Loi Taubira : certains politiques rentrent en résistance !

Jean-Claude Massiou, le maire d’Abjat sur Bandiat en Dordogne a fait savoir qu’il refuserait d’appliquer la loi Taubira et de marier des « couples » homosexuel. Et ses adjoints aussi ! Quels que soient les risques encourus, ils ne se plieront pas au texte, a-t-il annoncé hier à France Bleue Périgord !

« Je maintiens cette position et mes adjoints également. Je n’ai pas du tout changé d’idée sur le sujet« , a-t-il déclaré en soulignant qu’aucun des officiers d’état-civil de sa commune ne s’exécutera.

« C’est sans homophobie ou quoi que ce soit. C’est leur principe: le mariage c’est entre un homme et une femme« , a-t-il expliqué.

C’est courageux de la part d’un maire de braver la loi de la République quand elle est contraire aux exigences du droit naturel ! De ne pas être prisonnier de l’idéologie libérale qui considère que la loi n’est rien d’autre que l’expression de la volonté générale, sans prendre appui ailleurs que dans la volonté humaine. De rappeler qu’il existe des principes supérieurs à la volonté du législateur !

Il faudra attendre ensuite la réaction du pouvoir en place. Mais Jean-Claude Massiou ne s’est pas privé de souligner que l’écologiste Noël Mamère, député-maire de Bègles, en Gironde, avait marié en 2004 un « couple » homosexuel alors que cela n’était pas légal, sans pour autant avoir été sanctionné.

Nous suggérons par ailleurs à monsieur le maire de ne pas reprendre les éléments de langage de la gauche, et de ne pas se justifier en permanence de ne pas être « homophobe ». A reprendre la rhétorique de l’adversaire, à se placer ainsi sur son terrain, on prend le risque d’être toujours dans un rapport de force défavorable, on prend le risque de demeurer culturellement soumis aux schémas idéologiques de la gauche…

Quand la main de l’homme fabrique des moutons phosphorescents !

Un groupe de scientifiques uruguayens, en partenariat avec l’Institut Pasteur de Montevideo, a annoncé hier une nouvelle assez singulière : la naissance de moutons génétiquement modifiés phosphorescents, premiers du genre en Amérique latine. Ils ont en effet fabriqué des moutons phosphorescents – qui apparaissent tels sous une lumière ultra-violette – en introduisant dans leur ADN un gène d’une méduse !

Et le pire, c’est que l’opération n’a pas de but en soi, sinon de vérifier l’efficacité de la méthode d’introduction d’un gène étranger dans l’ADN des animaux !

« La transgenèse sur cette espèce n’était pas disponible en Amérique latine et cette réussite positionne l’Uruguay au plus haut niveau scientifique mondial« , se sont félicités l’Institut de reproduction animale Uruguay (IRAUy) et l’Institut Pasteur dans un communiqué.

Décidément, les apprentis sorciers ne savent plus quoi inventer pour rivaliser avec Dieu. Ils semblent avoir hérité d’un nouveau feu prométhéen, et le pouvoir qu’ils se découvrent sur la matière et la nature leur monte à la tête. C’est l’histoire d’un homme qui a voulu se faire Dieu…

« Mur des cons » : l’indépendance de la justice en question

Le Syndicat de la magistrature a des secrets finalement assez mal gardés… Car un «juge apolitique et non syndiqué», qui accompagnait un collègue au siège du Syndicat,  a découvert un «mur des cons» dans la «salle principale du local syndical». Il s’agit d’un gigantesque panneau surmonté d’un écriteau sur lequel est écrit : «Mur des Cons». On y découvre de nombreux portraits de personnalités politiques, majoritairement de droite : Nicolas Sarkozy, Eric Woerth, Édouard Balladur, Nadine Morano, François Baroin, Luc Chatel, Michèle Alliot-Marie, Luc Ferry, Eric Besson, Christian Jacob, Brice Hortefeux, ou encore Patrick Balkany. Les journalistes et les patrons de presse ne sont pas oubliés non plus : Éric Zemmour, Étienne Mougeotte, Patrick Le Lay, Yves Thréard, Béatrice Schoenberg, David Pujadas . Ou encore des pseudos intellectuels : Jacques Attali, Alain Minc, Guy Sorman, Alexandre Adler.

