C’était un 9 mars…

1661 : à l’occasion de la mort de Mazarin, Louis XIV décide d’être son propre premier ministre. Il effectue une entrée fracassante au Conseil, en tenue de chasse, fouet à la main. Ces objectifs, avec Colbert, sont de faire rendre gorge aux profiteurs et de ramener la noblesse à la cour.

1831 : le roi Louis-Philippe 1er fonde la Légion étrangère, en vue d’encadrer les recrues étrangères, à commencer par les mercenaires suisses. Il renoue ce faisant avec la tradition des régiments étrangers attachés aux rois de France. C’est en Algérie que la légion s’illustre pour la première fois, sous la devise : « Honneur et Fidélité », avant d’acquérir ses lettres de noblesse à Camerone (Mexique).

1945 : à l’initiative de ses nombreux responsables ayant appartenu à la Résistance, le très important Parti social français de la Rocque doit tenir son congrès mais le gouvernement provisoire de De Gaulle annonce que le PSF est et demeure dissous. En fait, l’Union interfédérale du PSF a été dissoute par le général allemand Oberg le 2 novembre 1942. Malgré une ordonnance de non-lieu du 22 mai 1946, le parti demeurera interdit pour empêcher la renaissance d’un parti nationaliste.
Signalons que des mémoires (carnets de captivité) du général de La Rocque ont été récemment publiés (voir ici).

1945 : les 9 et 10, coup de force japonais en Indochine. 60 000 Japonais attaquent perfidemment 12 000 Français des garnisons de Langson, Hanoï, Hué, Saïgon.
Arrestation des amiraux Decoux et Bérenger, du général Aymé, etc. Massacre à Langson. Décapitation du général Lemonnier et du résident Auphelle (détails ci-dessous*). La colonne Alessandri amorce son repli vers la Chine. Cette action japonaise va semer le chaos en Indochine et porter un coup fatal à la présence coloniale de la France dans le Sud-Est asiatique.

1971 : à l’issue d’un meeting d’Ordre nouveau, au Palais des sports de la porte de Versailles, de violents incidents opposent militants nationalistes et opposants gauchistes. On compte 80 blessés parmi le service d’ordre.
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* C’est à Langson, verrou de la porte de Chine, que le courage des Français et la cruauté des Japonais atteignent des sommets. L’état-major nippon tend un traquenard en invitant les autorités civiles et militaires le 9 mars à 18h30.

Général Lemonnier

Le Général Lemonnier décline l’invitation mais pour éviter tout incident diplomatique laisse l’Administrateur Auphelle, le Colonel Robert, le lieutenant-colonel Amiguet et le chef de bataillon Leroy s’y rendre.
A l’issue du repas les invités sont faits prisonniers. Amiguet et Leroy sont abattus. Au même moment, dix mille soldats Japonais partent à l’attaque des positions de la citadelle, tenues par les troupes aux ordres du Général Lemonnier. La résistance acharnée, à un contre dix, permet aux troupes franco-indochinoises de tenir toute la nuit. Exaspérés par les lourdes pertes subies les Japonais tentent en vain d’extorquer au Général un ordre de reddition. Devant son refus il est conduit avec le résident Auphelle dans les grottes de Ky Lua où ils sont décapités. Le Colonel Robert subira le même sort deux jours plus tard. A l’issue des combats les Japonais exécuteront sauvagement les prisonniers.

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