Archives pour la catégorie 'Histoire'

Espagne : une universitaire « non croyante » affirme que l’Inquisition a évité de grandes horreurs

Maria Elvira Roca Barea a beau être issue d’une famille républicaine et franc-maçonne et s’affirmer non croyante, elle n’en est pas moins fortement engagée dans la dénonciation de la « Légende noire » de l’Empire d’Espagne. Cette universitaire a travaillé depuis de longues années sur toutes les accusations lancées contre l’Eglise catholique, sur son rôle en Espagne, et sur l’Inquisition. S’il y a une accusation qui lui paraît juste, c’est celle que l’on devrait faire à l’Eglise elle-même qui n’a pas pris la peine de se défendre face à des mensonges qui relèvent essentiellement de la propagande religieuse et politique.

Elle vient de publier un livre sous le titre Imperiofobia y leyenda negra, « Empirophobie et légende noire ».
Lire la suite

C’était un 30 mars…

1282 : début des « vêpres siciliennes ». Dans la journée du Lundi de Pâques, les Siciliens, révoltés contre Charles Ier d’Anjou et soutenu par Pierre III d’Aragon, massacrent les quelques 8 000 Français qui se trouvent dans l’île (dont 2000 la première journée). Ils étaient identifiés à leur façon de prononcer « cicero » (pois-chiche), mot difficile à prononcer pour des Français de l’époque. Verdi devait en faire un opéra quelques siècles plus tard.

1349 : union définitive à la France du Dauphiné, lequel devient l’apanage du prince héritier, appelé désormais le « Dauphin ».

1707 : mort, à Paris, de Sébastien le Prestre de Vauban, maréchal de France, commissaire général des fortifications depuis 1678. Originaire du Nivernais, il perfectionna la défense des villes et dirigea lui-même de nombreux sièges. Sa franchise et ses critiques contre la cour lui avaient aliéné la faveur du roi. Son projet de dîme royale, publié sans autorisation, fut saisi. On lui doit moult places fortifiées encore debout. Un article biographique intéressant est paru sur lui dans la revue L’Héritage n°6.

1886 : adoption d’une loi, proposée par le franc-maçon Blatin, autorisant la crémation des corps en France. L’Eglise condamne cette pratique le 19 mai.
Pour connaître le point de vue de l’Eglise sur cette question, un fascicule bien fait a été édité dans la Tradition.

1945 : sentant sa fin proche, Mussolini écrit :

Lire la suite

C’était un 29 mars…

1796 : exécution, à Nantes, du général vendéen François Athanase, baron de Charette de la Contrie.
Très réducteur, Napoléon dira de lui qu’il était « le seul grand héros de cet épisode marquant de notre révolution ».
Pour des livres sur Charette, voir ici.

1886 : mise en vente aux Etats-Unis du Coca-cola, classé parmi les « brain tonic », médicamenteux censés donner un « coup de tonus ».
On en voit les résultats 130 ans plus tard.

1918 : Paris est bombardé depuis le 23 mars, par un canon d’une portée, alors phénoménale, de 120 km, surnommé par les Parisiens « la grosse Bertha ».
L’un des obus, en ce jour de Vendredi saint, percute un pilier de l’église saint Gervais durant un office, tuant 88 Parisiens et en blessant 150 autres.

T. de Chassey

26 mars 1962 : massacre de la rue d’Isly, par les gendarmes gaullistes

Il y a cinquante ans environ, alors que De Gaulle avait trahi et abandonné l’Algérie aux égorgeurs du FLN, des Français manifestaient pacifiquement rue d’Isly à Alger.
Une centaine d’entre eux furent abattus et des centaines furent blessés par les balles des gendarmes français. Ils sont tombés victimes de la haine gaulliste.

T. de Chassey

C’était un 25 mars…

1351 : à Ploërmel, en pleine Guerre de succession de Bretagne, un grand tournoi est organisé : c’est le « combat des Trente ».
Face à face, trente chevaliers anglo-bretons, partisans du duc Jean de Montfort, et trente franco-bretons qui apportent leur soutien à Charles de Blois.
La victoire reviendra aux Français et Charles de Blois prendra le duché de Bretagne. Récit de la bataille en fin d’article.

1847 : naissance, à Nantes, du colonel Georges de Villebois-Mareuil, officier nationaliste, cofondateur de l’Action française, engagé volontaire dans l’armée bœr en 1899, et assassiné dans une embuscade par les Anglais en 1900, après avoir été trahi par son guide.
De nombreuses rues ou places en Bretagne (et l’une à Paris) portent encore son nom.