Et les magistrat syndiqués peuvent à leur guise rajouter sur le mur de nouvelles personnalités publiques à honnir, pourvu qu’il se soit assuré auparavant qu’elles ne figurent pas encore dessus.

Ce qui est en jeu dans cette affaire, c’est évidemment l’indépendance de la justice. Quelle que soit en effet la ligne politique des personnalités reconnues sur le tableau, il est une constante qui apparaît : aucune n’est encartée à gauche, ou bien elle a collaboré à un gouvernement de droite. Et pour cela, elles sont publiquement honnies par la magistrature. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les personnalités publiques conspuées sur le « mur des cons » ne sont pourtant que très modérément à droite : c’est dire où se situe le centre de gravité politique de la magistrature. Car on a beau chercher désespérément, Caroline Fourest n’apparaît pas sur le mur… «Imaginons qu’un syndicat de magistrats de droite ait fait une liste de «salopards» de gauche : vous imaginez les réactions ? C’est un scandale absolu», s’indigne en effet Étienne Mougeotte.

 

Manque de CRS : le régime s’épuise !

Le journal Économie Matin révèle que, « de sources autorisées au ministère de l’Intérieur, il nous a été expliqué sous le sceau de la confidence que les effectifs de police (essentiellement, de CRS) et de gendarmerie mobile commençaient à manquer, et que la situation serait intenable au mois de mai, alors que les manifestations inscrites « au planning » sont de plus en plus nombreuses« .

La place Beauvau, au ministère de l’Intérieur, semble paniquer devant l’agenda du mois de mai. imalgré les vacances. Entre la manifestation du Front de gauche le 5 mai, celles deFlorange, Aulnay, mais encore les manifestations quotidiennes que les opposants au mariage gay organisent désormais depuis quelques temps déjà. « Les autorités éspérent que le vote solennel du mariage homosexuel intervenu ce mardi 23 avril à l’Assemblée découragera les opposants, mais appréhendent en fait que cela galvanise encore plus les mouvements pacifiques, comme celui des Veilleurs, qui sont grands consommateurs de forces de maintien de l’ordre, alors même qu’ils sont statiques et non violents« . Et le journaliste explique un peu plus loin : « ces contraintes de planning et d’employabilité des CRS risquent de rendre la situation du maintien de l’ordre en France intenable à la fin du mois de mai, juste au moment de la grande manifestation du 26 mai à laquelle appelle Frigide Barjot et le comité organisateur de la Manif pour tous. A cette date-là, les jours de repos non pris accumulés, les permissions annulées, auront dépassés la côte d’alerte, avec le risque non négligeable que des unités refusent d’être mobilisées« .

Signe d’un régime en crise qui suscite à ce point la désapprobation et la contestation qu’il semble se mettre lui-même en danger. Alors que le rôle même de l’État est de maintenir la paix intérieure sur le territoire national, ainsi que la sécurité, sa politique paraît aujourd’hui sécréter elle-même la violence et la retourner contre lui. Faire à ce point l’unanimité contre soi, la contestation étant suffisamment large pour réunir toutes les composantes de l’échiquier politique, voilà qui n’est pas commun, surtout pour un homme élu il y a tout juste un an par le peuple français…

Quoiqu’il en soit, cela révèle que la mobilisation des manifestants hostiles au « mariage » homo a une réelle incidence sur le déroulement de la vie politique française. Cette mobilisation ne doit pas faiblir, elle ne doit pas s’essouffler… Notre résistance à ce régime d’essence totalitaire, car le législateur se croit au-dessus du droit naturel, doit désormais s’inscrire dans la durée et dans le paysage politique français !

Japon : des poupées pour pédophiles !

Au Japon, la société « Orient Doll » commercialise des poupées sexuelles d’enfants pour les pédophiles. Pour ses créateurs, rien de plus normal. Mais ne doutons pas que d’autres, comme les Anonymous, ne tarderont pas à réagir. Attention, les photos suivantes peuvent choquer.

