Depuis près d’un an, les diplomates étaient catégoriques et affirmaient face aux enquêteurs que le Quai d’Orsay n’avait pas rencontré les dirigeants de Lafarge entre le mois de septembre 2011 et septembre 2014 pour évoquer la situation du groupe en Syrie. Cette période est au cœur des investigations de la justice française concernant l’activité de Lafarge et de son usine de ciment de Jalabiya dans le nord-est du pays.
Ces déclarations de la diplomatie française étaient contredites par l’ancien directeur adjoint de la multinationale, Christian Herrault, qui affirme que plusieurs réunions avaient été organisées. Dans une lettre envoyée aux juges d’instruction par l’ancien ambassadeur de France à Damas, Eric Chevallier, et consultée par Libération, le Quai d’Orsay retrouve pour la première fois la mémoire. Oui, une réunion a bien eu lieu à l’été 2012 avec les dirigeants de Lafarge.
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En Afrique du Sud, les fins de mandat des présidents se ressemblent : par un coup d’Etat interne à l’ANC, le vice-président Cyril Ramaphosa a évincé le président Jacob Zuma, lequel avait fait de même avec Thabo Mbeki en 2008. En dehors du fait qu’un Venda va remplacer un Zulu, cette révolution de palais ne changera pas grand-chose dans le pays. A un Jacob Zuma lié au gang indien Gupta[1], va en effet succéder l’ex avocat-syndicaliste Cyril Ramaphosa. Ce dernier a bâti sa colossale fortune dans les conseils d’administration des sociétés minières blanches au sein desquels il fut coopté en échange de son « expertise » syndicale. En réalité, il fut adoubé par le patronat pour contrer les revendications des mineurs noirs dont il fut le représentant avant 1994 !!!


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