Morale laïque : l’endoctrinement au programme des écoles

Vincent Peillon a défini hier les modalités d’enseignement de la morale laïque. Il précise à cette occasion que « la morale laïque est un ensemble de connaissances et de réflexions sur les valeurs, les principes et les règles qui permettent, dans la République, de vivre ensemble selon notre idéal commun de liberté, d’égalité et de fraternité ». Nous apprécierons le caractère abstrait de cette morale dont la banalité a priori laisse augurer son inconsistance. Car qui s’oppose à la liberté ? Qui dénonce l’égalité ? Dans le même genre, qui préfère la guerre à la paix, ou bien le mal au bien ?

En réalité, derrière ses bons sentiments -mais fait-on de la morale avec des lieux communs et des bons sentiments ?-, il faudra s’interroger sur le sens profond que peuvent recouvrir ces mots, qui apparaissent d’abord comme des poncifs. Car il y a différentes conception de la liberté, comme il y a plusieurs conceptions de l’égalité. Sauf à demeurer dans les banalités d’usage, il faudra donc que cet enseignement mette des réalités derrière les mots, et sous couvert d’enseignement de la morale, impose donc une structure de pensée philosophique aux élèves. L’enseignement de l’égalité pourra ainsi se décliner, à titre d’exemple, à travers la promotion du « mariage » homosexuel. Bref, « l’éducation nationale » là encore, fidèle à sa vocation, confisque aux parents l’éducation de meilleurs enfants et compte bien poursuivre son bourrage de crâne…

Et le ministre poursuit : « D’abord, certains voudraient laisser penser que la morale laïque serait antireligieuse. C’est exactement l’inverse : elle est une morale commune à tous, et c’est justement son respect qui autorise la liberté et la coexistence des croyances individuelles et privées de chacun« . Pardon monsieur le ministre, mais le décalogue n’a-t-il pas non plus une portée universelle ? La loi morale naturelle qu’il traduit n’est-elle pas commune à tous ? A moins que la morale de monsieur Peillon ne fasse l’apologie du meurtre, du mensonge ou du vol, il est à craindre qu’elle n’aura pas inventé grand chose…

Barjot dépassée

Il y a un divorce sensible entre les animateurs de la « Manif pour tous », et les troupes.
Alors que Frigide Barjot s’acoquine avec le sinistre Valls contre les dissidents, qu’elle tente d’UMPiser la manifestation et qu’elle fait toujours plus l’apologie – entre autres – de l’homosexualité, on la voit dans la video ci-dessous mise mal à l’aise par les manifestants.

Elle y met fin à un entretien car des personnes scandent « Hollande démission » (slogan largement utilisé lors de la manifestation monstre du 24 mars).

Pour elle, il s’agit donc de « groupuscules » extrémistes…
Il y en aurait alors, selon sa définition, des centaines de milliers en France ! Plutôt réjouissant.
On a envie de crier aussi, et de plus en plus, « Barjot démission » !

La République vacille dans sa propre maison

Quand la violence s’introduit jusque dans l’hémicycle aseptisé de la représentation nationale où le verbe et la rhétorique sont habituellement les seules armes, c’est bien là le signe tangible et palpable de l’atmosphère délétère qui règne aujourd’hui en France. Car au delà du cinéma ou des personnages que peuvent incarner les députés afin de ressusciter un clivage droite/gauche dépassé, il faut bien convenir que les tensions de la rue sont rentrées dans le saint des saints d’une République manifestement bien malade…

Des préfets obligés par l’Europe de reloger les Roms qu’ils venaient d’expulser !

Après Lyon, début avril, Ris-Orangis, en banlieue parisienne : les préfets se trouvent assignés par les familles de ressortissants roumains qu’ils venaient de faire expulser. Car les préfets n’appliqueraient pas le droit européen, ni la circulaire Valls du 26 août 2012 qui impose, en cas de démantèlement de camp, de trouver des alternatives d’hébergements pour les populations concernées.

