Bernard Lugan : Libye un an plus tard… Point de situation

Un an après la fin du régime du colonel Kadhafi, la  Libye est coupée en trois :
– En Cyrénaïque où deux guerres se déroulent, les fondamentalistes musulmans dont le fief est la ville de Derna s’opposent aux « traditionalistes » rassemblés derrière les confréries soufi cependant que les partisans d’une Libye bicéphale, fédérale ou confédérale refusent l’autorité de Tripoli.
– En Tripolitaine, la ville de Misrata dont est originaire le général Youssef al-Mangouch, à la fois chef de l’armée et coordinateur des milices « ralliées » au pouvoir de Tripoli, tente de prendre le contrôle de toute la région. Auréolées par la capture de l’ancien guide, ses forces viennent de s’emparer de la ville de Bani Walid, « capitale » de la tribu des Warfalla[1]. Dans la lutte traditionnelle contre ses rivaux du sud, Misrata a donc  marqué un point. Dans l’ouest de la Tripolitaine, les milices berbères (berbérophones ou arabophones) du jebel Nefusa jouent une carte clairement régionale cependant que le «pouvoir central» de Tripoli doit négocier avec les diverses milices pour tenter d’exister.
– Le grand sud est devenu une zone grise où le « pouvoir », ancré sur le littoral méditerranéen n’est obéi ni des Touareg, ni des Toubou, ces derniers devant périodiquement faire face à des raids lancés contre eux par des tribus arabes.

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Un prêtre égorgé en Syrie

Alors qu’il tentait de négocier la libération d’un médecin chrétien en Syrie, un prêtre grec-orthodoxe a été retrouvé égorgé hier, dans la région de Damas.
Un habitant explique que le prêtre « était en train de négocier la libération d’un médecin chrétien avec les ravisseurs, qui réclamaient 50 millions de livres syriennes. Il avait réussi à réduire leurs exigences« .
Et l’habitant de poursuivre : « Vendredi dernier, il s’est rendu accompagné du beau-père du médecin pour verser la rançon, mais ils ont été enlevés à leur tour et les ravisseurs ont accru leurs exigences avant que le corps du prêtre ne soit retrouvé jeudi« .
Son corps avait été horriblement supplicié, le crâne scalpé et les yeux arrachés.
Le père Haddad desservait la paroisse Saint Elie, à Qatana, une ville mixte islamo-chrétienne de 15.000 habitants, située à 20 km à l’ouest de Damas. Requiescat in Pace.

La guérilla des islamistes et la déstabilisation que les démocraties occidentales provoquent en Syrie n’ont pas fini de semer le malheur chez les chrétiens.

Des jeunes Israeliens se font tatouer des numéros de déportés

et apparemment ce ne serait pas de la nostalgie.

Plutôt un mélange d’indécence et de névrose…

Il y a en effet une mode chez certains jeunes Israéliens, consistant à reproduire sur leur peau les tatouages de leurs grands parents qui avaient été déportés par l’Allemagne.

Atlantico nous en parle en ces termes : «  « Quand j’ai montré pour la première fois le numéro à mon grand-père, il a pleuré et il a embrassé mon bras« , raconte-t-elle. Peu de temps après, sa mère et son oncle ont d’ailleurs décidé de faire la même chose qu’elle.
En Israël, le poids de la Shoah est extrêmement lourd, pour ne pas dire intrinsèquement lié à la création de l’Etat hébreux. L’histoire du nazisme est enseigné aux enfants dès l’école primaire, et on trouve à Jérusalem un très grand musée consacré à cette période sombre de l’histoire, le musée Yad Vashem. »

Culture de mort : Obama autorise la stérilisation des mineures à partir de 15 ans.

Dans l’État de l’Oregon, la législation Obamacare, qui est entrée en vigueur le 1er août 2012, autorise des stérilisations gratuites pour les filles dès l’âge de quinze ans.
Maintenant, les filles en première année d’études secondaires, pourront choisir, sans consentement des parents, d’être définitivement stérilisées…

Les parents de cet État peuvent oublier les étapes de l’obtention d’un permis de conduire à 16 ans et la capacité juridique de boire à 21, être stérilisée à 15 ans est désormais la première étape dans le processus de maturité sociale de la jeunesse.

