Différentes techniques d’interrogatoire

Dans les milieux « droitards », il est de bon ton de dire que la police c’est l’ordre, qu’elle est avec nous, qu’elle aussi en a marre de la racaille. Non, la police n’est pas avec nous. La police ne fait qu’obéir aux ordres donnés par le gouvernement ; elle est là pour protéger la République et maintenir le désordre qui en résulte.
Si certains policiers clairvoyants sont effectivement proches, il n’en reste pas moins que pour nourrir leur famille les policiers font ce qu’on leur dit de faire. Tout militant doit se renseigner sur les méthodes d’interrogatoire de la police pour ne pas tomber dans certains pièges :

1.) L’argumentation logique

Dans le cas où la preuve de la culpabilité du suspect a été apportée, l’enquêteur peut choisir de faire appel à ses capacités de rationalisation.

Le but recherché en adoptant une pareille attitude est de présenter au suspect un certain nombre de raisons purement logiques pour lui faire comprendre qu’il est de son propre intérêt de fournir davantage d’information, et que la seule conduite raisonnable qu’il puisse désormais adopter consiste à coopérer avec la police. L’enquêteur doit lui tenir ce discours en présentant les choses sur le ton d’une affaire qu’on traite et afficher un comportement qui exprime l’assurance et la volonté de mener les choses rondement. Il doit faire de façon neutre l’exposé de la situation actuelle du suspect et faire comprendre à celui-ci que l’affaire va maintenant évoluer de façon automatique, impersonnelle, en fonction de l’attitude qu’il va décider d’adopter. Il s’agit bien sûr de laisser entendre au suspect qu’il bénéficiera de mesures d’indulgence et qu’il pourra « s’en tirer » plus aisément s’il se monte coopératif.

2.) La compréhension

Si l’enquêteur estime que le suspect ne se montrera pas indifférent à une témoignage de compréhension, il peut décider de faire jouer cette corde sensible. L’interrogatoire sera alors conduit en douceur et laissera place à des expressions de sympathie et de commisération pour le sujet qui s’est placé dans une situation semblable. L’enquêteur fera vibrer davantage encore cette corde sensible s’il évoque tout ce qui peut toucher l’affectivité du suspect : sa femme, ses parents, sa religion, sa carrière, sa santé, etc. Tandis qu’il parle au suspect, l’enquêteur doit de préférence s’asseoir près de lui, voire lui témoigner à l’occasion des marques de compassion en posant sur lui sa main de façon amicale. Ce comportement a pour objet de faire naître chez le suspect des sentiments de culpabilité et d’apitoiement sur soi-même, et l’amener à rejeter sur les autres la responsabilité de ses ennuis. Ces témoignages de sympathie manifestés par l’enquêteur incitent bien souvent un suspect à se décharger de ses sentiments de culpabilité en apportant sa contribution à la suite de l’enquête.

3.) L’agressivité

La manière agressive consiste essentiellement pour l’enquêteur en l’adoption d’une attitude lourde de menaces, laquelle donne l’impression au suspect que celui qui l’interroge nourrit contre lui une solide animosité et doit prendre sur lui-même pour se retenir de le frapper. De nos jours, il est relativement mal aisé de décrire ce mode d’interrogatoire hérité du fameux « troisième degré » sans encourir le risque de tomber sur le coup d’une infraction aux droits civiques du suspect, raison pour laquelle ce manuel résumé restera évasif sur le sujet. L’observation de cette attitude d’agressivité peut s’intégrer dans une stratégie globale d’interrogatoire, quand les deux enquêteurs affichent un des comportements diamétralement opposés. Dans les cas semblables, celui des deux enquêteurs qui par son attitude fait ressentir de la peur au suspect peut amener ce dernier à se montrer plus coopératif avec l’autre enquêteur, celui qui se montre le plus compréhensif et le plus gentil.

4.) L’indifférence

Une variante de la conduite d’agressivité consiste pour celui qui interroge à témoigner au suspect une totale indifférence. En l’occurrence, l’attitude de l’enquêteur peut laisser croire au sujet que sa coopération ultérieure n’est nullement souhaitable, mais au fur et à mesure que l’interrogatoire progresse, cette éventualité doit cependant se faire jour. L’enquêteur doit donner à celui qu’il questionne l’impression que, pour sa part, il préfère le voir sévèrement condamné pour le délit qu’il a commis plutôt que de tenir compte de sa collaboration que celui-ci pourrait éventuellement apporter au déroulement de l’enquête. Là encore, cette tactique reposant sur l’indifférence qu’exploite l’un des deux enquêteurs peut-être juxtaposée à l’attitude diamétralement opposée affichée par son collègue.