1914 : à Maillane, mort du poète provençal, Frédéric Mistral, auteur de Mireille, fondateur du Félibrige, prix Nobel de littérature en 1904. Son disciple et ami Charles Maurras écrit dans l’Action française : « nous avons toujours du compter Mistral parmi nos héros fondateurs. Non qu’il ait jamais adhéré à aucune formation politique, mais il créa la sienne et c’était celle d’un nationalisme intellectuel […] Il l’avait fait pour la Provence, et cela a servi la France, ainsi qu’il l’avait parfaitement prévu et annoncé.  »

1991 : mort de Mgr Marcel Lefebvre, à l’âge de 85 ans. Ancien archevêque de Dakar, ancien évêque de Tulle, et principal opposant à la réforme de l’Eglise catholique consécutive au concile de Vatican II, il devint en quelque sorte le représentant des catholiques traditionalistes (fondateur de la Fraternité sacerdotale Saint Pie X).
Il y a deux ans est sorti un DVD (voir ici) bien réalisé sur la vie de cette figure exceptionnelle.

Source : T. de Chassey

* Le Combat des Trente :

Prémices :

Lire la suite

C’était un 24 mars…

1790 : suppression définitive, par la Constituante, des Parlements régionaux qui contrebalançaient l’autorité royale au profit des provinces.

1794 : Jacques Hébert, animateur du Père Duchesne, le journal le plus ordurier de la Révolution, monte à l’échafaud après avoir tenté de renverser Robespierre le 4 mars. Devant le fanatisme du peuple manipulé, les Montagnards n’hésitèrent pas à inventer, de toutes pièces, « la grande conspiration royaliste du Père Duchesne ».

Lettre ouverte des députés savoyards, au président de la Chambre des députés, en faveur de la réunion de la Savoie à la France, le 18 mars 1860.

1860 : afin de remercier la France qui a favorisé l’unité italienne, le Traité de Turin réunit la Savoie et Nice à la France (ces deux régions ayant été cédées en 1815). Garibaldi est le seul Italien à protester. Le parlement italien entérine quasi unanimement la cession, le 29 mai.
A partir du 14 juin, le drapeau français est hissé sur tous les édifices publics. Plébiscite, le 23 avril, en Savoie, confirmant le rattachement (99,7% des votants, 96% des inscrits).

C’était un 21 mars…

1793 : la Convention adopte un décret de surveillance des étrangers, qui – s’il n’était bien sûr pas pris dans une bonne perspective à l’époque – pourrait être source d’inspiration aujourd’hui…
Ce texte prévoyait la création dans chaque commune, d’un comité de 12 citoyens chargés de surveiller les allées et venues des étrangers et d’ordonner éventuellement leur expulsion. Il stipulait que les étrangers en situation irrégulière, qui refuseront d’être expulsés, seront punis de 10 ans de détention et que « tout étranger saisi dans une émeute » sera exécuté.

1804 : enlevé à Ettenheim et ramené à Paris, le fils unique du dernier prince de Condé et espoir des royalistes, Antoine Henri de Bourbon, est fusillé dans les fossés de Vincennes. L’assassinat du duc d’Enghien scandalise l’Europe entière et fait basculer Chateaubriand dans l’opposition à Napoléon.

1886 : naissance à Paris, du journaliste, écrivain et critique royaliste Henri Massis. Il fut rédacteur en chef de la Revue universelle, de sa fondation à la mort de Jacques Bainville en 1936. Académicien, il fut épuré pour fidélité au maréchal Philippe Pétain, il signera de nombreux ouvrages, dont Défense de l’Occident (1927), Barrès et nous (1962), Le souvenir de Robert Brasillach (1963), etc. On peut se procurer ici plusieurs de ses livres.

1899 : naissance de Jean Fontenoy. Ce journaliste venu de l’extrême-gauche, véritable aventurier, séjourne en Russie et en Chine, combat les républicains en Espagne, les soviétiques en Finlande. Il est le fondateur, avec Eugène Deloncle, du Mouvement social révolutionnaire (MSR) et membre du directoire du RNP de Marcel Déat. Il s’engage dans la LVF et se suicide à Berlin en avril 1945. Il a écrit plusieurs ouvrages et a fait l’objet de deux biographies récentes, disponibles ici.
Lire la suite

C’était un 19 mars…

1937 : Pie XI publie l’encyclique Divini Redemptoris : « le communisme est intrinsèquement pervers, et l’on ne peut admettre sur aucun terrain de collaboration avec lui de la part de quiconque veut sauver la civilisation chrétienne ». Jamais un système politique ne fut condamné aussi radicalement par le magistère. On peut retrouver le texte en fin d’article.

1944 : décès, près de Toulouse, du général de Curières de Castelnau, doyen des grands chefs de l’armée française. Né en 1851 dans une vieille famille du Rouergue, il avait participé à la guerre de 1870 dès sa sortie de saint Cyr. C’est lui qui proposera, en 1916, à Joffre de nommer Philippe Pétain au commandement de l’armée de Verdun. La Grande guerre lui aura coûté trois de ses fils. Elu à la chambre bleu horizon, il devient en 1925, président de la Fédération nationale-catholique ainsi que de la Ligue des patriotes.

