La France va-t-elle rétablir la peine de mort ?

Alors qu’il ne saurait être question de rétablir la peine de mort pour les pires criminels, tels ceux notamment qui ont pu assassiner des enfants, la France s’apprête à mettre à mort une personne, simplement parce qu’elle est handicapée, sans qu’elle ait pu exprimer son avis.
En effet, l’arrêt des soins prodigués à Vincent Lambert a été fixé à la date du 20 mai (soit dans une semaine !). L’avocat des parents, Me Jérôme Triomphe, a annoncé plusieurs recours, mais rien ne nous dit que ceux-ci aboutiront : « Si cette décision était exécutée, écrivent Jérôme Triomphe et son collègue Me Jean Paillot dans un communiqué, Vincent Lambert mourrait en quelques jours, entouré probablement de forces de l’ordre en nombre, et le docteur Sanchez pourrait remettre à Viviane Lambert un fils mort pour la fête des mères le 26 mai prochain ».

Voir détails sur l’affaire ici.

Du sursis pour Vincent Lambert

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Le Figaro annonce aujourd’hui que : « le docteur Daniela Simon, responsable de la procédure collégiale sur la fin de vie (sic) de Vincent Lambert, a contre toute attente, décidé de ne pas stopper son alimentation et de se référer à son ministère de tutelle, la Santé, quant aux suites à donner à ce dossier. »

D’après les parents de Vincent Lambert, le médecin aurait annoncé avoir saisi le procureur de la République pour lui demander :

  • la désignation d’un représentant légal pour leur fils,
  • le placement de Vincent Lambert sous protection judiciaire car il aurait fait l’objet d’un projet d’enlèvement,
  • la mise sous protection de son service qui aurait fait l’objet de menaces.

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Belgique : Laura, 24 ans, en bonne santé physique, sera euthanasiée cet été

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Ceux qui mettaient la Belgique en garde lorsqu’elle adoptait l’une des premières lois d’euthanasie au monde voient leurs inquiétudes devenir réalité…

La dernière histoire en date est racontée par le journal belge De Morgen, qui a rencontré « Laura », 24 ans, candidate à l’euthanasie. Elle est en excellente santé physique, de nombreux amis l’entourent, elle aime sortir et boire du bon café. Mais sa vie prendre fin cet été. Pourquoi ? Parce qu’elle n’a pas envie de vivre. Ses dépressions la tourmentent : depuis trop longtemps, elle s’imagine que « vivre, ce n’est pas son truc ».

L’histoire de la jeune femme est terrible. Elle naît dans une famille qui éclate à cause de la violence et de l’alcoolisme de son père. Elle est séparée de son père pour des raisons de sécurité et sera donc élevée par ses grands-parents maternels, qui lui offrent sécurité, affection, structure. Malgré tout, dès la grande section, elle se demande se qu’elle fait sur terre. A six ans, elle rêve de se tuer. C’est le début d’un long tunnel, qui passera par l’automutilation, l’incompréhension, les souffrances.

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L’avocat des parents de Vincent Lambert dénonce une « prise d’otage »

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Un très intéressant entretien avec Maître Jérôme Triomphe, avocat des parents de Vincent Lambert, réalisé par Adélaïde Pouchol pour l’Homme Nouveau.

Vincent Lambert est hospitalisé au CHU de Reims où il ne bénéficie pas des soins dont il aurait besoin. Ses parents voudraient le faire transférer dans un autre établissement mais on le leur a refusé jusqu’à présent. Pourquoi ?
Vincent Lambert est aujourd’hui pris en otage par le CHU de Reims qui se comporte comme s’il était propriétaire de son patient. Le Code de la Santé publique prévoit pourtant le principe fondamental du libre choix de l’établissement de santé et du praticien. Le CHU de Reims est donc dans l’illégalité la plus complète. En fait, Rachel, l’épouse de Vincent Lambert, veut le faire mourir, conformément à la décision du Dr Kariger. Le garder dans un établissement dans lequel, par deux fois, on a tenté de le faire mourir, dans l’attente de la décision de la CEDH était et est non seulement contraire au droit mais totalement inhumain. Cela fait maintenant deux ans que nous demandons le transfert de Vincent, qui nous a été refusé par le docteur Kariger, au motif que Rachel était à son chevet tous les jours. Or, depuis deux ans, Rachel a refait sa vie en Belgique. Ce sont les parents de Vincent qui sont quotidiennement à ses côtés plusieurs heures chaque après-midi ! La loi ne prévoit pas de hiérarchie. Entre une épouse qui a manifesté qu’elle entendait refaire sa vie loin de son mari, et des parents qui sont tous les jours à ses côtés, ce sont évidemment les parents qui sont légitimes à faire respecter le principe du libre choix de l’établissement de santé.

