L’Afrique Réelle N°32 – Août 2012

Editorial de Bernard Lugan :
Le continent africain connaît actuellement une situation particulièrement agitée avec trois principaux points chauds : Libye, Mali et RDC. Le président tchadien Idriss Déby Itno avait mis en garde Nicolas Sarkozy, ce dernier s’apprêtant à déclencher une intervention militaire contre le régime du colonel Kadhafi. Il ne fut hélas pas écouté. Aujourd’hui, son analyse de la situation libyenne tombe comme un couperet : « Quand je regarde l’état actuel de la Libye, où chaque localité est gouvernée sur une base tribale par des milices surarmées ou par ce qu’il reste des forces fidèles à Kadhafi, notamment aux frontières sud et ouest, ma crainte a un nom : la somalisation ». Entretien à Jeune Afrique, 15 juillet 2012.
Au sujet du Mali, j’écrivais dans mon éditorial du mois de juillet dernier : « II n’existe pas d’autre solution que locale et passant par un appui direct donné aux Touaregs, seuls capables de lutter contre les bandes islamistes en zone désertique. En échange d’une telle aide, il leur serait demandé de renoncer à leur idée d’indépendance au profit d’une très large autonomie ».
Le président Déby qui partage la même analyse fait des recommandations pleines de bon sens : « Il faut sauver les Touaregs du MNLA avec qui on peut discuter et qui sont en train de se faire engloutir par les islamistes, et négocier avec eux une sortie de crise qui ne soit pas une partition du Mali. Et il faut combattre les terroristes avec une force suffisamment dissuasive ». Entretien à Jeune Afrique, 15 juillet 2012.

Syrie : la guerre de l’ASL contre tout ce qui n’est pas sunnite

Reseau Voltaire : La presse occidentale décrit l’« Armée syrienne libre » comme une organisation sunnite conservatrice, par opposition à Al-Qaeda (et sa branche locale le Front de soutien au Peuple du Levant) qui serait, elle et uniquement elle, extrémiste. Cette présentation est fausse tout d’abord parce que certains des leaders de l’« Armée syrienne libre » sont des responsables de longue date d’Al-Qaeda. Il n’est donc pas possible de distinguer complètement les deux structures l’une de l’autre. Ensuite, l’ASL se place sous l’autorité spirituelle du cheikh Adnan al-Arour dont le programme est explicitement takfiriste, c’est-à-dire qu’il entend épurer la communauté musulmane et expulser ou tuer les non-musulmans.

Syrie : trahison du président du Conseil des ministres

Alors que la presse aux ordres nous rabache les oreilles qu’un coup dur a été porté à l’état syrien avec la défection Riad Hijab, le Réseau Voltaire livre une analyse sensiblement différente.

Se sentant démasqué, le président du Conseil des ministres syriens, Riad Hijab, a été exfiltré par l’OTAN vers le Liban, dimanche 5 août 2012.

L’agence de presse nationale syrienne (SANA) n’a pas rendu compte de l’événement, se contentant de signaler qu’il avait été « démis de ses fonctions ».

La Syrie étant un régime présidentiel (comme les États-Unis), les ministres sont nommés directement par le président de la République et cette vacance n’a pas d’incidence sur le reste du gouvernement. Le président Bachar el-Assad a demandé à l’un des quatre vice-présidents du Conseil, Omar Ghalawanji, d’exercer les fonctions de président du Conseil des ministres.

Le chef de l’Armée syrienne libre a annoncé que M. Hijab avait fait défection avec d’autres ministres. La télévision syrienne a montré des images panoramiques de la réunion du Conseil des ministres sous la présidence d’Omar Ghalawanji afin que chacun puisse constater que nul ne manque à l’appel. En outre, le ministre des Biens cultuels –dont le nom avait été cité par une agence de presse- a fait une déclaration à la télévision sur un sujet secondaire afin de mettre un terme aux rumeurs de la presse occidentale le concernant.

Continuer la lecture de « Syrie : trahison du président du Conseil des ministres »

Syrie : portrait d’un révolutionnaire

Le Figaro publie le portrait d’un islamiste de France parti combattre aux cotés de l’ASL sous le titre : « Abou Hajjar, combattant français en Syrie ». Vous le verrez, il n’a rien de très Français et rien d’un défenseur des « droits de l’homme » :

Informaticien de formation, ce moudjahid a quitté la région parisienne il y a quatre mois pour participer au soulèvement contre le régime de Bachar el-Assad et à la réislamisation de la société.