Voilà où mène une société de consommation, émancipée des valeurs sur lesquelles elle s’est jadis construite, actuellement rongée par l’individualisme, et dont la seule boussole est la jouissance à tout prix. Toute choses égales, le rapport avec le vote sur le « mariage » homosexuel en France est évident : le désir de l’homme est désormais la seule référence de l’agir public, et la loi a été mise à sa remorque !

En France, comme au Japon manifestement, l’enfant devient objet du désir, et c’est le point de vue et le désir de l’adulte qui conduit la société, qui dicte la loi.

Fidèles à leurs habitudes, des députés UMP trahissent leur combat

Répondant au président de l’UMP, Jean-François Copé, qui la semaine dernière a appelé les militants à défiler en masse le 26 mai contre le mariage gay et la politique du gouvernement, François Baroin, député maire de Troyes, ainsi que Dominique Bussereau, président du conseil général de la Charente-Maritime, ont estimé «peu républicain» d’appeler à défiler après un vote. Surtout pour des élus.

Comme une impression de déjà vu. Après s’être opposé au projet de loi, on s’y rallie, et demain on propose de l’améliorer. Mais au nom de quoi ces députés UMP se sont-ils opposés au projet de loi ? Au nom de l’intérêt de l’enfant ? Et cet intérêt supérieur de l’enfant ne serait-il lui-même plus digne d’intérêt depuis hier ? Ne subsisterait-t-il plus au lendemain du vote de la loi ?

A vouloir placer la loi au dessus de l’éthique, monsieur Baroin fait de l’arbitraire du législateur le critère de discernement le plus élevé. De quoi nous rappeler les z’heures-les-plus-sombres-de-notre-histoire…

Christine Boutin se désolidarise de Frigide Barjot !

Hier soir, lors de la manifestation aux Invalides, Christine Boutin s’est écartée du défilé en confiant : « J’ai entendu Frigide Barjot parler de l’alliance civile. Je travaille depuis longtemps sur le sujet; je sais très bien que cela aboutira aux mêmes conséquences sur la filiation, aux mêmes combines avec la PMA et la GPA. Donc je ne marche plus avec cela, je m’en vais. »

C’est une première, car Christine Boutin est le seul homme politique hostile au « mariage » homo qui se soit désolidarisé de Frigide Barjot et de la démagogie dont elle fait preuve.

Sur le fond, il est évident que le problème qui nous distingue des partisans au « mariage » homo est celui de la reconnaissance par la loi des catégories sexuelles. Là où nous voyons des hommes et des femmes, ceux-ci voient des hétéros et des homos : plus de nature sexuée, seulement l’orientation sexuelle ; plus d’objectivité de la nature, mais la subjectivité du désir. Et il faudrait mettre la loi au service de ce désir, au service de la jouissance, en la détournant du bien commun. Demain, l’enfant en fera les frais, objet du désir, objet de la loi. A cette école, l’union civile et le mariage ne diffèrent pas essentiellement car ils se rattachent tous deux à cette même structure de pensée. Différence de degré donc.

Sur la forme, Frigide Barjot court derrière la gauche. Le même peuple qui s’oppose aujourd’hui au « mariage » homo s’opposait hier au Pacs. Aujourd’hui, Frigide veut l’améliorer. Faut-il n’avoir en permanence sur la gauche qu’un combat de retard. Faut-il courir derrière elle sur toutes les questions de société, et finir par la rattraper ?

Enfin, vouloir donner des gages de bonne volonté à un système qui vous a déjà condamné, au risque d’introduire une confusion sur la ligne que l’on défend et de susciter ainsi des divisions internes, voilà ce à quoi s’est exposée Frigide Barjot. Et voilà ce que paye le mouvement de contestation.

Les prostituées des Femen s’attaquent à un homme d’Eglise !

Quatre militantes de Femen ont fait irruption, seins nus, dans une conférence qui réunissait jeudi soir à Ixelles, André Léonard, archevêque de Malines-Bruxelles, et Guy Haarscher, professeur honoraire à l’ULB, autour du thème « Blasphème : offense ou liberté de s’exprimer ».

Les quatre militantes de Femen, qui se trouvaient dans le public venu assister à la conférence, ont mené leur action peu après le début des débats, aux cris de « Léonard y’en a marre », « Stop Homophobia » ou encore « God saves the gouines ». Monseigneur Léonard a été aspergé de jets d’« eau bénite » contenue dans des sprays en forme de Vierge Marie.