1946 : Marcel Bucard, chef du Parti franciste (se voulant l’unique équivalent français du fascisme italien), tombe sous des balles françaises à 10h35 au fort de Châtillon, après avoir chanté « Je suis chrétien, voila ma gloire ».
Il avait marché vers le poteau pieds nus, comme les martyrs, vêtu de sa chemise bleue, puis avait prié avec l’aumônier ; refusant le bandeau et une fois attaché, il s’écria « Qui vive ? France ! ».
Lire la suite

C’était un 18 mars…

1904 : en Suisse, Lénine et Mussolini figurent parmi les orateurs de la traditionnelle commémoration de la Commune de Paris, organisée à Plainpalais, sous la présidence du Dr Wyss, président du parti socialiste genevoix.

1910 :  au cabaret montmartrois du Lapin agile, Roland Dorgelès et André Warnod attachent un pinceau à la queue d’un âne et lui font barbouiller une toile posée sur un chevalet.

Lire la suite

C’était un 14 mars : prise de Cholet par les Contre-révolutionnaires

Cette journée de 1793, quelques jours seulement après le début du soulèvement des paysans vendéens, ceux-ci sont parvenus à s’organiser et à se trouver des chefs en les personnes de Jacques Cathelineau (simple colporteur et sacristain de Pin en Mauges) et de Jean-Nicolas Stofflet (garde-chasse).
L’« Armée catholique et royale », dont de nombreux membres ne sont armés que de faux, parvient, ce jour du 14 mars 1793, à prendre Cholet, ville importante.

Les 3 pôles d’insurrection vendéenne :
* L’armée du Marais autour de Léger
* L’armée d’Anjou autour de Cholet
* L’armée du centre dans le bocage

Après cette première prise de Cholet et avec un chef à son image, l’armée paysanne progresse vers Chalonnes-sur-Loire (au sud d’Angers) puis Thouars.

La Guerre de Vendée, que Napoléon qualifiera de Guerre de géants a commencé…

Six mois après la prise de Cholet, les Bleus emmenés par Kléber et Marceau, parviendront à récupérer la cité, après des combats acharnés.
En mars 1794, Stofflet reprend la ville. Louis Turreau la fera alors entièrement brûler…

Source Thibaut de Chassey

C’était un onze mars : l’assassinat du colonel Bastien-Thiry

Le 11 mars 1963 était fusillé au Fort d’Ivry le lieutenant-colonel Jean-Marie Bastien-Thiry, 36 ans et père de trois enfants.

Polytechnicien, il avait inventé deux missiles anti-chars.

Il avait organisé l’attentat manqué du Petit-Clamart, pour en finir avec De Gaulle qui avait trahi le peuple, livré l’Algérie française aux mains des égorgeurs et liquidé le camp nationaliste en France.

Fervent catholique, il justifiait cette action par la légitimité du tyrannicide (théorisée par Saint Thomas d’Aquin).

Un très bon petit livre constitue une bonne synthèse sur ce sujet : Jean Bastien-Thiry, De Gaulle et le tyrannicide, par l’abbé Olivier Rioult (cliquer ici).

Bastien-Thiry marcha vers le peloton chapelet à la main, laissant derrière lui une forte impression, et l’image d’un héros français et chrétien qui avait porté jusqu’au bout l’idéal du sacrifice.

On peut retrouver cette chanson sur le cd du Chœur Montjoie St Denis, Chants de France XI, ou encore sur la compilation de l’ADIMAD.

C’était un 10 mars…

1793 : à la suite de la décision de la levée en masse de 300 000 hommes à Saint Florent le Vieil, début de la guerre de Vendée, dont la première partie va durer jusqu’au 21 décembre de la même année.
Ce même jour, création du Tribunal révolutionnaire. Une seule alternative : l’acquittement ou la mort. Quelques statistiques sur Paris uniquement : 20% des suppliciés sont des nobles, 9% des membres du clergé, et 71% sont des ouvriers, des artisans ou des paysans. (livres sur ce thème ici)

1861 : prise de Saïgon par les troupes françaises.

1945 : Tokyo est bombardée, de minuit à trois heures du matin, par 279 avions américains portant chacun 7 à 8 tonnes de bombes incendiaires. Bilan : entre 200 000 et 250 000 morts et disparus.

1962 : attentat (faussement) attribué à l’OAS, contre le local du Parti communiste à Issy-les-Moulineaux. Il s’agissait en fait d’une provocation gaulliste.