Le Coran et l’épée. Combattre le régime «impie» de Bachar el-Assad, tout en prêchant «un islam pur» pour la Syrie de demain. Depuis qu’il s’est infiltré, il y a quatre mois dans les montagnes du Djebel al-Zawiya, Abou Hajjar accomplit ces deux missions que le prophète Mahomet n’aurait pas reniées. Parti de la région parisienne, cet analyste programmeur français d’une trentaine d’années lutte avec la «Brigade des faucons de Damas», un groupe islamiste d’inspiration salafiste, bien implanté dans la région d’Idlib, non loin de la frontière turque.

Lire la suite…

Chasse aux sorcières aux Jeux Olympiques : encore une victime

Nadja Drygalla

Voici un événement qui permet de comprendre la pression qui existe en Allemagne à l’encontre des opposants politiques :

Nadja Drygalla, une athlète de la partie orientale de l’Allemagne, a du quitter les Jeux olympiques.
La raison de ce départ est que son »petit ami » est un responsable local du parti nationaliste NPD.
Dans le passé, Nadja Drygalla a été contrainte de quitter son emploi au sein de la police pour la même raison. (source)

Comme pour la compétitrice grecque elle aussi virée pour des motifs absurdes, les responsables olympiques osent invoquer des « valeurs », alors que leur raout mondial est une apologie du dopage, de l’argent-roi, de la publicité, du mercenariat…

Pierre de Coubertin

Il faudra bientôt aux mondialistes effacer toutes les références à Pierre de Coubertin, qui a créé les Jeux olympiques modernes il y a un siècle, car ce dernier professait des opinions aujourd’hui interdites.
S’affirmant « colonialiste fanatique », il expliquait que « les races sont de valeur différente et à la race blanche, d’essence supérieure, toutes les autres doivent faire allégeance ».
A propos des femmes et des jeux olympiques, il constatait que « les olympiades femelles sont inintéressantes, inesthétiques et incorrectes. Aux Jeux olympiques, leur rôle devrait être surtout, comme aux anciens tournois, de couronner les vainqueurs. »
Sans parler de l’appréciation élogieuse qu’il fit des JO de Berlin en 1936, organisés par le IIIe Reich.

Hugo Chavez évoque la situation internationale et pourrit l’OTAN

Le truculent président vénézuélien, lors d’une récente conférence de presse, répond très efficacement et dans son style très personnel, à une journaliste qui l’interroge sur les drones dont s’équipe le pays. Il évoque ensuite la situation internationale et la tentative de coup d’Etat que mène la CIA en Syrie.

Petite bourde d’une télévision américaine

Aux Etats-Unis aussi, la couverture des Jeux olympiques de Londres est très critiquée. Parce que beaucoup d’épreuves sont diffusées en différé et parce que NBC multiplie les bourdes, plus ou moins grosses. Hier, la chaîne s’enthousiasmait ainsi pour la victoire de Gabby Douglas, la première Afro-américaine à gagner le concours général de gymnastique, avant d’immédiatement lancer une publicité pour Animal Practice avec un singe gymnaste… La polémique a rapidement éclaté.

JO : privatisation et « business »

Entretien intéressant de l’historien Patrick Clastres réalisé par Libération.

Sebastian Coe, à la tête du comité d’organisation des Jeux, a créé la polémique en affirmant que les spectateurs portant un tee-shirt Pepsi pourraient être refoulés des sites olympiques, parce que Coca-Cola est le sponsor officiel de la manifestation…

La tendance récente tend à donner au CIO, via ses sponsors, un contrôle technique total de l’événement. Il y a ceux qui alimentent en contenus audiovisuels, ceux qui sécurisent les flux, informatiques ou financiers. Par exemple, sur les sites olympiques, les paiements ne sont possible qu’avec une carte Visa… Une sorte d’isolat olympique se crée au cœur d’une ville. Les Etats, qui ont à leur charge le financement des infrastructures, n’exercent plus que leurs fonctions régaliennes traditionnelles. Ce système autarcique est validé par le contrat juridique que le CIO impose à l’Etat hôte. Celui-ci sanctionne pénalement, et pas uniquement commercialement, les contrevenants, par exemple ceux qui utiliseraient le logo olympique sans en avoir le droit. A Londres, une police commerciale sera chargée de faire respecter ce contrat.

