« L’aggiornamento du Front national »

Ci-dessous retrouvez l’éditorial de Jérôme Bourbon pour le prochain numéro du mensuel « Ecrits de Paris »

L’aggiornamento du Front national

Sans surprise Marine Le Pen a donc succédé à son père à la présidence du Front national lors du congrès de Tours le 16 janvier. Elle l’a largement emporté sur son concurrent Bruno Gollnisch (avec 67,65 % contre 32,35 % des suffrages exprimés). Après quelque trente-neuf ans de règne sans partage, Jean-Marie Le Pen — qui conserve la présidence d’honneur du mouvement avec droit de vote dans toutes les instances — abandonne la tête du parti. Une page se tourne. Le fondateur du FN a appliqué à la lettre sa devise : « Je préfère mes filles à mes nièces, mes nièces à mes cousines, mes cousines à mes voisines » en favorisant par tous les moyens depuis des années la victoire de sa benjamine. Comme l’avait titré dès 2003 Libération « pour le FN Le Pen prône la solution filiale ».

LA SOLUTION FILIALE

Si Marine Le Pen a pris les commandes du navire amiral de la droite nationale, c’est en effet d’abord et avant tout à son père qu’elle le doit. Alors que les délégués du FN à Nice en avril 2003 l’avaient reléguée à la 34e position lors du vote pour le comité central, Jean-Marie Le Pen, très mécontent qu’on ait osé infliger un tel affront à sa progéniture, l’a propulsée à la vice-présidence du parti. En 2004, il lui donne la tête de liste aux régionales puis aux européennes dans la région-capitale, l’Ile-de-France. Puis en octobre 2005, éliminant Carl Lang du secrétariat général du parti, il nomme Louis Aliot, le concubin de Marine Le Pen. A partir de cette époque les partisans de cette dernière prennent progressivement le contrôle du parti et leur domination est totale à l’issue du congrès de Bordeaux en novembre 2007 où le bureau politique, le bureau exécutif et le comité central deviennent majoritairement marinistes. C’est dire que la fille du chef disposait de la maîtrise totale de l’appareil lors de sa campagne interne, ce qui est un avantage considérable.
Outre le soutien constant de Jean-Marie Le Pen qui aura finalement réussi à éliminer ou à marginaliser tous ses lieutenants successifs, Marine Le Pen a bénéficié depuis des années d’une promotion médiatique insensée. Le Système l’a promue et normalisée alors que son père était exclu et diabolisé. C’est cette intense médiatisation qui lui a permis de l’emporter nettement sur Bruno Gollnisch, lequel était boycotté par les grandes chaînes de radio et de télévision. Comment peut-on parler d’une compétition équitable lorsque l’un a droit à une émission en première partie de soirée regardée par quelque quatre millions de téléspectateurs et incite les gens à adhérer au Front (pour pouvoir voter lors de l’élection du nouveau président) et que l’autre doit se contenter de porter la bonne parole devant quelques dizaines d’adhérents et de sympathisants dans des salles miteuses ?