Vous dites que Vincent Lambert est retenu en otage, c’est-à-dire ?
Depuis la décision du 14 janvier 2014 qui lui a sauvé la vie, Vincent est retenu prisonnier, enfermé à clé dans sa chambre ! Ses parents, pour venir le visiter, doivent laisser leur carte d’identité aux infirmières, lesquelles viennent constater l’état de Vincent avant et après la visite ! Ce sont elles qui ouvrent la porte de la chambre, laquelle est sous surveillance vidéo. Oui, Vincent est retenu dans un univers carcéral… Pour le protéger de fanatiques qui voudraient le tuer, oui ! Mais il n’y a pas à le protéger de ses parents ! Vincent n’a même pas droit au fauteuil sur mesure que requiert son état et qui permettrait de le sortir de son lit. Il ne peut pas être promené dans les couloirs ou les jardins du CHU parce que le corps médical a peur que ses parents le confient à un autre établissement ou le prennent chez eux ! À vrai dire, Vincent est même traité moins bien que les prisonniers qui ont droit à leur heure quotidienne de promenade et doivent pouvoir bénéficier des soins de kinésithérapie pour ceux qui en ont besoin. C’est ignoble.

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La CEDH valide la mise à mort de Vincent Lambert

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La Cour européenne des droits de l’homme a tranché : arrêter l’alimentation et l’hydratation artificielles de Vincent Lambert est conforme au « droit à la vie » tel qu’il est défini par la Convention européenne des droits de l’homme. L’arrêt très attendu valide donc la décision prise par le Conseil d’Etat français.

Ce sont donc des juges qui décident que la vie d’un homme ne vaut pas la peine d’être vécue… Que doivent donc en penser les 1700 personnes qui sont dans le même état que lui ?

La vie de Vincent Lambert est sacrifié sur l’autel d’un agenda politique mortifère. L’arrête de l’hydratation et de l’alimentation seront un calvaire. Calvaire qui permettra ensuite de défendre la « nécessité » de légaliser une euthanasie « propre »…

Une décision prise à 12 voix contre 5. Les cinq juges « dissidents » ont qualifié la décision d' »effrayante » :

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Malgré la pression, l’Ecosse rejette l’euthanasie

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Les députés écossais ont rejeté par 82 voix contre 36, hier, la proposition de loi en faveur du suicide assisté, qui a fait couler beaucoup d’encre depuis un an

On faisait pleurer dans les chaumières en soulignant que c’était une proposition du député Margo MacDonald, morte de la maladie de Parkinson… Et certains prenaient leurs désirs pour des réalités.

Ainsi peut-on lire sur la fiche Wikipedia concernant la législation sur le suicide assisté par pays : « Le parlement écossais se prépare à adopter un texte en ce sens en 2015 ». Et bien c’est raté, rien n’est jamais joué d’avance.

Lu sur le Salon Beige

Le Grand Orient de France veut lutter contre l’« antimaçonnisme »

Capture d’écran 2014-10-26 à 21.10.21Samedi soir, le Grand Orient de France (GODF) lançait à Lille une campagne publique contre « la dangereuse résurgence de l’antimaçonnisme » qui se déclinera en conférences tenues dans huit villes françaises.

Le Grande Maître du GODF, Daniel Keller a été très clair : « l’antimaçonnisme est aujourd’hui avec l’antisémitisme et l’homophobie l’un des trois symptômes de la crise de la République » avant d’expliquer les motivations de cette campagne : « nous avons décidé de prendre l’antimaçonnisme à bras le corps, d’abord pour le démystifier et puis pour montrer en quoi il était une menace pour les fondements de la République »… Selon le troisième intervenant de cette première conférence tenue à Lille, le journaliste Jiri Pragman, « 2014 n’est certes pas 1934 ou 1940, mais il y a une résurgence de l’antimaçonnisme », venant des milieux catholiques hostiles au mariage pour tous, des évangélistes, des musulmans et plus généralement d’internet et des réseaux sociaux »

 Que veulent-ils dire ? Que l’ « antimaçonnisme » va devenir un délit, comme le sont devenus l’antisémitisme ou l’homophobie, trop souvent vus là où ils n’existent pas ? Qu’il va bientôt devenir impossible de clamer ouvertement son opposition à la Franc-maçonnerie ? Qu’une chasse va être ouverte pour protéger la franc-maçonnerie et la République ?

