Archives pour la catégorie 'Histoire'

C’était un 13 janvier…

Mort de St Rémi ; un ange recueille son âme. Vitrail de ND de Chartres.

533 : date supposée de la mort de saint Rémi, 94 ans, archevêque de Reims, qui avait baptisé Clovis vers 496.

888 : mort de Charles III le Gros, empereur d’Occident. Fin de l’empire de Charlemagne.

1118 : fondation, à Jérusalem, de l’Ordre du Temple, par huit chevaliers français réunis autour de Hugues de Payns.

1151 : mort de l’abbé Suger, le plus grand abbé de Saint Denis, ministre et régent du royaume de France sous les rois Louis VI le Gros et Louis VII le jeune.
L’abbé Suger aida au mouvement qui prépara l’affranchissement des communes et que Louis le Gros favorisa pour affaibli les seigneurs et affermir l’autorité royale. Louis VII, fils de Louis le Gros, lui conféra le titre de « Père de la patrie », lui laissant la direction des affaires.

Cérémonie de la Ligue de la Patrie Française. M. Barrès et P. Déroulède

1899 : dîner nationaliste, organisé dans le salon de la comtesse de Loynes, aux Champs-Elysées à Paris, qui aboutit à la création de la Ligue de la Patrie française.
Jules Lemaître en est le président, le poète François Coppé le président d’honneur. Parmi les fondateurs, Maurice Barrès (livres ici), Léon Daudet, Charles Maurras, Gabriel Syveton, le dessinateur Forain, Louis Dausset, etc.
Née dans les remous de l’affaire Dreyfus et en réaction à la création de la Ligue des Droits de l’homme, ce mouvement nationaliste conservateur (mais respectueux de la légalité républicaine) échouera à se transformer en force politique aux élections de 1902. Lire la suite

Penser la guérilla, de l’antiquité à nos jours

C’est un article fouillé que propose Olivier Schmitt, de l’Association pour les Etudes sur la Guerre et la Stratégie (AEGES), sur la guérilla. Il parle des guérilla à travers l’histoire ainsi que la vision de différents théoriciens de la guerre d’embuscades.

Le premier penseur de la guérilla est probablement Salluste (86-35 av. J.C.), avec sa Guerre de Jugurtha, qui raconte l’histoire du conflit entre la république romaine et le roi numide Jugurtha entre 112 et 105 av. J.C. Dans son histoire, Salluste évoque déjà l’intégralité du répertoire tactique de la guérilla pratiquée par le Numide. Ainsi, la tactique consistant à faire traîner en longueur des pourparlers afin de négocier en position d’avantage est rapportée en ces termes : « Jugurtha, au contraire, tirait les choses en longueur, faisait naître une cause de retard, puis une autre, promettait de se rendre, puis feignait d’avoir peur, cédait du terrain devant les attaques, et, peu après, pour ne pas exciter la défiance des siens, attaquait à son tour ; et ainsi, différant tantôt les hostilités, tantôt les négociations, il se jouait du consul ». Il décrit les raids sur les colonnes romaines et même l’assaut nocturne sur le camp d’Aulus qui se termine en débâcle pour l’armée romaine. Salluste ne cherche pas à systématiser les tactiques qu’il décrit comme dans un manuel militaire, mais on peut déjà percevoir chez lui une ébauche de discussion sur l’utilité pour celui qui est en infériorité militaire d’adopter une tactique de guérilla.

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C’était un 7 janvier…

1886 : le général Boulanger devient ministre de la Guerre. Il le demeure jusqu’au 30 mai 1887, cristallisant sur son nom les activistes à la fois républicains, communards et nationalistes. (Émission sur Boulanger ici).

1893 : dans La Cocarde, Edouard Drumont révèle que 104 députés républicains (les « chéquards ») ont été achetés par la compagnie du canal de Panama pour l’obtention du contrat de perçage. Énorme scandale. Brillant discours à l’Assemblée de Maurice Barrès. Seuls Ferdinand de Lesseps et son fils Charles seront condamnés pour corruption.

1944 : mort à 10h50 d’Eugène Deloncle, abattu par des policiers français au service du SD allemand, à son domicile.
Polytechnicien, ancien combattant (Légion d’honneur en 1915) et père de « La Cagoule », il venait de fonder le Mouvement Social Révolutionnaire.
Pour découvrir la Cagoule, on lira avec profit l’article paru dans le n°8 de la revue L’Héritage.