On aboutit à une totale privatisation des bénéfices des Jeux, alors que les coûts, eux, sont publics.
Continuer la lecture de « JO : privatisation et « business » »

Ce que combat l’armée à Alep, et ailleurs…

Lu sur Infosyrie :
Si l’on en croit l’OSDH, les insurgés ont attaqué cette nuit (de lundi à mardi) le siège du tribunal militaire d’Alep, un poste de police et du local du parti Bas dans le quartier de Salhine. Des combats seraient également intervenus, selon la même source pro-ASL, dans les parages du bâtiment des services de renseignements de l’armée de l’Air.
Salaheddine & Anadan
On notera que l’OSDH ne parle pas  de l’éventuelle prise de des différents objectifs. Un groupe local de l’opposition radicale, la « Commission générale de la révolution syrienne« , prétend que le quartier de Salaheddine, principal point d’appui ASL dont l’armée avait revendiqué la reconquête hier matin, avait été mitraillé ce matin encore par des hélicoptères, et que les rebelles en contrôlent toujours la majeure partie. Mais inventer des succès et nier des échecs, c’est le mode opératoire habituel de la communication opposante. Sinon l’OSDH parle encore de bombardements, cette nuit, des quartiers de Ferdous, d’al-Machad et d’Ansari, qui tous se situent dans le sud et le sud-ouest d’Alep..
Sana, dans son édition du 30 juillet, rend compte de la destruction de quatre véhicules 4×4 équipés de mitrailleuses lourdes et de l’annihilation de leurs équipages. Et de l’interception, dans le secteur d’Oram al-Kubra, dans les environs de la ville, d’un camion chargé d’explosifs et de détonateurs.

La Syrie aurait éliminé Bandar ben Sultan en représailles de l’attentat de Damas

Le défunt Bandar ben Sultan

Un article du bien informé Réseau Voltaire :

« Le prince Bandar venait d’être nommé chef des services secrets saoudiens, le 24 juillet. une promotion interprétée comme une récompense pour avoir organisé l’attentat du 18 juillet à Damas. Les services saoudiens, avec l’appui logistique de la CIA, étaient parvenus à faire exploser le siège de la Sécurité nationale syrienne lors d’une réunion de la cellule de crise : les généraux Assef Chaoukat, Daoud Rajha et Hassan Tourkmani étaient morts sur le coup. Le général Hicham Ikhtiar décédait peu après des suites de ses blessures. Cette opération, dite « Volcan de Damas » avait donné le signal de l’attaque de la capitale par une armée de mercenaires, principalement venue de Jordanie.

Le prince Bandar a lui-même été victime d’un attentat à la bombe, le 26 juillet, ainsi que l’avaient annoncé les médias yéménites. Il aurait succombé plus tard à ses blessures.

Personnalité brillante et cynique, le prince Bandar était âgé de 63 ans. Il était le fils du prince Sultan (inamovible ministre de la Défense de 1963 à sa mort en 2011) et d’une esclave.
Continuer la lecture de « La Syrie aurait éliminé Bandar ben Sultan en représailles de l’attentat de Damas »

Horrible triple meurtre anti-blanc en Afrique du Sud

Trois hommes noirs comparaissaient mercredi dernier devant un tribunal au sud de Johannesburg pour le meurtre d’un couple et de leur fils de 12 ans au cours du cambriolage de leur domicile.

Arborant un sourire narquois, les trois jeunes hommes ont froidement avoué leur crime, expliquant avoir agi « pour se venger de mauvais traitements par la famille Viana » qui employait l’un des trois prévenus et le père d’un autre.

Les faits remontent à octobre 2011. Les trois prévenus pénètrent dans la propriété de la famille, attendant le retour du père. Celui-ci passe le portail de sa maison et se fait immédiatement attaquer à coups de clubs de golf et de machette, afin qu’il donne le code du coffre-fort familial.
Son épouse et son fils rentrent à leur tour et subissent le même sort. Ils sont ligotés dans des pièces séparées.
L’épouse, l’objet de leur vengeance pour les « mauvais traitements » qu’elle leur aurait prétendument fait subir, est alors violée par chacun des prévenus, puis tuée par balle ainsi que son mari.
Les meurtriers ont alors pris la décision de tuer également le fils pour ne pas laisser de témoins.
Ouvrant le robinet d’eau chaude, ils remplissent la baignoire, bâillonnent l’enfant qui pleure et gémit et le plongent dans l’eau frémissante jusqu’à ce qu’il se noie.
Dernière touche à leur méfaits, ils décident d’éventrer au couteau le chien de la maison.

Seule rescapée de ce massacre, la fille, née d’un premier mariage du père, n’était pas au domicile au moment des faits.

Source : DailyMail