Source

Un film polonais sur la bataille de Vienne

“La Bataille de Vienne” (« Bitwa pod Wiedniem » en polonais), film sorti le 12 octobre en Pologne, sur la fameuse et cruciale bataille de Vienne en 1683, où une coalition chrétienne menée par le roi de Pologne Jean III Sobiesky a vaincu les Ottomans.
Voici la bande-annonce en français, traduite par nos soins :

François Hollande et le mythe de Gorée

Le président de la République, en tournée en Afrique pour en finir avec ce qu’il restait de l’influence française, est allé en pèlerinage sur l’île de Gorée. Ce lieu, dans la mythologie moderne, est sensé constituer un haut lieu de l’esclavage des Noirs par les Blancs chrétiens (et uniquement eux, alors que les Noirs eux-mêmes, les Juifs et les Arabes sont oubliés).

L’africaniste Bernard Lugan rappelle la réalité de l’histoire de cette île.

« Quand François Hollande cautionne le mythe de Gorée

A Gorée, la tête couverte de cendres et sacrifiant à la sempiternelle et de plus en plus lassante repentance, François Hollande a donc fait l’inévitable visite de la « Maison des esclaves ».

Or cette célébrissime bâtisse dans laquelle auraient été gardés prisonniers des centaines de milliers, voire des millions de malheureux, ne fut pas une « esclaverie ». De plus, elle semble n’avoir été construite qu’en 1783, soit plusieurs dizaines d’années après la fin du commerce esclavagiste européen dans cette Sénégambie où la seule traite encore pratiquée à l’époque l’était à destination de l’Afrique du Nord et du monde arabo musulman…
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Syrie : reportage aux côtés de l’armée arabe syrienne

Reportage de la télévision russe « Russia 24 » qui a passé 2 mois en compagnie de l’armée arabe syrienne. Ce reportage montre clairement qui sont les opposants de Bachar al-Assad, comment la guerre se déroule, comment la population est terrorisée par les attentats, les enlèvements et les meurtres commis par « l’ASL ». Traduction E&R.

Révolution libyenne et assassinat de Kadhafi : des motivations encore plus laides que ce qu’on croyait !

Kadhafi capturé et sur le point d'être assassiné par des agents français

Dans un entretien à Mediapart, Rami El Obeidi, ancien coordinateur du renseignement extérieur auprès du Conseil national de transition (CNT) libyen, assure que « des agents français ont directement exécuté Kadhafi ».
Selon lui, « la menace d’une révélation d’un financement de Sarkozy en 2006-2007 a été suffisamment prise au sérieux pour que quiconque à l’Élysée veuille la mort de Kadhafi très rapidement ». L’attaque aérienne ayant visé le convoi de Kadhafi était « dirigée par la DGSE et des responsables à l’Élysée ».

Syrie : mensonges & diffamations, deux mamelles (encore bien pleines) de la presse française

Lu sur Infosyrie : Le fait que leur rêve de subversion de la Syrie s’évapore ne dissuade par certains journalistes et médias militants de continuer à mentir et désinformer.

Parmi ceux-ci nous sommes contraints, une fois encore, de « distinguer  » I-Télé qui s’est empressée lundi soir, d’une part de relayer une thèse  abracadabrantesque, et d’autre part de mentir ouvertement sur un fait, ces deux désinformations ayant, on l’aura deviné, pour but commun de charger le gouvernement syrien de crimes qu’il n’a pas commis, même en pensée.

Sensationnel ! Kadhafi « donné » par Bachar

Evidemment, le pompon est la présentation façon « scoop » des déclarations au quotidien britannique The Daily Télegraph d’un ex-responsable du Conseil national de transition (CNT) libyen, selon lesquels le colonel Kadhafi, réfugié avec une poignée de fidèles à Syrte, a pu être localisé – et assassiné – par des agents français envoyés par Sarkozy… grâce au numéro de son téléphone satellitaire personnel, numéro fourni aux Français par… Bachar al-Assad !

C’est Rami El Obeidi, ex-responsable des relations avec les agences de renseignements étrangères du CNT, qui est l’auteur de cette thèse grotesque, qu’il pense étayer en expliquant que le président syrien aurait agi ainsi pour obtenir de Sarkozy qu’il diminue la pression sur le régime – « ce qui est arrivé », affirme Rami El Obeidi sans crainte du ridicule. Tout le monde, sur ce site et ailleurs, a pu constater que Nicolas Sarkozy et Alain Juppé ont été, avant et après la mort de Kadhafi, parmi les dirigeants occidentaux les plus hostiles à l’encontre de Damas. Pour l’ex-diplomate Patrick Haimzadeh, interrogé par Le Point, Rami El Obeidi, un ancien militaire qui a été écarté du CNT, ne cherche qu’à exister politiquement.