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C’était un 5 janvier : mort de Charles d’Orléans

Ch. d’Orléans recevant hommage d’un vassal

à Amboise, en 1465.
Capturé lors de la bataille d’Azincourt, en 1415, il demeura prisonnier des Anglais durant 25 ans.

C’est pour charmer l’ennui de sa captivité qu’il devint poète, cultivant la galanterie raffinée sous une pointe de mélancolie.
Libéré en 1440, il entreprit de conquérir le Milanais, qu’il tenait de droit par sa mère, mais ne put se rendre maître que du comté d’Asti. Il s’établit alors à Blois, où il tint une cour lettrée.
Il laisse une centaine de ballades, autant de chansons, et environ 400 rondeaux.
« Été revêt champs, bois et fleurs
De sa livrée de verdure
… Mais vous, Hiver, trop êtes, plein
De neige, vent, pluie et grésil
… Hiver, vous n’êtes qu’un vilain ! »

Ci-dessous sa fameuse Complainte de France

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C’était un 3 janvier : mort de Sainte Geneviève

Sainte Geneviève*, née à Nanterre en 423 (et décédée en 512), voue très jeune sa virginité à Dieu.

Elle est très vite remarquée par saint Germain d’Auxerre et saint Loup de Troyes, qui passent par Nanterre en 429 (elle n’a que six ans), à l’occasion de leur voyage vers la province romaine de Bretagne (Grande-Bretagne actuelle).
Elle mène une vie consacrée et ascétique, probablement dès ses seize ans.
De son père, franc, dont elle est la fille unique, elle a une charge de membre du conseil municipal de Paris.

Afficher l'image d'origineLors du siège de Paris par les Huns, en 451, elle convainc, aidée par sa grande force de caractère, les Parisiens de ne pas abandonner la ville (leur sauvant probablement la vie car toute fuite aurait été très périlleuse) :

« Que les hommes fuient s’ils veulent, et s’ils ne sont plus capables de se battre. Nous, les femmes, nous prierons Dieu tant et tant qu’Il entendra nos supplications. »

De fait, Attila (pressé d’en découdre avec les Wisigoths, en Aquitaine) finit par épargner Paris.
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C’était un 29 décembre… mort du colonel Chateau-Jobert

Né en février 1912 et décédé le 29 décembre 2005 (en la fête de St Michel), le colonel Pierre Château-Jobert fut un militaire français de renom, ainsi qu’un écrivain contre-révolutionnaire de premier plan, l’un des rares depuis la Deuxième guerre.
On doit à ce militant nationaliste et catholique notamment un Manifeste politique et social et une Doctrine d’action contrerévolutionnaire que nous recommandons chaudement.

Surnommé « Conan » dans la Résistance, il a, jusqu’à la trahison gaulliste en Algérie, poursuivi une brillante carrière dans l’armée.
Créateur du Centre école de parachutiste militaire de Lannion en Bretagne (lui-même était né à Morlaix), il a combattu en Indochine puis en Algérie, affecté au 2e RCP, bientôt transformé en 2e RPIMa.
Il était au Niger quand se déclencha le putsch des généraux, desquels il se solidarisa. Après plusieurs mois de prison, il parvint à rejoindre l’Algérie et prit le commandement de l’OAS pour le Constantinois. Il quitta l’Algérie en juin 1962 et restera plusieurs années dans la clandestinité, qu’il mit à profit pour étudier.

Condamné à mort par contumace, il avait échappé à la peine capitale.

C’était un 28 décembre…

1895 : date considérée comme la naissance du cinéma. Il s’agit en fait de la première représentation publique et payante – dans le sous-sol du Grand-Café (boulevard des Capucines à Paris) – du « cinématographe », par les célèbres frères Auguste et Louis Lumière.
La mémoire de ces hommes incarnant excellemment le génie français est peu honorée par la République.
Il leur est reproché d’avoir soutenu fermement l’Etat français (pourtant légal et légitime) du maréchal Pétain.
Ils furent décorés de la Francisque. Louis fut membre du « Conseil national » mis en place par Vichy, et Auguste fut même membre du comité de parrainage de la Légion des volontaires français contre le bolchevisme.

27 décembre 1585 : mort de Pierre de Ronsard,

premier poète moderne et patriote fervent.