Source T. de Chassey

C’était un 9 mars…

1661 : à l’occasion de la mort de Mazarin, Louis XIV décide d’être son propre premier ministre. Il effectue une entrée fracassante au Conseil, en tenue de chasse, fouet à la main. Ces objectifs, avec Colbert, sont de faire rendre gorge aux profiteurs et de ramener la noblesse à la cour.

1945 : à l’initiative de ses nombreux responsables ayant appartenu à la Résistance, le très important Parti social français de la Rocque doit tenir son congrès mais le gouvernement provisoire annonce que le PSF est et demeure dissous. En fait, l’Union interfédérale du PSF a été dissoute par le général allemand Oberg le 2 novembre 1942. Malgré une ordonnance de non-lieu du 22 mai 1946, le parti demeurera interdit pour empêcher la renaissance d’un parti nationaliste.
Signalons que des mémoires (carnets de captivité) du général de La Rocque ont été récemment publiés (voir ici).

1945 : les 9 et 10, coup de force japonais en Indochine. 60 000 Japonais attaquent par surprise 12 000 Français des garnisons de Langson, Hanoï, Hué, Saïgon.
Arrestation des amiraux Decoux et Bérenger, du général Aymé, etc. Massacre à Langson. Décapitation du général Lemonnier et du résident Auphelle (détails ci-dessous*). La colonne Alessandri amorce son repli vers la Chine. Cette action japonaise va semer le chaos en Indochine et porter un coup fatal à la présence coloniale de la France dans le Sud-Est asiatique.

1971 : à l’issue d’un meeting d’Ordre nouveau, au Palais des sports de la porte de Versailles, de violents incidents opposent militants nationalistes et opposants gauchistes. On compte 80 blessés parmi le service d’ordre.

Vu chez Thibaut de Chassey

* C’est à Langson, verrou de la porte de Chine, que le courage des Français et la cruauté des Japonais atteignent des sommets. L’état-major nippon tend un traquenard en invitant les autorités civiles et militaires le 9 mars à 18h30.

Lire la suite

8 mars : « journée internationale de la femme »

« Ou plus exactement la journée marxiste-léniniste de la femme, puisque c’est Lénine qui a décrété en 1921 que le 8 mars serait la journée internationale de la femme.

8womenday.jpg

« 8 mars, jour de rébellion des travailleuses contre l’esclavage de la cuisine », peut-on lire sur l’affiche soviétique ci-dessus : une « travailleuse » tend la main à une femme écrasée par les tâches domestiques (et par une icône de la Théotokos) pour la « libérer »,  en l’envoyant travailler à la chaîne en usine…

Malgré la propagande communiste et libérale, malgré l’obligation qu’ont beaucoup de femmes d’avoir un travail rétribué pour subvenir aux besoins de la famille, malgré l’idéologie dite « féministe » qui fait partie de l’idéologie officielle, un sondage de 20 minutes montrait récemment que la loi naturelle ne se détruit pas si facilement qu’on le croit, et constitue une claque retentissante pour tous les valets du politiquement correct :

82% des femmes jugent plus important d’être mère que d’avoir une carrière professionnelle. »

Source Y. Daoudal

C’était un 7 mars : mort de Saint Thomas d’Aquin

La colombe représente l’Esprit Saint soufflant des vérités à l’oreille de l’Aquinate.

Aujourd’hui est célébré le rappel à Dieu de saint Thomas d’Aquin, philosophe exceptionnel (continuateur d’Aristote) et plus grand théologien catholique, à l’intelligence prodigieuse.

Signalons qu’est sortie récemment une vie illustrée de Saint Thomas d’Aquin, notamment à destination des jeunes, bien faite et pas très chère.
Pour l’aspect politique, le De Regno de saint Thomas est bien sûr incontournable et le livre L’humanisme politique de St Thomas d’Aquin par le père Lachance est une référence. Pour d’autres ouvrages de et sur St Thomas d’Aquin, voir ici.

Rappels biographiques :

« L’Église célèbre aujourd’hui la fête de saint Thomas, illustre dominicain, surnommé le « Docteur angélique ».
Né en Italie, vers 1227, il passa la plus grande partie de sa vie dans l’enseignement de la doctrine chrétienne.

Saint Thomas, fils du comte d’Aquin [d’origine germanique – NDCI] et de Théodora de Théate [d’origine normande – NDCI], fut confié vers l’âge de 5 ans aux moines bénédictins du Mont-Cassin.

Adolescent, il résolut, malgré l’opposition des siens, d’entrer dans l’Ordre de saint Dominique, dont il est la plus grande gloire.
Il y enseigna la philosophie et la théologie avec une science et un éclat qui en font un des principaux maîtres de la pensée chrétienne.
Lire la suite



Close
Rejoignez Contre-info sur facebook et restez informé facilement !
Merci de cliquez sur le bouton Facebook ci-dessous (puis cette fenêtre ne s affichera plus)
Connect!