Le président de la BCE donnant ses ordres à un journaliste

Le 1er novembre 2011, Mario Draghi a succédé à Jean-Claude Trichet à la tête de la Banque centrale européenne (BCE). Seulement voilà : Mario Draghi a été, de 2002 à 2005, vice-président de la branche européenne de la banque d’affaires américaine Goldman Sachs. D’après Marc Roche, journaliste et coauteur du documentaire dont il est question plus loin, « l’une de ses missions est [alors] de vendre le produit financier “swap” permettant de dissimuler une partie de la dette souveraine, qui a permis de maquiller les comptes grecs ». Qui peut douter qu’il y ait là un léger problème ?

Or mardi soir 4 septembre 2012, sur Arte, était diffusé un (très bon) documentaire : « Goldman Sachs : la banque qui dirige le monde ». Vers la 64e minute, on pouvait voir et entendre cet échange délicieux et édifiant (diffusé au grand dam de Trichet) :

Source : Acrimed

Le dernier phénomène débile : les « marches des zombies »

Elles ont pris un essor particulier en France cette année, mais la mode est déjà lancée depuis une dizaine d’années aux États-Unis.
Des centaines de personnes (500 à Toulouse par exemple cette année) se déguisent en « morts-vivants » et défilent en mimant la démarche popularisée par maints films d’horreur.

Il faut être vraiment motivé, pour passer des heures à se grimer avant d’aller défiler (en tenue légère à l’époque parfois fraiche d’« halloween »), et c’est remarquable dans cette époque de fuite de la contrainte.

Bonne idée, pour traumatiser les enfants dans la rue

C’est dire à quel point l’univers de la fiction (de la télévision plus généralement) a pris de l’importance dans notre société, au point de remplacer dans une certaine mesure le vide laissé par la religion disparue.

On peut aussi y voir comme le laid et le scepticisme ont pris le pas sur le culte du beau et du vrai.

On peut aussi se dire que, finalement, beaucoup de nos concitoyens réduits à l’état de consommateurs formatés par la télévision et rejetant toute transcendance, sont déjà des sortes de zombies

Avant, on avait les processions…
Résultat de recherche d'images pour "procession catholique"

« Ces imbéciles qui prétendent nous gouverner »

Nous avons reçu une lettre bien sentie de Roger Holeindre, président du Cercle national des combattants, faisant suite au piteux voyage de François Hollande en Afrique.

« C’est vraiment le foutoir ! Le vendredi 12 octobre 2012, M. Le Président de la République française…“Normal 1er” débarque en Afrique, à Dakar, accompagné de sa concubine… ce qui fait très couleur locale… bien qu’ici les maîtresses sont désignées officiellement comme “2e Bureau”.

Sa “compagne” n’étant pas divorcée officiellement, lui-même ne s’étant pas marié avec une autre femme à qui il a fait quatre enfants… pourrait ajouter à ses discours pendant son déplacement que la francophonie, comme il le clame… c’est la liberté dans la démocratie, et aussi dans la polygamie… d’autant plus que dans notre belle France…beaucoup de musulmans non intégrés, de leur propre fait, nous expliquent déjà que… s’ils ont plusieurs femmes, ils ne font que copier ce que fait le Président de la République !

Bien sûr… il en a remis une couche sur la fin de la Françafrique… « (…) Le temps de la Françafrique est révolu. Il y a la France et il y a l’Afrique. Il y a le partenariat avec des relations fondées sur le respect, la clarté et la solidarité (…) Les émissaires, les intermédiaires et les officines trouvent désormais porte close à la présidence de la République française, comme dans les ministères… »

Dans son costume trop grand pour lui… Il oublie tout simplement qu’aucun pays au monde, à part la France, n’a jamais abandonné des marchés en Afrique ou dans le monde, de son plein gré. Aujourd’hui, les Chinois “achètent” l’Afrique.
Continuer la lecture de « « Ces imbéciles qui prétendent nous gouverner » »

Décès de Pino Rauti

Nous apprenons le décès de Pino Rauti, personnalité célèbre du nationalisme italien et admirateur affiché du Duce, à l’âge de 86 ans.

Vice-secrétaire général, à partir de 1979, du Mouvement social italien, il en devient brièvement président avant de le quitter en 1995 : le MSI (rebaptisé Alliance nationale) ayant effectué un recentrage politique sous la houlette du renégat Gianfranco Fini.

Rauti fonde alors son propre parti, le MSI-Fiamma Tricolore, sous l’étiquette duquel il sera élu député européen en 1999.


Pino Rauti devant la flamme tricolore du MSI, que copiera le FN français.

Nétanyahou « satisfait » de son homme de main Hollande

Après sa visite en France, le premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou a, selon son entourage, trouvé Hollande «exceptionnellement ouvert et réceptif» et «prêt à écouter» (ses ordres ?).

« La «continuité» entre Nicolas Sarkozy et François Hollande, sur les deux questions prioritaires de la lutte contre l’antisémitisme et du dossier nucléaire iranien a été particulièrement appréciée par le chef du gouvernement israélien. » selon Le Figaro, qui reconnait lui-même que les présidents passent, mais l’alignement idéologiquement est le même.