L’action fut de courte durée et les quatre militantes ont été évacuées de l’auditoire avant que le service de sécurité de l’ULB n’ait le temps d’intervenir. Mais l‘archevêque André Léonard a pris la chose avec calme et sérénité, priant durant l’assaut et embrassant ensuite, quand le calme fut revenu, les statues de plastique représentant Marie qui contenait l’ « eau bénite ».

Voilà donc, et la photo est très révélatrice, les défenseurs de la cause féminine ! Seins nues, violentes, elle renvoient de la femme une image dégradée, une image avilissante qui ne fait pas honneur aux vraies femmes, évidemment étrangère à la vulgarité dans laquelle sombrent en permanence les Femen.

La question est désormais la suivante : quelles sanctions encourent ces prostituées ? Manifestation non déclarée, violence en réunion, agression et atteinte aux personnes, atteinte à la pudeur… On a vu ces derniers jours la justice relativement expéditive, qui embarquait des jeunes pour beaucoup moins que ça…

« Mariage » homo : Vallaud-Belkacem embrouille les lecteurs du Monde

Najat Vallaud-Belkacem, le porte-parole du gouvernement, a déclaré au Monde : « Regardez qui étaient les manifestants anti-CPE. C’était les jeunes eux-mêmes, qui considéraient que la mesure allait leur retirer des droits. Aujourd’hui, qui sont les manifestants anti-  » mariage pour tous  » ? Ce sont des gens, des familles, des Français à qui la réforme du mariage pour tous ne va rien retirer et qui viennent au fond manifester contre des droits conférés à d’autres. »

Deux réflexions madame le porte-parole. D’une part, vous avez raison lorsque vous soulignez que les opposants au « mariage » homosexuel ne manifestent pas pour satisfaire des intérêts égoïstes ou pour obtenir des droits individuels : et c’est précisément là leur honneur, c’est là la grandeur de leur combat ! Car ils ne se battent pas pour eux-mêmes ; ils se battent pour les futures générations, ils se battent pour un idéal et une civilisation !

D’autre part, vous vous trompez lorsque vous affirmez que les opposants au projet de loi sont « des gens, des familles, des Français à qui la réforme du mariage pour tous ne va rien retirer et qui viennent au fond manifester contre des droits conférés à d’autres ». Que faites-vous en effet du droit de l’enfant à avoir un papa et une maman ? Votre projet de loi introduit naturellement une discrimination pour les enfants : certains auront deux pères ou deux mères, d’autres auront un père et une mère…selon le bon vouloir des adultes.

Et c’est tout le scandale de ce projet de loi qui fait de l’enfant l’objet de la loi : car la perspective du législateur, le point de vue qu’il adopte, est celui de l’adulte, au service des désirs duquel il met la loi. Et ce, au détriment du bien et de l’équilibre de l’enfant, ici totalement étrangers à la démarche du législateur. Scandaleux !

Valls en flagrant délit de mensonge !

Hier, Manuel Valls reprochait aux opposants au « mariage » homosexuel de ne pas tenir compte du parlement. Faisant allusion à la réforme des retraites menée par le gouvernement précédent à l’automne 2010, il soulignait que « la gauche n’a pas mis en cause la légitimité du parlement à faire ce choix là« .

Flagrant délit de mensonge ! Sur Europe 1, Laurent Guimier est revenu ce matin sur cet épisode. Monsieur Bessac, responsable du parti communiste déclarait à l’époque que  » personne de sérieux ne peut dire que cette loi sur les retraites a été votée au nom du peuple français ». Alain Olive, responsable du syndicat UNSA, estimait quant à lui que « vu l’opposition de l’opinion publique à cette réforme, vu le mouvement qui dure maintenant depuis plusieurs mois, il y aura quelque part un côté illégitime de cette réforme« . Quant à Ségolène Royale, elle s’exprimait le 23 octobre 2010 dans les termes suivants : « On savait qu’on avait un système corrompu, on sait maintenant qu’on a un système tyrannique avec une volonté de passage en force sur une réforme brutale et injuste« .

