C’était un… 25 septembre :

la destruction du temple de Jérusalem, par Francesco Hayez (1867)

• 70 : prise et destruction de Jérusalem, par les légions romaines commandées par Titus, face aux insurgés juifs, notamment les zélotes, qui contrôlaient la ville depuis le début de leur révolte contre Rome en l’an 66. Sur le plan religieux, les conséquences sont formidables (au sens classique du mot) : le Temple de Jérusalem est de nouveau détruit et ne sera jamais reconstruit. Il n’y a pas plus de sacrifice possible pour le judaïsme ancien, qui disparaît, le nouvel Israël étant l’Église.
Bossuet évoque l’épisode ainsi :

« C’était le plus grand de tous les crimes : crime jusqu’alors inouï, c’est-à-dire le déicide, qui aussi a donné lieu à une vengeance dont le monde n’avait vu encore aucun exemple… Les ruines de Jérusalem encore toutes fumantes du feu de la colère divine […]. Ô redoutable fureur de Dieu, qui anéantis tout ce que tu frappes ! […] Ce n’était pas seulement les habitants de Jérusalem, c’était tous les juifs que vous vouliez châtier [au moment où l’empereur Titus a mis le siège devant la ville, les juifs s’y trouvaient en foule pour célébrer la Pâque]. »

Jésus-Christ avait annoncé la ruine de la Ville sainte. Ainsi, dans l’Évangile selon Saint Luc par exemple (chap. 19, v. 41-44) :

Et comme il approchait, voyant la ville, il pleura sur elle, disant :
Si tu connaissais, toi aussi, au moins en ce jour qui t’est encore donné, ce qui importe à ta paix ! mais maintenant ces choses sont cachées à tes yeux.
Car des jours viendront sur toi, où tes ennemis t’environneront de tranchées, t’enfermeront, te serreront de toutes parts,
Et te renverseront par terre, toi et tes enfants qui sont au milieu de toi, et ils ne laisseront pas en toi pierre sur pierre, parce que tu n’as pas connu le temps où tu as été visitée.

On peut lire ici la présentation historique et mystique que Dom Guéranger fait de cet événement. Extrait :

Jaloux des miracles de l’Homme-Dieu, ils [les chefs du peuple, pontifes et anciens « qui avaient décrété la mort du juste et poussé la foule au reniement du prétoire »] disaient dans leur hypocrisie perfide : « Si nous le laissons faire ainsi, tous croiront en lui, et les Romains viendront et ils détruiront notre ville. » Dieu a retourné contre Israël leur politique impie.

gravure du XIXe siècle – auteur inconnu

• 1597 : après avoir repoussé les Espagnols à Amiens, Henri IV est enfin maître de son royaume.

• 1865 : dans son allocution consistoriale Multiplices inter, le pape Pie IX renouvelle vigoureusement la condamnation par ses prédécesseurs de la franc-maçonnerie :

Parmi les nombreuses machinations et les moyens par lesquels les ennemis du nom chrétien ont osé s’attaquer à l’Église de Dieu et ont essayé, quoiqu’en vain, de l’abattre et de la détruire, il faut sans doute compter cette société perverse d’hommes, vulgairement appelée « maçonnique », qui, contenue d’abord dans les ténèbres et l’obscurité, a fini par se faire jour ensuite, pour la ruine commune de la Religion et de la Société humaine.
Dès que Nos prédécesseurs les Pontifes Romains, fidèles à leur office pastoral, eurent découvert ses embûches et ses fraudes, ils ont jugé qu’il n’y avait pas un moment à perdre pour réprimer par leur autorité, frapper de condamnation et exterminer comme d’un glaive cette secte respirant le crime et s’attaquant aux choses saintes comme aux choses publiques. […]
De peur que des hommes imprudents, et surtout la jeunesse, ne se laissent égarer, et pour que Notre silence ne donne lieu à personne de protéger l’erreur, […] de Notre autorité apostolique, Nous réprouvons et condamnons cette société maçonnique et les autres du même genre, qui, tout en différant en apparence, se forment tous les jours dans le même but, et conspirent soit ouvertement, soit clandestinement, contre l’Église et les pouvoirs légitimes.

Montesquiou Fezensac, Leon.jpg • 1915 : l’écrivain comte Léon de Montesquiou-Fezensac, secrétaire général de la Ligue d’Action française, qui a rejoint comme lieutenant le 2e de marche du 2e Etranger, « tombe glorieusement » sur le front de Souain, sur le terrain même de la fameuse bataille des champs catalauniques, à l’âge de 42 ans.

• 1956 : un rapport secret de Nicolas Podgorny, au comité central du Parti communiste d’Union soviétique, indique que, dans la période 1944-1955, plus de 150 000 membres de l’OUN (Organisation des nationalistes ukrainiens, dirigée par Stéphane Bandera) et de l’UPA (« Armée insurrectionnelle ukrainienne » sa branche militaire) ont été tués, 103 828 membres arrêtés et 60 000 familles « de nationalistes et de leurs complices », soit 203 662 personnes, ont été déportées à titre de « mesures de rigueur ». Les pertes soviétiques dans la même période s’élèvent à 23 000 hommes, donnant une idée de l’ampleur de la résistance anti-communiste.

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