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Belgique : euthanasie accordée à un violeur

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Le ministre de la justice belge vient d’accepter la demande d’euthanasie formulée par un violeur multirécidiviste condamné il y a 30 ans à de la prison à perpétuité. Il faut encore l’approbation de la cour d’appel de Bruxelles qui examinera le cas le 29 septembre prochain, mais les belges affirment déjà qu’il n’y a aucune raison pour que cette dernière s’oppose à la décision.

Un prisonnier belge en phase terminale avait déjà été légalement tué en 2012 après avoir passé 27 ans en prison, mais cette fois-ci le patient réclame l’euthanasie en raison de ses conditions d’emprisonnement.

Frank Van Den Bleeken avait été condamné à perpétuité à 20 ans après avoir commis plusieurs viols dont l’un suivi d’un meurtre. Il avait alors été jugé irresponsable de ses actes à causes de troubles psychiatriques et affirme aujourd’hui que ses souffrance sont psychologiquement « intolérables ». Pourtant, il refuse une éventuelle sortie de prison, se considérant à juste titre comme un « danger pour la société ».

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Un tueur libéré, un innocent condamné.

BonnemaisonNon le docteur Nicolas Bonnemaison n’a pas « administré de substance de nature à entraîner la mort », non il n’a pas « écourté un calvaire », non il n’a pas « agi par compassion »
Non.
Le docteur Bonnemaison a tué.
Et pourtant, la « justice » a décidé ce matin de l’acquitter au terme d’un délibéré particulièrement rapide étant donné la gravité des actes. Cinq mois de sursis étaient réclamés, aucune peine – même de principe – contre ce docteur-tueur. Le message est clair.

Mais qui protégera désormais les plus faibles si les médecins se transforment en tueurs et que la justice applaudit ?
L’ordre des médecins avait radié cet homme après que de courageuses infirmières l’avaient dénoncé, estimant à juste titre qu’il avait enfreint l’une des règles fondamentales du serment d’Hippocrate: « Je ne provoquerais jamais la mort délibérément ».
Mais ce qu’il reste de « justice » n’en a que faire, ce médecin a voulu être dieu à la place de Dieu, et c’est tout ce qu’elle encourage…
Un médecin tue sept de ses patients sans même demander leur avis ou celui de leur entourage, l’ADMD et tous les militants de la Mort pour Tous se réjouissent… Preuve s’il en était besoin que leur arguments ne tiennent pas une seconde…
Ils se fichent des patients, ils se fichent de leur souffrance. Il veulent supprimer la souffrance, être tout-puissants pour oublier qu’ils sont limités, créés et dépendants d’un Créateur.
Le moindre de leurs désirs doit être protégé par la loi.
Les gens souffrent, la loi doit les tuer pour qu’ils n’aient plus à supporter cette faiblesse. Et ils osent parler de « compassion »…
Supprimer la souffrance, c’est supprimer la vie et non compatir, c’est-à-dire « souffrir avec »…
Leurs actes en sont la preuve. Et puisqu’ils sont d’une violence inouïe, ils déclarent tuer « par amour »… Les tenants de la culture de mort applaudissent, Bien et Mal ont encore une fois été inversés de façon spectaculaire, avec l’aval des plus « grands ».

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Les progrès effrayants de l’euthanasie

Une nouvelle qui nous avait échappé  :
« Des frères jumeaux belges, nés sourds et en passe de devenir aveugles, avaient obtenu le mois dernier le droit de mourir. Les deux hommes, âgés de 45 ans, sont morts le 14 décembre d’une injection létale administrée par les médecins, a annoncé lundi un porte-parole de l’hôpital UZ Brussel. Ils avaient pris ensemble une dernière tasse de café avant de se dire au revoir. Leur famille avait soutenu leur choix. »

Après avoir attendri l’opinion en évoquant des cas bien choisis de gens subissant une terrible agonie, voilà qu’on tue maintenant des gens qui ne sont même pas mourants.
Et demain ?

Le nombre de victimes de l’euthanasie en Belgique, où elle est légale depuis 2002, est en constante augmentation.

Aujourd’hui sort justement un livre de Jean-Claude Martinez* : L’euthanasie, stade suprême du capitalisme.

Nous en reparlerons prochainement.

Livre disponible ici.
Ed. Via Romana, 198 pages, 19 euros.

