4 novembre 1956 : intervention soviétique à Budapest

Tout d’abord, rappelons que le 23 octobre 1956 avait commencé une insurrection pacifique.
Ce jour-là avait débuté par une manifestation pacifique d’étudiants, avant que les communistes ne tirent sur la foule.
L’information selon laquelle des manifestants avaient été tués s’était répandue rapidement et des émeutes avaient éclaté dans toute la capitale.

Après quoi la révolte s’était étendue rapidement en Hongrie et avait entraîné la chute du gouvernement et le départ du chef local du Parti communiste Matthias Rakosi (né Rosenfeld).
Des milliers de personnes s’étaient organisées en milices pour affronter l’Autorité de protection de l’État (ÁVH) et les troupes soviétiques.

Ce jour du 4 novembre, donc, les chars soviétiques entrent à Budapest, après que le nouveau gouvernement – amené par la révolte populaire spontanée débutée 11 jours plus tôt contre la tyrannie communiste – a fait savoir qu’il voulait quitter le Pacte de Varsovie.
L’aviation et l’artillerie rouges bombardent des poches de résistance ou supposées telles.

Avec le soutien tacite des démocraties occidentales, l’URSS va écraser l’insurrection dans le sang et entamer une sévère répression.

Un petit documentaire pas mal fait, contenant des images d’archives :

Source : hungarianambiance.com

C’était un 30 octobre 1873 : la « querelle du drapeau »

Dans le cadre de « la querelle du drapeau », le quotidien L’Union publie une lettre, datée du 27 octobre, du comte de Chambord (considéré par la plupart comme l’héritier du trône de France et bénéficiant d’une Assemblée nationale alors majoritairement royaliste), dans laquelle il explique qu’il refuse le pouvoir qu’on lui propose, car il ne sera jamais le roi légitime « de la Révolution ».

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28 octobre 1904 : l’« affaire des fiches » éclate

Le scandale éclate à la Chambre : depuis 1901, un proche collaborateur du général André (ministre de la Guerre) soumettait toutes les nominations d’officier à l’approbation du Grand Orient, la plus importante obédience maçonnique.

Les membres de cette puissante secte établissaient des fiches sur tous les officiers possibles (les classant « républicains » ou « cléricaux » notamment) avant de les remonter au ministère de la Guerre.

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16 octobre… 1730 : mort d’Antoine de Lamothe-Cadillac

Fondateur en 1701 de la ville de Détroit (Michigan), gouverneur de la Louisiane de 1713 à 1716, et gouverneur de la ville de Castelsarrasin de 1722 à 1730, Antoine Laumet, dit Antoine de Lamothe-Cadillac, est une personnalité importante mais controversée de la Nouvelle-France.

Né en 1658, il mène une vie d’aventure outre-Atlantique, où son ascension sociale lui vaut soutiens autant qu’inimitiés.
Il débarque en Acadie en 1683 et connaît alors un destin extraordinaire.
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10 octobre 1945 : Joseph Darnand est fusillé

Véritable héros des deux guerres (1), militant nationaliste (Action Française, Croix-de-Feu, PPF, la « Cagoule »), il est surtout connu pour son action au service du Maréchal Pétain et de la Révolution nationale, à la tête du Service d’Ordre Légionnaire (SOL) puis de la Milice française (2), et comme secrétaire général au maintien de l’ordre et secrétaire d’État à l’Intérieur à Vichy.

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9 octobre : la Saint Denis

Nous fêtons Saint Denis, évangélisateur des Gaules et martyr, 1er évêque de Paris.


Il est représenté tenant sa tête dans les mains, car Denis, décapité à Montmartre (le « mont des martyrs ») a marché vers le nord pendant six kilomètres, sa tête sous le bras, par le chemin qui sera nommé rue des Martyrs.