LE FN A CONNU SON VATICAN II

La vérité, c’est que le Système voulait absolument que Marine Le Pen l’emportât et il s’en est donné les moyens. Dès son discours d’investiture lors du congrès de Tours, il était facile de se rendre compte que le Front national avait changé son logiciel, son discours, sa doctrine. Alors que d’habitude dans un congrès l’on s’adresse d’abord aux siens, aux militants, Marine Le Pen a tenu un discours destiné aux décideurs. Il s’agissait d’envoyer un certain nombre de signaux maçonniques indiquant que le mouvement avait bien changé de nature. Dans cette allocution très soporifique, il n’a été question que de République, de laïcité, de refus du communautarisme, d’ode aux droits de l’homme et à l’Etat. Ce discours ultra-jacobin, laïciste et désincarné, où il n’était nullement question de la famille ni des valeurs traditionnelles, est une rupture profonde. Le cardinal Suenens disait de Vatican II que c’était « 1789 dans l’Eglise », le père Congar ajoutait qu’à cette occasion « l’Eglise avait réalisé pacifiquement sa révolution d’Octobre ».
C’est exactement la même chose qui se passe, sur le plan politique, au sein de la droite nationale française : un mouvement qui défendait une conception charnelle de l’identité française, qui était favorable à la famille et à la morale traditionnelles, qui refusait les lois liberticides, la soumission au Politiquement correct et au médiatiquement compatible, qui prônait l’inversion des flux migratoires, qui rappelait son attachement à l’âme chrétienne de la France tourne le dos à ces orientations pour devenir un parti laïciste, sectaire, jacobin, féministe, dénonçant l’islam au nom de notre modernité décadente et désormais favorable au maintien de la loi Veil et du Pacs.
Et de même qu’à Vatican II l’opposition aux évêques modernistes qui s’était organisée tardivement dans le Coetus internationalis patrum présidé par Mgr Marcel Lefebvre n’a pu empêcher le triomphe de la révolution conciliaire (ou plutôt conciliabulaire), de même, malgré ses efforts, le canal historique du Front national a-t-il échoué, quarante-cinq ans plus tard, à contenir la victoire finale du marinisme. Pis encore, de même que, par obéissance à Paul VI, Mgr Lefebvre et Mgr de Castro Mayer ont signé les textes de Vatican II en décembre 1965 (qu’ils ont cependant publiquement critiqués par la suite), de même Bruno Gollnisch, par strict légalisme, bien que très conscient des véritables objectifs de Marine Le Pen et de sa volonté d’abandonner les convictions et valeurs fondamentales de la droite nationale, a-t-il cru bon d’avaliser les résultats de Tours, de féliciter son vainqueur et de rester pour l’heure au sein du parti. De même qu’après Vatican II il a fallu faire un choix (soit accepter les réformes, soit les refuser et quitter alors l’église conciliaire), de même les gollnischiens vont-ils être très vite confrontés à un dilemme : soit se taire et avaliser des dérives doctrinales, stratégiques et programmatiques qui sont appelées à se multiplier dans les mois et les années qui viennent, soit quitter le navire, recouvrer leur liberté de parole et d’action et défendre les idées nationales dans une autre structure, fût-elle très réduite et sans beaucoup d’espoir sur le plan électoral.

DU CONGRÈS DE FIUGGI À CELUI DE TOURS

Au moyen de purges répétées depuis une dizaine d’années, les marinistes ont réussi à éliminer toutes les figures historiques du parti, celles qui étaient attachées aux “fondamentaux”, bref qui avaient des convictions, pour faire monter des arrivistes sans scrupules. Et grâce aux milliers d’adhérents Internet conquis par les prestations de Mme Le Pen, le tour a été joué. C’est à une manipulation révolutionnaire que l’on assiste au Front national depuis le second tour de l’élection présidentielle de 2002. Marine Le Pen est née médiatiquement le dimanche 5 mai 2002 sur le plateau de France 2 qui lui a continuellement servi la soupe puisque c’est sur cette même chaîne publique qu’elle fut invitée le 9 décembre 2010 afin de prendre un avantage décisif sur Bruno Gollnisch en faisant un appel public à s’inscrire au Front.
A bien des égards, le congrès de Tours en janvier 2011 ressemble au congrès de Fiuggi de janvier 1995 où Gianfranco Fini, alors chef du Mouvement social italien, avait spectaculairement rompu avec la doctrine politique du mouvement d’Almirante pour pouvoir s’adonner à la politique politicienne et donner libre cours à son ambition dévorante. Certes le virage est un peu moins voyant pour le Front national. D’abord parce que Jean-Marie Le Pen est toujours en vie, continue à siéger dans les instances et conserve ses mandats électifs, ce qui donne l’impression d’une continuité. Ensuite parce que le nom du mouvement n’a pas encore changé, à la différence de ce que Fini avait fait avec le MSI transformé d’abord en Alliance nationale (1995) puis plus tard carrément fondu dans le parti berlusconien, le Peuple des libertés (2009), avant de créer une scission à sa gauche (Futur et Liberté pour l’Italie, 2010). Mais il faudrait être aveugle pour ne pas voir que Marine Le Pen met résolument ses pas dans ceux de G. Fini.