4e de couverture :

« Ses tenants ont beau la magnifier comme le bouquet final d’un feu d’artifice des mille libertés, l’euthanasie n’est que le produit d’une économie et d’une politique. C’est parce que l’Europe de la récession, aux 20 millions de pauvres, est devenue un océan de chômage du fond duquel ne monte plus aucune étoile nouvelle, que le gouvernement de la France, financièrement acculée, choisit en effet «la piqûre pour tous». Comme une seringue d’or facilitant les équilibres budgétaires, dans un bouillon de culture qui sent le ranci des vieilles idéologies, du malthusianisme, de l’obscurantisme et du nihilisme.
Mais les idiots utiles de droite se préparent à vendre la seringue pour se faire piquer, pendant que ceux de gauche travaillent déjà à se la faire rembourser, sans jamais comprendre que le mal de celui qui veut mourir vient de plus loin que la maladie qu’il affronte. Car s’il a pris la vie en haine, c’est qu’il n’a plus la flamme d’un bonheur et s’il veut mourir, c’est pour cesser de ne plus pouvoir croire.
La loi sur l’euthanasie, loin d’être l’extase de la République, dans la fraternité compassionnelle des injections, n’est donc que la fuite en avant d’une société qui ne voulant pas voir les détresses qu’elle crée, préfère éliminer tous ceux qui viennent les lui rappeler. En leur faisant croire au passage qu’ils le lui ont demandé.
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Le ministre de la santé veut piquer les vieux car, selon lui, ils n’ont plus de dignité !

C’était le 4 mars dernier, lors du Grand Journal de Michel Denisot, présenté Ali Baddou. Marisol Touraine, le ministre de la santé, était alors invitée, à la suite de la séquence du zapping, à commenter le suicide médicalement assisté d’une femme, filmé par des caméras, en Suisse. Réaction du ministre ? Réaffirmer la volonté du gouvernement d’avancer vers une légalisation de l’euthanasie ! Normal. Et pas déplacé du tout.

La première réaction digne eut sans doute été de s’indigner que de telles images aient pu être filmées. Elle préfère, en bonne idéologue, s’étendre sur le sujet de l’euthanasie : « C’est une démarche qui existe en Suisse, qui est possible et à laquelle nous réfléchissons, puisque le président de la république à saisi le conseil consultatif national d’éthique. Il y a des hommes et des femmes qui veulent choisir les conditions de leur mort, qui veulent vivre jusqu’au bout dans la dignité. Et je dois dire que c’est évidement des images extrêmement fortes et qui nous obligent à réfléchir et à voir ce que l’on peut proposer. Ce sera fait dans les prochaines semaines. »

Vous avez bien lu : le ministre suggère implicitement que les personnes les plus atteintes sont dépourvues de dignité, que dans la maladie et dans la faiblesse, la dignité s’estompe. Que la dignité de la personne humaine se mesure donc à l’aune de son état de santé ! Mais quel scandale d’avoir un tel ministre de la santé !

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Belgique : discussions ouvertes sur la légalisation de l’euthanasie pour les mineurs

Jeudi 21 février se sont ouvertes, en Belgique, des discussions relatives à l’euthanasie : se déroulant dans le cadre de la Commission de la Justice et des Affaires sociales du Sénat, elles ont envisagé la possibilité d’une extension de l’autorisation faite aux mineurs d’avoir recours à l’euthanasie.

La RTBF rapporte en effet que «la question de l’âge est une donnée centrale dans les discussions qui ont démarré mercredi à propos des mineurs qu’une majorité de sénateurs souhaitent voir apparaître parmi les bénéficiaires de la loi actuelle».

Le but d’une telle extension ? Mettre fin à l’euthanasie des mineurs, pratiquée, paraît-il, de manière régulière quoi qu’illégale. Le Figaro souligne en effet que «l’un des experts auditionnés mercredi au Sénat a affirmé qu’il était ‘évident’ que l’euthanasie était déjà pratiquée chez des mineurs, hors du cadre légal. ‘Nous le savons tous’, a souligné Dominique Biarent, chef du service des soins intensifs à l’Hôpital universitaire des Enfants Reine Fabiola, précisant qu’il s’agissait d’euthanasie ‘active’. Pour tenir compte de cette réalité, ‘les médecins ont besoin d’un cadre légal, a-t-elle insisté, citée par l’agence Belga. Ils doivent pouvoir agir sans devoir se demander si leurs collègues devront leur apporter des oranges‘».

