C’était aussi un 30 mai…

1778 : mort de François-Marie Arouet, dit Voltaire, écrivain et « philosophe » antichrétien forcené, qui eut une influence considérable sur son temps.
On peut se procurer une solide biographie de lui par l’abbé Ulysse Maynard ici, ainsi que deux livres évoquant certains aspects peu connus du bonhomme, par Xavier Martin : Voltaire méconnu et par Marion Sigaut : Voltaire, une imposture au service des puissants.

1814 : premier traité de Paris : la France, qui déplore plusieurs centaines de milliers de morts, revient à ses frontières de 1792.

1899 : après sa tentative de coup d’État raté, les jurés du tribunal de la Seine acquittent Paul Déroulède.
Il leur avait déclaré : « si vous me condamnez, vous ne ferez que retarder l’heure du réveil, si vous me rendez ma liberté, je recommencerai. »

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30 mai… 1431 : mort de Sainte Jeanne d’Arc ; son cœur resté intact miraculeusement, après le bûcher

Ce jour est la fête religieuse de Sainte Jeanne d’Arc.
En effet, elle mourut brûlée vive un 30 mai, sur la place du Vieux Marché à Rouen. Elle avait préalablement demandé une croix, de l’eau bénite, et invoqué Saint Michel, puis sainte Catherine, qui jadis lui étaient apparu. Elle cria à plusieurs reprises : « Jésus ! Jésus ! ».
Elle n’avait que 19 ans. Béatifiée en 1909, elle fut canonisée par Benoît XV le 9 mai 1920.

D’après les témoignages le cœur de la sainte fut l’objet d’un miracle : dans l’impossibilité de le consumer, le bourreau l’a jeté dans la Seine.

Concernant sa mort et ce fait, voici la déposition de frère Isambard de la Pierre, dominicain ayant assisté aux événements :

« A son dernier jour, Jeanne se confessa et communia. La sentence ecclésiastique fut ensuite prononcée. Ayant assisté à tout le dénouement du procès, j’ai bien et clairement vu qu’il n’y ut pas de sentence portée par le juge séculier. Celui-ci était à son siège, mais il ne formula pas de conclusion. L’attente avait été longue. A la fin du sermon, les gens du roi d’Angleterre emmenèrent Jeanne et la livrèrent au bourreau pour être brûlée. Le juge se borna à dire au bourreau, sans autre sentence : « Fais ton office ! »

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29 mai 1453 : mort en héros de Constantin XI Paléologue

Le 29 mai 1453 marque la chute de la ville millénaire de Constantinople, cette autre Rome. Ce jour est aussi celui de la fin du dernier empereur romain d’Orient, Constantin XI Paléologue, cent quatre-vingt-seizième empereur romain, Occident et Orient confondus, douzième de la dynastie des Paléologue.

Mystérieux et méconnu du grand public – il n’a régné que quatre ans, une seule illustration contemporaine nous est connue (image ci-dessus) – son destin n’en est pas moins remarquable et son exemple mérite d’être connu et célébré.

L’historien grec Georges Sphrantzès reconstituera ainsi dans sa Chronique le discours éloquent que donna Constantin XI devant son armée défendant la ville assiégée depuis plus d’un mois, à la veille de l’assaut ennemi :

« Messieurs, illustres capitaines d’armée et nos compagnons d’armes les plus chrétiens : nous voyons maintenant l’heure de la bataille approcher.
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29 mai 1453 : chute de Constantinople, tueries, viols et sacrilèges. La fin d’un monde

Le 29 mai 1453, l’Empire romain d’Orient (« Empire byzantin ») s’effondrait avec la chute de Constantinople.
Celle-ci fut accompagnée de massacres des civils, viols et sacrilèges commis par les sectateurs de Mahomet.
Ce n’était que le début d’une longue nuit d’esclavage et de destruction culturelle.