UNE AMBITION DÉVORANTE

Comme lui, elle est avant tout une arriviste qui a une soif dévorante de pouvoir et qui est prête à tout pour arriver à ses fins. Comme lui, elle s’inscrit donc dans une démarche d’allégeance à la communauté juive. Ce n’est pas un hasard si quelques jours avant le congrès de Tours elle a donné un grand entretien au journal israélien Haaretz dans lequel elle affirmait que « le Front national a toujours été un parti pro-sioniste ». La vérité est toute différente car s’il est vrai que Jean-Marie Le Pen a longtemps été (à tort) pro-israélien, depuis l’affaire du détail en 1987 et surtout depuis la première guerre du Golfe en 1990-1991, il a fortement évolué sur le sujet, allant jusqu’à condamner fermement l’agression de Tsahal contre la bande de Gaza en janvier 2009 et l’attaque meurtrière de la flottille des militants pro-palestiniens l’année suivante. De plus, des personnalités historiques du FN comme François Duprat ou Pierre Bousquet n’étaient pas connues pour leur sionisme, c’est le moins que l’on puisse dire.
A l’instar de la plupart des mouvements populistes en Europe, des Flandres aux Pays-Bas, de l’Italie à la Scandinavie, le nouveau Front national adopte une ligne sioniste, islamophobe, féministe et laïciste. On combat l’islam non pas au nom de la chrétienté, au nom du catholicisme mais au nom des valeurs de la République. Or, parmi les valeurs de la République, il y a la Gay Pride, la loi Veil et la loi Gayssot. Car, on ne le dira jamais assez, l’avortement et la Shoah sont les deux religions officielles de la Ve République.

LA VICTOIRE POSTHUME DU MÉGRÉTISME

Au fond, la victoire de Marine Le Pen, c’est la victoire posthume du mégrétisme. Non de Bruno Mégret lui-même, très hostile d’ailleurs à Marine Le Pen qui l’a particulièrement maltraité lors du simulacre d’Union patriotique en 2007, mais de ce courant qui a toujours voulu s’inscrire dans une démarche de dédiabolisation, de déringardisation, de normalisation et dans un rapport de connivence avec les grands media audiovisuels. A ce titre, il fallait rompre avec tout ce qui n’était pas moderne, avec les défenseurs du maréchal Pétain, avec les anciens combattants d’Indochine et d’Algérie, avec les catholiques de tradition, les soutanes et la messe en latin, avec les militants révisionnistes, etc. Ce n’est donc pas un hasard si l’ossature essentielle du marinisme est composée d’anciens mégrétistes : Steeve Briois, nommé secrétaire général du FN, Bruno Bilde, chef de cabinet de Marine Le Pen, Nicolas Bay, délégué national à la communication électorale et Philippe Olivier, gendre de Jean-Marie Le Pen qui fut la cheville ouvrière de la scission de décembre 1998 et qui est un conseiller de l’ombre de Marine Le Pen. C’est ce même Philippe Olivier qui avait eu l’idée de mettre la main sur le cœur en chantant la Marseillaise, comme font les Américains en entonnant leur hymne national.

