• -45 : bataille de Munda (sud de l’Espagne), entre les dernières légions des partisans de la république (menées par Pompée le Jeune) et les légions de Jules César. Malgré un rapport de force sensiblement équivalent et après une lutte acharnée, les armées de César percèrent les lignes des légions républicaines, dans la fuite desquelles 30 000 hommes moururent. Après son retour à Rome, César devint dictateur à vie, mais brièvement car il sera assassiné l’année suivante par d’autres partisans de la république.
• 180 : Marc Aurèle meurt de la peste en l’actuelle ville de Vienne alors en Pannonie.
• 462 : date supposée de la mort (et donc fête) de saint Patrick, évêque et apôtre de l’Irlande. Il fonde le fructueux christianisme irlandais, dont les moines iront évangéliser le continent et vaudront à ce pays le surnom d’« l’Île des Saints ». Aujourd’hui cette fête est surtout l’occasion d’une vaste beuverie.
• 1429 : au cours du 9ᵉ interrogatoire de son procès, Jeanne d’Arc fait une réponse restée fameuse, quand on lui demande « Pourquoi votre étendard fut-il plus porté à l’Église de Reims à la consécration du Roi que l’étendard des autres capitaines ? » :
« Cet étendard avait été à la peine, c’était bien raison qu’il fut à l’honneur. »
Elle était extrêmement attachée à cet étendard (qu’elle « aimait quarante fois plus que son épée »), qu’elle avait pris à la demande de sainte Catherine et sainte Marguerite lors de leurs apparitions.

► Pour des livres concernant sainte Jeanne d’Arc, voir ici.
• 1649 : mort en martyr de Gabriel Lalemant, missionnaire jésuite français au Canada. Il fut (comme, la veille, Jean de Brébeuf, qu’il assistait) affreusement torturé puis brûlé vif par les Iroquois.
• 1680 : mort, à 66 ans, de François, duc de La Rochefoucauld, écrivain et mémorialiste, dont la maison fut le rendez-vous de tout ce que Versailles et Paris comptaient de beaux esprits, comme Madame de Sévigné, Racine ou Boileau. Ses Réflexions ou sentences et maximes morales, recueil de maximes morales et philosophiques, dans lesquelles il manifeste un fort réalisme – presque désabusé, voire misanthrope – sont restées fameuses.
• 1791 : la loi d’Allarde supprime les corporations artisanales et proclame le principe de la liberté du travail, du commerce et de l’industrie. Elle sera suivie en juin des lois Le Chapelier qui abolissent toutes les corporations et guildes. C’est la naissance du libéralisme économique, les ouvriers sont sans protection, et en réaction naîtra le socialisme.
► Pour des livres sur la question des corporations, voir ici.
• 1871 : début de la Commune de Paris, quand une émeute éclate face à la tentative du gouvernement Thiers de récupérer des canons de la milice civile parisienne, postés sur la butte Montmartre.
• 1893 : mort, à 60 ans, des suites d’un arrêt du cœur, de Jules Ferry, trois semaines après avoir été élu président du Sénat.
Plusieurs fois président du Conseil des ministres et ministre de l’Instruction publique, ce membre du Grand Orient de France s’illustra comme un républicain anticlérical véhément, façonnant l’école publique laïque.
► à son sujet, on peut trouver des lectures ici.
• 1970 : mort, à Paris, à 88 ans, de Jérôme Carcopino, historien spécialiste de la Rome antique. Il eut de nombreuses responsabilités : directeur de l’École française de Rome, puis de l’École normale supérieure, recteur de l’académie de Paris. Il fut ministre de l’Instruction publique sous l’État français, démissionnant lorsque Laval remplaça Darlan à la présidence du Conseil. Il sera élu en 1955 à l’Académie française, n’ayant jamais renié son maréchalisme. On lui doit en 1941 une loi réglementant les fouilles archéologiques (pour empêcher les fouilles de l’occupant allemand semble-t-il) – qui sera maintenue après la Libération – et qui est à l’origine de l’organisation administrative de l’archéologie française.
• 1999 : mort, à 93 ans, de Jean Pierre-Bloch, politicien socialiste et militant anti-français.
Franc-maçon depuis 1929 (au Droit Humain puis au Grand Orient de France), il fut membre du comité directeur de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (LICRA) de 1934 à 1968, puis le président de 1968 à 1993, puis le président d’honneur jusqu’à sa mort. Cette officine fut l’une des plus féroces et des plus nocives dans la répression des libertés en France, multipliant les poursuites et les initiatives contre les militants patriotes.
Jean Pierre-Bloch fut résistant pendant la 2ᵉ Guerre, et fut particulièrement haineux lors de l’Epuration. Désigné juré au procès du maréchal Pétain, il vota pour sa mort avec enthousiasme.
De 1974 à 1981, il fut président du B’nai B’rith France (sorte de franc-maçonnerie interdite aux non-juifs) et, de 1987 à 1989, de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH).
• 2020 : l’ensemble du territoire français est placé en confinement, à partir de 12h, pour une durée minimum de deux semaines, face à la pandémie de Covid-19. Les contrôles aux frontières sont rétablis pendant cette période.