5.) « Sauver la face »

Cette tactique consiste pour le policier chargé de l’interrogatoire à fournir au suspect une « échappatoire » psychologique qui lui permettra de se justifier d’avoir pris part à un délit. Pour cela, l’enquêteur doit faire comprendre, mais sans jamais le formuler explicitement, qu’une prise en compte attentive des raisons qui ont poussé le suspect à agir comme il l’a fait risque d’atténuer la part de responsabilité qu’il a prise dans l’activité délictueuse. En essayant systématiquement d’expliquer les conduites qui ont été celles du suspect jusqu’au moment où il a enfreint la loi, et en faisant de ces conduites les conséquences naturelles de difficultés ou d’ennuis personnels, l’enquêteur tente ainsi d’amener celui qu’il interroge à parler de l’infraction elle-même. Quelques remarques occasionnelles bien placées au cours de l’interrogatoire ont souvent pour effet de diminuer aux yeux du suspect la part de responsabilité qu’il aura prise dans l’affaire.

6.) Flatter la vanité

Ici l’enquêteur doit jouer sur l’orgueil, l’autocomplaisance du suspect en faisant allusion à l’intelligence requise pour mener à bien un interrogatoire tout en faisant semblant d’être impressionné par le montage d’une telle opération. Il doit feindre d’afficher un certain respect pour un individu suffisamment astucieux pour assurer la réussite d’une entreprise aussi complexe qu’aventureuse. Cette attitude de flatterie amène parfois un suspect à se glorifier de ses activités illégales et à fournir des détails supplémentaires pour impressionner davantage encore l’enquêteur.

7.) L’exagération

A l’effet de faire parler un suspect peu enclin à coopérer, l’officier enquêteur peut délibérément exagérer les présomptions de culpabilité qui peuvent être reconnues contre lui. Il peut par exemple laisser entendre au suspect qu’il sait parfaitement que sa part de responsabilité est beaucoup plus importante qu’elle en a l’air, afin d’amener son interlocuteur à faire l’aveu de ses activités réelles dans le but de ne pas encourir une peine plus lourde.

Il existe bien sûr d’autres méthodes d’interrogatoire que celles que nous venons d’énumérer, qui sont également connues sous d’autres appellations. Ce ne sont là que les principales techniques utilisées aujourd’hui par les forces de police. Nous reviendrons prochainement sur le sujet avec une fiche pratique spéciale qui sera consacrée aux méthodes de coercition, de contrainte physique et psychologique utilisée dans les interrogatoires de police.

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21 commentaires concernant l'article “Différentes techniques d’interrogatoire”

  1. Essayez de vous relire avant de poster des articles. Je dis ça sans méchanceté mais l’un des devoirs du nationaliste c’est aussi de sauvegarder sa langue.

    Comme quoi ce n’est pas facile ! 😀

  2. Bon, la gestapo a débarqué :

    tout d’abord de quoi vous accuse-t-on?

    1- fermez-là! ne collaborez pas.
    2- ayez le numéro d’un BON avocat… et attendez-le.
    3- ne signez rien, n’autorisez rien (« visite » de votre logement)
    4- même et surtout si vous êtes innocents, car bien sûr vous êtes innocents… la charge de la preuve est à l’accusation.
    5- vous croyez en la Justice de votre pays? malheureux vous êtes perdus!

  3. Un « interrogatoire » n’existe qu’au travers du procès verbal qui devient une pièce du dossier parmi d’autres. Tout ce qui ne figure par au PV ne figure pas au dossier et donc n’existe tout simplement pas aux yeux du Juge. Et c’est le Juge qui décide pas le flic.

    Lorsque que l’on est auditionné, que l’on soit placé en garde à vue ou pas, il faut toujours garder ce point en tête, peu importe ce que raconte le flic, peu importe ses promesses, ses menaces, sa compréhension, la seule chose qui compte c’est ce qui figurera au PV.

    Il n’y a pas de « consigne » d’indulgence ou de sévérité venant du flic dans un dossier pénal, et, sauf affaire exceptionnelle, il n’y a aucun contact, aucune communication, entre les magistrats du siège (ceux qui décident de la condamnation) et les flics.