« Durant toute cette journée, les Turcs firent, par toute la cité, un grand carnage de chrétiens. Le sang coulait sur la terre comme s’il en pleuvait et formait de vrais ruisseaux. … Georges Phrantzes dit aussi que, ‘en certains endroits, le sol disparaissait sous les cadavres et que l’on ne pouvait passer par les rues’.

‘… Ils volent, dérobent, tuent,… font captifs femmes, enfants, vieillards, jeunes gens, moines, hommes de tous âges, de toutes conditions’.

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C’était aussi un 28 mai 1291 : les croisés chassés de Terre sainte

Le 28 mai 1291, en Palestine, les 200 000 hommes du sultan El Achraf Khalil réduisent par leur surnombre, après des combats acharnés, les dernières défenses de Saint-Jean d’Acre.
La ville était tombée le 18, mais la citadelle des Templiers résistait encore héroïquement.

Plan de la ville de Saint-Jean-d’Acre au XIIe siècle.

10 000 chevaliers chrétiens sont massacrés : « on marchait sur les morts comme sur un pont ».
Saint-Jean d’Acre était l’ultime bastion de ce qui fut le royaume franc d’Orient.

La chute de Saint Jean d’Acre – tiré de «Le secret des templiers» (série Jhen de Jacques Martin)

Sa chute met un point final à l’ère des croisés presque deux siècles après la prédication du pape Urbain II.
Par delà la légende noire sur cette formidable épopée, on lira avec profit, par exemple, « La première croisade », de Jacques Heers (commandable ici).

Le « royaume franc d’Orient », la solution aux problèmes du Proche-Orient ?

28 mai… 1794 : la République massacrait encore des Français, rasait un village (et pour quel motif !)

Nous aimons rappeler aux républicains – donneurs de leçons impénitents -, l’histoire de leur Régime.

Ce 28 mai donc, Étienne Christophe Maignet, chargé de la lutte contre la « contre-révolution » en Auvergne, fit incendier le village de Bédoin, au pied du mont Ventoux, et massacrer une bonne partie de sa population.

Quel acte extraordinaire pouvait-il justifier de telles représailles ?

Simplement l’arrachage, quelques semaines plus tôt, d’un « arbre de la liberté »…

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C’était un 26 mai…

1815 : bataille d’Aizenay, où les royalistes de Vendée laissent plusieurs dizaines de morts face aux impériaux.

1865 : la reddition de la dernière armée confédérée de Shreveport, près de la Nouvelle-Orléans, conclut la fin de la guerre de Sécession. Le général Lee s’était rendu le 9 avril.

1871 : alors qu’il ne reste que deux jours de vie à la Commune de Paris, un colonel fédéré fait sortir de la prison de La Roquette 52 otages, dont 11 prêtres, 35 gardes ou gendarmes et 3 mouchards. Malgré l’intervention de Jules Vallès, tous les otages sont systématiquement abattus (massacre dit de la rue Haxo).

1925 : Ernest Berger, trésorier de la Ligue d’Action française – alors puissant mouvement nationaliste et royaliste -, est abattu d’une balle dans le dos par la jeune militante anarchiste Maria Bonnefoy. Considérée comme déséquilibrée, celle-ci sera peu après relâchée sans jugement…

1944 : bombardement de Chambéry, Grenoble, Lyon, Nice et Saint-Étienne.
Il s’agissait officiellement de détruire les infrastructures de chemin de fer, notamment les gares de triage, afin d’empêcher les Allemands d’acheminer des troupes et du matériel vers l’ouest de la France. La méthode employée est celle des Américains : bombarder de jour, en volant à haute altitude, pour éviter la DCA, cette méthode étant jugée plus précise (sic) que celle des Anglais, qui consistait à bombarder de nuit.
Le résultat est terrible : des milliers d’habitations détruites, près de 3 000 civils français tués, dont de nombreux enfants.
Les bombardements alliés feront au total près de 100 000 morts en France…