Le deuxième objectif de Nétanyahou était en effet de mobiliser la France dans son combat contre l’Iran. Pour « éviter que l’Iran n’acquière l’arme nucléaire », comme si le fait qu’Israël possède de nombreuses têtes nucléaires n’était pas au moins aussi inquiétant.

C’est sur cette question qu’a porté l’essentiel des entretiens. «Je veux saluer la France pour la fermeté de sa politique à l’égard de l’Iran» [qui se fait au détriment de l’économie française, NDCI] a déclaré publiquement le chef du gouvernement israélien à l’issue de son entretien à l’Élysée, mercredi. Nétanyahou n’a pas précisé ses intentions, mais il a souligné qu’il fallait arrêter l’Iran avant qu’il ne soit trop tard, c’est-à-dire avant que Téhéran ne dispose de suffisamment d’uranium enrichi pour pouvoir fabriquer une bombe. Telle est la «ligne rouge» israélienne. «Nous sommes très près» de ce moment-là, dit-on dans l’entourage du chef de gouvernement. (source)

Alors que trop de Français connaissent la précarité et subissent la criminalité étrangère, la priorité de la République reste (on aurait envie de dire « logiquement ») « la lutte contre l’antisémitisme » et la participation à la ratonnade israélienne contre l’Iran, à qui l’on fait en réalité aussi grief de lâcher régulièrement des « bombes atomiques » sur la version officielle -quoique contestée- de la « Shoah ».

Mgrs Williamson et Fellay et Rome (suite)

Alors qu’il y a quelques semaines, le Vatican et la Fraternité Saint Pie X expliquaient que les négociations en vue d’une réconciliation/réintégration étaient au point mort, voire abandonnées, voici que Rome émet un nouveau signal amical en faveur de l’institution traditionaliste !
Dans une note au ton apaisant, Rome explique au sujet des négociations, que pour difficiles qu’elles soient, elles ne sont pas rompues. Elle accorde même un «temps supplémentaire» – demandé par la Fraternité sacerdotale Saint Pie X – pour lui permettre de réfléchir encore «à sa réponse» aux propositions du Saint-Siège.

Cette reprise de la relation et ce communiqué cordial arrivent comme une réponse à l’exclusion de Mgr Williamson. Rome avait déjà fait comprendre indirectement sa satisfaction suite à cette exclusion, dont ceux qui pensent qu’elle était ouvertement souhaitée – voire demandée comme une condition par le Vatican – voient leur opinion confortée.

L’évêque britannique était en effet un sérieux obstacle dans le rapprochement entre la FSSPX et le Vatican, non seulement par son opposition ferme à ce projet pour des motifs religieux, mais aussi du fait de sa liberté de ton quant à la version officielle et néanmoins contestée de la «Shoah» et de l’image médiatiquement incorrecte qui lui colle depuis à la peau.
Depuis cet épisode ultra-médiatisé de 2008, le lobby juif faisait pression sur le Vatican et celui-ci est désormais soulagé…

De son côté, Mgr Williamson précise dans son dernier « commentaire » hebdomadaire – où il réagit à la décision de Mgr Fellay – qu’il « n’entend pas prendre sa retraite ».

Elections en Ukraine : percée historique des nationalistes

Oleg Tyahnybok, président de Svoboda

[MAJ des résultats, 14h30]

Ce dimanche 28 octobre avaient lieu les élections législatives en Ukraine.
Le gâteau était à partager entre le « Parti des régions » (pro-russe) au pouvoir, et l’opposition pro-occidentale incarnée par Ioulia Timochenko, ancienne premier ministre actuellement emprisonnée.

Dans un contexte de fortes suspicions de fraudes électorales, le parti au pouvoir, dirigé par Viktor Ianoukovitch, raflerait (le dépouillement n’est pas fini) 37% des voix, contre 21% pour le bloc de Timochenko.

Les communistes, alliés de Ianoukovtich, obtiendraient 15 % des voix et un candidat indépendant, l’ancien champion du monde de boxe Vitali Klitschko, 12 %

La surprise vient de la progression remarquable du parti nationaliste Svoboda (« liberté »), qui atteint 8,5 % (contre 0,76 % en 2007) !
Le parti (dont les Français ont pu rencontrer le président Oleg Tyahnybok à plusieurs reprises aux « Congrès nationalistes » organisés par le Renouveau français) a toujours été, jusqu’ici, handicapé lors des scrutins nationaux par le fait que l’Ukraine est comme scindée en deux, entre un Ouest ukrainophone et patriote, et un Est russophone.
Svoboda fait des scores parfois très importants dans l’Ouest du pays, sur lesquels nous reviendrons, mais parvient cette fois-ci à élargir son électorat au centre de l’Ukraine, en ayant réussi à se présenter comme à la pointe du patriotisme et de la lutte contre un régime corrompu.
Les nationalistes font ainsi leur entrée au parlement national pour la première fois, avec une trentaine de députés sur 450, ayant passé la barre des 3% requis.