Quant à l’obligation faite aux communes d’aménager des terrains pour accueillir la communauté roumaine nomade, elle suscite d’importantes difficultés. Joël Wilmotte, maire UMP d’Hautmont dans le Nord, menace ainsi de présenter la démission de son conseil municipal si l’État lui impose l’accueil d’un camp de Roms qui serait aménagé dans sa ville, sur un terrain propriété du conseil général.

Le préfet de Lyon constatait lui-même, au lendemain de la décision qui le frappait: «Il n’est pas raisonnable de penser qu’à Lyon, on peut loger tout le monde.»

Il semble que, face aux difficultés que provoque l’immigration de masse, les maires et les préfets commencent à réagir, comprenant en particulier que la crise du logement qui affecte les Français n’est pas compatible avec les exigences de l’intégration de nouveaux arrivants. Mais ces maires et ces préfets, aujourd’hui commandés par la loi européenne qui prime la loi française, se sont-ils tous opposés à la construction d’une union européenne qui confisquait aux nations l’exercice de leur souveraineté, celui de leurs prérogatives régaliennes et de la maîtrise de leur territoire ? Se sont-ils opposés aux accords de Schengen qui permettent la libre circulation des personnes présentes sur le territoire de l’Union, libres de passer ainsi d’un pays à l’autre ?

« Dieu rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes » s’amusait Bossuet…

 

Le dogmatisme de Karl Zéro

L’animateur de télévision Karl Zéro, beau-frère de Frigide Barjot, a taclé hier sa belle sœur dans les médias. Publiant une lettre ouverte  adressée à la porte parole de la Manif pour tous, invité sur Europe 1,  estime que Frigide Barjot «est manipulée par en-dessous, par tous ceux qui veulent en finir une bonne fois pour toutes avec la République».

Bien que rien ne laisse paraître dans le discours de Frigide Barjot, obsédée par le cadre légal, une volonté d’en finir avec la République -défendre un modèle familial ne signifie pas remettre en cause un régime politique-, il est toujours de  bon ton, pour disqualifier un opposant, d’expliquer qu’il est vilain et qu’il n’aime pas la République. Banalité très commune, à la limite de la tarte à la crème.

Et d’abord, qu’est-ce que la République ? La res publica, c’est-à-dire la chose publique ? A cette école, sauf les anarchistes, personne ne s’oppose aux institutions publiques : car l’homme est un animal politique. A cette école, la monarchie elle-même peut être une république.

Ou bien, au delà de l’institution, au delà même du régime politique, faut-il voir dans la République de Karl Zéro une idéologie ? Dans ce cas, sauf à sombrer dans le dogme, peut-être a-t-on le droit de ne pas souscrire au logiciel idéologique de la république de 1789. Peut-être a-t-on le droit d’estimer que la loi n’est pas l’expression de la volonté générale, dans la mesure où l’on n’enracine pas dans la volonté humaine la mesure du bien et du mal. Dans la mesure où l’on croit à la transcendance de certains principes.

Évidemment, on touche là à la distinction entre légalité et légitimité. Et on comprend que le système panique et que ses sbires rappellent le dogme, sans l’étayer par définition…

L’oecuménisme de Monseigneur Castet, à la frontière de l’hérésie ?

Chaque année, Monseigneur Castet, évêque de Luçon, assure la promotion d’un « voyage œcuménique » qui mène ses ouailles à Lyon, ou à Taizé. Le point d’orgue : la très calviniste Genève.

Les deux organisateurs, le Père André Bremand pour le le diocèse de Luçon et le pasteur Marc Coumont pour le Consistoire de la Vendée de « l’Église protestante unie de France« , sont donc respectivement prêtre et pasteurs, catholique et protestant.

