
Ci-dessous un solide article de Jérôme Bourbon, que vous pouvez retrouver dans l’hebdomadaire Rivarol en kiosque durant ce mois d’août.
« Commence le monde que nous avons nommé, que nous ne cesserons pas de nommer le monde moderne. Le monde de ceux qui ne croient à rien, pas même à l’athéisme, qui ne se dévouent, qui ne se sacrifient à rien. Le monde de ceux qui n’ont pas de mystique. » Charles Péguy (1873-1914), Notre jeunesse (1910).
« Otez le surnaturel ; il ne reste plus que ce qui n’est pas naturel. » Gilbert Keith Chesterton (1874-1936), L’Homme éternel (1925).
« Jamais la démocratie libérale n’a été en apparence si triomphante. Tous les pays, tous les continents ont adopté peu ou prou, avec plus ou moins d’enthousiasme, le modèle occidental reposant sur le pluralisme des partis politiques, le suffrage universel et des élections à intervalles réguliers. Partout un centre droit s’oppose à un centre gauche et l’alternance se fait plus ou moins facilement entre ces deux grands blocs. Les derniers pays qui résistaient encore à ce système ont dû s’aligner de gré ou de force ; ainsi en est-il des pays communistes (à l’exception de Cuba, de la Corée du nord et de la Chine) mais aussi des dernières “dictatures” de droite, le Chili du général Pinochet et l’Argentine du général Videla. Quant à l’Afrique du sud, elle a dû mettre fin à son système d’apartheid si décrié en étendant le droit de vote aux populations noires. La mondialisation des économies, l’uniformisation des modes vestimentaires (le blue jean et les baskets), alimentaires (la restauration rapide type McDonald’s), 1’universalisation des nouvelles technologies (Internet, télévisions par satellites) transforment le monde en un village planétaire et induisent à l’évidence une généralisation du système démocratique.
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