UN PARTI DU SYSTÈME

Avec l’accession de Marine Le Pen à sa présidence, le Front national, qu’il faudrait appeler désormais le Front mariniste, devient un parti du Système et doit être traité comme tel par les nationalistes. Au reste, dans l’organigramme qu’elle a présenté à la presse le 20 janvier, aucune place n’est laissée aux gollnischiens. Les marinistes occupent toutes les fonctions alors que les partisans de l’universitaire lyonnais ont obtenu 42 % des votes au comité central et que lui-même a obtenu près d’un tiers des voix à l’élection pour la présidence. Il ne fait aucun doute que Marine Le Pen ne permettra pas à Gollnisch et à ses amis de créer leur courant. Ils n’auront d’autre choix que de se soumettre ou de se démettre. Ils ne sont d’ailleurs que dix dans un bureau politique de 42 membres et le bureau exécutif, véritable instance de direction du mouvement, ne compte que des marinistes pur jus. C’est dire qu’il sera bien difficile aux gollinischiens de se faire entendre.
Reste bien sûr les mouvements de droite nationale en dehors du FN, mais outre qu’ils sont divisés, pauvres et dépourvus d’un fédérateur incontestable, la notoriété du nom de Le Pen et de l’étiquette FN sont des obstacles rédhibitoires sur le plan électoral. Cela fait d’ailleurs partie de la tyrannie médiatique. Nous vivons vraiment l’époque des catacombes du nationalisme. Cependant, plus Marine Le Pen se recentrera, plus elle se normalisera, plus elle ouvrira un espace à sa droite. Un espace sans doute très restreint sur le plan électoral. Mais un espace politique réel. Car actuellement il y a plus de militants et de cadres de valeur et de conviction en dehors du FN qu’en son sein. Mieux vaut des candidatures de témoignage défendant réellement les idées nationalistes qu’une candidature faisant peut-être 15 ou 20 % des voix mais sur des idées contraires à celles portées depuis toujours par la droite nationale, sociale et populaire. De toute façon, aucune révolution dans l’histoire ne s’est faite par les urnes.
C’est en ne cédant rien sur nos convictions, en s’opposant radicalement au Système, à ses (fausses) valeurs, à ses mots d’ordre, à son vocabulaire, à ses réflexes, à son mode de pensée et d’action que les nationalistes resteront des hommes libres et des hommes d’honneur. Des sentinelles qui veillent dans l’obscurité en gardant au cœur, malgré la noirceur du présent, une espérance invincible et l’amour de Dieu et de leur patrie trahie, défigurée, éclipsée mais qui pourra peut-être un jour ressusciter.

Jérôme BOURBON

19 commentaires concernant l'article “« L’aggiornamento du Front national »”

  1. Le discours anti-Marine m’est insupportable. Qu’aurait apporté Gollnish de plus : la moitié moind e de vote.
    Marine est fille des medias ? et alors, tous les hommes politiques sont fils des medias !
    Nos idées progressent là est l’essentiel.
    Cette mise à mort et cette division de notre camp est scandaleuse et contre-productive. heureusement que gaêlle Mann, par exemple, ne tombe pas dans le piège ! Et merde ! Arrêtez de pleurnicher.
    Ce Bourbon, qu’il le monte son mouvement !

  2. Tous les problèmes viennent des médias, tous, ce sont eux qui ont interdit à Jean Marie Le Pen de s’exprimer pendant 30 ans, bafouant de ce fait la démocratie tout en prétendant la représenter.
    Ce sont eux qui choisissent les politiques en invitant untel ou untel ou non tel autre.

    Askolovicht dans sa dernière vidéo ne propose pas moins que la suppression de la liberté d’expression sous prétexte que « on a failli avoir des morts a cause du racisme » et par la faute de Marine Le Pen, Naulleau et Zemmour, il faut donc les empêcher de parler et réserver le droit de parole publique aux gens « raisonnables » : lui-même et les siens, c’est-à-dire imposer une dictature.

    http://www.fdesouche.com/171114-askolovitch-naulleau-a-explique-que-le-lobby-juif-tenait-la-republique

    Lui-même et Zemmour n’ont aucune importance en tant que personne, ce qu’il peuvent dire n’a aucune d’importance. Ce sont les gens qui les placent en face des caméras ou derrière les micros qui comptent.