1944 : on approche de la fin de l’Occupation et le maréchal Pétain est accueilli triomphalement par une immense foule, à Nancy :

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21 mai 1681 : ouverture du canal du Midi

Le canal du Midi ou canal des Deux-Mers est un canal français, long de 321 km, qui relie la Garonne (au niveau de Toulouse) à la mer Méditerranée.
Il fut considéré par ses contemporains comme le plus grand chantier du XVIIe siècle.
Sous le règne de Louis XIV, Pierre-Paul Riquet supervisa ce projet aux allures d’improbable défi, et fit preuve d’une grande largesse à l’égard des ouvriers et artisans (12 000 au total), posant d’indiscutables avancées sociales.
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C’était un 20 mai…

1869 : initiation de Gambetta à la loge « La Réforme » à Marseille, où figurent déjà Gaston Crémieux et Naquet.

1925 : début du procès de Corneliu Codreanu, chef nationaliste roumain et fondateur de la Garde de Fer, qui a abattu en plein prétoire le préfet Manciu, en octobre 1924, alors que ce dernier le menaçait.
Signe de son extraordinaire popularité, 19 300 avocats se sont faits inscrire volontairement pour défendre bénévolement le prévenu (qui sera acquitté le 26).

1990 : décès à Paris à l’âge de 36 ans, à la suite d’un étonnant « arrêt du cœur », de l’historien et journaliste nationaliste Yann Moncomble, auteur de livres d’investigation explosifs tels que La trilatérale ou les secrets du mondialisme, Les vrais responsables de la 3 eme Guerre mondiale, L’irrésistible ascension du mondialisme, Du viol des foules à la synarchie ou le complot permanent.

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C’était un 19 mai…

Rocroi
1643 : sur le plateau de Rocroi, dans les Ardennes, Louis de Bourbon, 23 ans, duc d’Enghien, le futur Grand Condé, obtient une victoire triomphale sur les troupes coalisées du capitaine-général Don Francisco de Mellos de Breganza, gouverneur espagnol des Pays-Bas.
La bataille de Rocroi met fin à la réputation d’invincibilité des « tercios » espagnols, des unités composées de piquiers, d’arquebusiers et de fantassins armés d’épées. Les armées espagnoles ne se remettront jamais de cette défaite et le renom de supériorité militaire dont elles disposaient passe définitivement aux Français, au début de ce qui s’annonce comme le Grand Siècle français.

1898 : première grande manifestation d’étudiants nationalistes en hommage à Jeanne d’Arc.
Après avoir fleuri la statue de Frémiet, place des Pyramides, aux cris de « vive Jeanne d’Arc et vive le Roi ! », ils gagnent le siège du Peuple français, le journal de l’abbé Garnier, tandis que l’abbé leur donne la réplique : « Vive Jeanne d’Arc, la France aux Français ! »

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C’était un 18 mai …

1291 : après plus d’un mois de combats intensifs, les musulmans (200 000 hommes) donnent l’assaut aux murailles de Saint-Jean d’Acre (qui ne compte que 35 000 habitants).

10 000 chevaliers chrétiens sont massacrés : « on marchait sur les morts comme sur un pont ».

La dernière poignée de chevaliers survivants combattra jusqu’au 28 mai.
C’en est fini de la présence franque en Terre sainte.

Lors de cette journée terrible, meurt Guillaume de Beaujeu, grand Maître de l’ordre du Temple.
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Cantique de sainte Thérèse à sainte Jeanne d’Arc ♫♪

Hier, c’était le 100e anniversaire de la canonisation de sainte Jeanne d’Arc, libératrice de la Patrie, défenseur du roi et du règne du Christ.

Aujourd’hui, c’est le 95e anniversaire de la canonisation d’une autre jeune fille de France, Thérèse de l’Enfant-Jésus, dite « de Lisieux ».