À la fin de son trajet, il donna sa tête à une femme pieuse originaire de la noblesse romaine et nommée Catulla, puis s’écroula. On l’ensevelit à cet endroit précis et on y édifia une basilique en son honneur. La ville s’appelle aujourd’hui Saint-Denis.
Vénéré par la chevalerie française, il a donné son nom au cri de guerre des rois capétiens : « Montjoie ! Saint Denis ! »

C’était un 25 septembre 1915…

Montesquiou Fezensac, Leon.jpg

l’écrivain comte Léon de Montesquiou-Fezensac, secrétaire général de la Ligue d’Action française, qui a rejoint comme lieutenant le 2e de marche du 2e Etranger, tombe « glorieusement » sur le front de Souain, sur le terrain même de la fameuse bataille des champs catalauniques, à l’âge de 42 ans.

C’était aussi un 8 septembre… 1944 : arrestation de Charles Maurras

Maurras lors de son procès. Lyon, 1945.

Ce chef et penseur nationaliste et royaliste, âgé de 76 ans, est arrêté pour « faits de collaboration » et sera condamné à la prison à perpétuité pour « intelligence avec l’ennemi », bien qu’il fut sa vie durant d’une grande hostilité à l’Allemagne.

L’arrestation est faite sur ordre d’Yves Farge, nommé par De Gaulle « Commissaire de la République » pour la région rhodanienne. Farge était un dirigeant communiste, engagé dans la « Résistance » (seulement après la rupture du pacte germano-soviétique), qui reçut le « prix Staline pour la paix » (sic).

4 septembre 1768 : naissance de François-René de Chateaubriand

à Saint-Malo.
Il fut un écrivain romantique et homme politique français. Il est considéré comme l’une des figures centrales du romantisme français et de la littérature française en général.

Il fut ministre d’État en charge des Affaires étrangères de Louis XVIII.  Catholique, royaliste, traditionaliste, défenseur des « Ultras »,  il mit son talent au service de la revue Le Conservateur et du Journal des débats.
Il démissionna de toutes ses charges et pensions à l’avènement de l’usurpateur Louis-Philippe, refusant sa monarchie « bâtarde ». Il mourut à Paris le 4 juillet 1848.
Parmi ses ouvrages les plus célèbres : Le Génie du christianisme, Atala, Renée, Les Martyrs, Mémoires d’outre-tombe. Moins connu mais intéressant : de Buonaparte et des Bourbons.

30 juillet… 1940. Création des « Chantiers de Jeunesse »

Une superbe affiche, qu’on imagine mal sous notre régime.

Le service militaire ayant été aboli dans les clauses de l’armistice, l’Etat français, sous l’égide du Maréchal Pétain, lança cette initiative sous le commandement du général de la Porte du Theil.
Elle se proposait « de donner aux jeunes hommes de France, toutes classes confondues, un complément d’éducation morale et virile qui, des mieux doués fera des chefs et de tous des hommes sains, honnêtes, communiant dans la ferveur d’une même foi nationale ».
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28 juillet 1985 : mort de Michel Audiard

La mort de Robespierre ou l’élan de l’égalité brisé

• 1794 : exécution de Robespierre, Saint-Just, Couthon, et d’autres robespierristes, par leurs amis d’hier. C’est la fin de la « Terreur » républicaine. La mort de Robespierre fut particulièrement sordide.

1985 : mort de Michel Audiard, scénariste, réalisateur et écrivain.

Les dialogues de ses films (entre autres) Un singe en hiver, d’après le roman d’Antoine Blondin, et Les tontons flingueurs restent un modèle du genre et l’archétype d’une certaine esthétique, disparue avec « la France d’avant ».
Nombre de ses répliques sont d’ailleurs devenues « cultes ».

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Les politiciens qui parlent d’« Etat de droit » n’y croient pas

C’était un 21 juin 1973…

à Paris : meeting du mouvement « Ordre nouveau » (né en 1970) contre l’immigration sauvage.

Les trotskystes de la Ligue communiste, constituées en commandos armés, se heurtent aux forces de police et mettent à sac le siège du mouvement nationaliste, rue des Lombards.

Les jours suivants, le régime profitera de ces incidents pour dissoudre Ordre nouveau (qui ne s’était pourtant pas heurté à la police) ainsi que la Ligue communiste (qui était déjà la reconstitution d’un groupe dissous et qui se reconstituera ensuite).

Quelques images des affrontements :