    Askolovicht est un délinquant qui devrait être emprisonné, il enfreint art 11 DDH.

    Les médias empêchent l’émergence d’un autre parti nationaliste en n’invitant personne d’autre que Marine Le Pen à la TV, elle a été choisie représentante des Français par les médias.

  3. Tres bon article, nous allons voir maintenant ce que fera MLP a la tete du FN. Si elle fait ce que denonce Jerome Bourbon il est clair que bon nombre d’adherents du FN et d’electeurs se detourneront de ce parti.

    De toute facon les flons flons du congres s’eloignant les realites demeurent, le FN n’a pas de cadres, pas de deputes, aucun maire de grande ville. Ses finances sont dans le rouge et surtout Commodore Cotelec reste un acteur encombrant! Il va etre interessant de voir jusqu’ou peut aller le pouvoir de MLP dans le parti qu’elle preside.

    Les cantonales seront le premier test en tous cas.

  4. Ce qui est fait est fait .je pense qu’il était indispensable de donner un  » nouveau visage  » au front national !
    et une nouvelle base nous sommes en 2011 ! des élections arrivent..
    et cela sans rien renier du passé .
    de plus une partie de plus en plus importante du peuple s’exaspère et s’impatiente ..
    surtout dans quelques département 93 91 le nord la provence etc….
    attendons déja les cantonales ..

  5. Arrêtez de faire l’autruche,à force de vouloir paraitre « respectable » on fini comme ce traitre de Fini avec la clique de Berlusconi.
    Souvenez-vous des anciens du front qui sont TOUS partis écœurés
    En dehors de Gollnisch,il n’en reste AUCUN … Ces pauvres Duprat ou Stirboit doivent se retourner dans leurs tombes.
    Moi je ne suis pas encore prêt à hocher la tête devant un certain mur à jérusalem… SEMPER FIDELIS !
    BRAVO à JEROME BOUDON que j’apprécie énormément pour sa lucidité,tous le monde ne peux pas en dire autant…

  6. @ LG
    Il me semble que sur ce même blog, vous accusiez Marine le Pen d’avoir été achetée par les JUIFS !
    Versatile ? opportuniste ?

  7. @ Toto d’Oran
    On reconnait là un VRAI ORANAIS !
    fifille ne doit pas aimer les vrais oranais , trop lucides à son goût !

  8. Je ne me reconnais plus dans le FN. Je suis catholique et tiens à le rester. Marine Le Pen est de le mouvance de la Nouvelle droite qui est païenne. Je ne peux donc la suivre. Adieu!

  9. Un parti ne dos pas être confessionnel, n’en déplaise a l’allumé Bourdon !
    Honte au nouveau Rivarol qui entretien les éternelles divisions. Abonnement terminé. Au fait qu’attends le triste Bourdon pour créer un énième mouvement de plus … qu’on rigole ! Une nullité.

  10. Assimiler Marine à la Nouvelle Droite me semble quelque peu abusif. Marine est une politicienne et rien de plus. Qui peut- prétendre savoir où sont ses convictions véritables? Elle s’est saisie de l’étendard du Front parce qu’elle n’avait que cela pour s’affirmer et réussir à percer dans le clan politico-médiatique, voilà mon avis.
    Quant à savoir si de ce Front nouvelle mouture sortira ou non qqch de bon, la question reste ouverte et je laisse à l’avenir le soin de nous en donner la réponse, mais je m’avoue sceptique – le poisson pourrait par la tête comme on dit.

  11. Et pourquoi un parti ne serait-il pas confessionne? Je voudrais bien le savoir!

    Gloire au nouveau Rivarol qui n’a pas peur de son ombre et a dit la vérité sur le FN et la Marine.

    Bourbon (vous êtes mignon quand vous écorchez son nom, c’est puéril, en plus ça vous empêche de faire le rapprochement avec le whisky; mais c’est vrai qu’il y a F.Vial pour ça) n’a pas besoin de créer un mouvement de plus puisqu’il soutient l’initiative de Gollnisch, pardon Carl Lang, d’unir les vrais nationaux.