Il meurt dans son prieuré de saint Cosme (près de Tours). Ce parent de Bayard et de la reine Elizabeth d’Angleterre était né au château de la Possonnière dans la paroisse de Couture-sur-Loir en 1524. Devenu sourd très jeune et donc privé de carrière militaire, il se consacra alors à la littérature. Fondateur du groupe de la Pléiade avec Joachim du Bellay, il a renouvelé l’inspiration et la forme de la poésie française (Odes, Amours, Hymnes, etc.)
Les Italiens le mettent au-dessus de leurs plus grands poètes ; dans l’Europe entière, il est lu et admiré. Lorsqu’il traverse Paris, la jeunesse l’acclame et les étudiants touchent sa robe pour devenir poètes. Ses seuls adversaires seront les protestants. En 1562, Ronsard, expert à l’escrime et à l’équitation, devait réunir une bande de garçons pour massacrer des Réformés qui venaient de saccager des œuvres d’art. Et ce bien qu’il fut « initié » (cf livres d’Alain Pascal).

Voici de ses vers qui n’ont rien perdu de leur actualité :

Des Turcs, des Mammeluks, des Perses, des Tartares ;
Bref, par tout l’univers tant craint et redouté,
Faut-il que par les siens luy-mesme soit donté ?
France, de ton malheur tu es cause en partie ;
Je t’en ay par mes vers mille fois advertie :
Tu es marastre aux tiens et mere aux estrangers,
Qui se mocquent de toy quand tu es aux dangers,
Car sans aucun travail les estrangers obtiennent
Les biens qui à tes fils justement appartiennent.
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C’était un 24 décembre…

1800 : attentat de la rue Saint Nicaise contre Bonaparte. Trois chouans acharnés ont fait sauter un baril de poudre à son passage dans cette rue parisienne. Il y aura des victimes mais (hélas pour la France, comme le confirmera la suite) le consul s’en sortira indemne.

duel1892 : le duel Clémenceau-Déroulède – épisode du scandale de Panama – se déroule sur le champ de course de Saint Ouen, en présence de 300 personnes. Six balles sont échangées, sans résultat. Six mois plus tard, Clémenceau perd son siège de député du Var.

1894 : le socialiste Jean Jaurès est expulsé de la Chambre des députés pour antisémitisme. On lui reproche d’avoir dénoncé à la tribune « la bande cosmopolite » et d’avoir raillé « les foudres de Jéhovah maniées par M. Joseph Reinach ».

1923 : à Paris, l’anarchiste Germaine Berton est acquittée pour l’assassinat de Marius Plateau, chef des Camelots du roi, alors même qu’elle a avoué et reconnu qu’elle l’avait abattu dans son bureau.

1942 : à Alger, assassinat de l’amiral Darlan par le jeune Olivier Bonnier de La Chapelle, dont le bras avait été armé par un groupe d’activistes partisans du comte de Paris. Cette action favorisera l’accession de De Gaulle au commandement unique de la Résistance, après l’éviction du (pétainiste) général Giraud.

Inspiré de Ephémérides nationalistes

C’était un 23 décembre…

1588 : Henri III fait assassiner le duc de Guise, chef de la Ligue catholique et qui l’avait pratiquement renversé le 12 mai 1588, lors de la Journée des Barricades.
Percé de plusieurs coups de poignards, sans pouvoir mettre la main à l’épée, le duc de Guise, que le roi avait pourtant nommé, le 4 août, lieutenant-général du Royaume, expira en disant : « Mon Dieu, ayez pitié de moi ! »
Dès qu’il fut mort, le roi descendit dans la chambre de la reine-mère et lui dit ce qui venait d’être fait.
« Je ne sais, lui dit-elle, si vous en avez bien prévu les suites ».
D’un courage extrême, ce grand catholique avait sauvé Paris des mercenaires protestants allemands, en les battant à Dormans, en octobre 1575. C’est là, que blessé d’un coup d’épée, il avait reçu le surnom de Balafré.
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C’était un 18 décembre…

1912 : découverte de « l’homme de Piltdown », dans le Sussex, à partir de morceaux de crâne. Il a été considéré pendant 50 ans comme un fossile datant de «l’Acheuléen» («Paléolithique inférieur») et comme un chaînon manquant entre le singe et l’homme (selon la théorie de l’évolution) en raison de ses caractères simiens (mâchoire) et humains (calotte crânienne).
En 1959, des tests montrèrent définitivement qu’il n’était qu’un canular paléontologique. Les créationnistes considèrent qu’il ne s’est agi que d’une supercherie produite par manque de preuve en faveur de la théorie de l’évolution. Pour une critique efficace de l’évolutionnisme, nous vous conseillons les ouvrages de Dominique Tassot disponibles ici, ainsi que la revue chrétienne du CEP.

1948 : fondation, à Lausanne (Suisse), de l’Association des amis de Robert Brasillach (livres ici).

