• 117 : en Cilicie (Anatolie), mort de Trajan, empereur romain depuis 98. Il étendit l’Empire à son apogée, annexant l’Arménie et la Mésopotamie, une partie de l’Arabie (pétréenne) et, de façon plus pérenne, la Dacie (qui enrichira considérablement l’Empire avec ses mines de métaux de valeur). Il remodela Rome avec des constructions telles que les thermes, le forum et les marchés de Trajan, ainsi que la colonne Trajane.
• 1570 : le traité de paix de Saint-Germain-en-Laye met fin à la troisième guerre de religion. Il décrète une certaine tolérance pour les protestants, pourtant mal en point sur le plan militaire ; mais les tensions restent vives.
• 1694 : mort, à 82 ans, d’Antoine Arnauld, prêtre, théologien, philosophe et mathématicien français, l’un des principaux chefs de file du courant sournoisement hérétique nommé jansénisme.
• 1747 : mort, à 74 ans, de Marie-Madeleine Jarret de Verchères, considérée comme l’une des héroïnes de la Nouvelle-France pour, à l’âge de quatorze ans, avoir protégé pendant huit jours le fort Verchères des attaques des Iroquois.
• 1788 : cédant aux pressions des parlements provinciaux (qui bloquent toute création d’impôt alors que le royaume est au bord de la banqueroute), Louis XVI annonce la convocation anticipée des États généraux (prévus pour 1792). Ils se réuniront le 5 mai 1789, ce qui n’avait pas été le cas depuis 1614, et ce sera le début de la Révolution.
• 1870 : à Marseille, un mouvement insurrectionnel tente en vain de proclamer la République et d’instaurer une Commune révolutionnaire comme à Paris. Mais le mouvement est rapidement maté, et son chef, le républicain judéo-maçon Gaston Crémieux est arrêté le lendemain, déféré devant un conseil de guerre, condamné à mort et exécuté.
• 1889 : début des audiences du général Boulanger et de plusieurs de ses adjoints, pour des velléités de coup d’Etat (que Boulanger refusa pourtant). Le dossier d’accusation est faible, mais l’absence des prévenus, présentée comme un aveu de culpabilité, leur nuit considérablement. Le réquisitoire du procureur général, Quesnay de Beaurepaire, est le premier à définir légalement l’idée de complot dans une démocratie : une nouveauté juridique, et une politisation du pouvoir judiciaire. Le 14, la Haute Cour les reconnaît coupables de « complot et d’attentat pour changer la forme du gouvernement » et les condamne par contumace à la déportation. Cette condamnation et la défaite électorale de septembre 1889 sonnent le glas du boulangisme, première forme de nationalisme populaire et électoral.
• 1943 : démonstration de force quand, à l’issue d’un meeting au Vél d’hiv., 4000 « Gardes françaises » (service d’ordre du PPF) défilent en uniforme sur les Champs-Elysées derrière Doriot, revenu du Front de l’Est.
• 1988 : annonce officielle de la fin de la guerre Iran-Irak. Le conflit a fait, en huit ans, un million de morts et des centaines de milliers de blessés.