    Il n’y a que le dossier et il est illégal pour un juge que se fonder sur un élément qui ne figurerait pas audit dossier.

    Conclusions : ne jamais rien déclarer aux flics, RIEN ! Dans 50% des affaires au moins, ce sont les déclarations prévenus qui amènent la condamnation. On a le droit de garder le silence, utilisez ce droit.

  4. Et en attendant vous avez quelques ouvrages utiles :

    Le Guide du manifestant arrêté (syndicat de la magistrature :-))
    le guide du militant et d’autres.

    Un mouvement politique bien organisé se doit d’inclure ce volet juridique dans la formation de ses militants. Il en va de leurs droits et de leur liberté… et ne pas les engager dans les pièges-à-con du système.

  5. en effet, je pense que le mieux est de garder un silence absolu : ne pas répondre aux questions, attendre sans dire un mot.

    aut-il rappeler que Notre-Seigneur s’est tu devant les diverses accusations qu’on lui lançait ? Il n’a répondu que lorsqu’il a été sommé, au nom de Dieu, de répondre (par le Sanhédrin).

    Par ailleurs, je considère (c’est mon opinion personnelle) que mon pays est actuellement occupé par l’ennemi qui a pris le pouvoir en France en 1789. C’est une guerre et nous sommes dans une situation de peuple asservi par l’occupant. Je ne reconnais donc aucune légitimité à l’envahisseur maçonnique (ou comment vous voudrez le nommer, peu importe), je ne me sens liée en rien à ses lois, ses institutions, sa « justice » satanique.

  6. Les Bulgares ont encore quelques défenses immunitaires, mais la « démocratie » veille au grain, ce que le communisme n’a pas détruit en 70 ans, l’UE le détruira en quelques années… A moins que…

  7. je ferais plus facilement confiance à un flic et pas confiance à l’Ajustice de mon pays ! et je suivrais les bons conseils du Huron : ce qui est écrit au PV est plus important que ce qui est dit ,le silence est parfois meilleur que des déclarations à lourdes consequences .

  8. Je fais confiance ni à l’un ni à l’autre. La flicaille pour emmerder les automobilistes ils sont très fort. Par contre pour boucler la vermine dans nos rues il y a plus personne. Elle est belle la France d’après…

  9. Le HURON dit :
    26 septembre 2011 à 14 h 17 min
    Les Bulgares ont encore quelques défenses immunitaires

    bien sur car ils bouffent des yaourths

  10. Comment faire craquer les flics lors d’un interrogatoire.

    1/ faire durée l interrogatoire!

    Parler de la pluie et du beau temps.
    Si vous voyez qu’il a un nom Corse ou du Berry parler lui du Berry ou de la Corse.
    Etre très polie courtois presque hypocrite.
    Changer de sujet toutes les 5 minutes et parler de plusieurs sujets à la fois:
    comme mon père, la chasse ,ma copine, le travail etc
    Il faut casser en permanence le fil de la question.
    S’ils sont 2 il faut dialoguer de l’un a l autre puis brutalement en ignorer un pour l’autre( c est affreusement malpolie).
    Mais le truc qui tue c’est de répondre à une question par une question …Ils tiennent rarement à un tel choc.
    Faire de grands gestes de grandes paroles amuser l’assistance en somme faire tourner la montre leur faire perdre leur temps.
    Etre cynique quelques vannes bien grasses et bien placées ça détend l’atmosphère.

    2/ la déposition écrite

    Ne jamais etre affirmatif dans la déposition etre vague.
    Parler au conditionnel: Je crois, je pense, il me semble peut etre….
    Mettre des enchainements qui ne tiennent pas la route.
    Rester en permanence dans le floue style:c’est la voiture grise? non une voiture foncé…
    Parler de vos problèmes psychologiques « je suis un peu paranoique j’ai la sensation qu’on me persécute, la terre entière m’en veut… »
    J ai deja été suivit par un psy…la psycanalyse c’est un foure tout génial.
    J ai eu une enfance malheureuse « mon père avais des antécédents psychiatrique ».
    Passer pour un pauvre type( …simuler…)
    J’ai deja fais des tentatives de scuicides(ils ont horreur de ça …)
    j’ai 30 ans je suis puceau ( ça les fera rire…)

