C’était un 7 mai… 1954 : chute de Diên Biên Phu

Une guerre perdue à Paris…

Après six mois de lutte héroïque – illustrée notamment par les nombreux blessés et amputés qui ne voulaient pas quitter le front, ou par les paras volontaires qui sautaient pour rejoindre leurs camarades alors que la bataille était perdue – et une résistance acharnée, parfois à l’arme blanche, face à des troupes supérieures en nombre (dix fois plus, à un moment), en matériel et envoyant des jeunes kamikazes, étant à court de munitions et bombardée sans cesse dans l’enfer de la cuvette, l’armée française (comprenant des légionnaires, des paras, des troupes coloniales, des combattants indigènes), fautes de renforts suffisants, dut décréter le cessez-le-feu.

A l’issue de cette bataille, 12 000 combattants de l’Union française furent faits prisonniers. Seuls 3 290 seront rendus aux autorités françaises…
En quelques mois, les deux tiers des 12 000 captifs du Viêt-Minh moururent des mauvais traitements

Prisonnier
prisonnier français du Viet Minh

C’est toute une chevalerie massacrée vainement, et les coupables (secrétaires d’État, président du Conseil…) se lavaient déjà les mains du désastre dont ils étaient responsables.
Trahissant le pays qui l’hébergeait, le politicien socialiste, apatride et franc-maçon Pierre Mendès France a joué un rôle important dans l’abandon de l’Indochine et de ses habitants.
Militant de la destruction de l’Empire français et des départements français d’Algérie, il « négociera » avec le Viet-Minh à Genève, de concert avec l’URSS,  les accords qui chasseront définitivement la France de la péninsule asiatique, où il faisait si bon vivre, la livrant à la barbarie communiste.
Pierre Mendès « France » ne se préoccupa ensuite nullement, bien que président du Conseil, des milliers de Français prisonniers du Viet-Minh dans des conditions atroces.

Pierre Mendès France, négociant à Genève,  pendant que les soldats – français, coloniaux et indigènes – meurent dans l’enfer de Dien Bien Phu en résistant aux communistes

Près d’un million de Viet-Namiens du Tonkin fuirent en désordre vers le Sud pour échapper au marxisme dont ils avaient déjà pu faire l’expérience.

La guerre d’Indochine fut aussi une lutte idéologique contre l’ennemi intérieur qu’est le communisme, qui, représenté à l’époque par le PC«F», collaborait ardemment avec le Viêt-Minh et s’est rendu responsable de la mort de nombreux soldats français :
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C’était un… 6 mai.

1527 : les lansquenets de Charles Quint, conduits par le connétable Charles III de Bourbon (qui trouve la mort pendant l’assaut), s’emparent de Rome. Six à douze mille habitants sont passés au fil de l’épée et la ville papale est pillée, puis occupée près d’un an par une soldatesque que Charles Quint ne cherche pas particulièrement à apaiser. D’inestimables trésors sont perdus à jamais.

1542 : le jésuite saint François-Xavier débarque à Goa, alors possession portugaise, afin d’évangéliser les Indiens.

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C’était un… 5 mai

614 : en Palestine, les Perses prennent Jérusalem, et emmènent le patriarche et la population en captivité, ils s’emparent de la Vraie Croix comme trophée de leur triomphe sur l’empire byzantin à dominante chrétienne.

877 : consécration de la collégiale Sainte-Marie, future abbaye Saint-Corneille, construite par Charles le Chauve, petit-fils de Charlemagne, à Compiègne, dont il voulait faire la capitale de l’empire d’Occident.

1537 : les luthériens allemands refusent une invitation du pape Paul II à un concile général.

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C’était un… 4 mai.

1415 : le concile de Constance condamne comme hérétique John Wyclif, précurseur de la révolution protestante.

1874 : mort, à 35 ans, en odeur de sainteté, de Dorothée Quoniam, en religion Marie-Aimée de Jésus. Cette carmélite française, mystique, est l’auteur de différents ouvrages spirituels qui marquèrent leur époque.

