
Après plusieurs jours sans daigner s’expliquer sur le scandale Benalla, le président Emmanuel Macron a fini par s’exprimer, mais devant son clan, hier soir, face aux députés En Marche qui fêtaient à la Maison de l’Amérique latine la fin de la session parlementaire.
Tout en disant se sentir trahi par l’attitude de son proche conseiller ratonnant des manifestants en usurpant les attributs de la police le 1er mai, le président a défendu son proche et voulu démentir plusieurs « rumeurs ». Il a notamment dit « Alexandre Benalla n’est pas mon amant »…
On imagine mal un De Gaulle ou un Mitterand dire cela.
Mais après la fête de la musique à l’Elysée, on peut s’attendre à tout de la part de cet homme méprisant ouvertement les bonnes moeurs.
Le chef de l’Etat a ensuite affirmé : « La République exemplaire n’empêche pas les erreurs. S’ils [les Français?] cherchent un responsable, le seul responsable, c’est moi et moi seul », puis, en concluant son discours : « Qu’ils viennent me chercher. »
Une incroyable désinvolture et une forfanterie de voyou, des propos stupéfiants venant d’un président.