    Et ça marche: http://rivarol.over-blog.com/article-face-a-l-imposture-la-resistance-s-organise-66083297.html

    P.S: quant à votre abonnement, réel ou non, ne vous en faites pas, ils sont en hausse. Eh oui, il y a un public pour l’intransigeance, voulant acheter un Rivarol hier à la galette de Lang, j’ai découvert un stand dévalisé. Et M. Bourbon m’a confirmé qu’il avait fait de nombreux abonnements.

  12. Et c’est reparti pour la guéguerre tribale chère aux gaulois, de moins en moins gaulois, mais de plus en plus divisés. La manière peu élégante dont MLP a remporté la présidence du FN fait tache, d’autant que c’était sans doute inutile. Elle aurait gagné quand même. Tout ça regarde en priorité les encartés du FN.

    Electoralement parlant nous verrons si c’était le bon plan. Quoi qu’il en soit, c’en est fini du compromis nationaliste qui a permis de faire cohabiter les gens des peuples de France, venus de divers horizons politiques et religieux. On a connu Jérôme Bourbon mieux inspiré que dans ses diatribes anti-MLP (tant bien même il ait raison sur le fond), que veut-il? la création d’un « Hezbollah » catholique? pour la prise de tête c’est bien parti! pour la prise du Pouvoir ça sera juste avant la Saint Glin-Glin!

  13. Les convaincus du bulletin de vote me font rire. Croyez-vous en la démocratie, c’est-à-dire le « pouvoir » du peuple? Pensez-vous qu’en déposant votre bulletin dans l’urne vous avez le pouvoir? Toutes ces absurdités ont été inventés par les révolutionnaires qui rigolent sous cape quand ils voient ces affrontements imbéciles et ils tirent les ficelles de ces clowns, mis sur le devant de la scène, qui sont censé nous gouverner. Ils nous font croire qu’ils s’opposent alors qu’ils s’entendent. Renseignez-vous, avant d’aller voter, sur ces messieurs-dames qui fréquentent le club huppé et branché du « Siècle », le Bilderberg et autres « clubs » mondialistes; Ce sont eux qui tirent les ficelles. A quand Marine participante au dîner du « Siècle »?
    Renseignez-vous, soyez lucides, ne vous laissez pas tromper par les médias qui sont aux ordres!
    Jean-Marie le savait bien. Il a combattu, à ses débuts, ces gens, mais, depuis, il a mangé dans la gamelle et trouvé la soupe bonne.
    « Pauvre France, tu es trahie par tes enfants! »

  14. @ LE HURON
    Je me méfie du terme « gaulois »
    Je n’ai jamais aimé Astérix , beaucoup s’étonnaient ;j’y trouvais quelque chose qui sonnait faux , qui était une caricature à la fois des Gaulois et des Romains.
    Et il n’ y a qu’un an pourquoi j’ai compris pourquoi je n’aimais pas d’instinct Astérix .

  15. Bon, il n’y a pas eu de guerre des gaules, pas de gaulois, pas de tribus gauloises, (bituriges, suesson, atrébates, allobroges, arvernes, liste longue comme mon bras) mais si vous avez appris l’Histoire dans « Asterix » je ne peux rien pour vous.

    Bien sûr que le terme « gaulois » n’est pas neutre, ou ne l’a pas toujours été. La République se l’est approprié un certain temps (sous le IIIè) pour forger un mythe, comme elle l’a fait aussi de jeanne d’Arc. J’ai employé gaulois pour illustrer le principe de division congénital des « français ». Vercingétorix n’a rallié qu’une moitié de la Gaule… Impérialisme romain hier, impérialisme américain aujourd’hui…

    Tiens, « français », encore un terme dont vous devriez vous méfier. Il nie les corses, les bretons, les basque, les alsaciens, les flamands…

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