1897 : à Paris, l’incendie du Bazar de la Charité (où était organisée une importante vente de charité, à laquelle la haute société se pressait), cause la mort d’environ 120 personnes, dont la duchesse d’Alençon, ainsi que nombre de dames de la noblesse et de la haute bourgeoisie.
Sur les lieux de la tragédie sera édifiée l’église Notre-Dame de la Consolation, qui honore la mémoire des victimes et qui est aujourd’hui occupée par les catholiques traditionalistes (FSSPX).

Illustration parue dans « le Pèlerin » en mai 1897.

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C’était un… 3 mai

1853 : mort, à Paris, à l’âge de 43 ans, de Juan Donoso Cortés. Homme politique espagnol et ambassadeur en France, il fut un grand auteur catholique contre-révolutionnaire, critique acéré  des régimes démocratiques.
► son maître livre est l’Essai sur le catholicisme le libéralisme et le socialisme, mais on peut aussi lire avec intérêt son Théologie de l’histoire et crise de civilisation ou même ses œuvres complètes. Louis Veuillot lui a consacré une petite biographie.

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C’était un… 2 mai

• Fête de Saint Athanase. Né vers 296 et mort en 373, il fut évêque d’Alexandrie et un théologien majeur du IVᵉ siècle. Père et Docteur de l’Église. Persécuté pour son opposition à l’arianisme triomphant, il défendit la consubstantialité du Fils avec le Père, au concile de Nicée (325) et passa près de vingt ans en exil, tout en écrivant des traités fondateurs sur la Trinité et la vie spirituelle.

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C’était un… 1er juin :

836 : les vikings mettent Londres à sac.

1794 : bataille navale du 13 prairial an II (ou troisième bataille d’Ouessant), entre la marine de la République française (ce qui restait de la grande marine royale, très affaiblie par la Révolution) et celle de Grande-Bretagne, dans le cadre de la guerre de la Première Coalition. Plus de 1600 morts français pour 300 Britaniques, mais les navires apportant des céréales des Etats-Unis pour la France – menacée de famine – atteignent leur but.

1796 : bataille du Grand-Celland, non loin d’Avranches, entre 800 Chouans et autant de Républicains. Victoire des premiers, qui ne poursuivront pas les Bleus, faute de munitions suffisantes.

1879 : mort courageuse, à 23 ans, du prince Louis-Napoléon Bonaparte, fils de Napoléon III et exilé, officier de l’armée britannique tué par des Zoulous, en Afrique du Sud.

1883 : début de la conquête de l’île de Madagascar, qui ne s’achèvera qu’en décembre 1885. Les pertes françaises seront importantes du fait des maladies locales (4500 hommes, un tiers de l’effectif).

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C’était (aussi) un 1er mai

1707: fusion de l’Écosse et de l’Angleterre dans la Grande-Bretagne.

1891 : à Fourmies, dans le nord, l’armée de la République tire sur la foule des ouvriers grévistes, à la demande du sous-préfet Issac et du patronat. Parmi les morts : une femme et un enfant de 11 ans. Edouard Drumont rendra hommage aux morts dans un grand livre, le Secret de Fourmies.

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1er mai 1776 : naissance des Illuminatis de Bavière

Ce jour-là fut créé l’ordre secret des « Illuminés (ou Illuminati) de Bavière », prétendant ressusciter les mystères de Mithra, par le franc-maçon révolutionnaire Adam Weishaupt (né juif, baptisé puis éduqué par les Jésuites avant de changer encore) et cinq autres frères (dont le chanoine Rocca et Benjamin Franklin).
Ils seront 2500, cinq ans après.

Cette puissante secte occultiste a joué un rôle important dans la survenue et le déroulement de la Révolution française (selon l’abbé Barruel notamment).

Selon certaines théories, l’ordre des Illuminés de Bavière qui a officiellement disparu en 1786 après une répression par les autorités du Sud de l’Allemagne, aurait survécu et se trouverait au sommet de la hiérarchie occulte qui travaille à l’avènement du nouvel ordre mondial.

