Macron accélère la marche du régime vers le totalitarisme. Eh oui, la démocratie totalitaire peut exister1. C’est même sa pente naturelle2.
Evidemment, la fausse droite n’a pas été en reste quand elle était au pouvoir, et encore récemment, un Ciotti réclamait davantage de caméras face à l’insécurité, au lieu de régler le problème lui-même avec la remigration. La sécurité n’est généralement qu’un prétexte pour le pouvoir : le but réel est le contrôle de la population.

« Détailler le nombre impressionnant de textes législatifs ou réglementaires qui sont dus à Emmanuel Macron, son gouvernement et sa majorité à l’Assemblée et qui ont accentué la censure et la surveillance est un exercice sinistre. Il est néanmoins révélateur du monde fantasmé par le personnel au pouvoir et dans lequel ils veulent nous précipiter : un État et une police tout-puissants [au service de l’oligarchie mondialiste – NDCI], ivres du pouvoir que leur promettent les nouvelles technologies, se plaçant au-dessus de la justice, travaillant main dans la main avec une poignée d’entreprises sécuritaires pour surveiller et censurer tout et tout le temps.
En cinq ans, Emmanuel Macron, aussi bien par sa propre action que par celle de son gouvernement, ou par la domination qu’il aura exercée sur une majorité parlementaire entièrement dévouée, aura directement contribué au basculement, toujours plus rapide, toujours plus profond, vers une société où la parole et la pensée son cadenassées, reposant sur la surveillance et la censure. […]
Le bilan d’Emmanuel Macron est néanmoins particulièrement lourd : extension des pouvoirs des services de renseignement, nouveaux fichiers de police et bases de données massives, accélération du pouvoir de censure de l’administration, partenariats multiples avec des entreprises sécuritaires pour démultiplier la surveillance sur Internet ou dans nos rues, utilisation massive de la reconnaissance faciale policière…
Précisions que si cet effondrement démocratique est le fait du gouvernement actuel, il ne doit pas en porter seul la responsabilité : cette orientation a été initiée par Nicolas Sarkozy dans les années 2000 avant d’être déployée à grande échelle par François Hollande. (…)
2017
14 mai 2017 : Emmanuel Macron commence son mandat de président de la République française ;
30 octobre 2017 : promulgation de la loi « renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme ». Le texte intègre dans le droit commun plusieurs mesures de l’état d’urgence décidé depuis 2015 tout en prolongeant la durée de vie des « boîtes noires » de surveillance des télécommunications, ces sondes algorithmiques créées en 2015 pour surveiller automatiquement l’ensemble d’un réseau de télécommunications ;
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