Comme quoi, chacun juge la légitimité de la loi à l’aune de son petit nombril. Comme référence plus élevée, nous préférons la juger à l’aune du droit naturel…


Retraites pour la gauche, mariage pour la droite par Europe1fr

Morale laïque : l’endoctrinement au programme des écoles

Vincent Peillon a défini hier les modalités d’enseignement de la morale laïque. Il précise à cette occasion que « la morale laïque est un ensemble de connaissances et de réflexions sur les valeurs, les principes et les règles qui permettent, dans la République, de vivre ensemble selon notre idéal commun de liberté, d’égalité et de fraternité ». Nous apprécierons le caractère abstrait de cette morale dont la banalité a priori laisse augurer son inconsistance. Car qui s’oppose à la liberté ? Qui dénonce l’égalité ? Dans le même genre, qui préfère la guerre à la paix, ou bien le mal au bien ?

En réalité, derrière ses bons sentiments -mais fait-on de la morale avec des lieux communs et des bons sentiments ?-, il faudra s’interroger sur le sens profond que peuvent recouvrir ces mots, qui apparaissent d’abord comme des poncifs. Car il y a différentes conception de la liberté, comme il y a plusieurs conceptions de l’égalité. Sauf à demeurer dans les banalités d’usage, il faudra donc que cet enseignement mette des réalités derrière les mots, et sous couvert d’enseignement de la morale, impose donc une structure de pensée philosophique aux élèves. L’enseignement de l’égalité pourra ainsi se décliner, à titre d’exemple, à travers la promotion du « mariage » homosexuel. Bref, « l’éducation nationale » là encore, fidèle à sa vocation, confisque aux parents l’éducation de meilleurs enfants et compte bien poursuivre son bourrage de crâne…

Et le ministre poursuit : « D’abord, certains voudraient laisser penser que la morale laïque serait antireligieuse. C’est exactement l’inverse : elle est une morale commune à tous, et c’est justement son respect qui autorise la liberté et la coexistence des croyances individuelles et privées de chacun« . Pardon monsieur le ministre, mais le décalogue n’a-t-il pas non plus une portée universelle ? La loi morale naturelle qu’il traduit n’est-elle pas commune à tous ? A moins que la morale de monsieur Peillon ne fasse l’apologie du meurtre, du mensonge ou du vol, il est à craindre qu’elle n’aura pas inventé grand chose…

mardi 23 avril 2013 : vote d’une loi inique, journée placée sous le patronage d’Antigone !

Le président de la République, François Hollande, estime qu’une fois le projet de loi Taubira adopté mardi par le parlement, la pression retombera et la contestation s’estompera. Mardi 23 avril, c’est effectivement le jour du vote solennel du texte de loi au Parlement : à partir de là, le pouvoir pourra juger de l’état réel de la contestation. «Cela peut durer encore un peu même si le vote peut faire retomber la pression», espère-t-on dans l’entourage de François Hollande.

« Traditionnellement, une fois que le Parlement s’est définitivement prononcé, la mobilisation retombe« , relève le Figaro, avant d’évoquer la réforme des retraites de Nicolas Sarkozy en 2010 : « la gauche avait fortement contesté dans la rue avant de plier les banderoles une fois le texte adopté« .

Il reste que la mobilisation ne retombe après le vote qu’à la condition qu’elle s’estime alors illégitime, considérant que toute la légitimité se concentre dès lors dans la loi, expression de la volonté générale. Or nous l’avons souvent souligné ici, ce qui est légal n’est pas nécessairement légitime, car la loi est-elle même relative à un ordre plus élevé -l’ordre naturel- qu’elle a vocation à traduire et à inscrire dans le temps, et au respect duquel est donc suspendue sa légitimité. C’est tout l’enseignement de l’Antigone de Sophocle qui enterrera son frère malgré l’interdiction du roi Créon, au nom « d’une loi qui n’est pas écrite mais qui est gravée dans le cœur de l’homme ».

C’est la raison pour laquelle nous ne lâcherons rien face à ceux qui, sous couvert de légalité, veulent bousculer les fondements naturels de la société pour mieux satisfaire des exigences idéologiques et catégorielles. La mobilisation ne doit pas diminuer, elle doit s’amplifier au en lendemain du vote !