Toutes deux sont patronnes de la France (patronnes secondaires car la première est Notre-Dame).

En photo, sœur Thérèse, à 22 ans, interprétant Jeanne d’Arc dans sa propre pièce de théâtre :

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Thérèse avait une grande vénération pour la jeune Lorraine, et lui avait composé un cantique en 1894. Le titre original est « Cantique pour la canonisation de la vénérable Jeanne » mais est souvent simplifié en « Chant à Sainte Jeanne d’Arc ».
Ce chant raconte brièvement l’histoire de la Pucelle d’Orléans mais est surtout un appel à la Sainte à aider et prier le peuple de France.
Le voici magnifiquement interprété :

sainte Thérèse dans le rôle de sainte Jeanne d'Arc prisonnière
Encore Thérèse, jouant le rôle de Jeanne d’Arc.

Moncornet : Macron rend hommage à De Gaulle pour l’anniversaire d’une défaite, présentée comme une victoire

Le président Albert Lebrun et le colonel Charles De Gaulle à Goetzenbruck (Moselle) le 23 octobre 1939. Lebrun visitait l’unité de chars commandée par le colonel De Gaulle au sein de la 5 e armée.

« Une première pour un président sous la Ve République. Et une première pour le chef de l’État depuis le début de la crise sanitaire. Dimanche, Emmanuel Macron a fait une parenthèse dans la gestion de l’épidémie de coronavirus pour se rendre à Montcornet (Aisne). C’est depuis ce minuscule bourg d’à peine 5km², niché sur une colline au confluent de la Serre et de l’Hurtaut, qu’il a décidé de lancer les commémorations de «l’année de Gaulle». Théâtre d’une bataille méconnue de l’histoire de France – elle s’est soldée par une défaite – mais fondatrice du destin de Charles de Gaulle, cette commune était restée jusqu’à présent un angle mort de la mémoire de la Seconde Guerre mondiale. » (Le Figaro)

Célébrée par Emmanuel Macron ce dimanche 17 mai, la bataille de Montcornet est restée dans la mémoire collective comme la seule victoire française de mai-juin 1940, sous le commandement du colonel De Gaulle. La réalité fut tout autre.

Macron inaugure ainsi l’« année De Gaulle » (!) par la commémoration d’une bataille qui fut une défaite abrupte du colonel De Gaulle, épisode pénible que la mythologie gaullarde essaiera de transformer en morceau d’héroïsme (voire comme une victoire) et première pierre de l’œuvre de Résistance gaulliste.

La bataille de Montcornet, c’est une succession d’assauts décousus où les régiments de la 4e Division cuirassée (la plus puissante division blindée dont disposait la France) vont se faire étriller les uns après les autres par une division d’infanterie et quelques Flak de 88 mm (23 chars français détruits, aucun char allemand).
De Gaulle a détruit la 4e DCR pour rien car militairement c’était un incapable, et il envoya un signal fort à l’Allemagne sur l’état d’incapacité de la France à se défendre victorieusement.

« Montcornet, une opération militaire totalement ratée, mais un brillant coup de communication qui a occulté l’héroïsme de l’armée française en bien des endroits, comme à Stonne, Rethel ou sur l’Aisne, la division de Lattre invaincue, tout comme l’armée des Alpes ou encore le sacrifice des cadets de Saumur. »

C’était un 17 mai : fondation de Montréal

montrealLe 17 mai 1642, une cinquantaine de Français débarque au Canada pour implanter une communauté catholique.

Menés par Jeanne Mance et Paul de Chomedey, sieur de Maisonneuve, ils fondent le village de Ville-Marie.
Un siècle plus tôt, l’explorateur Jacques Cartier avait baptisé « Mons Realis » (latin pour « Mont Royal ») la montagne surplombant la ville.

Aujourd’hui capitale économique du Québec et malheureusement très cosmopolite, elle est peuplée par plus de 1,6 million d’habitants.