolini promulgue la « Charte du Travail », faisant de l’Italie fasciste un État corporatif. Les industriels créatifs sont protégés contre tout débordement « ouvrier » (en fait : contre tout risque de grèves manipulées depuis l’étranger) ; les ouvriers, en revanche, reçoivent la garantie d’une protection sociale généralisée. Mais les industriels doivent obéir aux injonctions de l’Etat, qui coordonne ainsi le développement de l’industrie nationale.
• 1961 : soulèvement militaire en Algérie (« putsch des généraux »).
Depuis plus d’un an, le mécontentement montait dans les milieux militaires, face au revirement de De Gaulle sur l’Algérie, qui trahissait toutes ses promesses et menaçait d’amputer le territoire national et d’abandonner aux terroristes sanguinaires du FLN les populations locales.
Or, dans sa conférence de presse du 11 avril, de Gaulle justifia sa conviction qu’il fallait décoloniser l’Algérie : il en parla avec détermination et même cynisme, sur un ton désinvolte.
Ce 21 avril, Alger est prise par les militaires favorables à l’Algérie française. Le 1ᵉʳ régiment étranger de parachutistes (REP), sous les ordres d’Hélie Denoix de Saint-Marc, et d’autres unités s’emparent en trois heures des points stratégiques d’Alger, notamment du Gouvernement général d’Alger, du palais d’été, de l’hôtel de ville, de la caserne Pélissier, de la radio et de l’aéroport d’Alger.
« L’armée s’est assurée le contrôle du territoire algéro-saharien. Je suis à Alger avec les généraux Zeller et Jouhaud, en liaison avec le général Salan, pour tenir notre serment : garder l’Algérie », déclare le général Challe à Radio-Alger.

La confusion est totale en métropole. Les mouvements de gauche et ceux qui sont toujours gaullistes se mobilisent pour « défendre les institutions » : « le fascisme ne passera pas ! ».
En Algérie, une partie de l’armée a suivi avec entrain ces généraux très importants d’autres officiers supérieurs (tel le colonel Argoud), le reste attend de voir ce qui va advenir.
A Paris, des conjurés qui devaient accompagner la rébellion en métropole, autour du général Faure, sont arrêtés rapidement.
Mais le 25, Challe, probablement par faiblesse psychologique, baisse les bras et négocie sa reddition. Zeller se rendra dans la foulée.
Les généraux Salan et Jouhaud, les colonels Argoud, Godard, Gardes et le capitaine Sergent entrent en clandestinité et rejoindront l’OAS.
Après le putsch, 220 officiers sont relevés de leur commandement, 114 sont traduits en justice, 83 finalement condamnés.
En outre, 536 officiers et 577 sous-officiers sont mis à la retraite d’office.
Par ailleurs, environ un millier d’officiers hostiles à la politique du gouvernement ou par solidarité avec les putschistes démissionnent de leur propre chef à cette période.
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• 2002 : lors du premier tour de l’élection présidentielle française, les pronostics des sondages sont déjoués. À la stupeur générale, le candidat socialiste Lionel Jospin est éliminé et le candidat patriote Jean-Marie Le Pen arrive au second tour pour la première fois sous la Cinquième République, face à Chirac. Le jacobin eurosceptique et socialiste Jean-Pierre Chevènement qui avait suscité un élan médiatique (il était présenté comme le troisième homme de l’élection) – et était soutenu par des nationaux comme l’Action française – s’effondre en 6ᵉ position, derrière Arlette Laguiller !
Devant la nouvelle alternative qui se présente entre J-M Le Pen et Chirac, c’est le début de la « quinzaine de la haine » : les milieux médiatiques, politiques, culturels, scolaires, etc. se déchaînent. La gauche est hystérique, les « intellectuels » cosmopolites menacent de prendre le maquis, les documentaires sur « les heures les plus sombres » se multiplient sur les écrans, les syndicats et les lycéens menés par leurs professeurs défilent, les associations antifrançaises hurlent, les « artistes » et « comédiens » pétitionnent, les évêques modernistes y vont de leur couplet répugnant…
Plus tard, Jospin lui-même reconnaîtra que la prétendue menace fasciste relevait du cirque.
• 2019 : une série d’attaques terroristes islamiques visant des églises et des hôtels au Sri Lanka, le jour de Pâques, cause plusieurs centaines de morts et de blessés.