
Dans un pays où le pot-de-vin est une culture, la lutte contre la corruption n’est évidement qu’un prétexte médiatique pour lancer « légalement » des arrestations. Les enjeux sont le pouvoir du nouveau prince Mohammed ben Salmane, et sa politique intérieure en rupture avec le wahhabisme le plus intransigeant. Ben Salmane ferait également le ménage, pour accentuer son alliance avec Israël contre l’Iran.
L’Arabie saoudite a affiché dimanche sa détermination à poursuivre sans complaisance les dizaines de princes, ministres et hommes d’affaires arrêtés pour « corruption » en Arabie saoudite, lors d’une purge sans précédent qui a confirmé l’emprise croissante du prince héritier Mohammed ben Salmane.
Cette opération coup de poing intervient en effet au moment où le prince Mohammed, 32 ans, fils du roi Salmane (81 ans), ne cesse de consolider son pouvoir au milieu de changements économiques et sociaux inédits dans le royaume ultraconservateur.










