Emmanuel Macron et le Grand Remplacement (par Renaud Camus)

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Nous reproduisons ici un communiqué de Renaud Camus (écrivain ayant popularisé l’expression « Grand Remplacement »), suite au lamentable entretien qu’a donné Macron à une chaîne de videos sur internet :

« La rumeur courait que le président de la République était obsédé par le Grand Remplacement et usait constamment de cette expression au sein de son proche entourage. L’entretien qu’il a donné hier au magazine en ligne “Brut” confirme tout à fait ces allégations, mais amène à leur donner un sens bien différent de celui qu’on pouvait leur prêter. Emmanuel Macron ne déplore nullement le Grand Remplacement comme le criminel changement de peuple et de civilisation qu’il est : il le constate comme un fait accompli, dont il convient de tenir le plus grand compte et notamment, de son point de vue particulier, en ses dimensions électorales.
« Nous avons des millions de nos jeunes qui sont issus du continent africain et je pense qu’on n’a pas su leur parler », déclare le chef de l’État — moyennant quoi il semble ne parler qu’à eux, comme si les jeunes indigènes, eux, étaient déjà passés par pertes et profits. Pour plus de sûreté les échanges pourront se dérouler dans la langue des populations de remplacement, ou du moins dans l’une de leurs nombreuses langues : « je souhaite remettre l’enseignement de l’arabe dans la République », poursuit le président. “Remettre” ? On ne sache pas qu’il y ait jamais tenu une grande place, lorsque la France était française.
Mais il ne s’agit pas seulement de substituer un ou plusieurs peuples à un autre, il s’agit de transformer le passé, et que la substitution, désormais rétrospective, porte sur le temps aussi bien que sur l’espace, sur l’histoire autant que sur la géographie, ou la topographie, ou la toponymie : ainsi devra être constitué, pour accommoder les peuples de rechange, un fichier de cinq cent noms de personnalités historiques africaines qui puissent donner leur patronyme à des rues ou offrir leur effigie à des statues.
Il n’y a pas de gouvernement en France, pas de gouvernement des Français. Il y a un comité de gestion davocratique pour le parachèvement de la substitution génocidaire. Et la seule attitude concevable, pour les indigènes soumis à la submersion coloniale imposée et maintenant consacrée, c’est la lutte pour la décolonisation, pour la libération du territoire, pour la remigration, pour le départ de l’occupant et du pouvoir managérial qui l’impose selon les exigences du remplacisme global et des industries de l’homme. »