► un solide ouvrage a été consacré à cette organisation, sous la plume de René Le Forestier, et Alain Pascal souligne leur rôle dans l’avènement de la Révolution dans l’un de ses livres.

C’était un… 30 avril

783 : mort de sainte Hildegarde de Vintzgau, épouse de Charlemagne et reine des Francs.
Issue d’une vieille famille franque proche des Mérovingiens, à laquelle le Roi Clotaire Iᵉʳ donna le duché de Bavière aux alentours de l’an 555, Hildegarde épousa, à l’âge de 13 ans, le roi des Francs Charles Iᵉʳ le Grand – dit Charlemagne – qui a dix ou 15 ans de plus qu’elle. Elle lui donnera neuf enfants (dont Louis Iᵉʳ, dit le Pieux).
Épouse très aimée et très aimante, elle accompagnait Charlemagne dans ses campagnes militaires. Vers la fin du carême de 774, elle était aussi à ses côtés à Rome, où le roi des Francs avait été appelé au secours par le pape Adrien 1er lorsque le roi des Lombards envahissait le patrimoine de Saint Pierre (constitué par Pépin le Bref).
Profondément chrétienne, elle exerçait de nombreuses charités et dotait généreusement les monastères. Elle mourut des suites de ses neuvièmes couches, à l’âge de vingt-cinq ans seulement, dans la résidence impériale de Thionville.

1315 : Enguerrand de Marigny, chambellan du roi Philippe IV de France, accusé de sorcellerie, est pendu au gibet de Montfaucon à Paris.

1524 : mort du chevalier Bayard.

Lors d’un combat contre les troupes de Charles Quint, un coup d’arquebuse tiré par un soldat anonyme tue le chevalier Pierre Terrail, seigneur de Bayard, homme de guerre français, qui en 1515 contribua d’une manière décisive à la victoire de Marignan.

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29 avril 1975 : mort du jeune Sergio Ramelli, 18 ans, assassiné par les Rouges

[en fin d’article : l’hommage du gouvernement italien en 2025]

L’extrême-gauche européenne a, à travers les décennies, assassiné de nombreux patriotes, souvent jeunes, souvent dans l’impunité. C’est autre chose que l’« affaire Méric », qui eut un formidable écho médiatique et des conséquences judiciaires scandaleuses, alors qu’un antifa violent mais freluquet trouvait la mort accidentellement en assaillant des gens d’en face.

En cette année 1975 donc, à Milan, Sergio Ramelli était un jeune étudiant de 18 ans.

Militant nationaliste au sein du Front de la Jeunesse (branche jeune du Mouvement Social Italien, MSI), il était connu comme tel dans son milieu scolaire, dans une époque de tension politique marqué par la violence d’extrême-gauche (l’année précédente, plusieurs militants italiens avaient été assassinés par les Brigades rouges).

Le 13 mars 1975, Sergio Ramelli rentre chez lui en fin de journée.
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C’était un 28 avril… (Bulle « In Eminenti », morts de Benito Mussolini et du colonel de La Rocque, notamment)

1192 : quelques jours après son couronnement comme roi de Jérusalem, Conrad de Montferrat, héritier d’une vieille famille d’origine lombarde, est assassiné par des terroristes ismaéliens.

1738 : bulle papale de Clément XII, In Eminenti, condamnant sévèrement la franc-maçonnerie et excommuniant ses membres. Suite à la fondation officielle de la secte en 1717, c’est la première d’une longue série de condamnations par le Saint-Siège. On peut les consulter ici.

► pour des livres sérieux sur le thème de la franc-maçonnerie, voir ici.

•  1760 : bataille de Saint-Foye, en Nouvelle-France, où les Français remportent une grande victoire face aux Anglais et « rebattent les cartes » du sort de l’Amérique. Voir le détail en fin d’article.

1920 : la France est officiellement investie par la Société des Nations d’un « mandat pour la Syrie et le Liban » (en fait un protectorat), à la suite de l’accord secret franco-britannique de 1916 « Sykes-Picot ». Elle va transformer ces anciennes provinces ottomanes en deux Républiques laïques.

