
La Sécurité sociale ne rembourse pas correctement certains actes médicaux nécessaires et basiques, mais elle doit payer les caprices de personnes souffrant de graves problèmes mentaux (encouragés par la société médiatique actuelle) :
« L’affaire durait depuis 2023, lorsque Kyarra avait lancé un recours contre la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) qui lui avait refusé à plusieurs reprises le remboursement de « soins » pour effectuer sa transition de genre. Le 4 décembre dernier, le tribunal judiciaire de Grenoble a condamné la CPAM à verser 2.000 euros de dommages et intérêts à cette personne transgenre de 29 ans, en plus de la prise en charge des soins à venir dans le cadre de sa transition, a rapporté, ce mardi 13 janvier, ici région.
La CPAM rendue coupable de « discrimination »
C’est de « discrimination » que les CPAM et CNAM (Caisse nationale d’assurance Maladie) de l’Isère se sont rendues coupables, a considéré la justice dans sa décision qui permettra à Kyarra de « se projeter vers une prise en charge de ses soins en 2026 », a déclaré son avocate auprès de la télévision locale. L’opération – une implantation mammaire – devait lui coûter entre 5.000 et 6.000 euros, une somme que Kyarra avait déclaré être en incapacité de débourser, alors que l’affaire relevait, selon ses dires, d’une « question de vie ou de mort ».
L’assurance maladie est en effet tenue de rembourser à 100 % les soins engagés dans le cadre d’un parcours de transition, hors dépassements d’honoraires. En réalité, les pratiques des CPAM varient selon les territoires et les demandes n’aboutissent pas de la même manière d’une région à l’autre. Depuis 2023, huit autres personnes ont ainsi engagé des recours similaires, dont l’une a obtenu gain de cause en mai 2025.
Une contradiction symbolique
Si l’on ne peut pas dire que ces interventions médicales constituent, à elles seules, une ruine pour la Sécurité sociale, la situation pourrait néanmoins faire grincer des dents, dans un contexte de grèves et de manifestations des médecins libéraux. Ces derniers dénoncent notamment un budget de la Sécurité sociale jugé insuffisant, ainsi que des mesures permettant aux autorités de baisser « de façon autoritaire » les tarifs de certains actes médicaux.
En effet, le gouvernement, comme il l’a annoncé dans son budget 2026, prévoit une réduction des tarifs de certains actes techniques, ainsi que l’instauration d’une taxe sur les dépassements d’honoraires, « essentiels à la rentabilité des cabinets », explique à Boulevard Voltaire un interne en chirurgie. Dans ce secteur, comme en gynécologie ou en anesthésie, les libéraux menacent même de s’exiler symboliquement à Bruxelles à l’occasion d’une « mobilisation historique ». Et puisque la symbolique compte, la question se pose : comment justifier d’un côté que les médecins soient victimes d’un resserrement du budget de la Sécurité sociale tandis que, de l’autre, certaines personnes bénéficient d’un remboursement intégral de leur transition de genre, directement financée par la contribution des assurés sociaux ?
Alors que les médecins libéraux dénoncent un budget contraint et la dévalorisation de leurs actes, la Sécurité sociale trouve les moyens de prendre en charge, à 100 %, des épilations définitives, des réassignations de genre, des séances d’orthophonie destinées à féminiser la voix ou des traitements hormonaux. Aujourd’hui, l’impact reste limité, mais à mesure que le nombre de personnes concernées augmente, la question du coût et des priorités finira nécessairement par se poser. »
Source BV