
Tribune libre de l’essayiste Olivier Piacentini (ses livres ici).
« Le 11 mai sera une date à marquer au fer rouge dans l’histoire de notre pays.
C’est ce jour précis que le déconfinement va commencer.
C’est donc à ce moment là que la France va découvrir toute l’étendue des dégâts, mesurer l’impact de cette crise, apercevoir ce que sera le fameux monde d’après. Et le choc risque d’être rude… Faillites en série, pauvreté de masse vont exacerber les tensions.
L’Obs révèle les craintes qui saisissent les proches du président Macron : l’un deux reconnait que « le confinement, c’est le moment doux, la suite sera pire. Pour l’instant, on a un ennemi commun qui nous rassemble, nous unit, mais quand la bulle va éclater ça sera terrible. » Et de préciser : « les fractures de la société vont être exacerbées, l’économie dévastée, la France dans une situation épouvantable« .
La fébrilité règne au plus haut sommet de l’état, car on craint que la colère d’une France déclassée et en plein désarroi n’emporte ce pouvoir discrédité comme un fétu de paille…
Aujourd’hui, Philippe présente son plan de sortie de crise au Parlement. Il sait que lui et le gouvernement jouent gros : la phase de confinement a révélé leur amateurisme, le déconfinement ne pourra tolérer la moindre approximation.
Le gouvernement a besoin de créer une union de façade autour de sa parole.
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