    3/la signature de la déposition

    Là c est le plus comique de l’affaire …
    C’est là qu’il faut les faire craquer !
    La règle du jeux est simple c’est de refuser en permanence de signer.
    Pour cela faite rectifier en permanence la déposition jusqu’à ce qu’il craque nerveusement .La déposition doit ressembler à un torchon ou etre à refaire entièrement(plusieurs fois meme).
    Puis lorsqu’il n’en peut plus dite « j ai des problemes psycologique j ai l’impression que tous le monde m’en veux je veux voir un psy » .
    Là si il est vraiment con la déposition fait un simple paragraphe car vous etes un malade du cerveau il en a marre de vous écouter et vous signez.
    S’il refuse de refaire la déposition de A à Z et qu’il sénerve…sortez la carte magique d’avocat dans votre portefeuille .
    Vous attendez l’avocat et c’est tout ( mais vous risquez quelques tartes dans la gueule).

    4/ la garde a vue

    Il faut leur pourrir la vie
    pipi, caca, manger, boire…vous etes un assisté permanant
    pisser contre la porte d’entrée de la cellule le lendemain ils piqueront une bonne crise…

    5/ THE END

    Au final adopté le profil bas vous laissé votre avocat quoi qu’il arrive au pris on je les paye c’est a eux de faire le nécessaire.

    La loi en faite pour protéger les coupables alors pas de panique à bord!

  11. J’ai souvent été coupable …mais ils ne ne m’ont jamais gardé longtemps.

    Il faut laisser parler l’avocat quand on passe à la barre…mieux vos un coupable en liberté qu’un innocent ou un fou(merci freud d’avoir inventer la psycanalyse) en prison c’est la logique du système.

  12. Il y a quelques années, j’ai porté plainte contre la police, les flics m’avaient fait une embrouille en voulant faire du zèle. Le résultat : j’ai envoyé une lettre au procureur pour porter plainte contre la police et comme je ne pouvais pas prouver ce que je disais, ils m’ont convoqué au commisarriat pour m’interroger sur ce qui s’était passé, pendant l’interrogatoire le flic a appelé le procureur qui a ordonné une prise d’ADN et un fichage.
    Voilà ce qui se passe si simplement on ne baisse pas la tête devant les flics, si on n’accepte pas tout sans rien dire.

    En cas de problème c’est la parole de la police contre la votre, mais leur parole à eux vaut comme une preuve parce qu’ils sont assermentés, alors que vous devez apporter les preuves matérielles de ce que vous dites, sinon c’est vous qui êtes condamné pour  » dénonciation calomnieuse ».

    Les flics obéissent au ministre de l’intérieur, point-barre, ils obéissent pour avoir ce plaisir de commander les autres : nous, de nous donner des ordres comme si nous étions leurs inférieurs.

    « Commander et censurer son prochain sont agréables car il se produit une imagination de supériorité » Aristote

    Il y a toujours des types qui veulent jouer les flics : Discours de la servitude volontaire, La Boétie :

    « Dès lors qu’un roi s’est déclaré tyran, tout le mauvais, toute la lie du royaume, je ne dis pas un tas de larroneaux et essorillés, qui ne peuvent guère en une république faire mal ni bien, mais ceux qui sont tachés d’une ardente ambition et d’une notable avarice, s’amassent autour de lui et le soutiennent pour avoir part au butin, et être, sous le grand tyran, tyranneaux eux-mêmes. »

    « Voilà ses archers, voilà ses gardes, voilà ses hallebardiers ; non pas qu’eux-mêmes ne souffrent quelques fois de lui, mais ces perdus et abandonnés de dieu et des hommes sont contents d’endurer du mal pour en faire, non pas à celui qui leur en fait, mais à ceux qui en endurent comme eux, et qui n’en peuvent mais . La Boétie

    Et bravo à contre info pour faire entendre un autre son de cloche.

  13. Oui,merci à contre-info de rappeler ces règles d’or à nos militants.
    On ne le rappellera jamais suffisament tant le lavage de cerveau républicain a prit des proportions dramatique.

  14. On peut aussi consulter le site de « Belleciao » bien tuyauté par le syndicat de la magistrature, où il est expliqué le b-a ba de nos droits. Parfois le diable porte pierre…

  15. @SCC

    « La loi est faite pour protéger les coupables »

    Ca dépend lesquels. Ceux de viols, de voies de fait ou d’homicides, certainement.

    Ceux de délits d’opinion, c’est hélas une autre histoire…

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