• 1014 : bataille de Clontarf, par laquelle le roi d’Irlande Brian Boru arrête les Vikings et les chasse de l’île, mettant ainsi fin à la domination danoise sur l’île, au prix de sa propre vie.
• 1615 : le roi Louis XIII donne des lettres patentes « portant commandement à tous juifs et autres faisant profession et exercice de judaïsme de vider le royaume, pays et terres de son obéissance, à peine de la vie et de confiscation de leurs biens ». Il fait remarquer que ses prédécesseurs n’avaient jamais autorisé les Juifs à résider en France, d’autant plus « que nous avons été avertis que, contre les édits et ordonnances de nos dits prédécesseurs, lesdits juifs se sont, depuis quelques années, épandus, déguisés, en plusieurs lieux de cestuy notre royaume ».
• 1616 : mort, à Stratford-on-Avon, du poète et plus grand dramaturge anglais William Shakespeare (Hamlet, La Tempête, Othello, Le Marchand de Venise).
• 1793 : décret républicain ordonnant la déportation des prêtres réfractaires (qui refusent de jurer fidélité à la Constitution révolutionnaire) en Guyane.
La Guyane est surnommée la « guillotine sèche » en raison de la mortalité due au climat tropical, aux maladies et aux conditions de vie. L’article 5 prévoit la punition de mort dans les 24 heures pour les déportés qui rentreraient sur « le territoire de la République ».

• 1889 : mort, à 80 ans, de l’écrivain Jules Barbey d’Aurevilly. Cet écrivain normand, surnommé « le connétable des lettres » par Léon Bloy, a contribué à animer la vie littéraire française de la seconde moitié du XIXe siècle. Il a été à la fois romancier, nouvelliste, essayiste, poète, critique littéraire, journaliste, dandy et polémiste.
Un temps républicain et démocrate, il finit, sous l’influence de Joseph de Maistre, par adhérer à un monarchisme intransigeant, méprisant les évolutions et les valeurs d’un siècle bourgeois. Il revient au catholicisme vers 1846 et se fait le défenseur vigoureux de l’ultramontanisme et de l’absolutisme.
Voyons ce qu’en écrit l’excellent abbé Bethléem :
« critique original et violent, penseur de haute race, écrivain qui rappelle Tacite et Saint-Simon, historien de la Basse Normandie, romancier dont les œuvres remplies de catholicisme exalté, de satanisme, d’horreurs, de morbidesses et de dandysme ne sauraient convenir à des lecteurs non prévenus.
Violent et paradoxal, il fut souvent excessif, injuste et faux, même dans son catholicisme : Lamartine l’avait surnommé le duc de Guise de la littérature.
« J’ai beau faire, dit Jules Lemaître, rien ne me semble moins chrétien que le catholicisme de M. d’Aurevilly… Son œuvre entière respire les sentiments les plus opposés à ceux que doit avoir un enfant de Dieu, entre autres l’admiration la plus éperdue pour les forts et les superbes, fussent-ils des ennemis de Dieu, de grands mondains, des viveurs et des Don Juan » (Les Contemporains, 4ᵉ série).
En réalité, il appartient à l’Église par la sincérité de sa foi, et par l’intrépidité avec laquelle il a combattu les auteurs impies et malsains de son époque. Ce qui lui manque surtout, c’est la virginité du talent et l’intégrité de doctrine.
Ce catholicisme bâtard est mêlé d’hystérie, de sadisme et surtout de diablerie. D’après le critique déjà cité, le satanisme de d’Aurevilly consiste à voir le diable partout, à nous raconter avec complaisance des actes d’impiété ou des cas surprenants de perversité morale (Le bonheur dans le crime ; Ce qui ne meurt pas ; Une histoire sans nom ; Le rideau cramoisi ; À un dîner d’athées, etc.) ; ou encore à nous montrer l’action directe du diable dans des faits inexplicables (L’ensorcelée ; Une vieille maîtresse ; Les diaboliques, etc.).
Les deux chefs-d’œuvre de ce « maître-écrivain » sont Le Chevalier des Touches et Le Prêtre marié ; le premier ne contient qu’une nudité au dénouement ; le second est beaucoup moins inquiétant que son titre.
• 1925 : à la sortie d’une réunion électorale des Jeunesses patriotes, rue Damrémont à Paris, plusieurs « groupes de combat » communistes tirent sur le service d’ordre des JP.
Quatre jeunes sont tués (Edmond Marchal, Edgar Tillet, Edmond Trullet, Maurice Ricaud) et une cinquantaine de nationalistes blessés. Le député Pierre Taittinger, visé par plusieurs tireurs, a de la chance de sortir indemne. L’affrontement se termine sur le quai du métro (la hache de secours est utilisée), sans que la police, présente sur les lieux, n’intervienne. L’un des membres du commando, acquitté par les tribunaux, sera embauché au siège de L’Humanité. Charles Maurras écrit une lettre ouverte au ministre de l’Intérieur, Abraham Schrameck : « Ce serait sans haine et sans crainte que je donnerai l’ordre de répandre votre sang de chien si vous abusiez du pouvoir public pour ouvrir les vannes du sang français répandu sous les balles et les couteaux des bandits de Moscou que vous aimez. »
• 1925 : les troupes berbères rifaines d’Abd-el-Krim pénètrent dans le territoire marocain sous protectorat français. C’est le début de la guerre du Rif. Le conflit, qui avait commencé contre les Espagnols en 1921, durera, après l’invasion du protectorat, un an. Au bout de cette année, les insurgés berbères seront battus par une armée franco-espagnole de 250 000 hommes, commandée par le Maréchal Pétain. Abd-el-Krim est contraint de signer une capitulation inconditionnelle le 26 mai 1926.

• 2013 : le Parlement français vote la légalisation du pseudo « mariage » homosexuel, subvertissant la définition de ce mot capital de la civilisation. Le mariage ne peut en effet concerner qu’un homme et une femme, et du reste les « homosexuels » ont toujours eu le droit au mariage…
Évidemment, tous les représentants de la fausse droite qui juraient à l’époque des grandes manifestations contre la loi Taubira qu’ils « ne lâcheraient rien » et abrogeraient cette loi monstrueuse, ont fini par retourner leur veste.