Le programme, quant à lui, était principalement axé sur la découverte du protestantisme et sur les valeurs de l’œcuménisme : plusieurs célébrations du « Culte Réformé » étaient comprises dans l’agenda…

Faut-il rappeler à ces oecuménistes de tout poils que l’unité qu’ils recherchent en dehors de l’Église catholique est pourtant une marque de l’Église catholique, ainsi que nous le professons tous les dimanches dans le Credo : « Je crois en l’Église, UNE, sainte , catholique et apostolique… » Que cette unité a été voulue par Notre-Seigneur afin de rassembler ses brebis : « Un seul pasteur, un seul troupeau » ? Que l’Église est le Corps du Christ, que seule elle possède la plénitude de la Foi, dont elle est gardienne et dépositaire, et des moyens de salut ?

Faut-il rappeler également que les protestants ne possèdent ni le sacerdoce catholique, ni donc le sacrement de l’Eucharistie, et que l’assistance au culte protestant ne remplit évidemment pas l’obligation dominicale ? Que les pasteurs protestant ayant quittés l’Église et abandonné la Foi catholique, ne peuvent évidemment pas prêcher aux catholiques, car d’une part ils ne sont pas mandatés par l’Église, d’autre part un hérétique ne saurait conforter un catholique dans la Foi de l’Église ?

Ce relativisme ainsi assumé manifeste que certains princes de l’Église sont plus animés par le respect humain que par le salut des âmes. Car, ainsi que Pie XI l’enseigné dans l’encyclique Mortalium animos, : “Il n’est pas permis de procurer l’union des chrétiens autrement qu’en favorisant le retour des dissidents à la seule et véritable Église du Christ, dont ils se sont jadis malheureusement éloignés… »

Etats-Unis: découverte d’un gène doublant le risque d’Alzheimer chez les Noirs

Une variante d’un gène – qui joue un rôle mineur chez les Blancs – double quasiment le risque de développer la maladie d’Alzheimer chez les Noirs américains, révèle une étude publiée mardi dans le Journal of the American Medical Association.

A part ça, il paraît que les races n’existent pas !

Le Petit Larousse va modifier la définition du mariage

La définition du mot «mariage» sera en effet modifiée dans le prochain «Petit Larousse», qui paraîtra en juin.

Dans l’ancienne version, toujours en cours, le «mariage» y est défini comme un «acte solennel par lequel un homme et une femme établissent entre eux une union dont les conditions, les effets et la dissolution sont régis par les dispositions juridiques en vigueur dans leur pays…». Mais la définition de la prochaine version 2014 précisera: «Acte solennel par lequel deux personnes de sexe différent, ou de même sexe, établissent entre eux une union…». La définition de «mariage» est déjà actualisée dans le Larousse en ligne.

Carine Girac-Marinier, directrice des dictionnaires et encyclopédies chez Larousse, explique : «Nous avons modifié dans le Petit Larousse 2014 (qui sera publié en juin 2013) la définition du mot «mariage» en tenant compte du projet de loi en cours d’examen».

Intéressant car la loi n’est pas encore passée… et la nouvelle définition du mariage est déjà orchestrée. Mieux, elle apparaît déjà dans le Larousse en ligne, alors même qu’en l’état juridique de la situation, le mariage est toujours considéré comme l’union de deux personnes de sexes opposés. Le Larousse en ligne ment. Qui l’attaquera en justice ?

Au reste, est-ce à la loi de définir ce qu’est le mariage ? Toujours le même débat. La volonté du législateur est toute puissante, uniquement si elle ne reconnaît aucune norme naturelle, mesure du juste et de l’injuste, au dessus d’elle. En faisant le choix qu’il a fait, qui n’a rien d’anodin ni d’innocent, Larousse s’engage donc et prend position, se rattachant donc tacitement à une structure de pensée philosophique. La loi doit-elle s’enraciner dans l’objectivité d’une nature sexuée, ou bien dans la subjectivité du désir humain ? Larousse s’est-il penché sérieusement sur la question, ou bien a-t-il juste aveuglément souscrit à la doxa et à la vulgate dominante ?