Voilà donc où a mené la légalisation de l’euthanasie en Belgique : des enfants sont régulièrement euthanasiés, et dans la plus stricte illégalité ! Et ces bons médecins de le souligner pudiquement, comme si l’information était banale. Cynique ! Pour remédier à de tels abus ? Étendons donc la légalisation de l’euthanasie aux mineurs ! Ainsi, ce qui était illégal deviendra légal… C’est tellement plus simple que de fermer la boite de Pandore !! Car il est évident qu’une telle légalisation n’encadrera rien du tout :
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Tuer les malades « par devoir d’humanité », un nouveau progrès sociétal en perspective…

L’institution qui fédère et représente les médecins français, le Conseil national de l’Ordre des Médecins, a fait un pas, hier, en faveur de l’euthanasie : il a envisagé pour la première fois l’assistance médicale à mourir. C’est ainsi qu’un collège médical pourrait permettre, en France, une « sédation terminale » pour des patients en fin de vie ayant émis des « requêtes persistantes, lucides et réitérées« . Invoquant « un devoir d’humanité« , l’Ordre juge que cette « assistance à mourir » médicalisée pourrait être une réponse adaptée, dans des cas exceptionnels, à certaines « agonies prolongées » ou à des douleurs « incontrôlables« , auxquelles la loi actuelle ne donne pas de réponse.

« Sur des requêtes persistantes, lucides et réitérées de la personne, atteinte d’une affection pour laquelle les soins curatifs sont devenus inopérants et les soins palliatifs instaurés, une décision médicale légitime doit être prise devant des situations cliniques exceptionnelles, sous réserve qu’elles soient identifiées comme telles, non pas par un seul praticien mais par une formation collégiale. »

Décidément, Hollande a un défaut : il tient ses promesses… en tout cas celles sur lesquelles il a encore un pouvoir.
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Le rapport Sicard sur l’euthanasie dit « oui » à une aide à mourir !

Le professeur Didier Sicard a rendu, mardi, un rapport sur la fin de vie au président de la République. Ce rapport doit orienter le débat sur la question de l’euthanasie qui sera entamé en juin.

Avec prudence, le rapport suggère, dans certaines conditions et dans les cas de maladies incurables, que soit accordée la possibilité d’un geste médical «accélérant la survenue de la mort». Il s’agit donc d’ouvrir la possibilité d’une aide à mourir. Ce geste médical est préconisé lorsque la personne en situation de fin de vie  «demande expressément à interrompre tout traitement susceptible de prolonger sa vie, voire toute alimentation et toute hydratation» et qu’il serait «cruel de la ‘laisser mourir’ ou de ‘la laisser vivre’».

Un pas est donc fait dans la direction de l’euthanasie. Il s’agit, quelque soient les bons sentiments dans lesquels se drapent les promoteurs de cette odieuse démarche, de conférer à l’homme le pouvoir de donner la mort à un innocent. Sous prétexte d’humanité. Cynique. C’est l’histoire de l’homme qui a voulu se faire Dieu, maître de la vie et de la mort. L’apprenti sorcier finit cependant toujours par retourner son arme contre lui…

Le Pape rappelle les exigences de l’ordre naturel

Benoît XVI a adressé jeudi un message pour la paix, rendu public hier. Il a rappelé les positions traditionnelles de l’Eglise : la constitution du mariage, union d’un homme et d’une femme, ainsi que la condamnation de l’avortement et de l’euthanasie.

Le mariage comme « structure naturelle, c’est-à-dire l’union entre un homme et une femme« , doit être « reconnue et promue face aux tentatives de la rendre juridiquement équivalente à des formes radicalement différentes d’union qui, en réalité, la dénaturent et contribuent à la déstabiliser« , a déclaré le Saint Père dans ce message qui sera lu dans toutes les paroisses, à l’occasion de la Journée mondiale de la paix, le 1er janvier 2013.

Le pape a également jugé injuste de « codifier de manière sournoise de faux droits ou des abus qui, fondés sur une vision réductrice et relativiste de l’être humain et sur l’utilisation habile d’expressions ambiguës destinées à favoriser un prétendu droit à l’avortement et à l’euthanasie, menacent le droit fondamental à la vie« .

Benoît XVI a enfin souligné que les principes qui protègent la vie ainsi que le mariage traditionnel « sont inscrits dans la nature humaine elle-même, identifiables par la raison, et donc communs à toute l’humanité« .

C’est dire que les principes sur lesquels repose la défense des valeurs traditionnelles sont accessibles à toute intelligence droite : car ils procèdent du droit naturel dont la portée est universelle, puisqu’il s’enracine dans l’ordre objectif d’une nature humaine qui nous est commune à tous, et dont Dieu est l’auteur. Par les seules lumières de la raison naturelle, l’homme de bonne volonté peut en effet discerner l’ordre que le Créateur a inscrit dans sa nature, et distinguer alors le bien du mal.