1970 : première manifestation du mouvement nationaliste Ordre Nouveau.

1975 : mort, à Toulon, du fameux historien contre-révolutionnaire Léon de Poncins. Antibolchevique, antimaçon, anti-d’autres choses, il est l’auteur de divers ouvrages comme La guerre occulte, La dictature des puissances occultes, Christianisme et Franc-maçonnerie (pour les livres, voir ici).
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C’était un 17 décembre…

1851 : dans le Constitutionnel, un article donne une explication à l’origine du nom « Marianne », symbole de la République française. Après avoir donné quelques détails sur les sociétés secrètes qui s’étaient multipliées avant le coup d’Etat, l’auteur indique qu’il existait plusieurs mots de passe – un par société secrète -, mais qu’un seul avait été adopté comme signe de reconnaissance par tous : Marianne.

1911 : première réunion du Cercle Proudhon, première tentative d’union des forces révolutionnaires de droite et de gauche en vue d’un syndicalisme à la fois socialiste et nationaliste.
Le cercle était animé par Jean Darville, Henri Lagrange (tué en 1915), Albert Mair, Henri de Marans, André Pascallon, Marius Régnier et Georges Valois. Les Cahiers du Cercle Proudhon paraîtront de janvier 1912 à janvier 1914. Ils ont été réédités récemment.

1958 : décès de Pierre-Antoine Cousteau, frère du commandant Cousteau et ancien journaliste à Je suis partout, membre de la Milice et du PPF.
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A l’heure des polémiques sur les crèches

Journal de Tintin de décembre 1948

Journal de Tintin de décembre 1954

C’était un 11 décembre…

493 : près de Constantinople, enterrement de Daniel le Stylite, l’un des plus grands ermites de son époque. Ayant vécu (plus de 30 ans) sur une colonne, il avait les genoux collés à la poitrine, et les talons aux cuisses.

1686 : mort, à Fontainebleau, de Louis II de Bourbon, prince de Condé, dit le Grand Condé.
Il avait été le vainqueur de Rocroi et l’un des chefs de la Fronde.
Son oraison funèbre sera prononcée par Bossuet. Il avait une hauteur inflexible, une franchise dédaigneuse et despotique, qui voulait tout emporter par la force. « On sent la douleur de voir sortir du monde un si grand homme, écrit madame de Sévigné, un si grand héros dont les siècles entiers ne sauront point remplir la place. ».
Est récemment parue une biographie, par Simone Bertière : Condé, le héros fourvoyé (disponible ici).

1992 : mort de Jacques Perret, écrivain de sensibilité monarchiste et antigaulliste, il est l’auteur d’une riche œuvre, d’un grand classicisme. Notamment Le caporal épinglé (1947) et Bande à part (1951), prix Interallié. Un hommage à Perret paru il y a quelques années est disponible ici.

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9 décembre : naissance de Jean Mermoz, un grand Français.

Le 9 décembre 1901 naissait à Aubenton (Aisne), celui qui deviendrait un aventurier, un pionnier et un pilote français de légende.
Il serait aussi un ardent militant patriote.

Par son physique (il était surnommé « l’archange »), son audace et son endurance, Jean Mermoz fut le plus populaire des pilotes de l’Aéropostale.
Cette compagnie aérienne s’illustra entre les deux guerres en établissant au prix d’immenses efforts les premières liaisons postales aériennes entre la France et l’Amérique du Sud.
Il devint immensément célèbre après sa capture par les Maures le 22 mai 1926, suite à un atterrissage forcé de son Breguet XIV dans le désert au cours d’un vol Casablanca-Dakar. Son interprète et lui furent libérés contre une rançon de… mille pesetas.

Mais Mermoz, abandonné en plein désert, dut gagner à pied par ses propres moyens le poste d’escale de Cap-Juby, tenu par Antoine de Saint-Exupéry. Plus de détails sur son itinéraire de pilote ici.

Mermoz rejoignit le mouvement des « Croix de feu » (en tant que « Volontaire national »), une ligue patriotique dirigée par le colonel de La Rocque, tout en menant des activités caritatives.
Après la dissolution des ligues par le « Front populaire », Jean Mermoz cofonda le puissant Parti Social Français (successeur des Croix de feu) dont il fut vice-président jusqu’à sa mort.
Il disparut en effet prématurément le 7 décembre 1936, quand son avion s’abîma en mer.

Citons-le :
« La vie moderne autorise les voyages, mais ne procure pas d’aventure. »

Source Thibaut de Chassey



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