François Hollande n’en finit plus d’intervenir sur le dossier du Vol AH 5017, et il ne nous avait pas habitués à tant d’énergie.
Militaires Français dépêchés sur place (lesquels ?), interventions publiques à répétition, promesse d’un voyage des familles sur le lieu du drame où sera érigée une stèle, et finalement à partir d’aujourd’hui, trois jours de deuil national.
Hollande a également promis que tous les corps des victimes de cet accident seraient rapportés en France… Que les Français le soient est une évidence, les autres, pourquoi ?
Un investissement qui laisse croire à un dossier de premier ordre et pourtant, les responsables politiques se relayent pour affirmer qu’il s’agit vraisemblablement d’un tragique accident provoqué par les conditions météorologiques même s’ils n’écartent pas d’autres hypothèses possibles…
S’il s’agit d’un accident, la récupération est profondément indécente. Les accidents sont malheureusement quotidiens et n’empêchent jamais nos drapeaux de flotter.
Le président n’intervient en outre jamais lorsque des Français soit sauvagement assassinés sur notre propre sol, ou lorsque des militaires meurent en combattant sur des théâtres étrangers. Or cette fois-ci le drame ne concerne pas directement la France. Qu’elle suive le dossier étant donné le nombre de morts est normal, toute cette agitation l’est moins, d’après ce que nous savons.
Mais le dossier est peut-être plus sensible que ce que ne laisse entendre François Hollande, pourquoi alors taire ce qui pourrait être gênant ?
Certains sites maliens parlent d’une « erreur d’un groupe armé du nord du Mali », un journal anglais affirme que 33 des 54 Français étaient des militaires et qu’un chef du Hezbollah se trouvait dans l’avion. Un élément qui pourrait être signifiant alors que l’avion a disparu au dessus du Mali ravagé par Al Qaida au Magreb Islamique (AQMI) que combattent nos soldats. Le vol était également celui de Air Algérie qui participait de plus en plus activement au conflit dans le pays.
Bref la piste terroriste ne semble pas absurde et ce ne sont certainement pas les conditions météorologiques énoncées qui ont poussé Air France à ne plus survoler le Mali jusqu’à nouvel ordre…
Pourquoi ne pas transmettre la gravité réelle de la situation ?
Hollande ne trompera pas les Français très longtemps :
S’il tente de récupérer ce drame de façon aussi spectaculaire qu’indécente, il va vite falloir qu’il se remette au travail.
Si cet investissement est peut-être normal et nécessaire, il va rapidement falloir expliquer pourquoi. Difficile de croire que l’on mette le pays ainsi en branle pour un accident d’avion…


La démocratie, telle qu’on la connaît, est donnée par ses laudateurs comme un modèle universel qu’il faudrait exporter de partout. Malheur à qui la critique en faisant ressortir ses défauts, pourtant nombreux. Il est tout de suite mis au ban de la société, accusé de ne pas respecter les « valeurs républicaines » et autres poncifs. Pourtant, parfois, celle-ci connaît de graves ratés. C’en fut ainsi avec l’affaire Cahuzac : Le ministre républicain n’a pas hésité à mentir de façon effrontée devant l’assemblée nationale sur son patrimoine et notamment les comptes en Suisse qu’il détenait. Tout le monde connaît la suite, le ministre dut démissionner. Le problème est que l’image de la démocratie s’en ressent dans l’opinion alors qu’elle est censée n’avoir que des qualités, d’où la nécessité pour les « républicains » de donner des gages. Ils appellent cela la « moralisation de la vie politique ».
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Bygmalion, Buisson, Bettencourt, les écoutes, les sondages de l’Elysée… et maintenant, une première : un ancien chef d’Etat en garde à vue. Sarkozy est depuis quelques temps déjà dans la ligne de mire, le voilà derrière les barreaux.
Après le refus du Front national et du FPÖ autrichien de s’allier avec le mouvement nationaliste hongrois au Parlement européen, le président du Jobbik ne mâche pas ses mots.
On connaît tous les mésaventures de Frigide Barjot qui a bénéficié des années durant d’un logement social à prix défiant toute concurrence pour elle et son mari dans les plus beaux quartiers de Paris. Quand elle était l’égérie de La Manif Pour Tous, la justice l’avait condamnée à être expulsée, mais, celle-ci étant rentrée dans le rang, il semble que la décision de justice n’ait pas été exécutée et qu’elle continue donc à résider dans son duplex de 173 m², avec terrasse et vue sur la tour Eiffel. Rien de nouveau dans la ripoublique, cette dernière sait récompenser ses agents.
Et Frigide Barjot n’est pas un cas isolé. Les élus parisiens (PS, EELV, Front de Gauche ou UMP) -qui ne cessent de parler d’égalité- profitent eux aussi sans vergogne du logement social en dépit de leurs revenus confortables. Ainsi
Didier Guillot, conseiller municipal PS du 18e arrondissement vit, quant à lui, depuis 2000 dans un appartement de 113 m², géré par la RIVP, loué 1 900 euros. Dans le privé, il lui en coûterait au minimum 2 500 euros. Chose aggravante, il s’agit là de son deuxième logement social. Didier Guillot avait obtenu le premier en 1997 alors qu’il était salarié du conseil régional d’Ile-de-France.
Conseillère de Paris déléguée à la petite enfance et à l’innovation citoyenne, Anne-Christine Lang bénéficie d’un logement social dans le 13e arrondissement parisien. Obtenu en 1999, lorsqu’elle n’exerçait aucun mandat, cet appartement de 110 m² serait là encore loué à un prix inférieur à celui du marché.
Plus amusante est la réaction de Raphaëlle Primet (Front de gauche), qui occupe un appartement HLM « de base » dans le 20e arrondissement de Paris. Contactée par Le Point.fr, elle s’en défend : « Ma situation est très particulière. (…) Je dois bientôt passer devant une commission. Il se peut que je sois contrainte de payer un surloyer » se justifie-t-elle. Mais Raphaëlle Primet n’est pas prête à quitter cet appartement obtenu au bout de dix longues années d’attente. Pour elle, partir reviendrait à trahir ses électeurs nous apprend Le Point.
Les élus de gauche ne sont pas les seuls à être présents à la gamelle, ceux de l’UMP ne sont pas en reste. Avec des arguments tout aussi déroutants. Ainsi, Nathalie Fanfant, élue UMP du 20e arrondissement, bénéficie elle aussi d’un logement géré par la RIVP dans le 19e arrondissement. Jointe par Le Point.fr, elle indique être à la recherche d’un bien dans le privé. Mais pour l’heure, elle n’a pas dégoté la perle rare. La faute aux loyers prohibitifs. « Me priver de mon appartement reviendrait à interdire la politique à toutes les personnes gagnant moins de 10 000 euros par mois » réplique-t-elle. Avant de raccrocher, Nathalie Fanfant tient à rappeler « la précarité d’un élu pour qui une réélection n’est jamais assurée. » Elle nous arracherait presque une larme si on ne se rappelait pas que sa précarité politique s’élève à 4 186 euros bruts par mois.
Ce n’est plus un fossé qui sépare médias et Français, c’est un monde. Celui de la réalité.
Vice-présidente de la région Ile-de-France, l’apparatchik socialiste Michèle Sabban a vu fleurir cette semaine de nombreux articles l’accusant d’occuper un logement social…