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Goldman Sachs a dépouillé la Libye

« Après que les USA et l’Union européenne aient révoqué l’embargo en 2004, des dizaines de banques et sociétés financières étasuniennes et européennes affluèrent en Libye. Parmi lesquelles Goldman Sachs, une des plus grandes banques d’investissement du monde, dont le siège principal est à New York. Dans la première moitié de l’année 2008, l’Autorité libyenne d’investissement lui confia 1 milliard et 300 millions de fonds souverains (capitaux de l’État investis à l’étranger). La banque Goldman Sachs les investit dans un panier de valeurs et en actions de six sociétés : l’étasunienne Citigroup Inc., la banque italienne Unicredit et l’espagnole Santander, la compagnie allemande d’assurances Allianz, la compagnie énergétique française Électricité de France et l’italienne Eni.
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Espagne : le chaos social ne fait que commencer

En Espagne, la situation est catastrophique pour le peuple : les prix explosent, les salaires baissent, la TVA est augmentée de 3 points, la chômage de la jeunesse est à peine croyable (53%)… Les Espagnols payent l’incompétence et la corruptionde leurs « élites » (vendues aux banquiers apatrides), ils manifestent et forcément la colère s’exprime sur les « forces de l’ordre » .

C’est à mettre en parallèle avec l’analyse d’Olivier Delamarche sur BFM TV :
« On va être dans une récession épouvantable », « la zone euro va éclater » etc…

Bernard Lugan : à Benghazi, la guerre est ouverte entre les islamistes et les fédéralistes soufi

Bernard Lugan :
Les évènements qui se déroulent depuis le 21 septembre à Benghazi, capitale de la Cyrénaïque, sont d’une extrême importance pour l’avenir de la région et plus généralement pour celui de toute la Libye. Lassés d’être pourchassés par les fondamentalistes islamistes, les fédéralistes soufi semblent en effet avoir décidé de se débarrasser de ces salafistes-wahhabites financés par le Qatar et l’Arabie Saoudite et qui veulent transformer la région en émirat. Qui va l’emporter ? Il est encore trop tôt pour le dire mais, à travers ces évènements, l’essentiel est de voir que les vraies fractures de la société libyenne apparaissent désormais au grand jour. Et elles sont bien loin des « droits de l’homme » chers aux niaiseux d’Occident…

Clés d’explication :

1) Le 6 mars 2012, à Benghazi, Ahmed Zubair al-Senoussi, parent de l’ancien roi Idriss et membre important de la confrérie senoussiste, fut élu émir par les chefs des tribus de Cyrénaïque. Cet acte politique était un signal fort envoyé aux autorités de Tripoli puisqu’il signifiait que la région se prononçait pour une orientation très fédérale de la future Libye. Cette revendication fédéraliste récurrente explique d’ailleurs pourquoi la Cyrénaïque s’était soulevée dès le début de l’année 2011 contre le colonel Kadhafi et son pouvoir perçu comme tripolitain.

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La commission d’enquête de l’ONU confirme la présence d’étrangers au sein des groupes armés en Syrie

Les experts de la Commission internationale d’enquête sur la situation en Syrie ont confirmé ce lundi 17 septembre 2012, à Genève, la présence d’étrangers au sein des groupes armés qui tentent de renverser le gouvernement syrien.

Devant le Conseil des droits de l’Homme, le chef des enquêteurs de l’ONU, Paulo Pinheiro, a déclaré que des extrémistes islamistes se trouvent en Syrie, où ils agissent aux côtés des rebelles ou de manière indépendante. Il a d’ailleurs qualifié la présence de ces éléments en Syrie de « croissante et inquiétante » et a confirmé l’existence de crimes commis par les forces antigouvernementales.

«  Il existe des indices raisonnables qui permettent de croire que les forces antigouvernementales dans ce pays perpètrent des assassinats, des exécutions extrajudiciaires et des tortures », a précisé le chef des enquêteurs de l’ONU sur la situation en Syrie. Il a dénoncé aussi le fait que les groupes armés anti-régime utilisent des enfants et des adolescents de moins de 18 ans.

Paulo Pinheiro a ajouté que les membres des groupes armés qui cherchent à renverser le gouvernement syrien ne portent ni uniformes ni insignes permettant de les distinguer de la population civile.

Le chef de la commission internationale indépendante qui enquête sur la situation en Syrie pour le compte de l’ONU a critiqué aussi les frappes aériennes et le pilonnage de zones résidentielles par les forces du gouvernement.

Dans son intervention devant le Conseil des droits de l’homme, Paulo Pinheiro a rejeté l’application à la Syrie de sanctions qui vont à l’encontre des droits les plus élémentaires du peuple syrien et il a souligné la nécessité d’aboutir à un règlement politique de la question syrienne au lieu de miser sur une solution militaire.

Source : Réseau Voltaire