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C’était un… 27 avril

1463 : mort, à Rome, d’Isidore de Kiev, qui fut métropolite grec-orthodoxe « de Kiev et de toutes les Russies » et cardinal à Rome. Il tenta de résorber le schisme d’Orient, devant la menace turque. L’empereur byzantin Jean VIII Paléologue l’envoya en 1434 au Concile de Bâle, pour parfaire la réunification des Églises. Byzance le nomma « de Kiev et de toutes les Russies ». Après de nombreux avatars, il rédigea, avec le cardinal grec Jean Bessarion, le document de l’unification, proclamée le 5 juillet 1439, ce qui lui obtint de devenir en même temps  « cardinal de Ruthénie ». Kiev fut donc unie, mais le grand-prince de Moscou refusa l’union… Le pape Nicolas V renvoya Isidore à Constantinople, en 1452. Il participa activement à la défense de la ville contre les Turcs ; au cours du siège, il annonça aux Byzantins l’unification des « deux » Églises au cours d’un prêche dans Sainte-Sophie, ce qui agréa à la Cour et à la hiérarchie mais non au peuple, toujours très hostile à la papauté. Isidore de Kiev et ses hommes prirent alors les armes et montèrent au créneau pour défendre la ville. Isidore y fut blessé, mais parviendra à fuir, vers la Crète d’abord, avant de rentrer à Rome en 1454, où il rédigea un récit poignant de la chute de Constantinople, Epistula lugubris. Le pape Pie II le nomma, à titre honorifique, “Patriarche Grec de Constantinople”.

1521 : mort, aux Philippines, de Fernand de Magellan, explorateur portugais (qui découvrit le détroit à l’extrême-sud de l’Amérique et effectua le premier voyage autour du monde), au cours d’une bataille contre de nombreux indigènes.

1578 : « duel des Mignons », à Paris, lors duquel plusieurs favoris (compagnons proches) du roi Henri III s’affrontent entre eux. Quatre d’entre eux y laisseront la vie.

1702 : mort à Dunkerque de Jean Bart, grand marin et plus célèbre des corsaires français. Il est victime d’une pleurésie à l’âge de 52 ans.
Légendaire, on le connaît comme le « Renard des Mers », car il aurait capturé au cours de sa carrière presque 400 bâtiments.
Né dans une famille de pêcheurs et de corsaires catholiques, Jean Bart embarque pour la première fois en tant que mousse à l’âge de 8 ans.
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C’était un… 26 avril.

1248 : consécration solennelle de la Sainte-Chapelle, édifiée sur l’île de la Cité, à Paris, à la demande de Saint Louis, afin d’abriter la Sainte Couronne d’épines, un morceau de la Vraie Croix, ainsi que diverses autres reliques de la Passion qu’il avait acquises.  Conçu comme une vaste châsse presque entièrement vitrée, ce bâtiment se distingue par l’élégance et la hardiesse de son architecture, qui se manifeste dans une élévation importante et la suppression quasi totale des murs au niveau des fenêtres de la chapelle haute. Bien qu’édifiée dans un bref délai, ne dépassant pas sept ans, on n’a pas relevé de défauts de construction, et la décoration n’a pas été négligée. Elle fait notamment appel à la sculpture, la peinture et l’art du vitrail : ce sont ses immenses vitraux historiés d’origine qui font aujourd’hui la richesse de la Sainte-Chapelle, car elle a été privée de ses reliques à la Révolution française.
A visiter avant que la République maçonnique ou le Tiers-monde importé ne la saccagent !

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C’était un… 25 avril

1882 : dans le cadre de la lutte contre le brigandage (par les « Pavillons noirs ») dans la vallée du fleuve Rouge, le capitaine de frégate Henri Rivière, à la tête de 500 hommes, prend la citadelle d’Hanoï.
Il sera tué un an plus tard, par ces mêmes soldats irréguliers chinois.

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